Le cheval est un grand mammifère de la famille des équidés. Il a une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins. La couleur des poils et des crins du cheval constituent sa robe. Celle-ci peut avoir des couleurs très variées, mais les couleurs les plus courantes sont le bai (le pelage est roux, tandis que la crinière, la queue, le contour des oreilles et le bas des membres sont noirs), l'alezan (les poils, les crins et les extrémités sont d'un brun plus ou moins foncé) et le gris (le poil est clair, la peau et les yeux sont très foncés). La taille des chevaux se mesure à partir du garrot, la partie du corps située à la jonction entre le cou et le dos. Certains poneys ne mesurent pas plus de 50 cm, tandis que d'autres races peuvent atteindre 2 m. En ce qui concerne le poids, il est de 500 kg en moyenne. Les chevaux sauvages vivent dans les déserts, les montagnes, les forêts, les plaines et les vallées. Le cheval passe la majeure partie de son temps à se nourrir. Il mange par petites quantités de nourriture, de façon régulière tout au long de la journée. C'est un herbivore non-ruminant. Il se nourrit en grande partie d’herbes qu'il trouve dans les pâturages ou dans le foin. En plus de cela, le cheval domestique a besoin de céréales (avoine, maïs, orge, etc.) et de suppléments tels que le soja ou l'huile végétale. Les chevaux sont prêts pour la reproduction dès l'âge de 2 ans. Les femelles, appelées juments, mettent bas après 11 mois de gestation un petit appelé poulain, capable de se lever et de courir moins d'une heure après sa naissance. Le cri du cheval est appelé le hennissement. Le cheval est capable d'entrer en sommeil léger tout en restant debout, en bloquant ses jambes.

Les capacités cognitives et la communication référentielle
Tout comme le chien peut chercher à accrocher notre regard pour nous pointer sa gamelle désespérément vide, le cheval peut lui aussi regarder un humain en cas de « problème », comme pour solliciter son aide. Rachele Malavasi et Ludwig Huber ont cherché à en savoir davantage sur ce qu’on appelle la « communication référentielle hétérospécifique » chez les chevaux domestiques, c’est-à-dire la capacité à communiquer une information en lien avec l’environnement. Comment ceux-ci essaient-ils de nous parler ? Conjointement menée par une chercheuse en cognition à l’Ecole d’équitation éthique de Moncigoli Di Fivizzano (Italie) et un professeur à l’Institut de recherche vétérinaire de Vienne (Autriche), la recherche, parue dans la revue Animal Cognition en avril 2016, avait pour but d’étudier le comportement de 14 chevaux mis dans une situation particulière.
Chacun d’eux était placé séparément dans des enclos, dans lesquels un seau de nourriture (contenant des pommes, des carottes ou de l’avoine, selon les préférences de chacun), était disposé hors de portée de l’animal. Parmi tous ces cas de figure, R. Malavasi et L. Huber ont observé que le taux d’alternance du regard de l’animal était plus élevé lorsque le maître était orienté frontalement par rapport à lui. Les chevaux ont utilisé les deux indicatifs (pointage) et non indicatifs (hochement et secouage de tête). Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont également, selon les auteurs, « démontré de la persévérance dans leur communication, en passant d’un signal visuel à un signal tactile ». Cette étude révèle ainsi que les chevaux sont capables d’utiliser des gestes référentiels pour capter l’attention d’une personne afin d’obtenir de l’aide. Cela signifie qu’ils possèdent la capacité de communiquer volontairement avec les humains et que selon R. Malavasi : « ils sont en mesure de créer un plan mental pour évaluer l’état d’attention du public, et de modifier leur stratégie de communication en conséquence. »
Elle parle à l'oreille des chevaux ! - La communication intuitive - Les 30 histoires spectaculaires
La reconnaissance faciale : une mémoire interspécifique
Enfant, je me suis toujours demandé si mon poney préféré me reconnaissait quand je faisais ma rentrée au centre équestre après les deux mois de vacances d’été. Le fait que le cheval puisse reconnaître son propriétaire quand il vient s’occuper de lui chaque jour paraît à tous vraisemblable. Mais s’il ne l’a pas vu depuis des semaines, des mois, voire des années, se souvient-il encore de lui ? Si tel est le cas, le reconnaît-il grâce à son odorat, à sa vue ou à son ouïe ? Est-ce qu’il se souvient de son visage ou bien est-ce qu’il l’identifie simplement à ses vêtements ou à sa façon de marcher ? Je dois dire que ce premier article publié par Sherril Stone en 2010 était assez fascinant, même si les résultats méritaient d’être confirmés. Pour le montrer, les expérimentateurs présentaient au cheval deux photographies simultanément : l’une d’une personne A, l’autre d’une personne B.
Un cheval donné devait toujours apprendre à toucher avec son bout du nez la photographie de la personne A, qu’elle soit présentée à sa gauche ou à sa droite, afin d’obtenir une récompense alimentaire. Quelques chevaux, mais pas tous, ont réussi cet apprentissage, montrant qu’ils étaient capables de reconnaître les visages. Les résultats étaient très prometteurs, mais seul un petit nombre de chevaux a réussi l’ensemble des tests et l’autrice avait relevé elle-même de possibles biais. Mais, en 2020, la donne a changé. Nous avons lancé avec mes collègues Violaine Colson et Ludovic Calandreau un programme de recherche en cognition sur plusieurs espèces très différentes : la truite, la poule et le cheval. L’idée était de développer un système d’écran tactile piloté par un ordinateur qui pourrait être utilisé directement par nos animaux afin de tester de nombreuses compétences cognitives. Sur cet écran, nous arrivions à leur apprendre à cliquer avec le bout du nez (du bec, ou de la queue) là où une forme s’affichait afin d’obtenir une récompense alimentaire.
Nous avons ensuite souhaité leur apprendre à distinguer différentes formes : des triangles, des ronds, des carrés… Mais visiblement, et contrairement aux poules qui y parvenaient très bien, cette tâche n’intéressait pas particulièrement nos chevaux qui mettaient des semaines à apprendre, voire qui n’apprenaient pas du tout. Je me suis alors dit qu’il fallait leur proposer des images qui avaient plus de sens pour eux que des carrés ou des triangles abstraits. Ayant toujours en tête cette question de savoir s’ils nous reconnaissaient ou non, j’ai tout de suite pensé tester leurs capacités à reconnaître nos visages. C’est ma collègue Céline Parias qui s’est attelée à entraîner les chevaux à cette tâche. Ce fut un travail de longue haleine et elle a eu une patience d’or. Grâce à ce travail préparatoire, onze chevaux ont appris à reconnaître quatre visages particuliers, correspondant à des personnes qu’ils n’avaient jamais rencontrées.

Après plusieurs jours d’entraînement, les chevaux se sont mis à les toucher du premier coup, sans hésitation. Une fois cette étape validée, nous pouvions enfin leur poser la fameuse question : allaient-ils reconnaître le visage de la personne qui s’occupe d’eux au quotidien ? Puis, plus compliqué : allaient-ils reconnaître le visage de personnes qu’ils avaient croisées des mois auparavant ? Les données étaient limpides : sans aucun doute, oui, les chevaux reconnaissent les photos de leur soigneur. Et plus impressionnant encore, ils ont reconnu les photographies de stagiaires qu’ils avaient croisés six mois auparavant.
J’avais ma réponse : oui, mon poney préféré me reconnaissait après les vacances. Si le résultat semble trivial à certains, le prouver en utilisant un test visuel n’avait rien d’évident. Il est largement admis que les chevaux ont une mauvaise acuité visuelle. Autrement dit, ils sont plutôt myopes. De plus, la disposition de leurs yeux sur les côtés de la tête implique un grand angle mort juste devant eux. Or, pour cliquer sur l’écran, les chevaux avaient le nez collé aux images, ce qui pouvait nous laisser douter de leur capacité à bien voir les visages. Or, cela ne les a pas gênés. Nous en avons conclu que les chevaux se font une représentation holistique des visages, c’est-à-dire qu’ils se font une image du visage dans sa globalité et ne se fient pas à un indice unique, comme la couleur des cheveux.
Éthologie et communication intuitive
Celle-ci a déjà largement prouvée que les animaux possédaient un langage intuitif. Le cheval, s’il ne comprend pas les mots, comprend l’intention, mais également les sons, les tonalités et les différentes voix. Le langage est un moyen de communication. Il permet d’émettre des informations et d’en réceptionner. Entre deux humains, 30% du langage sera verbal et 70% non verbal. Ces informations font appel aux cinq sens et sont visibles par tous, à la seule condition d’y porter l’attention nécessaire. Il en est de même pour les animaux. Attention, nous parlons ici d’émotions et non de sentiments, car le cheval, comme tous les animaux, réagit à des stimuli, des instincts n’engageant aucune intention. Une mouche lui chatouille la croupe, il fouaille de la queue pour la chasser.
Parce que communiquer c’est certes, envoyer une information, la première des choses est de la recevoir. Il peut arriver que certains chevaux ne mettent pas ou peu de cœur à l’ouvrage, c’est peut-être l’opportunité pour vous de vous poser ce genre de questions. En apprenant à lire le langage cheval, vous devrez alors aussi apprendre à « parler » ce même langage, en vous positionnant en leader et non en dominant. Correctement effectué, cet apprentissage peut réellement surprendre ! La communication avec les animaux et particulièrement le cheval, est tout autre que celle entre humains. On se souvient du film de Robert Redford, « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». En fait le chuchoteur existe réellement : c’est un dresseur de chevaux qui utilise des méthodes basées sur la compréhension de la nature, des besoins et des envies du cheval. Dans ce domaine, un nom est incontournable, celui de la doctoresse vétérinaire, Anna Evans.
Avec, à l’appui, son rôle de soignante vétérinaire, elle conçoit assez rapidement un mode de relation psychique et cognitive. De plus, Anna Evans, soucieuse de faire partager sa découverte pour une meilleure relation entre les humains et les chevaux, va développer cet outil pédagogique. Puis, elle va se consacrer à le faire connaître à travers les conférences et les formations qu’elle donne. Presque chacun en a fait un jour l’expérience, un sentiment de relation intuitive avec un animal. Aussi, il faut rappeler ici que le concept de communication intuitive est seulement celui développé par Anna Evans. Ceci passe par une meilleure connaissance de l’animal donc une meilleure relation. Elle est fondée sur les travaux de l’Autrichien Konrad Lorenz (1903- 1989) et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen (1907-1988) effectués dans les années 1930-1940 à partir d’observations sur les oiseaux. Ainsi, l’éthologie équine est la branche de l’éthologie qui étudie les chevaux, aussi bien en ce qui concerne le comportement en milieu naturel que les relations intra spécifiques et interspécifiques, parfois en milieu non naturel.
Cependant, il est important de ne pas confondre l’éthologie scientifique et l’abus de langage « équitation éthologique ». Ces dernières étant des mises en application des observations de l’éthologue. Il s’agit concrètement de bien comprendre le langage du cheval ce qui va permettre une meilleure communication avec le cheval. Ainsi, l’éthologie équine et la communication intuitive ont tiré les enseignements de l’éthologie scientifique pour affiner une meilleure communication avec le cheval.

Gestion responsable et traçabilité de la cavalerie
Comprendre l'importance de bien gérer le fumier : Le fumier représente une part significative des déchets produits par un cheval. En moyenne, un cheval génère entre 8 et 10 tonnes de fumier par an, composé de déjections et de litière souillée. Une mauvaise gestion peut entraîner des risques de pollution des sols et des eaux, des nuisances olfactives et une accumulation difficile à gérer. Solution : Considérez le fumier comme une ressource, et non comme un simple déchet.
Valorisez le fumier de votre cheval : La valorisation du fumier est une excellente manière de limiter les déchets tout en apportant une valeur ajoutée à votre gestion. Voici quelques options : Compostage (transformez le fumier en compost, un amendement riche pour les sols), Épandage (si vous avez accès à des terres agricoles, vous pouvez épandre le fumier après un stockage approprié) et Méthanisation (une solution plus technique, mais très efficace, consiste à envoyer le fumier dans une unité de méthanisation pour produire du biogaz et un fertilisant appelé digestat).
Réduisez le volume de fumier produit : Optimisez la litière en choisissant une litière absorbante et facile à manipuler pour réduire le volume de déchets. Surveillez la santé de votre cheval : les traitements antibiotiques peuvent perturber les processus de compostage. Il est important de séparer le fumier de chevaux sous traitement pour éviter les déséquilibres microbiologiques.
Gérez les déchets annexes liés à votre cheval : Outre le fumier, d'autres déchets sont produits lors de l'entretien quotidien : ficelles et filets plastiques (ne les brûlez pas ! Ils sont recyclables) et déchets vétérinaires (DASRI). Aiguilles, seringues, compresses souillées, et autres déchets médicaux doivent être triés dans des boîtes jaunes et confiés à des organismes agréés pour leur élimination.
Collaborez avec des partenaires locaux : En tant que propriétaire individuel, vous pouvez vous appuyer sur des partenaires pour faciliter la gestion des déchets : agriculteurs voisins, coopératives agricoles ou déchetteries spécialisées.
Les avantages d'une gestion responsable : Pour l'environnement, vous limitez la pollution. Pour votre cheval, un environnement propre améliore son bien-être. Pour vous, vous gagnez en sérénité et valorisez vos efforts en tant que propriétaire responsable.
Les réglementations à connaître : En France, le producteur de déchets est responsable de leur élimination. Il est essentiel de respecter les normes locales pour éviter des sanctions et garantir une gestion respectueuse. Renseignez-vous auprès de votre commune ou d'organismes spécialisés pour connaître les pratiques adaptées.
Pour le suivi administratif, le propriétaire doit garder à jour les mouvements de la cavalerie (sortie définitive, départ en concours d'un groupe d'équidés), conserver les documents sanitaires et contrôler la charge de travail. Le suivi de l'activité est optimisé grâce à la visibilité de la charge de travail par cheval et la consultation d'une liste globale exportable. De plus, vous disposez d'un planning individuel de travail pour renseigner toutes les séances effectuées. Vous pouvez également relier ce travail au planning d'un salarié mais également programmer des séances en récurrence. Planifiez vos rappels de soins, afin de ne pas en oublier !
En ce qui concerne la recherche d'antécédents, si vous cherchez à savoir s'il existe une solution pour retrouver via le SIRE les anciens propriétaires de chevaux ONC (nom et prénom) quand nous sommes le propriétaire actuel, sachez que nous pouvons adresser une copie de la carte d'immatriculation qui nous a permis d'effectuer le changement de propriétaire sur laquelle sera indiquée les coordonnées de la personne qui vous a précédé ou succédé, à réception d'une demande écrite et signée de votre part. Certains propriétaires trouvent dommage que les naisseurs ne soient pas toujours réceptifs aux nouvelles, alors que d'autres considèrent la recherche d'anciens propriétaires comme une intrusion. Quoi qu'il en soit, la gestion d'un équidé demande une rigueur constante, tant dans la compréhension de ses besoins cognitifs que dans le respect des normes environnementales et administratives qui régissent sa détention.