Stratégies intégrées pour la protection des arbres : entre gestion des nuisibles et entretien du sol

La préservation arboricole est un défi complexe qui demande une approche holistique. Qu’il fasse chaud, froid ou doux, vos arbres et arbustes sont synonymes de butin pour la faune environnante. La protection des arbres contre tout genre de rongeurs et ou d’animaux est un aspect crucial dans l’entretien et la préservation arboricole. Les arbres peuvent être grignotés ou encore même déracinés par des sangliers errants qui fouillent la terre et mettent à nu les racines, compromettant ainsi la stabilité et la vitalité de l’arbre. Les cerfs et chevreuils se joignent à la partie en frottant leurs bois contre les arbres, abîmant ainsi l’écorce. Les rongeurs, tels que les écureuils, les lapins et les mulots, peuvent causer des dégâts considérables aux arbres, en particulier pendant les mois d’hiver lorsque la nourriture s’y fait rare.

Schéma illustrant les différentes menaces pour les jeunes arbres : rongeurs, grands herbivores et dégradation des sols

Identifier et contrer la prédation animale

Afin de ne pas rendre vos arbres vulnérables pendant les mois d’hiver, il est fortement conseillé de les protéger. Notamment à l’aide de solutions répulsives naturelles afin de ne pas altérer l’écosystème. Outre les méthodes physiques de solutions répulsives, pensez également à mieux aménager votre jardin ou votre espace de plantation pour minimiser les risques. Évitez de placer les zones de nourritures ou de déchets près des arbustes sensibles afin de dissuader les visiteurs indésirables. En somme, la protection des arbres contre les animaux nécessite une approche proactive et diversifiée.

La protection des plantations est un sujet particulièrement sensible en période hivernale et printanière. En effet, que ce soit en milieu naturel ou en agriculture-élevage, la raréfaction de nourriture pousse encore plus les animaux à s’attacher aux jeunes plantations d’arbres et d’arbustes. Avant tout, il convient d’identifier clairement les risques pour choisir la protection la plus adaptée :

  • Les petits rongeurs : Les lapins et lièvres sont susceptibles de s’attaquer aux racines superficielles, à l’écorce, aux bourgeons, au feuillage et aux rameaux des jeunes plantes.
  • Les gros herbivores des bois : Les chevreuils, daims et cerfs ont pour cible principale les bourgeons, jeunes branches et feuillages (abroutissement). Ils pratiquent aussi le « frottis » au printemps, arrachant l’écorce avec leurs bois.
  • Les herbivores d’élevage : Moutons, chèvres, ânes ou chevaux peuvent causer des dégâts majeurs sur les tendres écorces.
  • Les omnivores fouisseurs : Les sangliers ont pour habitude de puissamment « labourer » les sols pour chercher leur nourriture.

Griffes, sabots, dents, langue, groin, cornes… toutes les parties du corps sont utilisées par les animaux pour arriver à leurs fins. Il convient donc de bien y penser avant d’investir dans une protection. La hauteur, la largeur, la finesse et la résistance des protections devront donc être bien adaptées à la ou les espèces d’animaux rencontrées.

Solutions physiques : gaines, manchons et protections

Pour ce test comparatif, j’ai notamment pu profiter de l’expérience de terrain des services de l’Office National des Forêts :

  1. Les manchons de dissuasion : Posés dès la plantation, leur diamètre étroit (10 cm) incite à la croissance apicale. Leur densité leur confère une rigidité naturelle et une bonne résistance aux attaques des gibiers.
  2. La gaine de protection agroforesterie : Plus résistante (450g/m), cette robuste gaine de 20cm de diamètre est faite pour durer. Bien adaptée à la présence des petits rongeurs jusqu’aux chevreuils, moutons et chèvres. Astuce : donnez-lui une forme carrée en l’écrasant avant la pose pour une meilleure stabilité.
  3. Les gaines de protection "pulvérisation" : Ces manchons de polyéthylène partiellement grillagés sont des protections de courte durée (3 ans), permettant aux jeunes plantes de bénéficier à la fois d’une protection climatique et contre les désherbants des cultures, sur une hauteur de 30 à 40 cm.
  4. Les gaines de dissuasion « Forest » : Disponibles en 120cm et 180cm, elles sont traitées anti-UV avec une durée de vie de 8 à 10 ans. En se déroulant, ils s’adaptent à la croissance du tronc sans le blesser.
  5. Les protèges troncs ventilés : Tube rigide fendu sur toute la hauteur, idéal pour les arbres déjà plantés. Les nombreux trous permettent la respiration du tronc.
  6. Le « protecteur spirale » : Solution économique, efficace sur des troncs jusqu’à 3,5 cm de diamètre. Il favorise la reprise et protège contre les animaux tout en offrant une barrière fiable face au désherbage.

Tableau comparatif des types de protections en fonction des nuisibles et du stade de croissance de l'arbre

L'innovation au service de la croissance : les tubes BLUE-X

Les tubes de croissance BLUE-X sont construits à l’aide d’une méthode brevetée en deux parties. Les études sur le terrain ont documenté des taux de croissance accrus de 100 à 150% en moyenne, certaines espèces dépassant 500%. Lorsqu’ils sont correctement installés, les semis sont protégés des cerfs, des rongeurs, des lapins et d’autres herbivores. Ils protègent également votre investissement de semis d’un vent excessif qui peut causer le séchage et des dommages mécaniques.

Nos tubes de culture aident à protéger contre les pulvérisations chimiques, la dérive d’herbicide et fournissent une protection non chimique contre les ravageurs, maximisant la croissance et la survie des semis pendant les premiers stades critiques. Les tubes de culture BLUE-X ont été les premiers à offrir les caractéristiques uniques d’une lumière bleue améliorée. Les avantages de la lumière bleue sont de stimuler le développement des racines pendant les premières étapes critiques de la transition biologique dans le sol environnant. Cela favorise la croissance en diamètre dans les arbres, ce qui donne des troncs et des branches plus forts.

Note importante : Nous vous recommandons de ne pas ventiler à moins de 24 pouces du bas du tube de culture. Cela permet à la pièce d’être à l’abri des erreurs humaines avec des pulvérisateurs manuels ou mécaniques lors de l’utilisation de tout type d’herbicides.

Gestion des adventices : entre biocontrôle et méthodes douces

Avoir un jardin propre sans efforts, c’est le rêve de chaque jardinier. Pour soulager ce jardinier, trêve de produits chimiques et dangereux pour l’environnement. Ils ont laissé leur place à des désherbants à pulvériser qui, bien que définitifs, restent naturels et imitent les processus de la nature : c’est le biocontrôle.

Depuis le 1er janvier 2019, les pesticides de synthèse sont interdits à la vente pour les particuliers. Ils sont remplacés par des produits composés de substances naturelles, repérés par la mention « EAJ » (Emploi Autorisé dans les Jardins). Ces désherbants naturels sont constitués :

  • D’acide pélargonique : acide gras végétal issu du géranium, du tournesol ou du colza.
  • D’acide caprique et caprylique : acides gras présents dans le lait de coco ou l’huile de palme.
  • D’acide acétique : issu de la fermentation naturelle de sucres.

Ces produits agissent par contact en détruisant la couche cireuse protectrice des végétaux. L’acide acétique, par exemple, a une action corrosive sur les tissus vivants, provoquant à court terme la déshydratation des tissus de la plante. Malgré son agressivité, il se dégrade totalement dans le sol, libérant seulement des molécules d’eau et d’oxygène, ce qui le rend inoffensif aux doses indiquées.

Les désherbants biocontrôles sont-ils efficaces ? Comment ils fonctionnent ? Comment les utiliser ?

Précautions et bonnes pratiques de désherbage

Pour une bonne efficacité, ces produits doivent être appliqués tous les printemps, sur des végétaux encore jeunes, idéalement moins de 2 semaines. Agissez un jour ensoleillé et sans vent, sur des plantes sèches. La température doit être douce, 15° minimum, et le soleil favorise l’action de l’acide. Vous interdirez l’accès aux zones traitées aux enfants et aux animaux domestiques jusqu’à leur séchage complet, en moyenne 6 heures. Évitez l’application d’acide pélargonique durant la floraison pour éviter d’éventuelles atteintes pour les abeilles.

Il est possible, pour les plus résistantes, d’injecter l’acide acétique dans le sol au milieu du collet des plantes. L’acide acétique peut être employé comme désherbant définitif sur une grande surface, à raison de 100 ml (à 10 %) pour 1 mètre carré. Attention, ce désherbant n’est pas sélectif, il va éliminer toute la végétation de la surface. Bien que naturel, ce produit est corrosif : il est fortement conseillé de porter des gants, des lunettes et des manches et jambes longues lors de l’application.

Alternatives au désherbage chimique

L’utilisation de produits désherbants n’est pas la seule méthode pour se débarrasser des plantes indésirables ; elle peut être un complément à un jardinage responsable :

  • Le désherbage thermique : Désherbeur thermique à gaz ou électrique, la chaleur intense fait éclater les cellules des plantes. Un bon coup de chaud suffit à endommager le végétal sans agression brutale.
  • Le désherbage manuel : Il est important d'éliminer les herbes indésirables avant qu’elles ne montent à graines. Le sol humide facilite l’extraction du système racinaire. Utilisez des outils adaptés : couteau à désherber, gouge pour les orties/pissenlits, ou fourche-bêche pour le chiendent.
  • Le faux-semis : Au printemps, travaillez légèrement votre terre pour activer la germination, puis passez le sarcloir sur la surface.
  • Couvrir le sol : Le paillage (15 cm minimum) prive les adventices de lumière. Les matériaux sont variés : paille, écorces, coques de cacao, ou toiles biodégradables.
  • Engrais verts : Plantaient de la moutarde, du trèfle ou de la phacélie dès qu’une surface est libre.

Faut-il désherber au pied des arbres fruitiers ?

Cette question divise souvent les jardiniers. Contrairement aux idées reçues, le désherbage systématique n’est pas toujours la meilleure solution. En supprimant les concurrentes, vous permettez à vos arbres d’accéder plus facilement aux nutriments et à l’eau. Cependant, un désherbage trop radical expose le sol aux intempéries, entraînant une érosion accélérée.

Le désherbage manuel reste la méthode la plus précise. Travaillez avec délicatesse autour du tronc, en évitant d’endommager les racines superficielles. Les outils mécaniques comme les désherbeurs thermiques peuvent également être utilisés, mais maintenez une distance de sécurité d’au moins 30 cm autour du tronc.

Pour les arbres fruitiers, le paillage organique (5 à 10 cm d’épaisseur) reste l’alternative la plus efficace, en laissant un espace autour du tronc pour éviter l’humidité excessive. L’utilisation de plantes couvre-sol comme la menthe, le thym ou la camomille constitue une autre alternative intéressante. L’amendement régulier avec du compost ou la technique du BRF (Bois Raméal Fragmenté) stimule l’activité biologique et améliore la structure du sol, favorisant un développement optimal des racines. Les jeunes arbres récemment plantés sont particulièrement vulnérables à la concurrence des mauvaises herbes ; durant les deux ou trois premières années, un désherbage régulier ou un paillage soigneux autour du tronc favorisera leur bon développement.

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