La reconnaissance des végétaux est une compétence fondamentale du métier de jardinier paysagiste, servant de pilier à la fois pour la pratique professionnelle quotidienne et pour la réussite académique, notamment lors du CAP Jardinier Paysagiste. Entre la rigueur de la nomenclature latine et la diversité des espèces à mémoriser, cet apprentissage peut sembler complexe, mais il est essentiel pour garantir la réussite des aménagements et conseiller judicieusement les clients.

Les outils numériques au service du jardinier
Nous le savons, en 2024, certains d’entre vous sont hyperconnectés ! Bien que le métier de jardinier soit un métier concret, bien loin du numérique, les outils digitaux peuvent être de véritables alliés au quotidien. Aujourd’hui à la Coopérative des Jardiniers Professionnels, nous vous présentons des applications qui peuvent vous être utiles pour reconnaître les différentes plantes ! En tant que jardinier paysagiste, vous devez souvent être sollicité par vos clients au sujet des noms des végétaux : “ma voisine a planté de jolies fleurs, savez-vous de quelle espèce il s’agit ?”. Il est parfois difficile de retenir les noms ou de reconnaître en un coup d’œil qu’il s’agit de tels ou tels végétaux.
Applications de reconnaissance visuelle
Si l’application PlantSnap rencontre un tel succès, c’est certainement grâce à sa collection de végétaux répertoriés. En effet, plus de 600 000 espèces de fleurs, feuilles, arbres, plantes succulentes, cactus, champignons y sont référencés ! Bien que cette application ne soit pas spécifiquement conçue pour la reconnaissance des végétaux, elle offre tout de même une fonctionnalité utile pour identifier différentes espèces de plantes à partir de photos.
Google Lens offre une solution pratique pour identifier les plantes à partir de simples photos. Pour utiliser cette fonctionnalité, il suffit d’ouvrir l’application Google Lens sur votre smartphone et de sélectionner l’option de l’appareil photo. Ensuite, prenez une photo de la plante que vous souhaitez identifier en vous assurant que celle-ci soit bien cadrée, nette avec une luminosité suffisante. Une fois la photo prise, appuyez sur l’icône de Google Lens pour lancer l’analyse de l’image. Google Lens utilisera son puissant moteur de recherche visuelle pour comparer la photo avec sa vaste base de données d’images de plantes. Après quelques instants, il affichera des résultats pertinents, y compris des informations sur le nom de la plante, des détails sur son habitat, et parfois même des conseils sur l’entretien.

L’usage de Google Lens pour reconnaître les plantes offre une solution pratique pour identifier rapidement les espèces végétales. Bien que cet outil puisse simplifier le processus d’identification, il est important de noter ses limites, notamment en ce qui concerne la précision pour les espèces moins les plus rares.
Seek est une application qui contient un algorithme très performant de reconnaissance d’images. Contrairement aux autres applications du marché, elle ne se contente pas seulement d’identifier les végétaux. En effet, cette application reconnaît les champignons, les animaux et même les insectes ! Deuxième point sur lequel elle se démarque, après avoir photographié la plante, l’application l’identifie et vous propose d’accéder directement sur la page Wikipédia de la plante. 30 000 espèces, faune et flore confondues, y sont enregistrées. Photographier la plante, puis indiquer le type de plante ou la localisation (via géolocalisation), l’application propose alors une liste de plantes correspondantes !
Autre point intéressant, cette application évolue au fil du temps. Basée sur un mode participatif, chaque passionné de botanique, professionnel ou amateur, participe à son développement. L’application est ludique, elle permet de reconnaître un grand nombre de plantes. Cependant, pour que la reconnaissance d’image se fasse correctement, il faut une photo de départ de très bonne qualité. Cette application est téléchargeable sur iPhone et Android.
Outils spécialisés et recherche participative
Il existe des outils plus ciblés :
- Flora Incognita : Cette application est spécialement conçue pour identifier les plantes sauvages. 4 800 plantes sauvages sont enregistrées dans sa base de données. Malheureusement, elle ne fonctionne pas sur les plantes ornementales. Développée dans un projet allemand (souvent confondu avec un projet américain) dans le cadre de la « décennie de la biodiversité des Nations Unies », vous pouvez enregistrer les plantes “scannées” et les conserver sur votre mobile pour les consulter ultérieurement.
- LeafSnap : Identifier avec une photo une espèce d’arbre ? C’est facile avec LeafSnap ! Cette application est particulièrement efficace sur les arbres originaires d’Amérique du Nord et du Canada. Cyprès chauve, noyer noir d’Amérique, magnolia à grandes fleurs, cèdre à encens… n’auront plus aucun secret pour vous !
Toutes ces applications ont leurs qualités et leurs défauts ! Des erreurs peuvent survenir dans la reconnaissance de certains végétaux, mais aussi dans la traduction de l’anglais au français. L’utilisation des noms scientifiques pour les végétaux peut prêter à confusion, il n’est pas toujours évident de comprendre que l’Hydrangea macrophylla est en réalité un hortensia. Nous vous conseillons de télécharger plusieurs de ces applications et de les tester sur différents types de végétaux, afin de vous faire votre propre avis.
Notion — Le tutoriel facile pour débutant
L'INRAE est engagé dans de nombreux dispositifs de recherches participatives dans lesquels sont mobilisés citoyens et professionnels pour faire avancer la science à travers la collecte de données et d’observations. Développée il y a 10 ans, cette application mobile compte plusieurs millions d'utilisateurs à travers le monde, professionnels comme amateurs. Aidez les chercheurs à faire progresser les connaissances sur la maladie de l’encre du châtaigner. Objectifs : informer et aider à diagnostiquer les maladies des plantes, proposer des méthodes de lutte alternatives comme le biocontrôle, déclarer le début d’une épidémie ou signaler un émergent.
Cadre réglementaire et gestion des cultures ornementales
Les différentes cultures de plantes ornementales sont organisées selon une structure hiérarchique. Cette structure peut être retrouvée dans la liste des cultures disponible sur la première page de la fonction de recherche. Les produits autorisés dans un rang donné peuvent également être utilisés dans les cultures de rang inférieur. Les produits phytopharmaceutiques autorisés en ‘arbres et arbustes ornementaux’ ne peuvent être utilisé que pour des arbres et arbustes cultivés dans des ‘écosystèmes de culture artificiels’. Tous les types de pépinières d’arbres et d’arbustes sont inclus dans cette définition.
‘Gazons et pelouses (sauf terrains de golf)’ et ‘terrains de golf’ : La production de gazon en rouleau tombe sous la culture ‘gazons et pelouses (sauf terrains de golf)’. ‘Peuplement forestier’ : Les produits autorisés dans cette culture sont principalement utilisés pendant ou peu après la plantation du peuplement forestier. L’utilisateur doit se conformer aux règlementations locales ou régionales en lien avec le contrôle des adventices dans les espaces publics et/ou pavés. ‘Semences de plantes ornementales’ : Les autorisations accordées pour cette culture ne concernent que le traitement des semences avant leur plantation.
Plantes ornementales stockées telles que les ‘fleurs coupées (post-récolte)’, les ‘plantes en pot (post-récolte)’ et les ‘bulbes et rhizomes (post-récolte)’ : Les autorisations accordées en ces cultures ne peuvent être utilisées que pour les traitements en post-récolte (par exemple pour la prolongation de la durée de vie). ‘Mauve’ (Malva spp.), ‘jasmin’ (Jasminum officinale), ‘géranium’ (Pelargonium graveolens en P. capitatum), ‘potentille’ (Potentilla spp.) et ‘petite pervenche’ (Vinca minor) : Les autorisations accordées pour ces cultures ne sont valables que pour des cultures à finalité industrielle (par exemple pour l’extraction d’huile).

La maîtrise botanique dans le cursus du jardinier paysagiste
La reconnaissance des végétaux au CAP Jardinier Paysagiste, c'est la base du métier. Mais entre les noms latins et les 100+ plantes à mémoriser, ça peut vite devenir un casse-tête. La reconnaissance de végétaux fait partie des cours fondamentaux du CAP Jardinier Paysagiste, au même titre que la biologie, l'agronomie et les travaux pratiques. Concrètement, tu apprends à connaître différentes plantes avec leur nom français, leur nom latin et leur espèce.
Pourquoi cette rigueur ?
Sur le terrain, cette connaissance te permet de conseiller un client, de choisir les bonnes plantes selon l’exposition et le sol, et d’éviter les erreurs coûteuses. Imagine planter un végétal qui nécessite le plein soleil à l’ombre : échec garanti. D’ailleurs, tu as peut-être remarqué que les professionnels du paysage parlent toujours en noms latins ? La nomenclature botanique latine peut sembler intimidante au début, mais elle suit une logique précise. Chaque nom latin se compose de deux parties : le genre (avec une majuscule) et l’espèce (en minuscule). Les noms latins sont universels et évitent toute confusion. Un même végétal peut avoir plusieurs noms français selon les régions, mais un seul nom latin reconnu internationalement. Les noms latins sont toujours écrits en italique.
Stratégies d'apprentissage et mémorisation
La liste des plantes à connaître pour un CAP Paysagiste varie légèrement selon les établissements, mais un socle commun de 80 à 120 végétaux est généralement exigé. Les arbres constituent la structure principale d’un aménagement paysager. Mon astuce : Commence par les arbres que tu croises tous les jours dans ta ville. Prends-les en photo, note leur nom et observe-les à différentes saisons. Les arbustes sont les plus nombreux dans la liste. Attention : Ne confonds pas le Thuya (Thuja) avec le Cyprès (Cupressus).
Mémoriser 100 végétaux avec leurs noms latins, ça ne se fait pas en une nuit. Crée des fiches de révision végétaux avec une photo de la plante au recto et les informations au verso (nom français, nom latin, famille, caractéristiques). Mon astuce : Révise 10 nouvelles plantes par semaine, et reprends les anciennes tous les 3 jours. Rien ne vaut l'observation directe. Apprendre à reconnaître des végétaux, c'est savoir identifier comment planter un arbre en ville et connaître le fonctionnement des outils. Pour retenir les noms latins, invente des associations d'idées. Consacre 20-30 minutes par jour à la reconnaissance des végétaux. C'est plus efficace que 3 heures d'un coup le week-end.
Comprendre les familles botaniques facilite l'apprentissage. Attention : Certaines plantes ont changé de classification récente. Par exemple, le Photinia appartenait aux Rosacées mais certains botanistes le classent désormais différemment. Aujourd’hui, tu as accès à une multitude d’outils numériques pour t’entraîner à la reconnaissance de végétaux niveau CAP Jardinier Paysagiste. Mon astuce : Utilise PlantNet pour identifier les plantes que tu croises, puis ajoute-les immédiatement dans Anki pour les réviser. Ton établissement dispose probablement d’un CDI avec des ouvrages spécialisés. Apprendre en groupe est motivant et efficace. Rejoins ou crée un groupe d’étude avec tes camarades de promotion.

La reconnaissance des végétaux est évaluée lors de l’épreuve EP2 du CAP Jardinier Paysagiste, qui porte sur les travaux d’aménagement paysager. Attention : L’examinateur peut te demander non seulement le nom de la plante, mais aussi ses besoins culturaux (sol, exposition), sa période de floraison, son usage en aménagement et ses éventuelles maladies.
Perspectives scientifiques et environnementales
Le programme CiTIQUE fait appel aux citoyens, jardiniers, randonneurs, forestiers, agriculteurs, vétérinaires, etc. pour participer à l’effort de recherche dans la lutte contre les tiques et les maladies qu’elles transmettent. Les rivières intermittentes, qui cessent de s’écouler ou s’assèchent une partie de l’année, représenteraient la moitié des cours d’eau de la planète. Fishola est une application smartphone pour une gestion durable de la pêche sur les lacs alpins (Léman, d’Annecy, du Bourget et d’Aiguebelette). Lors de vos sorties de pêche, vous pouvez renseigner les informations concernant vos captures. Les données récoltées amélioreront les prédictions scientifiques des effets à venir du changement climatique dans ces écosystèmes. De plus, DRYRivER est un outil de sensibilisation du grand public à l'importance des cas d'assèchement dans les réseaux hydrographiques.
La reconnaissance des végétaux au CAP Jardinier Paysagiste est une compétence fondamentale qui te servira tout au long de ta carrière. N'oublie pas : la clé, c'est la régularité. 20 minutes par jour valent mieux que 3 heures une fois par semaine. Mon dernier conseil : Crée ton propre herbier photographique tout au long de ta formation. Dans 2 ans, tu seras fier de voir ton évolution et tu auras un outil de révision personnalisé ultra-efficace. La connaissance botanique, couplée aux outils technologiques modernes, forme le socle indispensable pour relever les défis écologiques et paysagers de demain, que ce soit pour le jardinier amateur ou le professionnel chevronné.
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