Les pruniers à fruits rouges : une diversité insoupçonnée et des précautions essentielles

La prune, ce fruit juteux et sucré, possède une histoire fascinante qui remonte à des milliers d’années, avec des premières traces datant de plus de 2 000 ans avant notre ère en Asie. Il est largement admis que la prune est originaire des régions montagneuses de l’ouest de la Chine, d’où elle s’est répandue vers le sud-est de l’Europe et la Méditerranée grâce aux routes commerciales anciennes, comme la célèbre Route de la Soie. L'histoire et la diversité de la prune sont remarquables. Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains ont contribué à la popularité de la prune en Europe, les Romains, en particulier, jouant un rôle crucial dans sa diffusion à travers leur empire. Au Moyen Âge, la prune était déjà bien établie en Europe, commençant à jouer un rôle plus important dans l’alimentation quotidienne. Avec la découverte du Nouveau Monde, les explorateurs européens ont emporté la prune dans leurs voyages vers les Amériques.

Aujourd’hui, il existe plus de 2 000 variétés de prunes à travers le monde, chacune avec ses propres caractéristiques de saveur, de texture et de couleur. La prune est non seulement appréciée pour son goût, mais aussi pour ses bienfaits pour la santé. De ses origines en Chine à son expansion mondiale, la prune a traversé les siècles en s’adaptant aux différentes cultures et climats.

Carte des routes de propagation du prunier

Lorsque l’on pense aux prunes, on associe plutôt les couleurs violettes, jaunes et vertes, et pourtant la couleur rouge est également représentée, tant dans les fruits que dans le feuillage. En effet, certains pruniers, bien qu’ils soient peu nombreux, offrent des prunes portant une belle teinte rouge. Quant au feuillage, ce sont des pruniers d’ornement qui se parent d’une couleur pourpre allant parfois jusqu'au chocolat. Ces particularités ne les empêchent pas d’être aussi faciles à vivre que leurs congénères plus classiques, permettant sans crainte d'en installer dans un jardin pour leurs prunes goûteuses ou pour leurs qualités ornementales.

Le prunier : un arbre fruitier facile à entretenir

Le prunier est un arbre fruitier assez facile à vivre, préférant un sol ordinaire et calcaire et une exposition ensoleillée, mais somme toute peu exigeant. Après la plantation, il est conseillé de laisser le jeune prunier se développer tranquillement pour ne commencer l’année suivante qu'à le tailler afin d’obtenir un arbre fruitier aéré à la forme harmonieuse. La taille du prunier est de toute façon périodique, consistant seulement à supprimer les branches qui se croisent ou qui partent vers l’intérieur de la ramure. Elle se réalise en dehors de la période végétative, hors période de gel, le mois de novembre étant l’idéal. Un fertilisant organique pour fruitier peut lui être apporté au printemps.

La saison des prunes en France s’étend principalement de juin à septembre. Les prunes sont principalement récoltées dans plusieurs régions françaises et dans d’autres parties du monde, en fonction des variétés. Le Sud-Ouest est la région de prédilection pour la production de prunes en France, notamment pour la prune d’Ente, qui est utilisée pour fabriquer les pruneaux d’Agen.

Infographie sur la taille du prunier

Sélectionner et conserver les prunes

Pour profiter pleinement des prunes, il est essentiel de savoir les choisir et les conserver correctement.

Comment choisir une prune mûre ?

  • Couleur : Les prunes varient en couleur, du violet foncé au jaune, en passant par le rouge et le vert. Il faut s'assurer que la couleur soit uniforme, sans taches ou zones décolorées.
  • Peau Lisse : Il est recommandé de choisir des prunes dont la peau est lisse et sans imperfections majeures.
  • Légèrement Cédante au Toucher : En pressant doucement la prune entre les doigts, une prune mûre devrait être légèrement cédante, signe qu’elle est juteuse et prête à être consommée.
  • Arôme Sucré : En approchant la prune de son nez, une bonne prune doit avoir un parfum doux et fruité.
  • Prunes Lourdes : Une prune mûre sera plus lourde en main, signe qu’elle est bien juteuse.

Conseils de conservation :

  • Pour les Prunes Légèrement Fermes : Si les prunes sont encore un peu fermes et que l'on souhaite les faire mûrir, il faut les laisser à température ambiante, de préférence dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière directe du soleil. Placer les prunes dans un sac en papier peut accélérer le processus de maturation.
  • Prunes Mûres : Une fois que les prunes sont bien mûres, il est conseillé de les conserver au réfrigérateur pour prolonger leur fraîcheur. Les placer dans le bac à légumes ou dans un sac en plastique perforé permet une légère circulation d’air. Pour éviter qu’elles ne s’abîment, il ne faut pas les empiler les unes sur les autres.
  • Pour une Conservation de Plusieurs Mois : Si l'on a trop de prunes ou si l'on souhaite les conserver pour une utilisation ultérieure, la congélation est une excellente option. Il suffit de laver les prunes, de bien les sécher, de les couper en deux et de retirer les noyaux. Disposer ensuite les morceaux sur une plaque de cuisson pour les congeler individuellement (cela évite qu’ils collent entre eux), puis les transférer dans des sacs de congélation hermétiques.

Pour profiter pleinement de vos prunes, adaptez leur conservation en fonction de leur degré de maturité et de la durée pendant laquelle vous souhaitez les consommer.

Les bienfaits des prunes pour la santé

Les prunes sont non seulement délicieuses, mais elles regorgent également de bienfaits pour la santé.

  • Riches en Antioxydants : Les prunes sont particulièrement riches en antioxydants, notamment les polyphénols et les anthocyanines, qui aident à combattre les radicaux libres dans le corps.
  • Soutien Digestif : Avec une haute teneur en fibres, les prunes favorisent une bonne santé digestive. Elles aident à réguler le transit intestinal, prévenant ainsi la constipation.
  • Santé Osseuse : Les prunes, et surtout les pruneaux, contiennent des composés bénéfiques pour la santé osseuse, comme la vitamine K, le bore, et le magnésium.
  • Index Glycémique Bas : Malgré leur goût sucré, les prunes ont un index glycémique bas, ce qui signifie qu’elles libèrent leur sucre de manière progressive dans le sang.
  • Source de Vitamines et Minéraux : Les prunes sont une excellente source de vitamines et de minéraux, notamment la vitamine C, qui renforce le système immunitaire, favorise la cicatrisation des plaies, et aide à l’absorption du fer.
  • Aide à la Perte de Poids : Grâce à leur teneur en fibres et à leur faible apport calorique (environ 30 calories par prune), les prunes sont un excellent fruit à intégrer dans un régime alimentaire équilibré pour favoriser la perte de poids.
  • Santé Cardiaque : Les antioxydants, les fibres et le potassium présents dans les prunes aident à réduire la pression artérielle et le taux de cholestérol, favorisant ainsi la santé du cœur.

Les prunes sont de véritables alliées pour votre santé grâce à leurs multiples bienfaits.

Variétés de pruniers à fruits rouges

Pour changer des variétés à fruits jaunes ou bleutés, voici quelques pruniers à fruits rouges :

  • Le prunier ‘Ruby’ : Il offre des mirabelles d’août d’une belle teinte rubis, à la chair douce et sucrée, bien juteuse. Autofertile, il a de plus un port colonnaire qui occupe moins d’espace, l’idéal si l'on manque d'espace. Ses fruits gagneront cependant à une pollinisation croisée avec une autre variété. Il faut l'installer en sol non calcaire.
  • Le prunier ‘Impérial rouge’ : Ses grosses et longues prunes sont rouge pourpre à chair dorée et sucrée. Elles arrivent à maturité entre le 15 juillet et le début du mois d’août. Rustique, il préfère des sols légers et relativement frais.
  • Le prunier Reine Claude ‘Victoria’ : Ce sont de très belles et grosses prunes rouges tachées de jaune, très décoratives mais également parfumées, sucrées et acidulées. Ce prunier à fruits rouges est une variété tardive, dont les fruits sont à maturité aux alentours de la mi-septembre. Autofertile, il est en plus particulièrement vigoureux, bon pollinisateur et sa floraison a lieu courant avril.
  • Le prunier Reine Claude d’Althan : Il donne des prunes à peau rouge violacé qui cache une chair jaune et gourmande, bien sucrée. Il faut lui associer un prunier ‘Reine Claude Dorée’ pour une bonne pollinisation. Rustique, il fleurit entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril.
  • Le prunier ‘Perdrigon’ : Ancienne variété très répandue en Provence, elle était présente dans le Potager du Roy à Versailles au XVIIe siècle. La prune, d’une belle teinte rouge, bien sucrée, y est séchée au soleil pour obtenir des pruneaux enrobés de sucre que l’on appelle des pistoles. Ce dessert fait traditionnellement partie des 13 desserts de Noël. La récolte se réalise entre fin août et début septembre.
  • Le prunier ‘Gypsy’ : C'est une mirabelle d’un beau rouge profond à la chair orangée, sucrée et très parfumée, qui parvient à maturité fin août.
  • Le prunier ‘Sang du dragon’ : Variété ancienne aux fruits ronds rouge orangé. La chair est également rouge, très fine, peu acide. Ces prunes se récoltent au début du mois d’août. L'arbre, très vigoureux, pourra être pollinisé par un prunier ‘Goutte d’or’.
  • Le prunier ‘Burmosa’ : Il offre des fruits assez gros, rouge clair couverts de pruine bleutée. Leur chair jaune est bien juteuse. Précoce, la récolte des fruits se fera au début du mois de juillet. Il est possible d'associer ce prunier à une variété ‘Santa Rosa’ pour une bonne pollinisation.
  • Le prunier ‘Santa Rosa’ : Ses prunes sont rouge violet avec une chair jaune rouge très parfumée et sucrée. Elles seront récoltées à la fin du mois de juillet. Un prunier ‘Sang du dragon’ lui sera associé pour favoriser sa pollinisation.

Illustrations de différentes variétés de prunes rouges

Les pruniers pourpres : une touche ornementale au jardin

Outre les fruits, certains pruniers sont également appréciés pour leur feuillage pourpre, offrant une esthétique particulière au jardin.

Le prunier de Pissard (Prunus cerasifera ‘Pissardii’)

Également appelé “prunier Myrobolan”, c’est un arbre d’ornement de taille moyenne, entre 6 et 10 mètres de haut pour autant d’étalement. Il commence par se développer en hauteur puis, au fil d’une croissance rapide, il prend ses aises dans la largeur car très dense et ramifié. Il porte une écorce noire sur le tronc qui se gerce avec l’âge, tirant sur le rouge pour les jeunes rameaux, qui peuvent être épineux. Les feuilles, toutes simples, ovales et dentées, sont d’une belle teinte brun rouge qui est particulièrement mise en valeur par des feuillages vert clair ou argentés.

Le prunier pourpre est en fleurs entre mars et avril (parfois dès février), offrant une multitude de petits bouquets de boutons roses qui s’ouvrent en une fleur d’un blanc pur. Le feuillage apparaît en même temps que les fleurs s’ouvrent. La variété ‘Nigra’ offre un magnifique contraste en fin de floraison entre les jeunes feuilles pourpre sombre et les fleurs roses. La variété ‘Spaethiana’, elle, affiche un feuillage rouge vif.

Le fruit du prunier à feuilles pourpres est comestible, certes un peu acide mais juteux et sucré et se consomme aussi bien cru que cuit. Prunus cerasifera est de culture très facile, rustique, et tellement adaptable qu’il est souvent choisi comme porte-greffe (Reine Claude, quetsche, mirabelle). Très tolérant au type de sol et au climat, il est de plus très polyvalent, pouvant s’utiliser en ornement autant qu’en fruitier, en haie vive, comme en massif. Après sa plantation, durant 2 ans, il faut veiller à l’arroser régulièrement. La taille du prunier pourpre doit être assez légère, progressive, et se réalise durant la période végétative, après la floraison si l'on ne conserve pas les fruits. Il peut cependant être conduit en haie vive et taillé alors plus régulièrement. Les drageons, eux, doivent être supprimés dès leur apparition car ils ont tendance à affaiblir l’arbre.

Le prunier Myrobolan est une variété ancienne, originaire d'Azerbaïdjan et d’Iran. Il a été ramené en Europe en 1880 par un dénommé Pissard qui était le jardinier du shah de Perse.

Le prunier des sables (Prunus cistena)

C'est un tout petit arbre qui ne dépassera pas les 2 m de hauteur, idéal pour les petits jardins. Il pousse lentement et s’élargit peu à peu jusqu’à 2,25 m, montrant un port touffu et dense de forme évasée et arrondie. Son feuillage, rouge clair au débourrement, fonce peu à peu pour atteindre une belle teinte pourpre à chocolat qui est intensifiée si l’arbre est installé au soleil. En avril, une profusion de petites fleurs blanc rosé au cœur pourpre, légèrement parfumées, s’ouvre en même temps que le feuillage, précédée par des boutons roses. Les fruits de ce prunier sont comestibles mais très acides, les oiseaux par contre adorent ces petits fruits violacés et charnus ressemblant à des cerises.

Le prunier des sables demande fort peu d’entretien et il se plaît partout en sol neutre hormis les situations trop arides ou au contraire dans des sols compacts qui se gorgent d’eau. Il pourra participer à la formation d’une haie libre ou d’un massif mais il sera également parfait en isolé dans un petit jardin. C’est aux États-Unis que cette espèce a été créée, à l’Université du Dakota du Sud.

Les variétés de pruniers à fruits rouges portent beaucoup de gourmandise au bout de leurs branches, des prunes souvent de beau calibre à la saveur parfumée. Les pruniers à feuillage rouge, eux, offrent un beau contraste dans le jardin, qu’ils soient installés en isolé ou parmi d’autres végétaux. Mais quelle que soit la couleur des fruits ou du feuillage, le prunier reste un arbre fruitier à avoir dans son jardin ou son verger.

Prunier d'ornement pourpre 'Prunus cerasifera Pissardii' Une beauté éphémère estampe en hiver

Les prunes sauvages : comestibilité et précautions

Lorsque l’on parle de prunes sauvages, elles évoquent souvent curiosité et méfiance. Leurs mystères peuvent inquiéter quant à leur consommation. Bonne nouvelle : les prunes sauvages sont bel et bien comestibles, mais attention aux noyaux. La chair, bien que parfois acidulée, est totalement sans danger.

En revanche, les noyaux contiennent une substance qui libère du cyanure. Pour illustrer, manger la chair de dix prunes mûres ne pose aucun problème. Le danger réside dans la présence d’amygdaline dans le noyau. Transformée par le corps, elle se convertit en cyanure, une toxine potentiellement mortelle. Avaler un noyau intact est généralement sans conséquence, mais le mâcher en libère la toxicité. Les intoxications surviennent généralement par erreur. Par exemple, un enfant jouant dans un jardin et consommant les fruits avec les noyaux court un risque non négligeable. Les fruits tombés, souvent fermentés, peuvent entraîner des troubles digestifs. De plus, même une surconsommation de chair peut causer diarrhée et inconfort.

Pour éviter de confondre ces prunes avec d’autres fruits potentiellement non comestibles, il est utile de connaître leurs caractéristiques.

  • Les prunes sauvages mesurent typiquement entre 2 et 4 cm, avec des couleurs allant du jaune au rouge ou violet. Leur goût oscille entre l’acide et le légèrement sucré.
  • Attention à ne pas les confondre avec la prunelle, qui est très astringente et immangeable crue.
  • Oui, absolument, si elles sont bien mûres, présentent une couleur uniforme, et ne montrent aucun signe de moisissure. Évitez celles au goût amer ou encore dures, indiquant qu’elles ne sont pas prêtes à être consommées.

Plusieurs précautions sont à prendre : ne mordez jamais dans les noyaux, évitez de laisser les enfants cueillir ou ramasser les fruits seuls, et ne consommez pas de fruits tombés depuis plusieurs jours. Il est sage de commencer par goûter une petite quantité. Les premiers signes d’intoxication peuvent inclure un goût amer intense signalant la consommation d’un noyau ou d’une toxine. Maux de tête, vertiges, et éventuellement nausées, notamment en cas de consommation excessive ou de fruits détériorés, peuvent également survenir.

Pour savourer les prunes sauvages sans danger, voici quelques étapes à suivre : cueillez des fruits mûrs, lavez-les à l’eau claire, retirez les noyaux, et ne consommez qu’une petite quantité. Pour éviter les soucis, veillez à entretenir régulièrement votre jardin : récoltez les fruits avant qu’ils ne tombent, surveillez les enfants, et ramassez rapidement les fruits tombés.

Les prunes sauvages sont propres à la consommation, le danger réside dans les noyaux et une consommation imprudente. La chair de la prune sauvage est comestible, mais le noyau est toxique. C’est valable pour toutes les variétés de prunes, qu’elles soient sauvages ou cultivées. Quand on mâche ou qu’on écrase cette amande, l’amygdaline se transforme en acide cyanhydrique, un poison violent. Heureusement, il faudrait en consommer une grande quantité pour que cela devienne vraiment dangereux pour un adulte. Mais le risque existe. Si vous avalez un noyau entier par accident, pas de panique. Il traversera votre système digestif sans libérer le poison. Le danger, c’est vraiment de le casser avec les dents. Il est difficile de donner un chiffre exact car cela dépend du poids de la personne et de la concentration en amygdaline. Mais il faudrait croquer et avaler l’amande de plusieurs dizaines de noyaux pour ressentir les premiers symptômes.

Tableau comparatif des fruits sauvages comestibles et non comestibles

Identifier les pruniers sauvages

Pour être sûr de ce que vous cueillez, il est utile de connaître un peu mieux l’arbre ou l’arbuste qui donne ces fameuses prunes sauvages.

Le prunellier, ou épine noire

C'est un arbuste qui pousse spontanément partout en France, souvent en bordure de forêt ou dans les haies. Il est facile à reconnaître car il est très touffu et couvert de longues épines pointues.

  • Fruits : Il donne de petites prunes bleu noir, les prunelles.
  • Goût : Si vous goûtez une prunelle avant les premières gelées, votre bouche sera toute sèche. C’est très astringent à cause des tanins. La récolte se fait donc tard en automne. Le meilleur moyen est d’attendre les premières grosses gelées de l’automne. Le froid modifie la structure chimique du fruit et réduit fortement son âpreté.
  • Oui, absolument. Le prunellier est excellent pour créer une haie défensive et mellifère.

Le prunier myrobolan

C'est un arbre fruitier qui peut atteindre 5 à 7 mètres de haut. On le trouve souvent à l’état sauvage, car il sert de porte-greffe pour de nombreux arbres fruitiers comme les pruniers, les pêchers ou les abricotiers.

  • Fruits plus gros : Il donne des fruits qui ressemblent à de petites prunes ou de grosses cerises.
  • Goût : La chair est juteuse, sucrée et légèrement acidulée. Sa période de récolte est bien plus précoce, en plein été.
  • Le prunier myrobolan est un bel arbre fruitier très résistant qui demande peu d’entretien.

Le Prunier de Damas (Prunus domestica subsp. insititia)

Ce prunier est considéré comme l’ancêtre sauvage de la quetsche et de la mirabelle. Il est moins commun que les deux autres, mais on peut le trouver dans des haies anciennes ou à l’orée des bois. Il produit des fruits de taille intermédiaire, souvent de forme un peu plus ovale que le myrobolan. La couleur est généralement bleu-violacé. Leur goût est très bon, sucré et parfumé. Si vous en trouvez, c’est une excellente cueillette.

La cueillette des fruits sauvages : règles et utilisations

La cueillette des fruits sauvages, c’est simple, mais il y a quelques règles à suivre pour que ça reste un plaisir. Le timing change selon la variété.

  • Pour le prunier myrobolan : C’est en été, de juillet à septembre. Le fruit doit être souple au toucher et sa couleur bien vive, jaune ou rouge.
  • Pour le prunellier : Il faut être patient. La récolte se fait en automne, après les premières gelées. C’est essentiel pour que le fruit perde son astringence.

Il faut toujours s'assurer que le fruit est bien mûr et qu'il se détache facilement sans forcer.

Quand vous êtes dans la nature, vous n’êtes pas seul. La faune sauvage, comme les oiseaux et les petits mammifères, dépend aussi de ces fruits pour se nourrir et passer l’hiver.

  • Ne prenez pas tout : Laissez toujours une bonne partie des fruits sur l’arbre.
  • Respectez l’arbre : Ne cassez pas les branches pour atteindre les fruits les plus hauts.
  • Vérifiez la propriété : Assurez-vous que vous êtes sur un terrain public.

Prunier d'ornement pourpre 'Prunus cerasifera Pissardii' Une beauté éphémère estampe en hiver

Que faire de sa récolte ?

Une fois votre panier rempli, que faire de toutes ces prunes sauvages ? La plupart sont meilleures cuites, car la cuisson concentre le sucre et adoucit leur goût, surtout pour les variétés les plus acides.

  • La confiture : C'est la recette la plus simple et la plus populaire. Les prunes myrobolans sont parfaites pour ça. Il faut laver les fruits, les couper en deux et retirer le noyau. Laisser macérer quelques heures, puis faire cuire à feu doux jusqu’à ce que le mélange épaississe. Mettre en pots propres et stérilisés.
  • Avec les prunelles : Dont le goût reste fort, la gelée ou la liqueur maison sont les meilleures options. Pour une liqueur de prunelles : piquez les fruits avec une aiguille, mettez-les dans un grand bocal, recouvrez d’eau-de-vie (ou de gin) et ajoutez environ 250g de sucre par litre d’alcool. Laissez macérer 2 à 3 mois en secouant de temps en temps, puis filtrez.

Oui, la peau se mange sans aucun problème. Elle contient d’ailleurs beaucoup de saveur et de nutriments. La confusion avec d'autres fruits non comestibles est rare. Les fruits qui pourraient ressembler de loin, comme ceux du laurier-cerise, ont des feuilles très différentes (grandes, lisses et persistantes).

Facteurs affectant la fructification des pruniers

Un prunier Reine-Claude sans fruit peut susciter des interrogations. Selon les spécialistes, il est important de considérer plusieurs facteurs avant de s'inquiéter.

Âge du prunier et identification

Si le prunier a été planté récemment, il est normal qu'il ne produise pas de fruits la première année. En revanche, un prunier en place depuis plusieurs années devrait commencer à fructifier. Toutefois, il est crucial de s'assurer qu'il s'agit bien d'un prunier Reine-Claude, une variété auto-fertile qui n'a pas besoin d'un autre arbre pour être fécondée. L'identification est plus aisée lorsque les fruits sont présents, mais en leur absence, cela peut devenir compliqué.

L'importance de la taille

Un prunier mal taillé ou non taillé du tout pourrait expliquer l'absence de fruits. La taille doit être effectuée en janvier ou février, en se limitant à une éclaircie des branches et à un rééquilibrage léger pour éviter une croissance désordonnée. Une taille inappropriée pourrait perturber la fructification, d'où l'importance de faire appel à un professionnel si nécessaire.

La qualité du sol

Le sol joue un rôle essentiel dans la croissance d'un prunier. Ce dernier préfère les sols compacts et capables de retenir l'humidité. Un sol trop sablonneux, qui ne retient pas suffisamment d'eau, ne conviendra pas au prunier Reine-Claude. Si le sol n'est pas adéquat, envisager de planter des arbres plus adaptés, comme un pêcher, un abricotier ou un cerisier, pourrait être une meilleure option. Âge de l'arbre, qualité de la taille et nature du sol sont autant de facteurs à prendre en compte.

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