Le Fumier : Un Message, Une Ressource – Analyses et Perspectives du Monde Agricole

Dans le paysage agricole contemporain, le fumier, traditionnellement associé à la fertilité des sols, a acquis une signification bien plus large, devenant tour à tour un symbole puissant de contestation et une ressource précieuse au cœur de l'innovation énergétique et agronomique. Des manifestations de colère aux projets de valorisation sophistiqués, le fumier véhicule des informations essentielles sur les défis et les opportunités qui animent le secteur agricole.

Le fumier comme expression d'une colère agricole : Les manifestations en Meurthe-et-Moselle

Le lundi 5 janvier, les Jeunes Agriculteurs (JA) et la FDSEA de Meurthe-et-Moselle ont orchestré un mouvement d'ampleur en déversant des tonnes de fumier devant la préfecture du département et ses sous-préfectures. Cette action, loin d'être isolée, s'inscrivait dans une tradition de mobilisation agricole visant à attirer l'attention des pouvoirs publics sur des difficultés structurelles. À chaque fois, une dizaine de tracteurs avec des agriculteurs ont convergé vers des points stratégiques tels que Briey, Nancy, Toul et Lunéville.

Ce geste fort, consistant à déverser trois bennes de fumier devant la préfecture de Meurthe-et-Moselle, a été qualifié par les syndicats de "présenter leurs vœux au corps préfectoral". Le mouvement a pris une résonance particulière, se déroulant au moment même où tous les syndicats agricoles étaient reçus à Matignon par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, entre ce lundi et le mardi 6 janvier.

Dans un communiqué conjoint des deux syndicats publié quelques heures avant les rassemblements, l'objectif était clairement énoncé : "FDSEA et Jeunes Agriculteurs de Meurthe-et-Moselle vont délivrer leurs vœux nocturnes au corps préfectoral afin que leurs paroles atteignent Matignon." Le message central, simple et percutant, tenait en deux phrases : "Sans revenu, il n’y a pas de production. Sans production, il n’y a pas d’avenir." Ces mots soulignent la crise économique profonde à laquelle sont confrontés de nombreux agriculteurs, pour qui la rentabilité de leur travail est directement liée à la pérennité de leur activité et, par extension, à l'avenir de l'agriculture française. Cette expression de mécontentement a mis en lumière les préoccupations concernant la viabilité économique des exploitations et la reconnaissance de leur rôle essentiel dans la production alimentaire.

Tracteurs et fumier devant une préfecture

Ce type de mobilisation n'est pas un événement isolé. Le 20 janvier, le Parlement européen à Strasbourg a également été cerné par les agriculteurs, parmi lesquels plus de 200 venus de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, dans le cadre d'un mouvement d'ampleur organisé par les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA. Plus tôt, le 15 janvier, les agriculteurs étaient mobilisés avec des opérations escargots, toujours à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de Meurthe-et-Moselle. Ces actions récurrentes, parfois annoncées par des feux de détresse ou des rassemblements devant les permanences des députés, comme ce fut le cas le 23 mai, traduisent une mobilisation constante et une volonté de faire entendre leurs revendications.

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Les revendications des agriculteurs et les réponses gouvernementales

Face à cette colère montante, le gouvernement a tenté d'apporter des éléments de réponse. Le dimanche 4 janvier, Sébastien Lecornu a adressé une lettre ouverte aux agriculteurs français, dans laquelle il a exprimé la volonté de "mettre fin aux deux poids deux mesures". Cette expression récurrente dans le discours agricole dénonce des normes environnementales et sanitaires jugées plus strictes pour les producteurs français par rapport aux produits importés.

Dans sa lettre, le ministre s'est expliqué point par point sur plusieurs dossiers clés. Il a abordé la surcharge administrative, un fardeau bureaucratique souvent cité par les agriculteurs comme un frein majeur à leur activité. La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie animale, a également été un sujet de discussion, illustrant les défis sanitaires auxquels l'élevage est confronté. Le budget de la PAC (Politique Agricole Commune), pilier du soutien à l'agriculture européenne, est un autre point central, son allocation et son efficacité étant constamment scrutées.

Un aspect particulièrement souligné par Sébastien Lecornu concerne les accords commerciaux. Il a affirmé que ces accords "seront combattus à chaque fois qu'ils seront déséquilibrés", faisant spécifiquement référence à l'accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur, souvent perçu comme une menace pour l'agriculture française en raison des standards de production différents. Sur ce point précis, il a annoncé une mesure concrète : la suspension de l'importation de fruits et légumes contenant des résidus de pesticides en provenance des pays "d'Amérique du Sud ou d'ailleurs". Cette décision cible une large gamme de produits, incluant les avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins, pommes, melons, cerises, fraises ou pommes de terre, qui sont fréquemment importés. L'objectif est de garantir une concurrence plus équitable et de protéger les consommateurs.

Infographie: Origine des importations agricoles concernées par les résidus de pesticides

Scepticisme et réalité de l'application des mesures

Cependant, cette mesure visant à suspendre les importations de produits contenant des résidus de pesticides a été accueillie tièdement par de nombreux acteurs du monde agricole, notamment par des maraîchers vosgiens. Eric Boon, producteur au Tholy et membre du groupement des agrobiologistes des Vosges, a exprimé un scepticisme pragmatique : "Voilà une bonne résolution théorique, mais en pratique il faut faire attention." Il a soulevé la question cruciale des moyens alloués aux contrôles : "Les contrôles, ça coûte une fortune. Personne ne croit qu'ils seront tous faits. Certains vont se faire prendre, mais à côté, ça continuera de rentrer plein pot !" Cette remarque souligne la difficulté de mettre en œuvre des contrôles efficaces à grande échelle et le risque que la mesure, malgré son intention louable, ne produise pas l'effet escompté face aux volumes d'importation massifs.

Comme Eric Boon, François Guerard, maraîcher à Mirecourt, pense que cette mesure aura du mal à être efficace. Il a mis en lumière la complexité des chaînes d'approvisionnement et les réalités du marché. Lui-même assume d'importer certains produits comme des agrumes d'Italie, arguant de leur caractère européen : "Ce sont des produits européens. Dans les Vosges, on en produit peu. On en trouve dans le sud de la France, aussi c'est vrai. Mais je travaille avec des producteurs italiens en bio, avec des règles très proches des nôtres. Et c'est du direct entre eux et moi." Cette perspective nuance la question des importations, distinguant les produits européens soumis à des réglementations similaires des importations extra-européennes, et mettant en avant les circuits courts et les partenariats directs qui peuvent exister même à l'échelle internationale. Cela montre également la nécessité de certains produits qui ne peuvent être cultivés localement en quantité suffisante ou à certains moments de l'année, même si l'objectif est de privilégier la production nationale. La vigilance concernant la sécheresse, comme celle ayant entraîné l'alerte préfectorale en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges à partir du 7 juillet, rappelle également la vulnérabilité des cultures locales face aux aléas climatiques, rendant parfois l'importation inévitable pour garantir l'approvisionnement.

Le fumier, une ressource à valoriser : L'exemple de l'unité de méthanisation Méthamaine

Au-delà de son rôle de symbole de protestation, le fumier représente une ressource agricole essentielle dont la valorisation est devenue un enjeu majeur pour la transition écologique et économique des exploitations. L'unité de méthanisation Méthamaine, située à Meslay-du-Maine dans le département de la Mayenne, illustre parfaitement cette dynamique. Elle incarne une approche innovante pour transformer un déchet agricole en énergie renouvelable et en amendement pour les sols.

L'unité est gérée par onze exploitations agricoles et une société de collecte de fumier de cheval, toutes localisées dans un rayon de dix kilomètres. Ce modèle coopératif, ancré territorialement, favorise la mutualisation des ressources et la création de valeur ajoutée locale. Le projet est né d’une réflexion de Benoît Dutertre, négociant dans le domaine des chevaux de course, qui cherchait à solutionner la difficulté croissante à valoriser le fumier de cheval. Ce sous-produit, abondant dans le secteur équin, posait des problèmes de gestion et d'élimination.

Avec l’idée de produire du gaz vert, Benoît Dutertre a ainsi cherché à s’associer à des agriculteurs. L'objectif n'était pas de compléter des volumes de fumier équins très abondants, mais plutôt de compléter une ration équilibrée pour le processus de méthanisation, en mélangeant différents types d'intrants pour optimiser la production de biogaz.

La consultation des constructeurs a permis d’isoler trois offres abouties, et c’est Naskeo qui a été retenu. Cette entreprise s'est distinguée notamment pour sa technologie de cuve Ergenium®, qui piège les corps étrangers en début de circuit et permet de gérer facilement l’incorporation solide et liquide, un atout majeur pour la diversité des intrants.

L’investissement global s’élève à 5,1 millions d'euros. Il est porté à 30 % par les fonds propres des actionnaires, ce qui témoigne de leur engagement, et à 70 % par l’emprunt, illustrant la confiance des partenaires financiers dans la viabilité du projet. Sur le plan économique, les recettes sont significatives : avec un tarif de vente du gaz négocié auprès d’Engie à 125,59 €/MWh PCS (pouvoir calorifique supérieur), prime aux intrants comprise, plus une prime dégressive de 2,5 €/MWh, les recettes annuelles s'élèvent à 1,15 million d'euros.

Le terrain qui héberge la SAS fait deux hectares et a été vendu par la Communauté de Communes, soulignant l'implication des collectivités locales dans le développement de ces initiatives. Le gisement mobilisé annuellement est de 21 100 tonnes, dont 80 % est apporté par les actionnaires eux-mêmes. Les ensilages sont également utilisés pour pallier le déficit de fumier laitier durant l’été, assurant une alimentation constante et diversifiée de l'unité. Le fumier équin, quant à lui, est collecté une fois par semaine dans un rayon maximum de 50 kilomètres, et la condition de son acquisition est un débarrassage sans frais pour le producteur, ce qui résout un problème logistique et économique pour les propriétaires de chevaux.

Schéma de fonctionnement d'une unité de méthanisation

Technologie et processus de la méthanisation à Méthamaine

Le processus total de digestion à l'unité Méthamaine dure 70 jours, mais il se caractérise plus particulièrement par une étape cruciale : la préparation des matières. Cette étape est ici très importante étant donné la nature très fibreuse des intrants, notamment le fumier équin et les ensilages, qui nécessitent un traitement spécifique pour optimiser la méthanisation.

Les solides arrivent dans l’Ergenium®, la cuve de réception de Naskeo, depuis une trémie à fond poussant. Cette trémie est équipée d’une vis escargot en inox, dotée de couteaux, qui permet une première étape de hachage des fibres et de décompacter la matière. Ce pré-traitement est essentiel pour faciliter la digestion ultérieure. Après ce passage initial, la longueur des fibres passe de 70 à moins de 30 centimètres, grâce à l'action d'un Multimix Fliegl intégré. La fosse de l'Ergenium® joue également un rôle de piège à indésirables : elle est conçue pour retenir les pierres, cailloux, graviers, métaux et ficelles via une zone de décantation en fond de cuve, protégeant ainsi l'équipement en aval. Enfin, elle permet d’augmenter l’autonomie d’alimentation du site en complément de l’autonomie de la trémie d’incorporation. Cet avantage s'est avéré particulièrement utile pour gérer une contrainte liée au foisonnement important des fumiers pailleux utilisés. Prévue à 90 m³ pour une ration de 50 tonnes par jour, avec le foisonnement et la faible densité des fumiers pailleux, particulièrement les équins, les exploitants sont contraints de charger la trémie trois fois tous les deux jours, ce qui souligne l'importance de cette capacité de gestion des volumes.

Ensuite, en sortie de la fosse de préparation, une pompe pousse le produit vers un broyeur. Ce dernier affine les fibres, les réduisant à une taille comprise entre 50 et 60 millimètres, avant d’envoyer le mélange vers le digesteur principal où la décomposition anaérobie produira le biogaz. Pour la recirculation des jus, la gestion multiflux mise en place par Naskeo, via le système de pompe centrale Ring, est un élément clé. Elle évite la multiplication des pompes, réduisant ainsi les interventions de maintenance et optimisant l'efficacité du système.

La capacité de cette installation à traiter une ration à forte teneur en matière sèche est rendue possible grâce à une séparation poussée du digestat en fin de digestion. Le digestat, une fois le biogaz extrait, subit une première étape de séparation par presse à vis, qui sépare une grande partie des solides. Une seconde étape par centrifugeuse affine ensuite cette séparation, permettant d'obtenir un digestat liquide et un digestat solide de meilleure qualité.

La construction et la mise en service de l'unité ont été assurées par les équipes de Naskeo et de sa filiale maintenance Sycomore. Après l'installation, Sycomore a réalisé l’ensemble des tests à froid durant deux semaines, vérifiant le bon fonctionnement mécanique et l'étanchéité des systèmes. Par la suite, ils ont conduit durant six mois les tests à chaud, avec toute la montée en charge progressive de la centrale jusqu’à l'atteinte des performances contractuelles. À partir de là, des tests sur deux semaines ont permis de valider définitivement les performances de l'unité.

Le travail de conduite des installations est assuré par un salarié à temps plein, épaulé durant la première année par un CDD à mi-temps, pour assurer un transfert de compétences efficace. À terme, les exploitants estiment la charge de travail à 1,25 équivalent temps plein (ETP) hors transports. À côté de ce salariat, deux associés, Benoît Dutertre et Yves Lancelin, sont indemnisés pour assurer la gestion, le suivi, la coordination et une partie des astreintes, garantissant ainsi la bonne marche du projet. La SAS a souscrit un contrat de 27 mois avec Sycomore pour le suivi technique et biologique, assurant un accompagnement expert pendant les premières phases d'opération. Il est à noter que le premier curage de la zone de décantation de l’Ergenium® a eu lieu en avril 2020, où treize tonnes de sable et de pierres ont été sorties à la pelle mécanique et au Bobcat® après avoir pompé tout le liquide, soulignant l'efficacité du système de piégeage des indésirables.

Vis escargot et couteaux de hachage dans un méthaniseur

Biogaz et digestat : Production, valorisation et défis

L'unité Méthamaine produit non seulement du biogaz, mais aussi du digestat, un sous-produit riche en nutriments. La purification du biogaz est réalisée par filtration membranaire, une technologie avancée qui permet de séparer le méthane des autres gaz et d'obtenir un biométhane de qualité injectable dans le réseau de gaz naturel. La maintenance de ce système de filtration est assurée par Prodeval, un spécialiste du domaine.

Le débit contractuel d’injection est de 115 Nm³ de biométhane par heure en moyenne sur l’année. Cependant, l’injection du biométhane dans une zone "faiblement peuplée" comme Meslay-du-Maine présente des défis. La principale difficulté réside dans la capacité du réseau local à absorber la production en permanence. À Meslay, le seul gros consommateur identifié est la laiterie Perrault, mais son besoin, qui peut monter jusqu'à 300 m³/h, est irrégulier. Toute la difficulté réside donc dans la gestion heure par heure de l’injection, avec la nécessité de stocker le biométhane produit la nuit et les week-ends pour pouvoir l'injecter en plus grande quantité que la production réelle les jours de semaine, lorsque la demande est plus forte et le réseau plus sollicité. Cette capacité de stockage est assurée par deux "ciels gazeux" dont la capacité totale est de 3 600 m³, offrant une flexibilité essentielle pour équilibrer production et injection.

Avec ses 21 100 tonnes d’intrants annuels, l’unité de méthanisation génère un volume conséquent de digestat : 19 000 tonnes par an, dont 80 % sous forme liquide. Ce digestat est une ressource agronomique précieuse, remplaçant avantageusement les engrais de synthèse. Le plan d’épandage est structuré pour maximiser sa valorisation et s'étend sur 1 500 hectares, répartis entre treize exploitations agricoles et quinze communes environnantes. La teneur agronomique du digestat liquide est précisément analysée, révélant 4,2 kg d'azote (N) par tonne, 2 kg de pentoxyde de phosphore (P2O5) par tonne et 5,2 kg d'oxyde de potassium (K2O) par tonne. Cette richesse en éléments nutritifs en fait un excellent fertilisant organique.

Les épandages sont réalisés par une Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) ou une Entreprise de Travaux Agricoles (ETA) et sont facturés aux exploitants, professionnalisant ainsi la gestion de cette étape. Le digestat liquide est épandu à l'aide de tonnes à lisier équipées de pendillards et d'enfouisseurs. Ces techniques permettent de réaliser un épandage sans perte significative d'éléments nutritifs par volatilisation et de réduire les nuisances olfactives, en incorporant directement le digestat dans le sol. Le digestat solide, quant à lui, est épandu avec un équipement à hérissons verticaux, qui assure une bonne répartition homogène sur les parcelles.

Carte: Zones d'épandage du digestat de Méthamaine

Pour accompagner le développement de la filière de méthanisation et répondre au besoin croissant de main-d'œuvre qualifiée, le CFPPA Agri Campus de Laval a annoncé, début 2020, la mise en place d’une formation d’un an pour devenir "Responsable d’unité de méthanisation agricole". La première promotion de cette formation a débuté en septembre 2020. La mise à disposition de sites en fonctionnement, tels que l'unité Méthamaine, pour réaliser des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance de premier niveau, représente une opportunité précieuse pour les étudiants du CFPPA, leur offrant une expérience pratique et concrète dans un secteur en pleine expansion.

Le fumier transformé : Compost de fumier de volaille pour le jardin

Outre la méthanisation, le fumier peut être valorisé de multiples autres façons, y compris pour des applications à plus petite échelle, comme le jardinage. Le compost de fumier de volaille en granulés est un exemple éloquent de cette diversification. Ce produit est conçu spécifiquement pour le jardinage, les plantations et l'entretien des sols, offrant une solution naturelle et efficace pour les particuliers et les professionnels.

L'un des principaux avantages de ce type de compost est sa capacité à rendre au sol tout son pouvoir nutritif. Riche en matière organique et en éléments fertilisants, il nourrit la terre en profondeur. Sa forme en granulés est particulièrement pratique : il se délite rapidement et facilement dans le sol, facilitant son incorporation et sa disponibilité pour les plantes. Les granulés agissent en libérant régulièrement les éléments nutritifs, assurant ainsi une alimentation progressive et durable des cultures, au fur et à mesure des besoins de la plante.

Les modalités d'application sont variées et adaptées aux différents usages :

  • En utilisation générale : Il est recommandé d'épandre 1 kg pour 2 m² et de bien l'incorporer au sol, par griffage ou bêchage, pour une répartition homogène des nutriments.
  • Pour le repiquage : Une poignée de granulés est suffisante, ajustée selon la grosseur du plant, à déposer dans le trou de repiquage. Il est important de bien saupoudrer les racines pour favoriser un bon démarrage de la plante.
  • En semis : Pour cette application délicate, il convient d'épandre entre 300 g et 1 kg par mètre carré, de préférence par temps sec, avant de semer et de recouvrir.
  • Pour l'entretien des cultures existantes : L'épandage est de préférence effectué au printemps, en répartissant 300 à 600 grammes par mètre carré autour des plantes pour soutenir leur croissance pendant la période végétative.
  • Pour la plantation d'arbustes et d'arbres : Les besoins sont plus importants. Il faut prévoir entre 1 kg et 5 kg par trou, en fonction de la taille de l'arbre ou de l'arbuste. Pour les rosiers, une quantité de 500 grammes par trou est généralement suffisante pour favoriser un bon enracinement et une floraison abondante.

Ce type de produit illustre la polyvalence du fumier et sa capacité à être transformé en des produits à forte valeur ajoutée, répondant aux besoins de l'agriculture biologique et du jardinage respectueux de l'environnement, contribuant ainsi à une gestion circulaire des ressources.

Compost de fumier de volaille en granulés

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