L’abricotier (Prunus armeniaca), originaire d’Asie Mineure, est un arbre fruitier qui porte de très nombreux fruits dorés et juteux, extrêmement savoureux. Bien que ce fruitier préfère les climats chauds et ensoleillés de nos régions méridionales, il est possible de récolter de délicieux abricots « maison » dans les autres régions de France. Disposer d’un abricotier dans son jardin lie l’utile à l’agréable : de jolies fleurs et de bons fruits. Cependant, l’abricotier est un arbre fruitier relativement difficile quant à ses conditions de culture. Ses racines tout comme ses fruits demandent une relative sécheresse et de la chaleur. Tous les sols ne lui sont donc pas favorables, et son climat de prédilection reste cantonné au sud de la France. Heureusement, l’utilisation de porte-greffes donne à l’abricotier une plus grande adaptation quant à la nature du terrain où il peut être planté.

Les exigences fondamentales du sol pour l'abricotier
L’abricotier s’épanouit en tout sol pourvu qu’il soit très bien drainé car ses racines sont très sensibles à l’humidité excessive. L’abricotier est un arbre fruitier qui est sensible face à l’humidité. Il faudra donc veiller à ce que le sol soit bien drainé. Prospère en toutes terres saines, même calcaires, mais redoute les sols humides ou argileux et compacts. Les sols argileux ne sont pas pour lui, ni les terres froides. Il supporte bien le calcaire tant qu’il n’est pas en excès, trop de calcaire entraînant des carences défavorables à une bonne fructification. Son sol de prédilection est léger et meuble, drainé et chaud, neutre à légèrement calcaire. Un sol caillouteux peut également lui convenir.
L’abricotier a également besoin d’un sol profond, au minimum 40 cm, car son système racinaire est pivotant. Le développement du système racinaire de l’abricotier est asynchrone avec celui des parties aériennes. Pour offrir ses fruits savoureux, un sol sec de bonne profondeur est nécessaire aux racines de l’abricotier et ses parties aériennes demandent du soleil et de la chaleur. Le pH optimal du sol se situe entre 6 et 7, car la plante est sensible à l’augmentation de la salinité du sol et de l’eau.
L'influence déterminante des porte-greffes sur le choix du terrain
La plupart des arbres fruitiers et quelques végétaux d’ornement sont vendus greffés. La greffe permet d’obtenir un abricotier identique au sujet d’origine, et elle autorise également à planter dans un sol ou sous un climat que n’aurait pas normalement supporté l’abricotier, en fonction du porte-greffe utilisé. Le choix sera guidé par la nature de votre terrain, le climat de la région, mais aussi par la façon dont vous allez conduire votre abricotier.
Les porte-greffes usuels et leur adaptation
- Abricotier franc : Pour le Midi, en sol sec et perméable. Mise à fruits lente mais grande longévité. Distance de plantation : 6 à 8 m.
- Prunier myrobolan : Le plus employé hors du Midi. S’adapte aux terrains frais mais redoute les sols très secs. Vigueur moindre et fructification plus précoce. Distance de plantation : 5 à 7 m.
- Prunier Saint-Julien : Voisin du précédent. Supporte encore mieux l’humidité du sol, mais a tendance à drageonner. Vigueur plus faible ; pour petites formes. Distance de plantation : 5 m.
- L’Amandier : Parfois est employé en sol très calcaire. Il possède des racines puissantes, pivotantes. Greffé sur un amandier, l’abricotier bénéficiera d’une importante profondeur de racines. Il faudra de ce fait lui offrir un sol suffisamment profond, qui permettra à ces racines de correctement se développer.

Préparation du terrain avant la plantation
Dans les systèmes de labour conventionnels, les agriculteurs labourent généralement leurs champs à une profondeur de 50-70 cm, afin d’éliminer les mauvaises herbes vivaces et d’ameublir le sol, ce qui est nécessaire pour permettre aux racines de se développer sans entrave. Quelques jours avant la plantation, de nombreux agriculteurs appliquent un engrais de préplantation tel que du fumier ou un engrais commercial synthétique afin d’augmenter la fertilité du sol et d’en améliorer la texture.
Si votre sol est trop argileux ou collant, allégez-le avec du sable. Le trou de plantation doit être suffisamment grand pour que les racines puissent s’y loger sans se plier. Dans un sol compact, le trou sera encore plus profond, de façon à mêler la terre d’origine à un substrat plus léger et à faire une importante couche de drainage. Il est conseillé d’étaler les racines dans toutes les directions et de les recouvrir d’une bonne quantité de terre en surface. Lors de l’ajout de la terre, il faut la presser doucement jusqu’au remplissage complet des trous pour éviter d’endommager le système racinaire jeune et sensible.
La gestion de l'humidité et du drainage au quotidien
L’abricotier doit être cultivé sur sol nu (sans herbe au pied) mais il bénéficie beaucoup d’un paillage pendant l’été. Le désherbage est donc utile, la concurrence d’autres végétaux pour l’eau en cette période de forte croissance pouvant être préjudiciable pour l’abricotier. Cependant, la plantation d’un engrais vert autour de l’arbre est bénéfique à plusieurs points de vue : une fois fanées, les plantes offriront une matière organique précieuse, elles forment également un paillage naturel qui protège du gel les racines de l’abricotier en profondeur et conserve l’humidité.
Pour optimiser les arrosages, installez lors de la plantation un drain vertical au pied de l’abricotier, qui amènera l’eau en profondeur, jusqu’aux racines. En été, lors d’épisodes de sécheresse, veillez à ce que l’arbre ne manque pas d’eau, des feuilles ramollies et jaunes vous avertiront que la soif se fait sentir. L’abricotier en racines nues se plante dans les 8 jours après sa réception. Comme pour de nombreux arbres fruitiers, la taille de l’abricotier n’est pas obligatoire, d’autant plus qu’il ne supporte pas les tailles sévères.
[Tuto Jardin] Planter un abricotier
Fertilisation et entretien du sol pour une production optimale
Chaque année, enfouissez une poignée d’engrais complet, soit en granulés, soit sous forme liquide, à l’aplomb de la couronne de l’arbre, là où se situent les racines. L’abricotier apprécie un apport régulier de compost ou de sang desséché et un bon paillage au pied. La fertilisation est importante : tous les automnes, un apport de fumier ou autre amendement organique très décomposé sera fait. Au printemps, c’est de la potasse qui sera amenée avec de la cendre de bois qui en est riche, ou bien du guano ou autre engrais organique complet à décomposition rapide pour un arbre qui a besoin de se renforcer.
Si l’abricotier manque d’éléments nutritifs, les feuilles ont un aspect pâle et décoloré dans le courant de l’été : vous le verrez facilement. L’abr# Le guide ultime de la culture de l’abricotier : du sol idéal à la récolte
L’abricotier (Prunus armeniaca), bien que son nom latin puisse induire en erreur sur ses origines arméniennes, provient en réalité de l’Asie Mineure et d’Asie Centrale. Depuis deux millénaires, sa culture s'est diffusée à travers le Moyen-Orient et le Proche-Orient avant d'arriver en France au début du XVIe siècle. Cet arbre fruitier, emblématique des paysages méridionaux, séduit par sa silhouette joliment arrondie et sa production généreuse de fruits dorés et juteux. Bien que cet arbre fruitier préfère les climats chauds et ensoleillés de nos régions méridionales, il est possible de récolter de délicieux abricots « maison » dans les autres régions de France, à condition de choisir les variétés adaptées et de soigner son environnement de plantation.

Les exigences pédologiques : Quel sol pour l’abricotier ?
L’abricotier est un arbre fruitier qui est sensible face à l’humidité. Il faudra donc veiller à ce que le sol soit bien drainé. Prospère en toutes terres saines, même calcaires, mais redoute les sols humides ou argileux et compacts. Un sol léger, sableux ou caillouteux est idéal. Il préfère un sol bien drainé, à forte teneur en humus, se réchauffant vite, au PH compris entre 6 et 7.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l’abricotier n’est pas un arbre fruitier facile, du moins en ce qui concerne son environnement. Pour offrir ses fruits savoureux, un sol sec de bonne profondeur est nécessaire aux racines de l’abricotier et ses parties aériennes demandent du soleil et de la chaleur. Sa plantation se fait en terrain très perméable, à l’abri du vent et il lui faut également de l’eau au printemps pour se développer, ainsi que du froid l’hiver pour bien fructifier. Les sols lourds et extrêmement humides (gorgés d’eau) doivent être évités, car ils présentent un risque élevé de pourriture des racines.
Le rôle déterminant des porte-greffes
Puisque les abricotiers sont généralement greffés, c’est le porte-greffe qui va dicter ses besoins. La greffe permet d’obtenir un abricotier identique au sujet d’origine, et elle autorise également à planter dans un sol ou sous un climat que n’aurait pas normalement supporté l’abricotier.
- Abricotier franc : Pour le Midi, en sol sec et perméable. Mise à fruits lente mais grande longévité.
- Prunier myrobolan : Le plus employé hors du Midi. S’adapte aux terrains frais mais redoute les sols très secs. Vigueur moindre et fructification plus précoce.
- Prunier Saint-Julien : Supporte encore mieux l’humidité du sol, mais a tendance à drageonner. Vigueur plus faible ; pour petites formes.
- L’Amandier : Parfois est employé en sol très calcaire. Il possède des racines puissantes, pivotantes.
- Mariana : Se plaît dans les sols compacts qui retiennent l’humidité mais il s’adapte facilement à tous sols.
Climat et exposition : Le besoin de chaleur et de lumière
Pour donner des fruits à la fois sucrés et juteux, l’abricotier a besoin de soleil. Originaire d’Asie Mineure, l’abricotier est un arbre fruitier aimant la chaleur, résistant à la sécheresse et aux températures très basses (jusqu’à -25 °C). L’abricotier a besoin d’un minimum de 6 heures de soleil par jour pour fructifier correctement.
Toutefois, sa floraison, très précoce (entre février et avril), est souvent handicapée par les gelées tardives. Cette floraison précoce le rend particulièrement sensible aux coups de froid et aux gelées qui peuvent survenir avant le mois de mai. Si l’abricotier manque d’éléments nutritifs, les feuilles ont un aspect pâle et décoloré dans le courant de l’été. Une fois sa floraison printanière gelée, n’espérez plus d’abricots en été. Réservez-lui une exposition ensoleillée (Sud ou Sud-Ouest) et abritée ou cultivez-le en espalier.
[Tuto Jardin] Planter un abricotier
Plantation : Les bonnes pratiques pour une reprise réussie
Comme pour beaucoup de fruitiers, l’abricotier se plante de préférence en hiver ou en fin d’automne, au moment du repos végétatif. Si vous souhaitez planter votre abricotier en pleine terre, la période de prédilection s’étale entre l’automne et le printemps. Attention, en hiver, ne plantez que si le gel ne s’annonce pas dans les prochaines semaines.
Pour la plantation, creusez un trou d’environ 80 cm de profondeur et de largeur. Ameublissez le fond du trou avec une fourche bêche pour favoriser le drainage. Si votre sol est pauvre, mélangez la terre extraite avec du compost ou du fumier décomposé pour l’enrichir. Recoupez légèrement les racines de l’abricotier à racines nues et le praliner. Disposer l’abricotier bien droit et n’enterrez pas le bourrelet de greffe, qu’on appelle le collet (il doit rester à 5-7,5 cm au-dessus de la ligne du sol). Si vous plantez l’abricotier le long d’un mur, penchez-le vers celui-ci.
Entretien et gestion de la végétation
L’abricotier est un arbre fruitier qui est sensible face à l’humidité. Il faudra donc veiller à ce que le sol soit bien drainé. Une fois votre abricotier planté, désherbez régulièrement autour du tronc (les mauvaises herbes rentrent en concurrence avec le jeune arbre) et arrosez régulièrement, surtout si le temps est chaud. Chaque année, enfouissez une poignée d’engrais complet, soit en granulés, soit sous forme liquide, à l’aplomb de la couronne de l’arbre, là où se situent les racines.
La taille : Un art de la délicatesse
Comme pour de nombreux arbres fruitiers, la taille de l’abricotier n’est pas obligatoire, d’autant plus qu’il ne supporte pas les tailles sévères. Si vous tenez à tailler l’abricotier, effectuez une taille légère les premières années pour bien charpenter l’arbre. Ces tailles consistent à éliminer le bois mort et à éliminer les branches les plus longues en ne conservant que 3 yeux.
En fonction de la variété, l’abricotier doit être cultivé sur sol nu (sans herbe au pied) mais il bénéficie beaucoup d’un paillage pendant l’été. Il émet facilement de nouvelles pousses lorsqu’une branche importante doit être coupée, mais prenez alors toutes précautions pour favoriser la cicatrisation (égalisation et masticage des plaies), afin d’éviter la formation de gomme.
Variétés sélectionnées pour vos vergers
- Bergeron : Gros fruit jaune clair tacheté de rouge. Très vigoureux et régulièrement fertile, production importante. Réussit bien au nord de la Loire.
- Canino : Gros fruit, jaune orangé, à chair juteuse et bien sucrée. Assez sensible au Monilia.
- De Nancy : Très gros, sphérique. Chair jaune pâle, fine, un peu musquée. Résistant aux parasites.
- Hargrand : Gros avec une coloration moyenne orangé, de bonne saveur. Excellent pollinisateur.
- Luizet : Très gros, ovoïde, jaune orangé, teinté de rouge vif. Très vigoureux et rustique.
- Polonais : Gros, jaune orangé taché de rouge, à chair juteuse et sucrée. Adaptation assez restreinte à la basse et moyenne Vallée du Rhône.
- Rouge du Roussillon : Assez gros, jaune d’or fortement lavé de vermillon. Très adapté au Midi méditerranéen.
- Royal : Gros, ovoïde arrondi, chair jaune ambré, juteuse et parfumée. Réussit dans le Midi, mais il est surtout répandu dans le Nord et le Centre.

Protection contre les maladies et ravageurs
Moniliose, oïdium ou cloque, les maladies n’épargnent pas l’abricotier. Le champignon monilia est responsable de la pourriture brune, ou moniliose, qui atteint d’abord les fleurs puis occasionne un pourrissement prématuré des fruits. L’oïdium blanchit quant à lui les abricots et le feuillage. Enfin, la cloque du pêcher tord feuilles et rameaux.
Pour toutes ces pathologies, nous vous recommandons un traitement préventif à la bouillie bordelaise et au soufre en sortie d’hiver. Au cours de la saison, des attaques de cochenilles ou de pucerons peuvent survenir : vous les remarquerez aisément le long des tiges. Pour éliminer ces insectes, commencez par un bon coup d’arrosage, puis insistez en pulvérisant un insecticide à base d’huile de colza qui étouffe ces prédateurs.
Idée recette : Les beignets aux abricots (Marillenknödel)
Les beignets aux abricots ou Marillenknödel est une spécialité autrichienne. Il s’agit d’une sorte de beignet croustillant, une idée de dessert originale pour redécouvrir la saveur des abricots. Pour préparer la pâte des Marillenknödel, commencez par travailler le beurre mou et ajoutez-y l’œuf, la semoule et la farine. Retirez les noyaux des abricots en les coupant en deux. Reprenez votre pâte, farinez vos mains pour la manipuler et divisez-la en 8 boules identiques. Farinez votre plan de travail et aplatissez les boules. Faites chauffer le beurre dans une poêle et ajoutez la chapelure, le sucre, la poudre de pistaches ou d’amandes et la cannelle. Portez une grande casserole d’eau à ébullition. Plongez les beignets délicatement dans l’eau pendant 12 à 15 minutes. Ils doivent remonter à la surface.
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