Quand et comment planter groseilliers et myrtilliers pour des récoltes abondantes ?

Planter des petits fruits comme les groseilliers et les myrtilliers est une excellente manière d'enrichir son jardin et de profiter de récoltes gourmandes. Ces arbustes, s'ils sont bien installés et entretenus, offrent des fruits délicieux et riches en nutriments.

Illustration de divers petits fruits comme les groseilles et les myrtilles sur leurs arbustes

Le myrtillier : un fruit aux multiples facettes et bienfaits

La myrtille, qu'elle provienne d'une variété sauvage (Vaccinium myrtillus) ou d'un myrtillier arbustif de culture (Vaccinum corymbosum), est un fruit aux nombreux bienfaits unanimes. En plus de ses apports nutritionnels importants, elle permettrait de réduire les risques de diabète et les risques cardiovasculaires tout en ayant des effets positifs sur la santé oculaire. Elle est aussi connue pour réguler le transit intestinal et soulager en cas de diarrhée.

Myrtilliers sauvages ou arbustifs : comprendre les différences

En France, les myrtilles étaient initialement uniquement sauvages (Vaccinium myrtillus), et ne se trouvaient que dans les bois, poussant sans problème à l’ombre légère. Cependant, leur succès grandissant a vu l'apparition et la culture d'une autre espèce de myrtillier : les myrtilliers arbustifs. Le myrtillier américain (Vaccinum corymbosum), ou "bleuet", présente en effet l’avantage d’offrir des fruits plus gros et un meilleur rendement.

Pour les différencier, si vous avez un doute sur la variété qui se présente à vous, goûtez un fruit : s’il est âpre, c’est un myrtillier sauvage. La pulpe permet aussi de les différencier. Le myrtillier que nous cultivons dans nos jardins, Vaccinum myrtillus, est né du croisement entre la myrtille sauvage de nos montagnes et celle d'Amérique, deux fois plus grande. Il forme un petit arbre caduc dépassant 1 mètre de haut, et dont le feuillage se colore en rouge cuivré en automne.

Comparaison visuelle entre un myrtillier sauvage et un myrtillier arbustif cultivé

Choisir les variétés de myrtilliers

Il existe quelques variétés de myrtillier, se différenciant par leur date de maturité, permettant des récoltes étalées dans le temps. Pour favoriser la pollinisation et donc la fructification, installez au jardin diverses variétés de myrtillier, au moins deux.

  • Le myrtillier 'Bluetta' est la variété la plus précoce, donnant des fruits du 15 août au 15 septembre. Ses grappes de baies bleues presque noires sont fermes et subtilement acidulées.
  • Le myrtillier à gros fruits 'Bluecrop' donne des fruits du 1er août au 10 septembre. Cet arbre est vigoureux, au port érigé et très productif, donnant de grosses grappes de fruits de calibre moyen ou gros, bleu-noir.
  • Le myrtillier à gros fruits 'Jersey' donne des fruits du 15 août au 15 septembre.
  • Le myrtillier 'Darrow' est la variété la plus tardive, donnant des fruits du 1er septembre au 15 octobre. Ses gros fruits sont de très bonne qualité.
  • La variété 'Patriot' offre des fruits énormes.
  • La variété 'Berkeley' se récolte en juillet.
  • L'originalité d'une 'Pink Lemonade' est d'offrir de grosses baies roses.

Quand et comment planter le myrtillier ?

Le myrtillier se plante d'octobre à mars, mais préférez les plants en racines nues, avec un meilleur taux de reprise et une présentation plus économique. Même si les plants en contenants peuvent s'installer toute l'année (hors période de gel ou de canicule), préférez l'automne et l'hiver pour planter votre fruitier. Il s'installera plus facilement, profitera de la froideur hivernale pour sortir de sa dormance et sera prêt à vous régaler dès la première année. Planter en fin d’été ou en début d’automne est également une période propice, en prenant garde aux gelées.

Quelle exposition choisir ?

Optez pour un emplacement lumineux, de préférence à mi-ombre ou bien ensoleillé mais impérativement protégé des rayons ardents et des vents secs. Car, si le myrtillier ne craint pas le gel, il redoute la chaleur ! Il s’installe à la mi-ombre dans le Sud de la France, au soleil dans le Nord. Il doit être à l'abri des vents secs et des fortes chaleurs.

Préparation du sol et plantation en pleine terre

Les myrtilliers arbustifs font partie des plantes dites de "terre de bruyère", comme les azalées ou les rhododendrons, et prospèrent plutôt sur sols acides, pauvres en calcaire. Si votre terre est franchement calcaire, préférez-lui un autre fruit rouge (framboisier, cassissier, groseillier…). En terre légèrement calcaire, creusez un plus grand trou de plantation (40-50 cm de diamètre) et remplissez-le de terre de bruyère.

Prévoyez une distance de 80 cm entre vos plants. La terre de jardin répondant rarement aux exigences en acidité du myrtillier, creusez un trou large et profond de 60 cm au moins. Déposez une bâche, que vous percerez au préalable, au fond du trou. Versez dans le trou du gravier ou autres matériaux pour assurer le drainage, sur 10cm d'épaisseur. La terre est alors bien travaillée, bien ameublie, débarrassée de tous les déchets, cailloux et autres racines. Puis elle est mélangée à de la terre de bruyère pour apporter légèreté et acidité. Les proportions ? 1/3 de terre du jardin pour 2/3 de terre de bruyère. Dans les sols naturellement acides, il suffira d'ajouter un terreau d'écorces bien décomposées au moment de la plantation.

En amont de la plantation :

  • Dans le cas d'un myrtillier en contenant, faites tremper la motte quelques instants, laissez égoutter, dépotez et démêlez les racines.
  • Dans le cas d'un myrtillier à racines nues, retaillez les racines sur quelques centimètres puis pralinez-les (enrobez-les d'un mélange de boue, d'eau et de compost).

Le trou, la terre de rebouchage et le plant ainsi préparés, voici comment procéder pour planter un myrtillier :

  1. Faites un apport de corne torréfiée au fond du trou et recouvrez avec votre mélange de terre de jardin et de terre de bruyère amendé d'un peu de fumier ou compost bien décomposé.
  2. Déposez votre myrtillier bien au centre du trou en plaçant le collet juste au-dessus de la surface.
  3. Rebouchez le trou en tassant légèrement au fur et à mesure.
  4. Formez une cuvette au pied.
  5. Arrosez copieusement.

Myrtille : plantation et entretien - Truffaut

La plantation en pot

Toutes les variétés de myrtilliers se prêteront à une culture en pot. Là encore, vous choisirez au moins deux pieds de variétés différentes pour permettre la pollinisation croisée et donc la fructification (à moins que vous ne choisissiez une variété autofertile). L'arbuste étant vigoureux, choisissez un pot assez grand, d'au moins 45 cm de largeur et de profondeur. Préférez la terre cuite pour une meilleure circulation de l'air et de l'humidité au niveau de la motte.

Vos contenants choisis (impérativement percés au fond), procédez de la même manière que décrite précédemment : trempage de la motte pour un myrtillier en contenant, pralinage pour un racines nues. Voici, par la suite, comment planter un myrtillier en pot :

  1. Tapissez le fond du pot avec une couche drainante épaisse de gravier ou de billes d'argile.
  2. Remplissez d'un mélange composé d'1/3 de terre végétale et de 2/3 de terre de bruyère amendé d'une poignée de compost.
  3. Déposez l'arbuste bien au centre, collet (l'intersection entre tronc et racines) à fleur de surface.
  4. Remplissez le vide avec le reste de substrat.
  5. Arrosez généreusement.

Diagramme illustrant la plantation d'un myrtillier en pot avec les différentes couches de drainage et de substrat

Entretien du myrtillier

L'exposition à la mi-ombre et la qualité de la terre ou du substrat de plantation auront une importance majeure dans la réussite de votre culture. Le myrtillier est un arbre qui demande peu de soins, et qui est peu sujet aux maladies, du moment que ces exigences de cultures sont respectées. Toutefois, quelques gestes supplémentaires favoriseront de généreuses récoltes :

  • Un arrosage régulier pour maintenir une motte toujours légèrement humide. Le myrtillier appréciant la fraîcheur, paillez le pied qu'il soit en pleine terre ou en pot. Ceci le maintiendra au frais et réduira les besoins en eau. Quant à l'eau justement, préférez-la douce, non calcaire. Récupérez l'eau de pluie ou laissez l'eau du robinet reposer 24 h avant de l'utiliser.
  • La présence d'un paillage de préférence organique pour maintenir la fraîcheur et enrichir la terre lors de la décomposition.
  • Un nettoyage à la fin de l'hiver avec suppression du bois mort et des branches abîmées ou entremêlées.
  • Un apport de compost sur une surface griffée à l'automne.
  • Un apport d'engrais petits fruitiers au printemps.

Protégez les myrtilles de la gourmandise des oiseaux en posant un filet ou quelques objets effaroucheurs. La chenille arpenteuse aime s’en prendre aux pieds de myrtilles, surveillez donc les attaques de chenilles !

Récolte et conservation des myrtilles

À maturité, les myrtilles mesurent 1,50 à 2 m de haut. Elles sont très productives, même encore jeunes. Le myrtillier produit dès la première année de plantation. Globalement, le fruit doit être bien bleu (ou rose dans le cas unique de 'Pink Lemonade'), ferme et juteux. Procédez le matin alors que les baies sont encore fraîches.

Si vous souhaitez les consommer ainsi, au naturel, n'attendez pas pour que les fruits gardent toute leur saveur. Pour une conservation de quelques jours, une semaine au maximum, placez vos myrtilles au réfrigérateur dans un récipient ouvert et tapissé de papier absorbant. Si vous souhaitez les congeler, placez les baies sur un petit plateau que vous mettrez au congélateur pour un premier passage et une pré-congélation de quelques heures. Une fois cette étape accomplie, vous pouvez placer vos myrtilles dans un sac à congélation classique et les remettre au congélateur pour une année au maximum.

C'est consommée fraîche que la myrtille livrera au mieux ses qualités nutritionnelles et en particulier sa haute teneur en vitamine C, vitamine K et manganèse. On appréciera également sa teneur en sucre non excessive et son apport considérable en fibre. Croquez-la telle quelle, nature. Déposez-la sur un yaourt, un fromage blanc. Intégrez-la à une salade composée, salée ou sucrée. Vous pourrez bien sûr également transformer vos myrtilles en gelées et confitures gouteuses, en coulis ou encore en sirop à servir l'été dans une eau rafraîchie par de la glace pilée. Associez-la pour de délicieux smoothies de fruits rouges. Réalisez une tarte à la myrtille dans la plus pure tradition alsacienne. Intégrez la baie à vos recettes de cakes ou de muffins. Composez des sauces veloutées et légèrement acidulées pour relever vos mets de volaille. Proposez-la nature ou en chutney pour accompagner les pâtes persillées, le Roquefort, les Fourmes ou les Bleus.

Le groseillier : un arbuste fruitier résistant et productif

Les groseilliers, avec leurs saveurs fruitées et acidulées, sont un véritable rafraîchissement durant les chaudes journées d’été et se prêtent remarquablement aux salades de fruits et aux desserts. Le groseillier est un arbuste fruitier qui mérite une place de choix dans votre extérieur. Il produit des petits fruits rouges ou blancs, les groseilles, appréciés pour leur saveur acidulée. L’ancêtre du groseillier poussait principalement dans les régions froides et montagneuses de l’Europe du Nord. Néanmoins, sa culture resta peu exploitée jusqu’au Moyen Âge. En effet, le groseillier ne fut recensé dans nos jardins qu’à partir du 12e siècle. La groseille resta longtemps un fruit réservé aux nobles.

Le groseillier a besoin du froid pour fructifier. Il pousse donc plus facilement dans les régions de l’hémisphère Nord. La Russie est le pays qui produit le plus de tonnes de groseilles par an, responsable de plus de 30 % de la production mondiale. L’Allemagne et la Pologne cultivent également cette plante et produisent chaque année plus de 140 000 tonnes de groseilles chacun.

Espèces et variétés de groseilliers

Les groseilliers font partie de la famille des grossulariacées (Grossulariaceae), dont ils représentent le seul genre (Ribes), lequel se décline en plus de cent espèces. Les groseilliers (Ribes rubrum) et les cassissiers (Ribes nigrum) sont très connus. Le groseillier blanc ne représente pas une espèce proprement dite, mais est juste une variante du groseillier rouge.

En ce qui concerne les différentes variétés, vous avez l’embarras du choix :

  • Certaines variétés sont particulièrement précoces, comme « Jonkheer van Tets » qui mûrit dès le mois de juin.
  • Le groseillier « Augustus » en revanche ne se récolte qu’entre la mi et la fin juillet.
  • Des variétés particulièrement prisées sont également « Heroes » très productive ainsi que le grand classique éprouvé « Rouge de Hollande ».
  • Si vous souhaitez cultiver de super aliments délicieux, optez pour des variétés particulièrement riches en vitamine C telles que le cassissier « Rosenthals Langtraubige » qui vous séduira en outre par ses baies relativement grosses.
  • Le groseillier à maquereau est un type de groseillier qui se cultive moins mais qui propose des groseilles très sucrées et volumineuses aussi délicates que du raisin.
  • Le groseillier rouge est un arbre fruitier qui, comme son nom l’indique, donne des variétés de groseilles rouges. Selon les variétés, sa taille peut aller jusqu’à 1,50 m.
  • L’arbre à groseilles blanc permet de donner de longues grappes de fruits blancs. Ces derniers sont plus doux et sucrés que la variété rouge.

Selon la variété, l’arbuste peut atteindre un à deux mètres de haut. Pour faciliter la récolte et gagner de la place, les groseilliers sont souvent cultivés en haute tige.

Quand et comment planter un groseillier ?

Le plant de groseillier peut être replanté à différentes périodes, mais certaines saisons sont plus propices que d’autres. L’automne reste la meilleure période pour une transplantation réussie. Un groseillier bien replanté reprend rapidement et produit dès l’année suivante. De préférence, le groseillier doit être planté dans un jardin en automne, ou à défaut au printemps. Les sujets en pot peuvent être plantés tout au long de l’année. Le groseillier se plante d'octobre à mars pour une récolte estivale.

Planter vos groseilliers, cassissiers et myrtilliers en août ou début septembre, c'est choisir un moment stratégique où la nature fait tout pour assurer une reprise rapide des jeunes plants. À la fin de l'été, la terre est encore chaude, favorisant un enracinement spectaculaire des arbustes avant l'hiver. Les racines se développent en profondeur, garantissant une meilleure résistance à la sécheresse et une croissance express quand les beaux jours reviennent.

Calendrier de plantation des groseilliers et myrtilliers, mettant en évidence les périodes optimales

Quel emplacement bénéfique au groseillier ?

Au jardin, le groseillier apprécie un emplacement ensoleillé à semi-ombragé et protégé du vent. Plus il est exposé au soleil, plus il forme de fruits, et il ne faut donc pas l’installer à l’ombre. Les groseilliers et cassissiers apprécient le soleil du matin mais se contentent d'une ombre légère. Un bon emplacement, c’est déjà la moitié du travail ! Une fois bien installé, le groseillier produit des fruits en abondance.

Les groseilliers apprécient particulièrement les sols riches et perméables. Préférez un sol silico-argileux riche, pas trop sec et surtout frais. Vous pouvez améliorer des sols légers et sableux en apportant du compost de haute qualité ou un terreau universel. Le paillage permet aussi d’améliorer le sol. Un sol bien meuble, enrichi en compost mûr ou en fumier décomposé, est la base. Travaillez la terre sur 30 à 40 cm de profondeur, éliminez cailloux et racines, puis nivelez soigneusement.

Plantation en pleine terre ou en bac

Si vous souhaitez planter cet arbuste en pleine terre, veillez à lui laisser suffisamment d’espace, car il a besoin d’environ 1,5 à 2 mètres carrés pour former son large système racinaire. Une plantation trop dense peut compromettre la mise à fruits. Si vous plantez plusieurs groseilliers côte à côte, veillez à laisser un espacement suffisant : un mètre minimum entre chaque arbuste et deux à trois mètres entre les rangées.

Faites un trou de 0.60 m en tous sens au minimum. Mélangez la terre retirée avec du terreau, du fumier décomposé en poudre et de la corne torréfiée. Remplissez le trou avec ce mélange au 2/3 puis placez le plant au centre et comblez le trou. Juste avant la plantation, trempez la plante dans un seau d’eau avec son pot pendant ¼ d’heure environ. Laissez égoutter avant de retirer le pot. Placez la motte dans le trou, sa partie supérieure doit être légèrement enterrée (1 ou 2 cm). Comblez le trou avec de la terre végétale bien émiettée jusqu’à ce que la motte soit entièrement recouverte. Tassez autour de la motte. Tassez avec le pied et arrosez copieusement, même par temps pluvieux. Vous pouvez de plus épandre une couche de paillage tout autour des racines pour réduire l’évaporation.

Vous pouvez aussi cultiver les groseilliers en bac, à condition que ce dernier soit suffisamment grand. Selon la variété, sa capacité doit être de 25 ou 35 litres et il doit être doté de trous de drainage.

Conseil : la plupart des groseilliers sont autofertiles et n’ont pas besoin d’une deuxième plante pour former des fruits. Toutefois, la proximité d’autres groseilliers augmente le rendement.

Myrtille : plantation et entretien - Truffaut

Entretien du groseillier

Le groseillier n’est pas un arbre très gourmand, ni très exigeant. Maintenez le sol régulièrement humide tout en veillant à empêcher la formation d’humidité stagnante. Arrosez de ce fait directement au pied et évitez de mouiller les feuilles ou les tiges. Vous préviendrez ainsi les maladies cryptogamiques. Nous vous conseillons d’arroser votre arbuste plutôt tous les deux jours copieusement plutôt que quotidiennement avec parcimonie. Pour conserver plus longtemps l’humidité du sol, vous pouvez aussi le pailler, à répartir après la plantation autour des racines.

Fertilisation : Pour former de nombreuses grappes de fruits délicieuses, ce ligneux a besoin de suffisamment de nutriments durant toute sa période de croissance. Nous vous conseillons d’apporter un engrais spécial. Apportez-le avant même le débourrement du groseillier au printemps. Le compost est donc une solution suffisante pour fertiliser le sol avant de commencer à planter. Déposez une bonne quantité de compost ou de fumure en tas dans votre jardin. Utilisez ensuite un râteau pour répartir les éléments sur le sol. Le compost peut également être utilisé au moment de la plantation. L’arbuste disposera ainsi jusqu’à la mise à fruits en été de tous les nutriments essentiels.

Taille : Pour assurer une belle floraison du groseillier et structurer l’arbuste afin d'améliorer sa production, taillez-le régulièrement. La période idéale pour la taille se situe entre mars et avril. Supprimez les branches les plus âgées en les coupant au ras. Essayez également de tailler les branches mortes. Sur toutes les variétés de groseilliers, le bois de deux à trois ans porte la majorité des fruits, de sorte qu’après la récolte, il faut idéalement rabattre au niveau du sol les tiges de trois à quatre ans - celles-ci auront un rendement moindre les années suivantes. Pour stimuler la mise à fruits, vous pouvez en outre supprimer les branches latérales trop longues et raccourcir d’un tiers les pousses terminales.

Sur les cassissiers, les baies se trouvent principalement sur le bois d’un an, de sorte que vous pouvez supprimer directement après la récolte, les branches latérales ayant fructifié. La taille principale a toutefois lieu au printemps. Les tiges les plus anciennes, où l’on voit plus de jeune bois marron clair, doivent être supprimées entièrement. Afin que la tige conserve sa forme, il faut tailler régulièrement la couronne après la récolte. Sur le cassissier, vous pouvez conserver jusqu’à six charpentières et supprimer directement les tiges se ramifiant ou peu vigoureuses.

Multiplication : La méthode de multiplication du groseillier la plus simple est par bouturage à bois sec. En début d’hiver, prélevez un rameau vigoureux et coupez-le en morceaux de 15 à 20 centimètres de long. Veillez à ce que les tiges portent un bouton sur les deux faces. Vous pouvez ensuite hiverner sans problème le pot à un endroit abrité, par exemple sur le balcon. Maintenez toujours la terre humide. Au printemps, les boutures redémarrent et peuvent être repiquées dès l’automne suivant.

Infographie sur les techniques de taille du groseillier selon le type de bois

Hivernage du groseillier

En principe, les groseilliers plantés en pleine terre sont très rustiques et ne nécessitent que peu d’attention pour bien passer l’hiver. Si les hivers sont assez froids, couvrez le sol de feuillage ou de rameaux de sapin, pour protéger du gel les racines s’étalant juste à la surface du sol. Les groseilliers cultivés en bac ont besoin d’une protection hivernale supplémentaire pour surmonter les températures glaciales. Nous vous conseillons de ne pas rentrer le groseillier à l’intérieur, mais plutôt de le laisser bien emmitouflé sur la terrasse ou le balcon. Déplacez le bac à un endroit abrité du vent près du mur de la maison et entourez le bac et la couronne de l’arbre d’un voile d’hivernage ou d’un drap. Pour éviter qu’il ne prenne froid par les pieds, placez une planche de bois sous le bac.

Maladies et ravageurs du groseillier

Malheureusement, comme la plupart des arbustes baccifères, le groseillier n’est pas épargné par les ravageurs et les maladies cryptogamiques pénibles.

  • La maladie du corail : cette maladie est déclenchée par la souche Nectria cinnabarina, touche volontiers les arbustes affaiblis, surtout s’ils ont des plaies de taille ou d’autres dommages, par exemple ceux dus au gel. La maladie se manifeste souvent par des points rouges sur les tiges ainsi que par des feuilles fanées.
  • Oïdium : si un duvet blanc farineux apparaît sur les feuilles, il est possible qu’il s’agisse de l’oïdium. Pour prévenir ce champignon avide d’humidité, espacez les arbustes à la plantation pour favoriser une bonne circulation d’air entre eux.
  • Puceron jaune du groseillier et cochenille blanche du mûrier : ces ravageurs s’intéressent de temps à autre à ces arbustes. Ils se manifestent par des renflements rougeâtres sur les feuilles ressemblant à des cloques.
  • Le phytopte du groseillier : cette maladie s’établit volontiers sur les cassissiers et endommage les boutons, réduisant alors le bourgeonnement et la récolte.

En cas d’infestation légère, supprimez les tiges concernées et douchez l’arbuste au jet d’eau. Si toutefois le ravageur continue de se propager, la croissance de la plante peut en être impactée. Pour les nouvelles plantations de groseilliers, misez sur des variétés robustes.

Tableau récapitulatif des maladies et ravageurs courants du groseillier et leurs solutions

Récolte des groseilles

L’arbre à groseilles fleurit généralement au printemps, en avril. Le groseillier a besoin d’une période de 2 à 3 ans pour fructifier. Les fruits de cet arbre peuvent être récoltés après le printemps, entre juin et juillet. En été, c’est enfin le moment de déguster vos groseilles ! Selon la variété et la météo, ces fruits délicieux sont à maturité entre juin et juillet. Sur certaines variétés tardives, comme « Rovada » il est préférable de laisser mûrir les fruits jusqu’en août. Le principe est le suivant : plus on laisse mûrir les fruits, plus ils sont sucrés et aromatiques. Dès que les fruits deviennent mous et arborent une couleur intense, ils sont prêts à être récoltés. Pour récolter les fruits, récupérez de préférence la grappe entière à la main. Vous pouvez aussi utiliser un sécateur aiguisé. La récolte se fait à la main, pour éviter d’abîmer les groseilles.

L'association des petits fruits pour un jardin gourmand

Associez les groseilliers et les myrtilliers à d'autres petits fruits tout aussi faciles à cultiver, des framboisiers, des cassissiers et bien sûr de délicieux fraisiers. Composez un arrangement de pots gourmands sur votre balcon, une petite haie fruitière pour délimiter votre terrasse. Installez vos myrtilliers au potager. Protégez vos potées ou plants de pleine terre d'un soleil trop ardent avec une jolie voile d'ombrage. Découragez les oiseaux, friands de leurs baies, avec un filet ou quelques objets effaroucheurs. Hormis les myrtilles qui supportent une exposition ombragée, tous les autres arbustes seront placés à une exposition ensoleillée, voire mi- ensoleillée pour les régions les plus chaudes.

Plan d'aménagement d'un petit jardin potager intégrant divers arbustes fruitiers

Le groseillier est favorable aux insectes : de nombreuses abeilles sauvages visitent aussi bien le groseillier que le cassissier au printemps à la recherche de pollen. Si en plus de délicieux arbustes baccifères, vous souhaitez avoir un océan de fleurs au jardin, nous vous recommandons le groseillier à fleurs (Ribes sanguineum).

Planter vos petits fruits à la fin de l'été assure une reprise optimale et des récoltes généreuses sans attendre deux ou trois saisons. En misant sur ce créneau malin, vous profitez d'arbustes prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes, tout en facilitant leur entretien. En installant groseilliers, cassissiers et myrtilliers au jardin à la toute fin de l'été, vous vous ouvrez la voie vers un été prochain riche en saveurs, en parfums et en satisfaction.

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