Le prunier, cet arbre fruitier emblématique, propose une myriade de variétés aux saveurs toujours agréables, dont certaines portent des noms iconiques comme la Reine-Claude, la Mirabelle ou la Quetsche. L'espèce Prunus domestica est divisée en plusieurs sous-espèces, parmi lesquelles on retrouve le prunier commun (Prunus domestica subsp. domestica) avec ses fruits oblongs, le prunier Reine-Claude (Prunus domestica subsp. italica) aux fruits dorés à verts très prisés comme prunes de table, et le prunier mirabelle (Prunus domestica subsp. syriaca) avec ses petites prunes rondes et jaunes au parfum délicat. C'est un arbre haut de 6 à 8 mètres, particulièrement cultivé dans l'Est et le Sud-Ouest de la France pour les variétés destinées à la production de pruneaux, comme la "prune d’Ente", dont le fruit est le célèbre pruneau d’Agen. Le prunier Mirabelle, par exemple, est issu du croisement de Prunus insititia et de Prunus cerasifera (ou Prunus Myrobolana).

Principes Fondamentaux de la Culture du Prunier
Le succès de la culture du prunier repose sur quelques principes fondamentaux. Son système racinaire superficiel, caractéristique de l’espèce, nécessite une attention particulière à la gestion de l’eau. Cette particularité morphologique explique pourquoi les pruniers souffrent rapidement en cas de sécheresse prolongée, mais aussi pourquoi ils réagissent positivement à un paillage approprié et à un désherbage soigné. L’exposition ensoleillée à mi-ombragée convient parfaitement à cet arbre qui apprécie la lumière sans craindre une ombre légère. Les pruniers sont le plus souvent très rustiques, ce qui permet de les voir cultivés partout en France, y compris dans des régions réputées froides ou en altitude. Cependant, les variétés de prunier japonais, pruniers Quetsches et pruniers Mirabelle sont plus sensibles au froid, et les deux derniers (Quetsche - Mirabelle) aux gelées de printemps, au moment où les fleurs et jeunes fruits apparaissent, car elles peuvent être fatales à la production de l’année.
Le Rôle Essentiel des Porte-Greffes
Ces différentes variétés de pruniers sont généralement cultivées sur la base d'arbres porte-greffes qui possèdent des qualités de croissance et de sol permettant la culture en sol sec ou, au contraire, lourd. Le porte-greffe permet en effet une grande souplesse en termes de terrain, de climat, d’environnement. Il s’agit d’un arbre du même genre, souvent des pruniers d’espèces diverses ou bien d’autres espèces comme l'amandier, le pêcher ou encore l'abricotier. Le porte-greffe est choisi principalement en fonction de son adaptabilité au sol, mais aussi de la productivité qu’il offre au fruitier, de la vitesse de sa mise à fruit, ou encore de sa résistance à des maladies.
Le Myrobolan, très utilisé, tolère les sols collants ou, au contraire, très drainants. Il a une mise à fruit rapide et est très bien adapté aux climats doux, par contre il est très drageonnant. Le Saint-Julien est également répandu. Il aime les terres lourdes et fraîches. De vigueur modérée, il convient aux formes palissées ou de taille limitée. Le prunier sauvage peut être un arbre pour greffe, du moins lorsqu’il est prélevé localement. Il est en effet dans ce cas totalement adapté aux conditions naturelles de l’endroit.
La Plantation du Prunier Basse Tige
Le prunier peut être planté durant l’hiver, hors période de gel. Il peut également être planté au printemps. Un ajout de compost ou de fumier bien décomposé à la terre ne pourra qu’être bénéfique à la croissance de votre fruitier. Décompactez correctement le fond du trou de plantation puis installez un tuteur. Placez le scion de façon à ce que son collet soit au-dessus de la surface avant de remplir à nouveau le trou de terre et de tasser. Si vous avez acheté un prunier à racines nues, vous prendrez le temps d’habiller ses racines et de les praliner avant la mise en place. Souvent auto-stérile, le prunier gagne de toute façon à être accompagné par d’autres variétés de pruniers. La pollinisation est stimulée par des végétaux variés et la fructification est donc meilleure. Pour permettre un développement optimal de l’arbre, espacez chaque prunier d’au moins 3 à 4 mètres si vous les plantez en ligne.
Conseils Professionnels pour Tailler ton Prunier (étape par étape)
L'Entretien du Prunier Sucré Vert
Le prunier Reine-Claude 'Verte' préfère un sol léger, bien drainé, riche en éléments nutritifs. Un sol légèrement acide à neutre est idéal. Il se plaît dans les climats tempérés, mais est également résistant au froid. Pour ce qui concerne l'arrosage, il faut rappeler que l’arbre apprécie les sols frais. Si le prunier manque d’eau, les feuilles et les fruits tombent prématurément. La première année suivant la plantation, arrosez copieusement (10 litres) votre Prunier Reine-Claude, une fois par semaine. Espacez les arrosages durant l’année suivante. Il supporte ensuite assez bien les sécheresses passagères. Un paillage permet de conserver un peu de fraîcheur en été.
Taille et Formation
Le prunier est un arbre qui n’apprécie pas les coupes trop sévères. La taille du prunier n’est donc pas complexe. Elle doit être faite pendant le repos végétatif du figuier, sur les 2 ou 3 premières années. Elle peut être différente selon les variétés et les régions. Dans le sud, on effectue la taille généralement sur l’arbuste pendant le repos végétatif. Le prunier Reine-Claude peut être conduit en basse, demi ou haute tige. Bien qu’un prunier se taille, il supporte assez mal ce geste et il est souvent préférable de le laisser se développer librement. La taille est ainsi limitée aux branches mortes, abîmées ou mal placées, en intervenant à l’automne, tous les 4 à 5 ans. Utilisez toujours un matériel propre, désinfecté et aiguisé.
Les pruniers sont des arbres acrotones, ils ont un port élancé, avec une dominance apicale forte. Tous les fruitiers du groupe des Prunus ont une particularité, ils ne peuvent pas repercer sur du vieux bois. Une taille régulière est donc nécessaire, car ils fructifient sur des jeunes rameaux, de l’année ou de la précédente. De plus, ils ont tendance à développer la gommose, qui touchent particulièrement les cerisiers et les abricotiers, mais les pruniers n’en sont pas exempts. On appelle « bouquets de mai » les bourgeons regroupés sur ces jeunes rameaux. Lorsque ces bourgeons sont uniquement à fleurs, on appelle les rameaux des « chiffonnes » ; les « mixtes », quant à eux, portent à la fois des bourgeons à fleurs et à bois.
La taille d’éclaircissage est par contre moins nécessaire chez les pruniers et autres Prunus, car ils ont moins tendance à l’alternance. Seuls les pruniers palissés peuvent faire l'objet de cette taille, ils donneront de plus beaux fruits. La taille de formation consiste seulement à sélectionner les branches de prunier sauvage les mieux placées, qui seront conservées, et donc à supprimer les autres. Ces branches choisies seront rabattues afin de se renforcer. Elles le seront tous les ans, pour former de belles et robustes charpentières. La taille de formation se réalise lorsque le prunier est très jeune, les plaies de taille sont ainsi bien plus petites. Elle se fait en fin d’hiver. En été, il s’agira surtout de tailles de fructification et de nettoyage. Après la récolte, les branches seront raccourcies et les branches mal placées ou abîmées seront supprimées. Les pruniers porte-greffes sont nombreux à drageonner, supprimez ces rejets dès que possible. Vous pouvez également les garder pour en faire des porte-greffes. Les grosses tailles sur les arbres à noyau se font en automne, en sève descendante. Le risque de gommose est ainsi moins important.

Fertilisation
Le prunier Reine-Claude apprécie des apports de compost ou de fumier en hiver, en particulier s’il est installé dans une terre pauvre. Si votre prunier fructifie mal ou pas du tout, bien que sa végétation soit apparemment satisfaisante, ce défaut peut être dû à un sol trop riche en azote qui incite l’arbre à pousser “à bois”, plutôt qu’à faire des fruits. Le remède consiste alors à apporter une fumure riche en acide phosphorique et potasse, pour établir un équilibre plus favorable (type engrais arbres).
Les Variétés de Prunier et leurs Caractéristiques
Le prunier propose de nombreuses variétés aux saveurs agréables. Certaines variétés sont auto-stériles (parmi les Reines-Claudes notamment), et leurs fleurs ne peuvent être fécondées si d’autres variétés pollinisatrices n’existent pas dans le proche voisinage. Il faut évidemment en planter dans ce cas.
Voici quelques variétés populaires et leurs particularités :
- Golden Japan (maturité fin juillet-début août) : Fruit assez gros à gros, jaune doré. Chair jaune de bonne qualité. Arbre de bonne vigueur, très productif. Assez fertile. Veillez à dégager le centre de la couronne.
- Président (maturité 2e quinzaine de septembre) : Gros fruit oblong, rouge foncé. Chair jaune, juteuse. Arbre de bonne vigueur, productif. Mise à fruit rapide.
- Prune d’Ente ou prune d’Agen (maturité début septembre) : Gros fruit violet. Idéal pour le séchage (pruneau). Arbre vigoureux et productif. Autofertile.
- Quetsche d’Alsace (maturité début août) : Fruit moyen ou assez gros, ovoïde. Pourpre violacé foncé, pruiné de bleu. Arbre vigoureux et productif. Préfère les sols légers et riches. Autofertile.
- Reine-Claude d’Althan (maturité début août) : Gros fruit rouge violacé à maturité, de forme arrondie, légèrement aplati, très pruiné. Arbre vigoureux. Mise à fruit rapide et très bonne productivité. Pollinisé par Reine-Claude d’Oullins et Mirabelle de Nancy.
- Reine-Claude de Bavay (maturité mi-septembre) : Gros fruit arrondi jaune verdâtre. Chair juteuse, sucrée et parfumée, de très bonne qualité. Arbre de bonne vigueur et productif. Mise à fruit rapide. Autofertile.
- Reine-Claude dorée (maturité mi-août) : Assez gros, arrondi, vert doré, teinté de rose au soleil. Très bonne. Arbre vigoureux et productif. Autostérile, pollinisé par Reine-Claude d’Oullins. Atteint 8 m à l’âge adulte.
- Reine-Claude d’Oullins (maturité début août) : Gros, sphérique, jaune canari, légèrement teinté de rose et pruiné de blanc. Qualité moyenne. Arbre très vigoureux et fertile. Sert de pollinisateur pour les variétés auto-stériles. Atteint 8 m à maturité.
- Reine-Claude tardive de Chambourcy (maturité fin septembre) : Assez gros, sphérique, vert jaunâtre, pruiné de bleu. Arbre vigoureux et moyennement productif. Autofertile. Préfère les situations abritées.
- Reine-Claude violette (maturité début septembre) : Moyen ou assez gros, violet foncé, granité ou marbré de fauve. Pruiné bleuté. Arbre assez vigoureux. Réclame la présence de variétés pollinisatrices.
- Stanley (maturité 1ère quinzaine de septembre) : Gros fruit assez allongé, violet rougeâtre très foncé. Chair verte, ferme, sucrée. Bon pour le séchage (pruneau). Arbre de bonne vigueur et productif. Mise à fruit très rapide. Autofertile.
- Prunus domestica 'Reine Claude Verte' : Cette variété historique et très populaire est connue pour sa chair jaune, tendre, sucrée et intensément aromatique. Ses gros fruits vert-jaune, récoltés dès le début août, font le bonheur des amateurs de prunes de table, tartes et confitures. Le noyau ne se détache pas facilement, mais cela est largement compensé par la qualité gustative exceptionnelle de la chair. Rustique et bien adaptée au climat suisse, le prunier Reine-Claude se développe très bien en altitude. Il convient aussi bien pour les vergers d’amateurs que pour une culture biologique naturelle, sans traitement intensif. Facile à cultiver, elle offre des récoltes généreuses chaque année et saura séduire les amateurs de fruits de qualité. Sa croissance est modérée à rapide au début, puis se stabilise à une vitesse régulière. Ce prunier attire les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons, contribuant ainsi à la biodiversité du jardin.
- Reine-Claude de Moissac : Prune jaune verdâtre, sucrée et acidulée, récolte précoce. Variété autofertile.

Le Prunier Sauvage : Un Ancêtre Important
Le prunier sauvage est un prunier répandu dans les jardins et vergers, et il n’est plus si sauvage, même s’il pousse toujours spontanément dans toute l’Europe. Il est parent avec nombre de nos variétés préférées, même si on ne sait pas toujours à quel titre, et a donné quelques cultivars aux fruits tout à fait délicieux. Peu exigeant, il pourra s’adapter partout grâce à un porte-greffe sélectionné avec soin et des tailles bien menées feront de lui un arbre fruitier beau et productif. Le prunier sauvage, Prunus domestica subsp. insititia (syn. Prunus insititia), est un arbre qui pousse spontanément dans la nature tant en Europe occidentale qu’en Turquie, voire plus à l’est encore. On le trouve dans les bois et les haies, les friches agricoles, les terrains vagues, formant des fourrés inextricables et souvent épineux (ce ne sont pas de vraies épines, plutôt des rameaux dégénérés). Il est également appelé “prunier de Damas”, “prunéolier” ou encore “prunier crèque”. Ses fruits sont plus petits, de 2 à 3 cm de diamètre, sucrés, légèrement âpres. De couleur bleu-noir, ils ont une chair qui adhère au noyau.
Le prunier sauvage forme un arbre de 3 à 8 m de haut en moyenne, d’une envergure de 3 à 4 m, au feuillage dentelé et oblong. Il montre des fleurs blanches en bouquets tôt au printemps, apparaissant avant les feuilles sur les rameaux de l’année précédente. Les fruits sont recouverts de pruine, une pellicule de protection contre les agressions extérieures (soleil, parasites…) qui leur donne un aspect poussiéreux. Ces fruits sont des drupes, c’est-à-dire des fruits dont la graine, ici une amande, est entourée d’une enveloppe charnue qui ne la libère que lorsqu’elle se décompose (ou bien est mangée !).
Une querelle d’experts : le prunier sauvage fait toujours l’objet de débats entre les botanistes, soit espèce spontanée qui a donné les mirabelles, les reines-claudes, les prunes d’Agen ou encore les prunes Saint-Julien, soit une sous-espèce du prunier commun. Il semble qu’il soit parvenu en France grâce aux croisés qui, faute de remporter une victoire, se seraient battus “pour des prunes”.

Quelques variétés de prunier sauvage :
- Le prunier de Damas rouge : une peau allant du rouge clair au rouge sombre, à la chair jaune très sucrée et fondante, à maturité en août.
- Le prunier ‘Damas de Tour’ : petite prune à épiderme violet à rouge, à chair ferme et acidulée, bien sucrée. Maturité entre fin juillet et août.
- Le petit Damas (ou Damassine) : petite prune ronde à épiderme rouge violet, à chair fine et sucrée, très moelleuse. Maturité en août.
- Le prunier ‘Damas Dronet’ : petite prune oblongue à épiderme jaune et chair fine et juteuse, bien parfumée.
Maladies et Ravageurs du Prunier
Un végétal cultivé dans de bonnes conditions, fertilisé mais sans excès, aura plus de facilité à se défendre contre les parasites et agents pathogènes qu’un arbre stressé. C’est pourquoi il est si important de respecter les exigences de sol et de climat, un porte-greffe adapté aux conditions est notamment primordial.
Maladies Cryptogamiques et Bactériennes
Les maladies cryptogamiques et les maladies bactériennes pourront être traitées préventivement par des applications de bouillie bordelaise, alternées avec du purin de prêle. La destruction des organes touchés (feuilles, fleurs, fruits, rameaux) est une mesure prophylactique efficace pour limiter la contamination.
- La rouille : causée par des champignons Tranzschelia, elle stoppe la production de lignine. Leurs spores se déposent sur le revers des feuilles, formant des amas brun violacé qui produisent des altérations jaune orangé sur la face visible de ces feuilles. Celles-ci prennent ensuite une teinte plombée et les taches se fissurent, puis les feuilles tombent, tout comme les fruits. Les spores peuvent aussi se déposer sur les branches les plus basses. La rouille du prunier peut être responsable de la perte de récolte car elle altère le bon développement de l’arbre, en atteignant feuilles et rameaux.
- La moniliose : touche en premier lieu les fleurs du prunier sauvage. Celles-ci se dessèchent, tout comme les feuilles, les fruits se marquent de pourriture brune bordée de cercles de spores clairs. Tous ces organes végétaux restent accrochés sur l’arbre, les fruits à l’état de momies. L’écorce se crevasse et montre des chancres qui vont abriter les spores durant l’hiver.
- La cloque : également appelée la “maladie des pochettes”, car les fruits restent plats, sans noyau, prenant une teinte blanche. Ils finissent par tomber.
- La criblure à coryneum : se remarque par les taches circulaires rouge violacé qui apparaissent sur les feuilles du prunier, celles-ci peuvent tomber prématurément. L’écorce peut également présenter des taches ainsi que des exsudats de gomme.
- La tavelure : une maladie qui touche aussi bien les feuilles et les rameaux que les fruits. Ces derniers présentent des taches circulaires qui deviennent liégeuses. Les feuilles, elles, se craquellent.
- La maladie du plomb : une maladie grave qui touche d’abord les feuilles, qui prennent alors une teinte vert métal, puis le reste de l’arbre qui a une croissance ralentie et peut dépérir en quelques années.
- La sharka : un virus transmis par les pucerons. Les fruits deviennent impropres à la consommation : un goût très acide, des taches, des déformations.
Les Parasites
- Les pucerons : L’impact des pucerons sur les arbres fruitiers est divers. Ils affaiblissent l’arbre du fait des prélèvements de sève, sécrètent un miellat qui se dépose sur les feuilles et y entraîne le développement de fumagine, une moisissure noire, cendreuse, qui empêche le processus de photosynthèse de s’effectuer correctement. Vérifiez la présence de pucerons et traitez le cas échéant. Leur présence peut ralentir le développement de l’arbre et abîmer la récolte.
- Le puceron vert du prunier : qui en réalité peut être vert jusqu’à brun en passant par le jaune vert, pique les feuilles du prunier pour récolter la sève. Lorsque la colonie est importante, les feuilles attaquées peuvent se crisper et s’enrouler sur elles-mêmes.
- Le puceron brun du prunier : est à l’origine d’un recroquevillement des feuilles semblable à celui provoqué par la cloque sur le pêcher. Son action entraîne des retards de développement du prunier.
- Le puceron farineux du prunier : est de teinte vert pâle, recouvert par une pruine claire et farineuse. Sous ses piqûres, les feuilles tombent prématurément, les fruits ne se développent pas et l’arbre s’affaiblit.
- Les psylles : sont de la même famille que les pucerons ou encore les cigales. Elles ressemblent d’ailleurs à une toute petite cigale. On peut la reconnaître également grâce à sa façon qu’elle a de se déplacer : elle fait des bonds. Cet insecte se nourrit de la sève de larve et produit une « cire » et du miellat. Peut apparaître ensuite la « fumagine ». Les jeunes pousses engluées et déformées et la présence de filaments cireux et de fumagine sur les rameaux de vos arbres fruitiers ou d’ornement sont des signes de leur présence. Les larves de la psylle sont très voraces et dangereuses pour l’arbre. On pourrait parler de la psylle au pluriel car il en existe presque une par type d’arbre… Les larves sont jaunes, brunes ou vertes, très petites et plates. Les feuilles du prunier sont piquetées, recouvertes de miellat, et se déforment. Nettoyez le feuillage au jet d’eau puis pulvérisez un mélange d’eau et de savon noir. Pulvérisez de l’eau sur le dessus et le dessous des feuilles.
- Les acariens : L’acarien rouge des pomacées (ou tétranyque des pommiers) ne s’attaque pas seulement aux pommiers, mais à la plupart des arbres fruitiers. Rouges ou orangés, ces petits acariens piquent le feuillage, celui-ci jaunit, puis brunit avant de prendre un aspect plombé. La photosynthèse se fait mal et l’arbre se déshydrate. L’année suivante, lorsque les œufs éclosent, les larves s’installent sur les jeunes pousses qui se crispent. L’acarien des bourgeons du prunier : ce sont les larves de cet acarien qui causent des dégâts, entraînant par leurs piqûres la formation de galles brunes, souvent à la base de bourgeons. Elles attaquent également les fleurs qui avortent.
- Les cochenilles : La cochenille ostréiforme affiche un corps allant du jaune au rouge, recouvert d’un bouclier gris vert circulaire. En piquant les organes végétatifs pour se nourrir, cette cochenille provoque des défauts de croissance des cellules végétales, les rameaux sont déformés, se dessèchent, les fruits ne sont pas consommables et l’arbre peut dépérir. La cochenille rouge du poirier a divers hôtes, dont le prunier. Elle se repère à son bouclier grisâtre au centre rouge. Les effets sont les mêmes que pour la cochenille ostréiforme, le prunier peut également exsuder de la gomme.
- Le carpocapse (Cydia funebrana) : Parmi les ravageurs qui peuvent affecter la culture du prunier, le carpocapse représente l’une des préoccupations majeures des arboriculteurs. Le carpocapse du prunier présente un cycle de développement caractéristique qui s’étale sur plusieurs mois. L’adulte, un petit papillon gris-brun d’environ 12-15 mm d’envergure, devient actif au crépuscule à partir de mai-juin. Le carpocapse peut produire deux à trois générations par an selon le climat, avec des pics d’activité en juin-juillet puis en août-septembre.
- L’hoplocampe (Hoplocampa flava) : est un petit hyménoptère dont la larve représente un ravageur redoutable pour les pruniers. L’adulte, une petite « mouche » jaunâtre de 4-5 mm, émerge en avril-mai lors de la floraison.

Formes de Culture du Prunier
Le prunier se cultive uniquement en formes libres, sur haute, demi ou basse tige pourvue d’un tronc de 50 à 60 cm. La hauteur limitée de cette dernière facilite soins et cueillette. Distance de plantation : 5 à 6 m. Le prunier haute-tige est la forme la plus vigoureuse. Le prunier mi-tige présente une vigueur moyenne. Le prunier buisson est une forme de faible vigueur. Le scion correspond à un prunier buisson, mais d’une année plus jeune. Il a donc besoin d’un peu plus de temps avant la mise à fruits.
Les pruniers sauvages en verger ou dans le jardin peuvent être conduits de différentes façons :
- Les formes libres : l’arbre garde un port naturel, même s’il est taillé. Il est conduit sur son tronc et affiche une ramure ample. Le prunier de plein vent peut être sur haute-tige (ou tige) ou sur demi-tige.
- Les formes palissées : pour un gain de place et une bonne productivité, les pruniers sont conduits à plat, les branches charpentières attachées sur des supports fixés à un mur ou en ligne. On appelle également ce type de forme “en espalier”. Le prunier sauvage est taillé en U, en double U ou encore en éventail.
- Les formes en arcure : elles sont obtenues par attachement et par haubanage. Arquer les branches sert à ouvrir la ramure de l’arbre fruitier et à lui faire transformer les yeux à bois en yeux à fleurs. L’arbre, laissé à lui-même, a en effet tendance à pousser droit vers la lumière. Les branches sont arquées dès que la végétation reprend, au printemps. On peut voir des pruniers en parapluie, en gobelet, en axe… L’arcure peut cependant être utilisée sur toute forme pour stopper la croissance d’une branche ou la rendre plus fructifère.