Bien qu'elles puissent avoir un rôle bénéfique au jardin, les mauvaises herbes peuvent aussi vite devenir envahissantes ! Qu'on les appelle plantes indésirables ou adventices, les mauvaises herbes poussent toujours là où elles ne sont pas invitées. Dans le potager, dans les massifs ou les bordures, entre les dalles de la terrasse ou dans les allées, elles s'immiscent partout et mettent à rude épreuve les nerfs du jardinier le plus aguerri. Même s'il sait pertinemment que ces herbes folles sont utiles pour la biodiversité par leurs propriétés mellifères et le refuge qu'elles offrent aux insectes auxiliaires, leur croissance est souvent bien plus rapide que celles des plantes cultivées.

Origine et prolifération des adventices
D'où proviennent les mauvaises herbes ? Chiendent, liseron, oxalis, pissenlit, renoncule rampante (les jolies boutons d'or !)… Tout simplement, car les graines sont facilement transportées par le vent, par le ruissellement des eaux de pluie, par les oiseaux ou les insectes. Les graines peuvent aussi rester en dormance plusieurs années, puis germer lorsque les conditions climatiques leur sont favorables. Parfois, le travail de la terre déterre des graines ensevelies et favorise ainsi leur germination sur le terrain. Enfin, d'autres mauvaises herbes se développent par leurs rhizomes ou leur système racinaire puissant.
L'arrivée du soleil et du beau temps nous amène également son lot de problèmes dans nos jardins puisque c’est le moment où les mauvaises herbes se développent le plus. Les dégâts sont d’autant plus considérables si l’on n’a fait aucun préparatif avant l’arrivée du printemps. De quoi décourager les jardiniers les plus motivés et les plus dynamiques !
Pourquoi limiter les mauvaises herbes au jardin ?
Lorsque l'on cultive sa terre, les adventices peuvent freiner la croissance des plants du potager et compromettre les récoltes, ou même gêner la croissance des plantes d'ornement. En effet, ces mauvaises herbes sont des plantes indigènes, parfaitement adaptées au sol et aux conditions climatiques de votre jardin, qui se développent souvent avant les plantes cultivées. Si on laisse faire la nature, les adventices peuvent se propager rapidement sur un terrain et elles sont parfois vectrices de maladies ou de parasites. D'autres sont carrément allergènes, irritantes, voire toxiques, ou reconnues comme des plantes invasives.
Cependant, il convient de bien distinguer les mauvaises herbes… des mauvaises herbes ! Non, il ne s'agit pas d'une erreur de frappe. Toutes celles que nous appelons "mauvaises herbes" ne sont pas forcément à éradiquer car cet arrachage systématique laisse la terre nue, ce qui est néfaste pour le sol qui va être soumis à l'érosion, au lessivage des nutriments qu'il contient, à la diminution de la vie des micro-organismes qu'elle héberge et à la création d'une "croûte de battance" qui empêche l'eau de s'infiltrer.
Les dangers des désherbants chimiques
Bien évidemment, hors de question d'utiliser des désherbants chimiques dans votre jardin. Depuis le 1er janvier 2019, la vente de pesticides de synthèse et de produits phytopharmaceutiques aux particuliers est interdite, donc exit le glyphosate. Pour agir efficacement, il se peut que vous vous laissiez tenter par la facilité des désherbants proposés dans les rayons sous la bannière des grandes marques de la chimie. Bien que le glyphosate ne soit plus autorisé, vous allez trouver des substituts moins violents et moins radicaux mais qui ne sont pas forcément sans présenter des dangers pour les habitants des lieux, les animaux domestiques, des insectes et des micro-organismes qui vivent dans le jardin.
Les désherbants chimiques polluent les nappes phréatiques, nuisent à la santé et menacent la biodiversité. Certains composants des désherbants de synthèse sont suspectés d’effets toxiques ou cancérigènes chez l’humain. Mieux vaut s’en méfier, surtout si # Désherbage naturel : Préserver son jardin sans compromettre l'écosystème
Les mauvaises herbes, bien qu'elles puissent avoir un rôle bénéfique au jardin, peuvent aussi vite devenir envahissantes ! Qu'on les appelle plantes indésirables ou adventices, elles poussent toujours là où elles ne sont pas invitées, que ce soit dans le potager, les massifs, les bordures, entre les dalles de la terrasse ou dans les allées. Elles s'immiscent partout et mettent à rude épreuve les nerfs du jardinier le plus aguerri, même s'il sait pertinemment que ces herbes folles sont utiles pour la biodiversité par leurs propriétés mellifères et le refuge qu'elles offrent aux insectes auxiliaires.

La croissance de ces mauvaises herbes est souvent bien plus rapide que celle des plantes cultivées. Cela s'explique par le fait que les graines sont facilement transportées par le vent, par le ruissellement des eaux de pluie, par les oiseaux ou les insectes. Les graines peuvent aussi rester en dormance plusieurs années, puis germer lorsque les conditions climatiques leur sont favorables. Parfois, le travail de la terre déterre des graines ensevelies et favorise ainsi leur germination sur le terrain. Enfin, d'autres mauvaises herbes se développent par leurs rhizomes ou leur système racinaire puissant, comme le chiendent, le liseron, l'oxalis, le pissenlit ou la renoncule rampante (les jolies boutons d'or !).
Pourquoi faut-il se débarrasser des mauvaises herbes ?
Lorsque l'on cultive sa terre, les adventices peuvent freiner la croissance des plants du potager et compromettre les récoltes, ou même gêner la croissance des plantes d'ornement. En effet, ces mauvaises herbes sont des plantes indigènes, parfaitement adaptées au sol et aux conditions climatiques de votre jardin, qui se développent souvent avant les plantes cultivées. Si l'on laisse faire la nature, les adventices peuvent se propager rapidement sur un terrain et elles sont parfois vectrices de maladies ou de parasites. D'autres sont carrément allergènes, irritantes, voire toxiques, ou reconnues comme des plantes invasives.
L'arrivée du soleil et du beau temps nous amène également son lot de problèmes dans nos jardins puisque c'est le moment où les mauvaises herbes se développent le plus. Les dégâts sont d'autant plus considérables si l'on n'a fait aucun préparatif avant l'arrivée du printemps, de quoi décourager les jardiniers les plus motivés et les plus dynamiques !
L'interdiction des pesticides de synthèse : une opportunité pour le désherbage naturel
Bien évidemment, hors de question d'utiliser des désherbants chimiques dans votre jardin. En réalité, il n'y a pas le choix puisque depuis le 1er janvier 2019, la vente de pesticides de synthèse, produits phytopharmaceutiques, aux particuliers est interdite, donc exit le glyphosate. Sans doute que des plantes s'invitent dans des endroits qui ne plaisent pas au jardinier, mais si elles pointent leur nez, c'est que ces plantes bio-indicatrices sont adaptées au lieu, elles vont vous fournir des informations sur la nature de votre sol.
L'usage de désherbants chimiques n'est pas sans conséquence sur l'environnement. Ces produits contribuent à la pollution des sols et des eaux souterraines. Ils peuvent également avoir un effet néfaste sur la composition du sol et son activité biologique. À trop forte dose, ils peuvent nuire durablement aux micro-organismes, insectes et vers de terre qui participent à la vie du sol. Votre santé et celle de votre famille peuvent aussi être impactées. Certains composants des désherbants de synthèse sont suspectés d'effets toxiques ou cancérigènes chez l'humain. Mieux vaut s'en méfier, surtout si vous avez de jeunes enfants ! Enfin, en tuant systématiquement toutes les herbes folles, les désherbants chimiques appauvrissent la biodiversité du jardin. Or certaines plantes spontanées sont utiles, nourrissant les abeilles et papillons.
C'est pourquoi le recours aux désherbants naturels s'impose. Il existe une ribambelle d'alternatives bio et écologiques aux produits chimiques, des préparations que nous pouvons concocter nous-mêmes avec des ingrédients que l'on utilise au quotidien et donc bon marché.
Comment utiliser un désherbant naturel ?
Les désherbants naturels doivent être pulvérisés directement sur les adventices, de préférence par temps sec pour éviter la dilution du traitement. Il est préférable d'appliquer le désherbant le matin si possible, et d'éviter les pulvérisations lorsqu'il y a du vent. Désherbez toujours pendant une journée ensoleillée et jamais sous la pluie ! La chaleur va aider à la déshydratation des adventices.
Pour désherber le gravier, tous les désherbants naturels peuvent être utilisés, en particulier la recette à base de vinaigre blanc et de sel. Dans le gazon se développent parfois des plantes indésirables comme le pissenlit, le trèfle, le plantain… Ces plantes sont en fait des bio-indicateurs de la nature du sol. Pour autant, elles ne sont pas toujours esthétiques.
Recettes de désherbants naturels efficaces
Voici 5 astuces de grand-mère pour réaliser soi-même des désherbants naturels, et grâce à un pulvérisateur de jardin, visez les zones à traiter ! Allées de jardins, pelouses, joints de carrelage de la terrasse et bords de carrés potagers retrouveront leur beauté.
1. Le vinaigre blanc et le liquide vaisselle
Le vinaigre blanc est une vraie astuce jardin car c'est un herbicide naturel efficace. Mélangé avec du liquide vaisselle, il constitue un anti mauvaises herbes infaillible et écologique. Dans un pulvérisateur, mélangez 1 litre de vinaigre blanc avec 2 cuillères à café de liquide vaisselle. Pulvérisez directement les indésirables par temps chaud. En plus d'être efficace, ce traitement est abordable et ne représente aucun danger ni pour le sol ni pour la vie microbienne.
Toutefois, du fait de sa grande acidité, le vinaigre peut influencer la fertilité du sol. C'est pourquoi il ne faut pas l'utiliser pur. D'aucuns opposeront ici que le sel, même s'il est naturel, stérilise le sol. N'arrosez pas vos massifs, vos allées ou votre potager, tous les 4 matins avec cette préparation : comme tout produit actif, il doit être utilisé avec parcimonie, sans excès. Pour éviter qu'il nuise à la fertilité du sol, pensez à le combiner avec de l'eau salée.

Recette avancée : vinaigre blanc, sel et eau
Une recette simple et efficace consiste à diluer 1 kg de sel iodé et 200 ml de vinaigre blanc dans 5 litres d'eau. Pulvérisez cette préparation sur les adventices. Cette solution est très efficace pour venir à bout des mauvaises herbes entre les dalles de votre terrasse. Cependant, en raison de l'acidité du vinaigre et du sel, il est conseillé d'utiliser cette solution uniquement sur les éléments maçonnés de vos extérieurs (terrasse, escalier, dalles, allées de gravier…) mais pas sur vos parterres ou massifs.
2. L'eau bouillante et le purin d'orties ou l'eau de cuisson
Ne jetez plus votre eau de cuisson bouillante de pomme de terre, de riz ou de pâtes dans l'évier, elle a son utilité dans le jardin ! L'efficacité de l'eau de cuisson des pommes de terre et de l'eau des pâtes est prouvée depuis la nuit des temps. Grâce à leur richesse en amidon, les pommes de terre permettent d'éliminer naturellement les mauvaises herbes sur votre terrasse, votre allée ou dans votre potager. Il vous suffit de faire bouillir quelques pommes de terre dans de l'eau et de verser le bouillon encore chaud sur les mauvaises herbes. L'eau chaude fait éclater les cellules des plantes.
Le purin d'orties, réputée pour ses nombreuses vertus au jardin, est l'alliée du jardinier contre les mauvaises herbes. En macérant dans de l'eau de pluie pendant une dizaine de jours, elle produit un excellent désherbant naturel.
Préparer du purin ortie
Comment préparer votre purin d'ortie ?
Coupez ou arrachez 1 kg de tiges et de feuilles d'orties, fraîches de préférence. Faites-les macérer dans 10 litres d'eau de pluie dans un seau ou un fût. Remuez le mélange chaque jour. Au bout de 10 à 15 jours, quand il n'y a plus de petites bulles, le purin d'orties est prêt. Filtrez le liquide avant de le pulvériser non dilué sur les zones envahies. Cette préparation 100% naturelle fait des merveilles sur allées et massifs !
Pour combiner les deux, mélangez l'eau de cuisson bouillante avec du purin d'orties et arrosez les mauvaises herbes avec ce mélange. Prenez des précautions. Il ne faut pas que cela éclabousse vos fruits, légumes et fleurs. Ceci est une véritable astuce jardin potager ! L'utilisation de l'eau de cuisson des pommes de terre, bouillante et salée, directement sur les mauvaises herbes fait aussi ses preuves. En revanche, il faut veiller à ne pas se brûler. Si vous manipulez de l'eau chaude ou bouillante, elle ne pourra pas être mise dans un pulvérisateur sous peine de le faire fondre et de vous brûler.
3. Le bicarbonate de soude
Le bicarbonate de soude sera votre meilleur allié pour combattre les mauvaises herbes. Oubliez le désherbage manuel régulier et optez pour la facilité et l'efficacité en utilisant l'un des ingrédients phares qui nous facilitent la vie au quotidien : le bicarbonate de soude. La recette est simple : ajoutez 70 g de bicarbonate de soude (l'équivalent de deux cuillères à soupe) dans un litre d'eau bouillante. Versez cette solution - une à deux fois par an - sur les mauvaises herbes des allées et de la terrasse.
Pour nettoyer votre terrasse et supprimer les végétaux qui s'installent au fil des années comme la mousse, vous pouvez également utiliser le bicarbonate de soude. Naturel et sans danger, le bicarbonate remplace l'eau de javel parfois utilisée pour désherber les terrasses. Comment faire ? Saupoudrez directement le bicarbonate sur les zones à désherber (en évitant les pelouses et massifs de fleurs) puis arrosez avec de l'eau (dosage conseillé : 20 g/m2 d'eau).
À noter que le saupoudrage de bicarbonate de soude peut brûler les feuilles des adventices mais il va, comme le sel, se retrouver dans les nappes phréatiques, sans respect pour la faune du sol.
4. Le savon noir
Traditionnellement utilisé pour l'entretien écologique de la maison, le savon noir liquide fait aussi un excellent désherbant naturel. Diluez 3 cuillères à soupe de savon noir dans 1 litre d'eau chaude avant d'arroser les mauvaises herbes. Son action dégraissante va détruire la cuticule protectrice des plantes et provoquer leur dessèchement. Versez quelques gouttes dans votre arrosoir, et ajoutez un peu de savon liquide bio.
5. Le jus de citron
Peu connu mais redoutablement efficace, le jus de citron est un désherbant naturel très acide. Versez du jus de citron pur (ou légèrement dilué avec de l'eau) dans un pulvérisateur, et appliquez directement sur les feuilles par temps sec et ensoleillé.

Autres alternatives et techniques pour un jardin sans produits chimiques
En plus des désherbants naturels à concocter soi-même, il existe de nombreuses autres méthodes pour gérer les mauvaises herbes de manière écologique.
1. Le désherbage manuel
Rien de tel qu'arracher à la main pour venir à bout des indésirables ! Cette technique demande un peu de temps, mais ne présente que des avantages : 0 dépense ; 0 déchet, les plantes arrachées pouvant être compostées ; 0 effet délétère sur l'environnement. Munissez-vous de gants de jardinage et retirez délicatement racines et tiges des adventices à éliminer. Pensez à biner la zone ensuite pour retirer les dernières racines.
La première solution est d'opter pour un désherbage manuel à l'aide d'une binette ou d'un sarcloir. L'avantage ? Avec cette méthode, les mauvaises herbes sont arrachées à la racine et les repousses sont plus lentes. L'inconvénient, le travail risque d'être très laborieux s'il y a une vaste surface à couvrir. Simple, mais fastidieuse, la méthode de désherbage manuelle est la plus connue.
2. Le paillage
Étouvef les mauvaises herbes avant même qu'elles ne germent, en recouvrant la terre d'une épaisse couche de paillis. Tontes de pelouse séchées, écorces concassées, paille, feuilles mortes… De nombreux végétaux font un excellent paillis. En se décomposant, ces matières organiques vont également enrichir et nourrir le sol de votre jardin.
Dans les potagers, le paillage revient en force. Il permet de limiter la pousse des mauvaises herbes en les privant de lumière. Sur l'espace à désherber, déposer 5 cm d'herbe coupée ou de paille. Pour vos parterres, privilégiez les copeaux de bois ou des paillis minéraux (gravier, billes d'argiles, ardoises concassées, débris de poteries…). Le paillage est la première chose à faire pour ne pas laisser la place aux mauvaises herbes de s'installer ! Créez un couvert végétal aux pieds de vos massifs, installez des plantes couvre-sol (sedum, millepertuis, aubrieta…) et paillez généreusement (tonte de gazon, copeaux, paille, broyat…).
3. La binette hollandaise et autres outils
Outil méconnu et pourtant indispensable au jardinier bio ! La binette hollandaise permet d'arracher les herbes folles, racines comprises, par une simple poussée du pied sur le manche. Très efficace et facile à utiliser même dans les endroits difficiles d'accès, elle préserve votre dos et vos articulations, contrairement à la binette classique.
De nombreux outils spécialisés existent dont la forme a été étudiée pour désherber facilement. Que ce soit la lame ou la longueur du manche, tout a été prévu pour faciliter le désherbage. L'avantage des outils est qu'ils sont respectueux de l'environnement et permettent de supprimer en profondeur les racines des végétaux que vous souhaitez faire disparaître. Cette action sera plus durable que d'arracher les mauvaises herbes à la main, synonyme de mal de dos et parfois d'inutilité si la racine reste sous terre.
Vous retrouverez ci-dessous une liste d'outils pour désherber manuellement et efficacement : binette, sarcloir, couteau désherbeur, grattoir à mousse, déracineur, scarificateur, désherbeur avec levier extirpateur…
4. Le désherbeur thermique
Pour désherber sans produit chimique et de manière ciblée, il existe le désherbeur thermique. Cet outil utilise la chaleur pour brûler les cellules et racines des plantes. Vous aurez le choix entre désherbeur thermique électrique et désherbeur thermique au gaz. Le choix dépendra de votre budget et de la taille de votre jardin. Le procédé est efficace et non polluant. Il faudra néanmoins renouveler l'opération au bout d'une dizaine de jours pour les mauvaises herbes les plus rebelles comme le chiendent et insister plus longtemps sur les plantes rampantes comme le lierre terrestre ou les plantes à racines pivot comme le pissenlit.
5. La bâche ou les cartons
Enfin une technique simple qui a fait ses preuves, notamment au potager et dans les massifs : la bâche. Couvrez la surface que vous souhaitez cultiver d'une bâche en plastique opaque ou d'un grand carton. Au bout de plusieurs semaines les mauvaises herbes se trouvant en dessous de la bâche ou du carton seront fanées, dévitalisées. À l'aide d'une fourche bêche ou d'une grelinette Guérilu, aérez le sol et mettez de côté à la main le plus gros des mauvaises herbes. Défraîchies et flétries, elles ne demandent aucun effort pour être extirpées. Vous pouvez alors démarrer vos plantations sereinement.
6. Les engrais verts et le faux semis
Les engrais verts sont vos alliés après avoir désherbé pour ne pas avoir à recommencer le travail 3 mois après : moutarde, phacélie, seigle ou sarrasin. Ils prennent la place des mauvaises herbes et enrichissent le sol en attendant les nouvelles plantations ! Pensez aussi à semer de l'engrais vert (trèfle, moutarde, luzerne, etc.) entre deux cultures, qui va couvrir le sol et ainsi empêcher l'apparition d'adventices.
Au potager, pratiquez le faux semis. Cela consiste à préparer une parcelle de terre sans rien y semer. Une fois que les adventices y auront poussé, vous n'aurez plus qu'à les éliminer avant de semer les graines.
Comprendre les "mauvaises herbes" : des bio-indicateurs du sol
Il faut avant tout avoir à l'esprit que les "mauvaises herbes" sont considérées comme telles car elles se développent à un endroit que vous n'aviez pas choisi. Pourtant, elles n'arrivent pas là par hasard. Elles sont souvent un bon indicateur de la santé de votre sol. Par exemple :
- Le bouton d'or pousse sur les sols humides et pas assez drainés.
- La mousse qui se développe sur votre gazon indique que votre pelouse a besoin d'être scarifiée.
- Les pissenlits se développent quand la terre est trop compacte et trop riche en matière organique.
- Les ronces, le liseron, le chiendent, les oxalis s'invitent dans vos parterres car la nature n'aime pas le vide. Le meilleur moyen pour ne pas les voir réapparaître est tout simplement d'occuper l'espace.

Et les exemples sont nombreux. Avant d'utiliser un désherbant, qu'il soit total, sélectif ou thermique, renseignez-vous sur la raison de la présence de cette plante dans votre jardin et si celle-ci peut être nocive ou au contraire bénéfique.
Des adventices utiles et comestibles
Certaines adventices sont par ailleurs très utiles et comestibles !
- Le trèfle capte l'azote de l'air pour le restituer dans le sol, nourrissant ainsi le gazon.
- La ronce, "berceau du chêne", est riche en hormone de croissance. Elle permet ainsi aux jeunes arbres de se développer plus rapidement et plus sereinement, protégés des ravageurs grâce à ses piquots. Une fois l'arbuste développé, la ronce cède sa place et se repique naturellement plus loin. La ronce nourrit et protège les oiseaux, elle est également un bio-indicateur, signe d'une terre riche en azote et en matière organique (autrement dit idéale pour la fertilité). Les ronces sont des plantes spontanées et sauvages très résistantes.
- Les pissenlits sont par exemple très appréciés des abeilles et peuvent être mangés en salade, en poêlée, en infusion…
- L'ortie a de nombreuses vertus, elle se déguste crue, cuite, en jus ou en tisane et se macère également pour fabriquer un purin maison.
- Le plantain a des vertus médicinales : en cataplasme, les feuilles apaisent les brûlures et les piqûres ; en infusion, il soigne les affections respiratoires.
- Le pourpier se mange en salade ou revenu à la poêle.
Bref, avant de détruire les "mauvaises herbes", il est bon de savoir si elles ne peuvent pas être bénéfiques pour votre sol ou votre corps ! En adoptant une recette bio et surtout "zéro phyto" vous maîtriserez la prolifération de ces herbes folles.