Préparer son Sol en Couvrant le Sol de Déchets Verts : Une Approche Naturelle pour un Jardin Fertile

La couverture du sol est une préoccupation fondamentale pour tous les jardiniers, car elle est essentielle à bien des niveaux. Il suffit de se promener en forêt pour constater la richesse d'un sol qui, bien évidemment, n'y est jamais à nu. La nature faisant très bien les choses, on peut tout à fait s'en inspirer pour protéger la terre cultivable à l'année, mais aussi la nourrir naturellement et la rendre ainsi fertile, capable de répondre à tous les besoins des prochaines plantations. Cette méthode, souvent appelée paillage ou mulch, présente de nombreux avantages pour la santé du sol et des cultures.

Sol forestier riche et couvert

Le Paillage et le Compostage de Surface : Des Techniques Complémentaires

Le paillage, ou mulching, consiste à couvrir le sol avec un matériau protecteur. Dans la plupart des cas, ce sera de la matière organique végétale. Le compostage de surface, quant à lui, est une forme avancée de paillage où les déchets organiques sont directement déposés sur les planches de culture pour se décomposer sur place, enrichissant ainsi le sol de manière continue.

Les Avantages Multiples du Paillage

Couvrir le sol du jardin offre une multitude d'avantages. Une terre à nue est exposée à l'érosion, au lessivage par les eaux pluviales, celles-ci favorisant aussi la fuite des particules solubles ou phénomène de lixiviation. Au jardin, la terre doit donc être protégée.

  • Freiner le développement des adventices : Le paillage prive les mauvaises herbes de lumière, limitant ainsi leur croissance.
  • Maintenir la fraîcheur et l'humidité du sol : En ralentissant le processus d'évaporation, le paillis permet d'arroser moins souvent. Les déchets de cuisine, par exemple, sont constitués de 40 à 95 % d’eau et délivreront une belle humidité au sol, lentement, et maintiendront la terre humide plus longtemps, ce qui est pratique pour limiter les effets d’une sécheresse.
  • Réguler la température du sol : Le paillis retient la chaleur du jour et limite les chocs thermiques lorsque les nuits sont fraîches. Il protège également les racines des plantes et les organismes du sol du gel.
  • Préserver et favoriser la vie du sol : Le paillage protège l'ensemble des auxiliaires de culture (vers de terre, bactéries, champignons) qui fuient les premiers centimètres d'un sol nu dès qu'il ne pleut pas. De plus, il offre de quoi se loger à une multitude d’insectes et autres occupants du jardin.
  • Garder les fruits et légumes propres : Les cultures ne sont pas éclaboussées par les pluies ou l'eau d'arrosage, ce qui minimise les risques qu'elles s'abîment en n'étant plus en contact direct avec la terre.
  • Améliorer la structure du sol : Tous les sols sont améliorés en pratiquant le mulching ; un sol argileux sera allégé, un sol sableux retiendra mieux l'eau. Les vers de terre, friands du compostage de surface, contribuent à structurer les particules de terre entre elles, transformant la texture du sol en quelque chose de comparable à du couscous au bout de quelques années.

Les Inconvénients à Considérer

Quant aux inconvénients du paillis, ils sont bien moins nombreux que ses atouts, mais il ne faut pas les négliger.

  • Choix des matériaux : Certains végétaux ne devraient pas être utilisés comme paillis car ils impactent négativement la vie du sol. C'est le cas du thuya, de la prêle, du pin ou encore de la fougère, certes réputés pour leurs propriétés antifongiques, mais qui finissent par anéantir l'activité de la totalité des champignons en acidifiant le sol. Il faut bannir toute couverture de sol constituée d'un matériau ayant été traité avec un produit toxique et/ou polluant.
  • Excès d'humidité : Le paillis peut retenir trop d'eau et favoriser l'étouffement de la microfaune ou bien encore entraîner la pourriture du système racinaire de bien des plantes, surtout celles qui tolèrent très mal l'humidité comme l'ail, l'échalote et l'oignon.
  • Incompatibilité avec les semis récents : Le mulch ne convient pas aux semis récents, car il peut empêcher la germination, surtout si des déchets verts déjà en décomposition sont utilisés.
  • Attraction de ravageurs : Le paillage peut attirer des limaces et des rongeurs. Toutefois, la nature attire toujours des ravageurs, avec ou sans compostage de surface. De plus, l'arrivée des limaces est souvent suivie par celle de leurs prédateurs naturels (carabes, fourmis, musaraignes, hérissons, crapauds). Pour les rongeurs, il est recommandé d'exclure les déchets d'origine animale (viande, poisson, produits laitiers) à proximité des plantes cultivées.

Le paillage... c'est NUL ! Évitez les risques. Feat "La LIMACE"

Les Différents Types de Paillis

Le choix du paillis dépendra des objectifs du jardinier et du type de cultures.

Paillis d'Origine Végétale

On leur donne nettement la préférence dans tout type de jardin tant leurs atouts sont nombreux. Tous ces éléments se décomposent et participent donc à la fertilisation de la terre. Ce sont les plus écologiques et les plus économiques.

  • Restes de cultures : En laissant sur place les restes de vos cultures, haricots, herbes spontanées et déchets verts, vous pouvez créer un paillage de surface à la fois nourricier et protecteur. Les légumineuses, comme le pois ou la fève, nourrissent le sol en captant l'azote de l'air et en la stockant dans les racines. Si vous cultivez des haricots à rame, il suffit d'enlever les rames et de laisser tiges et feuillage tomber au sol.
  • Tontes de pelouse : Elles se décomposent rapidement et sont un bon apport azoté. Il faut les utiliser en couche fine et sèche pour éviter la formation d'une bouillie pâteuse qui asphyxierait le sol.
  • Feuilles mortes : Elles sont idéales pour le paillage et le compostage, apportant une diversité de nutriments.
  • Paille et foin : Légers, aérés et ne fermentant pas, ils constituent une excellente protection contre les basses températures lorsqu'ils sont posés en couche épaisse.
  • BRF (Bois Raméal Fragmenté) : Tailles broyées d'arbustes, le BRF enrichit le sol en carbone.
  • Plantes couvre-sol : Une excellente solution pour couvrir certaines zones du jardin. Elles évitent de laisser la terre nue et permettent de profiter de leur effet ornemental, rendant le désherbage inutile et protégeant le sol.
  • Engrais verts : Ce sont des plantes éphémères qui ne seront pas récoltées. Elles empêchent certaines plantes indésirables de prendre le dessus et maintiennent une couverture au sol. Avant leur montée en graines, elles sont fauchées ou arrachées. Le seigle améliore la structure du sol grâce à ses grandes racines et nourrit le sol en carbone. La vesce commune constitue un véritable piège à azote.
  • Autres déchets verts : Mauvaises herbes arrachées (laissez-les sécher quelques jours, surtout les plus problématiques comme le chiendent), fanes de légumes (betteraves, radis, choux, carottes, salades), certaines plantes intéressantes par leurs propriétés comme l'ortie, la consoude, l'aneth, la bourrache.

Diversité des paillis végétaux

Paillis d'Origine Minérale

Ils sont composés de matériaux qui ne subissent pas de processus de décomposition. S'ils gardent le sol au frais et l'isolent aussi contre le froid et la chaleur, ils sont en revanche incapables de nourrir la terre. On les choisit pour leur aspect décoratif, mais il est difficile de travailler la terre une fois installés. Ils ne sont pas appropriés pour le jardin potager, ni pour les massifs de plantes fleuries, mais sont idéaux dans une rocaille ou un jardin sec (éclats de schistes, pouzzaline, billes d'argile).

Paillis Artificiels

Comme il n’est pas naturel de les utiliser pour couvrir le sol au jardin car ce n’est pas du tout leur rôle, ces paillis sont qualifiés d’artificiels. Ils ne sont pas recommandés puisqu'en plus d'être inesthétiques, ils n'ont aucun effet bénéfique sur l'écosystème. Une petite mention particulière toutefois pour le voile de forçage qui s’avère bien utile sur une courte période pour protéger une planche de semis.

Le Compostage de Surface : Une Reproduction des Cycles Naturels

Le compostage de surface est une façon rapide d’optimiser presque toute la matière organique en la mettant directement à la disposition des légumes. Il consiste à reproduire au potager le cycle bien connu de la nature : une plante pousse, meurt, tombe au sol, se décompose et améliore ce dernier.

Pourquoi Pratiquer le Compostage de Surface ?

  • Énergie du sol : Contrairement au compostage en tas où une grande partie de l'énergie des végétaux est transformée en chaleur et dissipée, le compostage de surface permet que cette énergie soit mise à disposition de l'activité biologique du sol (vers de terres, micro-organismes, larves d’insectes). Les matières non compostées sont composées de sucres, de protéines, de cellulose, qui nourrissent directement la vie du sol.
  • Simplicité : Il n'est pas nécessaire de faire un tas dans les règles de l'art. Il suffit de déposer les matières compostables au contact du sol.
  • Moins de travail : Fini la corvée de nettoyage des restes de culture, terminée l'évacuation des mauvaises herbes. Tout est coupé et laissé sur place.
  • Fertilité accrue : Le compostage de surface nourrit directement toute la petite faune du sol, laquelle décompose la matière et rejette la nourriture indispensable aux végétaux. La parcelle sera prête à recevoir une culture gourmande en azote, comme les légumes-feuilles (salades, choux…).

Mise en Œuvre du Compostage de Surface

Pour mettre en place du compostage de surface, rien de plus simple. Si vous paillez au jardin, vous pratiquez déjà une forme de compostage de surface.

  • Préparation des déchets : N'hésitez pas à hacher vos restes de cultures. Les jardiniers déposent généralement ces déchets sous un paillage déjà présent, mais la tonte peut tout à fait être posée sur le paillage. Évitez les matériaux trop ligneux non broyés ou non hachés.
  • Gestion des déchets de cuisine : Tous les déchets de cuisine peuvent être épandus au potager sous le paillage au fil des mois. Il est préférable d'éviter la viande, le poisson et les produits laitiers, qui peuvent attirer les rats.
  • Matières malades : Contrairement à certaines idées reçues, on peut tout à fait utiliser des restes de plantes atteintes par des maladies (en particulier le mildiou de la tomate) pour couvrir le sol. Les spores des champignons restent dans le sol d'une année sur l'autre et sont présents partout dans l'environnement.
  • Mélange équilibré : Il est optimal de mélanger à la fois des déchets carbonés (secs, durs et ligneux comme le bois, le broyat, la paille) et azotés (tendres et humides comme la tonte, les déchets de cuisine, les restes de cultures) pour qu'ils se bonifient les uns les autres. L'un apporte de l'eau, de l'azote, pendant que l'autre apporte du carbone et aère l'ensemble.
  • Épaisseur de la couche : L'épaisseur du couvert végétal dépend de la grosseur des débris. Une faible épaisseur (2 à 3 cm) pour les débris fins et humides (tontes de pelouse), et une forte épaisseur (jusqu'à 10 cm) pour les restes plus grossiers (tiges de haricots, de courges, de tomates). Il faut toujours veiller à ce que le sol puisse respirer, en évitant les paillis trop denses ou trop épais.

Compostage de surface avec des restes de culture

Préparer le Sol : Les Étapes Clés

Le secret pour avoir des végétaux en santé pour plusieurs années est d'incorporer des amendements au sol avant la plantation. Le sol en place, même s'il est de bonne qualité, a toujours besoin d’être amélioré et bonifié afin qu’il puisse donner le meilleur rendement possible.

Qu'est-ce que l'Amendement du Sol ?

C'est l'enrichir. L'amendement est l'opération qui consiste à bonifier les propriétés physiques (aération) et biologiques (éléments nutritifs) du sol par des composantes organiques. Ces dernières peuvent prendre diverses formes : engrais, composts, fumiers, terreaux, lisiers, chaux, terres, glaises, limons, etc. Le travail du sol offre une meilleure distribution de l'eau, de l'air et des éléments nutritifs indispensables à la croissance des végétaux. L'ajout de matières organiques permet aux plantes de bien s’implanter, de développer un bon système de racines et de se prémunir contre les attaques en étant plus compétitives face aux mauvaises herbes et aux ravageurs.

Le Meilleur Moment pour Amender le Sol

Toute surface que vous planterez de manière intensive, comme une plate-bande ou un potager, a besoin d’être travaillée et enrichie avant d’être exploitée. Le mieux est de le faire au printemps, mais vous pouvez aussi amender le sol plus tard en saison. L’important est de ne pas travailler la terre lorsqu’elle est gorgée d’eau pour éviter la compaction.

Étapes pour Préparer et Amender le Sol

  1. Travailler la terre : Retournez la terre sur une profondeur de 45 à 50 cm à l’aide d’une bêche ou d’un motoculteur rotatif pour les grandes surfaces. Profitez de l’occasion pour débarrasser le sol des racines et des mauvaises herbes, des roches, etc. Ensuite, à l’aide d’un sarcloir, on brise les mottes pour ameublir (fragmenter) le sol. Cependant, il est important de noter que bêcher est non seulement inutile, mais surtout destructeur pour la vie du sol. Pour les futurs coins potagers, il est préférable d'utiliser une grelinette ou une fourche pour décompacter le sol en dérangeant le moins possible la vie qui s'y est installée.
  2. Incorporer les amendements et former le terreau : Pour fertiliser et bonifier le sol, il est recommandé d'étendre sur les 10 à 15 premiers centimètres un mélange de compost, de tourbe de sphaigne, de fumier et d'engrais. Le compost et le fumier sont des sources de nutriments semblables, mais qui ne se décomposent pas en même temps, ce qui prolonge les qualités nutritionnelles du sol. Le fait de varier les types de composts enrichit donc le sol sur une plus grande période. Une couche de 8 à 10 cm de matière organique est recommandée. Pour les sols argileux ou lourds, il est idéal d’y ajouter du compost forestier en suppléments aux autres amendements. Il est également important pour ces types de sols de surélever légèrement les sites de plantation pour réduire les risques d’asphyxie des racines.
  3. Niveler le sol : Lorsque tous les amendements ont été ajoutés, ratissez la surface pour l’égaliser le mieux possible.

Quand et Comment Utiliser le Compost ?

Le compost est un engrais naturel, simple à utiliser, qui améliore la terre et nourrit les plantes. Il trouve sa place partout : au potager, sous les haies, au pied des arbres ou dans les jardinières.

  • À l'automne ou en fin d'hiver : En surface avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre.
  • Au printemps : Entre les rangs de légumes avant de pailler par-dessus.
  • Toute l'année : Dans les trous de plantation en le recouvrant de fines couches de terre afin que les graines ne soient pas en contact direct avec le compost. En se développant, ce sont les racines qui vont s’enfoncer dans le sol et accéder aux nutriments du compost.

Dose recommandée :

  • Plantes à forts besoins (artichauts, céleri, poireau, cucurbitacées, solanacées, maïs) : 3 à 5 kg/m²/an.
  • Plantes aux besoins moyens (asperges, betteraves, carottes, épinards, haricots, laitue, persil, petits pois) : 1 à 3 kg/m²/an.
  • Plantes à faibles besoins : Peuvent se passer d’apport de compost.

Le paillage... c'est NUL ! Évitez les risques. Feat "La LIMACE"

L'Importance de la Diversité des Apports

Le jardinier ne doit pas hésiter à varier les déchets qui composeront son paillis. De cette façon, il obtient un matériau naturel qui, en se décomposant, apportera une grande diversité de nutriments au sol, ce qui est indispensable pour la bonne santé et le parfait développement des végétaux.

La Faim d'Azote

Une "faim d'azote" peut être provoquée si l'on utilise trop de mulch carboné, particulièrement au début du printemps. Pour éviter cela, il est crucial de mélanger des matériaux riches en azote (verts, souples et humides : tonte de pelouse, adventices, déchets verts) et ceux riches en carbone (bruns, rigides et secs : paille, écorces, broyats de bois morts).

Mulch et Type de Sol

  • Sols argileux : Si le sol est très calcaire et très dur, il ne faut surtout pas enfouir la matière organique. La décomposition doit être oxygénée ; si elle est enfouie dans un sol argileux, elle risque d'avoir une décomposition anaérobie, produisant de la vase et une odeur désagréable, sans apporter de bénéfices au sol. Il est généralement recommandé de déposer la matière organique en surface, comme le font les vers de terre, bactéries et champignons dans une forêt.
  • Sols compactés : Pour un sol très dur et compacté, on peut essayer des cultures comme les courges, les salades, éventuellement les tomates, qui peuvent réussir dans ces conditions. S'il y a beaucoup de chardons, de chiendent et de rumex, c'est que le sol est trop compacté et un cycle d'engrais vert ou un labour léger avant de mettre le paillage peut être nécessaire. Le sarrasin et une légumineuse comme le trèfle ou la féverole sont de bons engrais verts pour décompacter le sol grâce à leurs racines.

Semer et Planter avec un Paillage

Après quelques saisons de pratique du compostage en surface, le travail du sol peut être considérablement réduit, car la terre restera meuble en permanence, comme la litière d'une forêt.

Préparation de la Parcelle

Si le sol n'est pas encore suffisamment meuble, il faut simplement l'aérer avec une fourche-bêche ou une grelinette, en décompactant sans perturber la vie du sol.

Pour mettre en place une nouvelle culture :

  1. Écarter le paillis végétal : À l'aide d'un râteau, écartez le paillis dans un coin. Ne soyez pas tenté de l'incorporer à la terre, car la décomposition mobiliserait des bactéries et de l'azote nécessaires à la croissance des légumes.
  2. Procéder au semis ou à l'installation des plants : Plantez vos graines ou plants dans la terre nue.
  3. Remettre en place le paillis : Remettez progressivement le paillis entre les rangs, en veillant à ne pas étouffer les jeunes pousses de légumes. L'épaisseur du mulch doit être faible pour les semis, et augmentée à mesure que les plantes grandissent. Pour les tubercules de pommes de terre, on peut mettre plus de 20 cm de mulch, contre moins de 0,5 cm pour les graines de carottes.

Arrosage avec un Paillis

Le paillage maintient certes le sol plus humide, mais en cas de sécheresse prolongée, il faudra quand même arroser. Il faut arroser sous le paillis, surtout s'il est épais. On peut soulever le mulch, planter l'embout de l'arrosoir dans le mulch jusqu'au contact avec la terre, ou bricoler un système d'arrosage en profondeur, comme un tuyau d'arrosage percé sous le mulch. L'arrosage doit être conséquent pour réhumidifier la terre en profondeur, de préférence avec de l'eau de pluie tempérée.

Le Compostage en Tranchée : Une Alternative Complémentaire

Pour faire un mix entre le compostage de surface et le compost en tas, il existe aussi le compostage en tranchée. Il suffit de creuser une petite tranchée entre deux rangs de culture et de la remplir de matière organique. Cela permet d’enrichir un rang de légumes disposé à côté, c’est une méthode éprouvée. Le compostage de surface est donc complémentaire avec un compost en tas ou en silo. Le compost en tas permet de produire beaucoup de compost d'un coup et d'obtenir un substrat riche pour le repiquage des plants, avec une hygiénisation du tas par la montée en température qui détruit les adventices et leurs graines.

Compostage en tranchée dans un potager

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