
Le rhododendron, avec ses magnifiques inflorescences, évoque souvent des images de jardins luxuriants ou de paysages montagneux. Cependant, au-delà de sa beauté ornementale, il représente un sujet de préoccupation écologique important dans certaines régions, notamment en France, où le rhododendron pontique (Rhododendron ponticum) s'est avéré être une espèce envahissante. Tandis que des sentiers dédiés à la découverte de rhododendrons sauvages attirent les randonneurs, comme celui près d'Alençon, l'étude de son impact et les méthodes de gestion de cette plante invasive sont devenues primordiales.
Le Sentier Forestier des Rhododendrons : Une Immersion Naturelle
C'est en septembre 2013 et dans le joli petit hameau de Rieutort qu’a été découvert ce « Sentier Forestier des Rhododendrons ». Initialement repéré grâce à des panonceaux évoquant cette randonnée, ce sentier est devenu une expérience mémorable pour de nombreux visiteurs. Ce souvenir est fortement lié à un Tour du Capcir effectué en quatre jours, dont Rieutort et son remarquable gîte "Le Moulin" constituaient le terme de la deuxième étape. Oublier ces panonceaux équivaudrait à oublier beaucoup de choses : ce merveilleux tour effectué avec son fils et ses amis, cette étape si belle passant par le Massif du Madres où des cervidés à profusion ont été aperçus, ou encore l'après-midi et la formidable soirée passées au gîte, chez les chaleureux Sia et Alexandre. Pour bien d’autres raisons, dont certaines remontant à l'enfance, ce Tour du Capcir est toujours resté bien présent et avec lui « les Rhododendrons ».

Un Départ à Rieutort : Entre Incertitudes et Découvertes
Le 2 août 2016, jour de la découverte de ce « Sentier des Rhododendrons », il était déjà 11 heures lorsque la voiture fut garée sur la place de Rieutort. Un ciel bleu d’une incroyable pureté accueillait les randonneurs. Des piaillements se faisaient entendre de tous les côtés, avec les inévitables moineaux en grand nombre, mais surtout deux rapaces dont les cris faisaient lever la tête. Il s'agissait de deux circaètes Jean-le-Blanc planant dans d'amples circonvolutions, faisant de ce firmament si bleu leur terrain de jeu. Un couple en quête de sentiments amoureux sans doute ?
Sur le petit pont qui enjambe le ruisseau, les panonceaux déjà vus trois ans auparavant étaient toujours là : « BOUCLE P.R.31 - Riutort - Les Rhododendrons - 7 km - +373 m de dénivelé - 2h30 - difficulté moyenne » et un balisage jaune apparent. Un autre petit panonceau laissait plus perplexe et demandait réflexion : « Les Rhododendrons - 2,5 km - P.R.31 » et dessous « Station de ski - 1,5 km - P.R.31 ». Il semblerait que l'on puisse démarrer d'ici, mais que le vrai départ de la boucle des « Rhododendrons » se situerait un kilomètre plus loin que la station de ski. Cette station est celle de Puyvalador, comme le précisait un bout de carte IGN pris en sus d’un tracé GPS.
L'itinéraire emprunte le pont où s’écoule le Rec del Cirerol, passe devant le gîte et démarre non sans quelques hésitations, car peu après, deux itinéraires s’offrent aux randonneurs. Un chemin herbeux part à gauche et la route asphaltée continue, sans balisage apparent. Le GPS entre rapidement en action et il devient vite évident qu’il faut emprunter la rue du Bac puis l’allée éponyme qui se transforme naturellement en un chemin herbeux. Deux grands panneaux de la Communauté des communes du Capcir Haut-Conflent aident les randonneurs de passage et apportent quelques précisions quant à la balade des « Rhododendrons ». Toutes ces précisions et les quelques recommandations qui les accompagnent sont lues, puis la marche se poursuit sur un large chemin encadré d’une végétation luxuriante. Les insectes, et notamment les papillons, y sont légions et semblent trouver leur bonheur dans cet écosystème alliant soleil et fraîcheur, tout comme les oiseaux.
Une Pause au Cœur de la Nature
Le flâneur a l'appareil photo qui n'avait pourtant pas chômé jusque-là et s'en donne déjà à cœur joie. Le rythme est plutôt lent, ce qui convient parfaitement car la balade est plutôt courte. L'heure du pique-nique a déjà sonné, et le sac à dos est déposé, l'installation sur l'herbe se fait sans aucune hésitation. Soleil au zénith, ciel azur, absence de vent, sérénité, bruits de la nature, jolis décors verdoyants, beaux panoramas, tout est réuni pour profiter de ce qui est aimé en randonnée : relaxation, méditation et contemplation. Une heure plus tard, la marche reprend.

Aucun rhododendron n’est visible dans l’immédiat, mais la végétation est toujours omniprésente, même si parfois elle est bien différente, alternant bois de conifères, boqueteaux de feuillus, clairières et prairies. Une flore variée y est ubiquiste et de nombreuses fleurs sont figées dans le numérique. On continue de flâner car rien ne presse. Le chemin, devenu sentier, aboutit sur une piste forestière. Un nouveau panonceau confirme l'idée qu'il ne sert à rien de courir : « les Rhododendrons -0,9 km » et « Station de ski - 0,2 km ». La station de ski de Puyvalador ne serait plus qu’à 200 mètres et même si l'exactitude de cette information est fortement mise en doute, il est vrai qu’elle n’est plus très loin car on commence à en distinguer les premiers chalets. Quelques minutes plus tard, la route asphaltée qui y mène est coupée puis empruntée.
Le Vrai Départ du Sentier des Rhododendrons
À l’entrée du village, aucune nouvelle indication ni balisage n'est trouvé, il est donc choisi de faire confiance au tracé GPS, qui est très incertain et a été réalisé à partir d’un vieux topo-guide de 2002, « Les Sentiers d’Emilie en Cerdagne et Capcir ». Il indique d’emprunter le bitume de la route principale puis celui de la rue des Ecureuils, et confiance lui est faite car ce sont bien les indications lues dans le topo-guide. Il est su d’avance qu’il mènera jusqu’au « Sentier des Rhododendrons ». En haut de la rue, un nouveau panonceau se présente, indiquant les « Rhododendrons » à 200 m, et devant ce dernier, il est soudain compris qu’il y a bien désormais un autre itinéraire. Le sentier est là, à droite, dans la forêt et en contrebas. Il est déjà noté que le retour vers Rieutort s’effectuera par là.
La suite s’élève derrière les derniers chalets de la station et c'est enfin la ligne de départ. Un sentier parfaitement balisé avec un grand panneau directionnel invite à entrer dans une sombre forêt de grands conifères. Le vrai « Sentier Forestier des Rhododendrons » commence ici et toute la démarche depuis Rieutort n'est que subsidiaire. Subsidiaire mais pas accessoire et évidemment complémentaire quand, comme nous, on a envie de marcher un peu plus que les 2,2 km qui composent cette petite boucle. D’ailleurs, un autre panneau mentionne bien qu’il s’agit d’un « Chemin d’Emilie » avec un aller/retour d’1h15, ce qui montre que cette petite balade est modeste et s’adresse au plus grand nombre.
Au Cœur de la Forêt : L'Altitude et la Faune
La forêt est pénétrée en suivant les marques de peinture jaune sur les arbres et des panonceaux indiquant la « Route forestière du Pla del Bosc », toujours agrémentés de la mention P.R.31. Ce P.R.31 est apparemment le fil conducteur. Le balisage est bien présent et la marche s’effectue sans difficulté et sans nécessité de garder le GPS allumé. Le chemin s’élève prestement, ce qui est normal d'après la carte, car nous cheminons le Serrat de la Cornera. Le chemin alterne les sous-bois forestiers, quelques clairières et de rares passages au milieu de gros rocs de granit. Les ouvertures sont quasiment absentes et de ce fait, les seuls arrêts sont réservés aux photos de quelques fleurs. Si les rhododendrons sont bien présents, c’est par miracle qu'un seul spécimen est trouvé encore un peu fleuri. Ce sera le seul malgré l’attention portée à tenter d’en découvrir d’autres. Il est fort probable que début août soit déjà bien trop tard pour les rhododendrons en pleine floraison.

Après une dernière montée au milieu de grands résineux semblant avoir souffert d’une vieille tempête, quelques vues s’entrouvrent sur de hauts magmas rocheux. En contrebas, un petit torrent se fait entendre. C’est toujours le Rec del Cirerol, celui-là même qui fut enjambé au départ de Rieutort. Le chemin finit par déboucher sur la « Route forestière du Pla del Bosc » à 1 890 m d’altitude. C’est le point culminant, matérialisé ici par un magnifique petit plan d’eau aux eaux cristallines et dont le tour offre quelques panoramas lointains sur le Capcir et vers la Cerdagne. Une bonne demi-heure de repos est prise, et si à la première vision de cette mare limpide, l'envie de s’y rafraîchir est immédiatement venue, les panneaux d’interdiction conjugués à la présence d’un agent de l’ONF en ont rapidement dissuadé.
Le Retour à Rieutort : Belles Vues et Douces Récoltes
À l’extrémité du plan d’eau, côté est, un panonceau propose le retour vers Rieutort : « Riutort - 3,4 km - P.R.31 ». Il suffit de suivre cette direction et de ne plus quitter le sentier le plus évident. Balisé également en jaune, il s’élève au milieu des pins à crochets presque au plus haut de la crête, coupe une petite clairière herbeuse, s’enfonce à nouveau en forêt, file en balcon offrant quelques vues sublimes sur la Vallée de l’Aude et les belles forêts du Capcir, et retrouve l’itinéraire pris à l’aller. Le bonheur de surprendre un jeune chevreuil est eu, et la chance incroyable qu’il figure sur une photo prise à la volée dans un sombre sous-bois.

Les chalets du haut de la rue des Ecureuils sont retrouvés, puis le fameux sentier qui descend rudement dans la forêt. Il atterrit sur une piste forestière où se dévoilent les plus beaux panoramas de la journée : vue plongeante vers Rieutort et ses vertes prairies, vue lointaine sur le lac de Puyvalador, le Massif du Madres et le pic de la Pelade, autant de beaux et bons souvenirs d’autres merveilleuses randonnées. Au bout de cette piste, la route menant à la station de ski est retrouvée, ainsi que le parcours pris à l’aller. Il mène tout doux à Rieutort en 40 minutes. Le souhait de saluer Sia et Alexandre était là, mais apparemment ils n’étaient pas au gîte. Pour se "venger", quelques grosses framboises bien mûres ont été cueillies. Elles étaient légions tout au long du Cirerol. Est-ce logique ou pas ? La question se pose car il a été dit que les « cirerols » seraient des petits fruits ronds et rouges ressemblant à des cerises, peut-être le fruit du merisier. Une vérification s'impose ! La carte IGN 3540 OT Top 25 est utile pour ces randonnées. Une variante existe : si à partir du plan d'eau, le retour par le Serrat de la Cornera et la station de Puyvalador n'est pas souhaité, il y a la possibilité d'emprunter la piste forestière qui se trouve en contrebas.
Le Rhododendron Pontique : Un Enjeu Écologique Majeur

Au-delà de ces agréables découvertes de rhododendrons sauvages, une autre facette de cette plante se dessine : celle d'une espèce exotique envahissante. La lutte contre "l'invasion" des forêts par les plantes exotiques envahissantes est surtout une question d'anticipation. C'est dans cette logique que l'Université de Picardie Jules Verne (unité d'écologie et dynamique des systèmes anthropisés) a lancé un projet de recherche sur l'invasion des milieux forestiers par le Rhododendron pontique (Rhododendron ponticum). L'ONF, qui a sollicité l'appui des chercheurs notamment pour un cas particulier en Normandie près de Honfleur, participe à cette enquête en apportant ses données sur la présence de cette plante et ses essais de lutte dans les forêts publiques.
Caractéristiques et Problématiques du Rhododendron Pontique
Le Rhododendron pontique est un arbuste originaire de Turquie et de Géorgie, avec quelques populations relictuelles existant aussi au Liban. En France, c'est une espèce facile à distinguer des deux seules autres espèces de rhododendron existant en milieu naturel, Rhododendron ferrugineum et Rhododendron hirsutum. Toutes deux mesurent moins d'un mètre de haut et sont strictement montagnardes et alpines. Peu exigeante (elle préfère les sols acides mais tolère diverses conditions, hors sols salés) et capable de résister au froid comme à la chaleur (hors sécheresse), cette plante est donc envahissante au détriment des espèces locales, si on la laisse s’installer. L'espèce ayant une forte préférence pour le climat atlantique, l'étude porte surtout dans un premier temps sur la partie nord du domaine atlantique français. Cependant, l'amélioration de la connaissance de la répartition de l'espèce en forêt publique est étendue à l'ensemble de la métropole. Il suffit de répondre à un très court questionnaire en joignant des photos qui permettront de confirmer la présence de l'espèce repérée près de chez vous.
Le rhododendron pontique est une plante envahissante qui contraint la régénération naturelle du Bois du Breuil. François Marchalot, technicien gestionnaire du Bois du Breuil situé à cheval sur les communes de Honfleur (Calvados), Équemauville, Barneville-la-Betran et Pennedepie, est formel : le rhododendron pontique, qui a colonisé le sol du site, est une vraie calamité. « C’est une espèce envahissante qui empêche la régénération naturelle de la forêt », explique-t-il. « C’est une espèce très dense qui recouvre trop le sol forestier », ajoute le spécialiste local. Les premières traces de ce bois se trouvent dans des cartes datant de 1735, comme l'explique François Marchalot, technicien gestionnaire du Bois du Breuil et garde assermenté du Département.
Dynamique invasive du rhododendron pontique en France, par Marion Casati
L’entretien n’empêche pas l’espèce d’être toujours en bonne et due place dans la forêt : « elle est présente sur l’ensemble du bois, mais il y a 50 hectares où elle est en surdensité », explique François Marchalot. Le Département se dirige en tout cas vers des solutions dites « naturelles » pour tenter de freiner l’invasion du rhododendron. Pour rappel, le Département gère les espaces naturels sensibles de son territoire, ces zones de nature particulièrement remarquables à protéger.
Le Rhododendron Ferrugineux : Une Espèce Montagnarde Native
La haute montagne a pour signature le parfum du rhododendron ferrugineux, un effluve vagabond qui surprend le randonneur au tournant du chemin, comme pour le préparer au spectacle : tous les ans, fin juin-début juillet, ses rameaux se couronnent d’un bouquet de fleurettes rose pourpre. Le « rhodo » a du caractère : il cache au revers de ses feuilles des glandes en écusson couleur rouille, d’où le qualificatif de « ferrugineux », et il s’obstine à garder tout l’hiver ses feuilles rigides, luisantes et vert foncé. Son objectif est de conquérir cet alpage abandonné. Ses moyens opérationnels sont des graines aéroportées, avec des pertes admissibles de plus de 99 %. Dans une seconde phase, il met en œuvre un marcottage discret et efficace, combiné à une action plus en profondeur : les feuilles mortes auront pour mission d’acidifier l’humus de manière à éliminer la plupart des espèces concurrentes.
Le Rhododendron des Parcs ou Rhododendron Pontique : Multiplication et Colonisation
Le Rhododendron des parcs (Rhododendron de la Mer Noire ou Rhododendron pontique) porte le nom scientifique de Rhododendron ponticum L. Il existe des sous-espèces comme Rhododendron ponticum ssp. et Rhododendron ponticum ssp. Le Rhododendron des parcs se multiplie par reproduction sexuée. Il est originaire de Turquie et de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal). Le principal motif de ces introductions multiples est l’horticulture. La plante est en effet très appréciée pour ses belles inflorescences roses ou violettes. Encore en début d’invasion, le Rhododendron des parcs forme çà et là des populations denses dans les quatre départements bretons, mais il semblerait que les zones colonisées ne soient pas encore bien répertoriées (3,4,5). Encore discrète dans les milieux naturels de France et de Bretagne, le Rhododendron des parcs est doté de capacités de colonisation rapide. Les nombreux jardins publics et privés sont des sources extrêmement importantes de propagules de cette espèce. En effet, il crée un ombrage important qui limite drastiquement le développement des autres végétaux. L’invasion est particulièrement importante en Grande-Bretagne. Le Rhododendron des parcs est soupçonné d’être un réservoir important pour le développement de champignons du genre Phytophthora. Le Rhododendron des parcs ne fait pas encore l’objet de mesures pour contrôler ses populations dans notre région.

En raison des capacités de rejet à partir des souches, la coupe simple des troncs ne suffit pas pour éliminer les populations de Rhododendron des parcs. Il est nécessaire d’appliquer un herbicide sur les souches. L’application peut avoir lieu directement après la coupe ou bien quelques années après. Le traitement aux herbicides ne doit pas être utilisé à la légère. En Angleterre, là où le Rhododendron des parcs engendre d’importantes nuisances, les scientifiques ont beaucoup étudié cette plante. Les insectes pollinisateurs et leur comportement ont été étudiés. Rhododendron ponticum peut être pollinisé par plusieurs espèces d’insectes selon le pays colonisé. En Irlande, ce sont les Bourdons qui participent activement à la pollinisation des fleurs de Rhododendron ponticum (8). Il a été observé que ceux-ci transportaient plus de pollen en Irlande qu’en Espagne (9). La dispersion des graines a également été étudiée. Celles-ci ne se propagent pas à plus de 10 m de l’arbuste en général (10). Une équipe de scientifiques a remarqué que la plante germe et croît plus rapidement en Irlande, zone d’introduction de l’espèce (11). En Angleterre, des bilans économiques de l’invasion par le Rhododendron pontique ont été réalisés afin d’estimer le coût des mesures de gestion. Les gestionnaires ont ainsi dépensé 670 924 livres sterling pour gérer cette espèce (12). Si la plante n’a pas encore provoqué de nuisances fortes en Bretagne, il semble que celle-ci se plaise dans cette partie de la France. Elle s’est en effet développée plus rapidement que dans les autres régions.
Les références citées sont les suivantes :
- Müller S. 2004. Plantes invasives de France. 168p. Publications scientifiques du Muséum.
- Conservatoire botanique national de Brest. 2000. Base Calluna: base de données sur la flore vasculaire de Bretagne, de Basse Normandie et des Pays de la Loire. Conservatoire botanique national de Brest.
- Diard L. 2005. La flore d'Ille et vilaine. 670p. Siloë.
- Philippon D. 2006. La flore des Côtes d'Armor. 566p. Siloë.
- Rivière G. 2007. La flore du Morbihan. 654p. Siloë.
- Almeida, R., Goncalves, S., and Romano, A. 2005. In vitro micropropagation of endangered Rhododendron ponticum L. subsp. baeticum (Boissier & Reuter) Handel-Mazzetti. Biodiversity and Conservation. Vol.
- Mabbett, T. 2005. Rhododendron ponticum, invasive weed or pretty flower. International Pest Control. Vol.
- Stout, J. 2007. Pollination of invasive Rhododendron ponticum (Ericaceae) in Ireland. Apidologie. Vol.
- Stout, J., Parnell, J., Arroyo, J., and Crowe, T. 2006. Pollination ecology and seed production of Rhododendron ponticum in native and exotic habitats. Biodiversity and Conservation. Vol.
- Stephenson, C., Kohn, D., Park, K., Atkinson, R., Edwards, C., and Travis, J. 2007. Testing mechanistic models of seed dispersal for the invasive Rhododendron ponticum (L.). Perspectives in Plant Ecology, Evolution and Systematics. Vol.
- Erfmeier, A. and Bruelheide, H. 2005. Invasive and native Rhododendron ponticum populations: is there evidence for genotypic differences in germination and growth? Ecography. Vol.
- Dehnen-Schmutz, K., Perrings, C., and Williamson, M. 2004. Controlling Rhododendron ponticum in the British Isles: an economic analysis. Journal of Environmental Management. Vol.