Les enjeux et avantages des semences paysannes : fondements d'une agriculture durable et savoureuse

Ce qu’on appelle aujourd’hui "semence paysanne", ce sont les graines issues d’une sélection traditionnelle et plus éthique. C’est la sélection qu’on pratiquait à l’origine, quand l’homme a commencé à cultiver sa terre pour en produire des légumes et des fruits. À cette époque, elle vise à obtenir les meilleures variétés adaptées aux terroirs et de bonne qualité gustative. Depuis 12 000 ans les paysans sèment, récoltent, sélectionnent et échangent librement leurs graines. C’est l’histoire de l’agriculture. Qu’est-ce qu’une graine ? Les graines sont finalement plus importantes que ce qu’il n’y parait. Voyageant depuis le Néolithique jusqu'à nous, la graine a été le principal vecteur de diffusion et d'adaptation de l'ensemble des plantes nourricières actuelles.

Comprendre la nature intrinsèque de la semence paysanne

Les semences paysannes sont produites en plein champ par des méthodes respectueuses du vivant et accessibles à toute personne qui cultive. Elles sont au cœur de la « Co-évolution du Vivant » entre plantes, humains et terroirs. Une semence paysanne, “ancienne”, “de conservation” ou encore “de population”, représente une réalité biologique complexe. Ce sont également des « populations dynamiques », qui auront tendance à évoluer dans le temps. Le concept de dynamisme est un point essentiel. Ce mot dérive du vieux français « païs », le terroir, la région. La variété de pays a donc un ancrage local, régional.

« Les semences paysannes sont reproductibles et donc reproduites dans leur environnement de production avec des méthodes naturelles », résume Véronique Chable, chercheuse agronome spécialisée en agriculture biologique et semences paysannes à l'Inrae. Les graines sont semées, sélectionnées et reproduites par les agriculteurs. Ceux-ci peuvent ensuite les réutiliser les années qui suivent. Les variétés paysannes sont constituées d'individus tous différents. Ils interagissent avec une grande diversité de micro-organismes, champignons, insectes, animaux, plantes sauvages ou cultivées. Cette hétérogénéité est leur force : le phénotype est le résultat de l’expression des gènes de la plante en interaction avec l’environnement dans lequel elle a poussé.

Schéma de la sélection massale et de la diversité génétique d'une population de semences paysannes

Les semences paysannes sont des semences reproductibles libres de droit, à fécondation libre (aussi appelées variétés population), pouvant être récoltées et semées années après années pour être reproduites, transmises ou échangées. Elles sont le gage d’autonomie et de souveraineté alimentaire. La vérité que porte en son sein l’agroécologie, consubstantiellement ancrée dans les bases agronomiques de l’agriculture biologique, réside dans la démonstration que tout participe du Tout et que tout est une partie du Tout. Le sol fait la plante, tout comme la plante fait le sol. Plante et sol co-évoluent : l’un se nourrit de l’autre, l’un participe de l’autre. Il en est de même pour la graine qui semée dans son environnement, sauvegardée puis cultivée dans les traditions et le savoir-faire paysan, élevée et sélectionnée devient dès lors une semence paysanne.

Le point de bascule historique : de la tradition à l'industrialisation

Mais pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à une telle situation ? Pourquoi contraignons-nous la nature à des conditions si strictes ? L’après-guerre a été le point de bascule. Après la seconde guerre mondiale, la priorité du gouvernement français était de récupérer son indépendance alimentaire pour ne plus dépendre de l’aide américaine. C’est ainsi que de nouvelles semences sont nées. Pour arriver à récolter des plantes plus homogènes et stables, dans le seul but d’accroitre la production alimentaire, il a semblé primordial de créer des semences industrielles.

Depuis l’industrialisation agricole et ses nouvelles techniques de production, la sélection vise la commercialisation et la productivité en masse. Les graines doivent s’adapter aux nouvelles techniques de mécanisations ainsi qu’aux engrais chimiques. Pour répondre aux demandes de l'industrie agroalimentaire, les semenciers ont créé des variétés stables et homogènes, les hybrides F1, en réalisant des croisements forcés entre variétés. Ce virage pris par l'agro-industrie dans les années 1940 a séparé la production de la reproduction et a changé les pratiques paysannes. Avant cela, les agriculteurs réalisaient leurs propres semences pour les échanger et les replanter. Producteur de semences n'était pas un métier. Les paysans gardaient la meilleure partie de leur récolte pour en conserver les semences.

🌱 Comprendre les semences - variétés anciennes, hybrides F1, OGM, etc...

Le clonage des semences a porté ses fruits : en 50 ans la production agricole française a doublé. Le peu d’agriculteurs restants est devenu six fois plus productif. Aujourd’hui, 95% des semences de maïs inscrites au catalogue sont hybrides, donc stériles. Néanmoins, la face cachée de ces graines est moins reluisante : le monopole a engendré la disparition de 75% de la biodiversité cultivée et a conduit l’agriculture dans un cercle vicieux dévastateur. Les agriculteurs ont perdu tout un pan de leur métier et sont à la merci des grands semenciers.

La problématique technique et économique des hybrides F1

Ces graines appelées « hybrides » sont le résultat d’un croisement savamment étudié entre deux variétés sélectionnées selon certains critères. L’hybride F1, contrairement à l’espèce naturelle, s’autoféconde et n’a donc pas besoin d’assistants pollinisateurs comme les abeilles ou le vent. A chaque fécondation, le patrimoine génétique de la graine hybride est drastiquement réduit du fait de la consanguinité. La première génération d’hybrides F1 donne une graine très productive mais si elle est replantée à la saison suivante, le résultat sera beaucoup plus décevant. L’agriculteur est contraint de racheter chaque année ses graines hybrides pour s’assurer une récolte optimale.

De plus, leur hypersensibilité rend indispensable l’utilisation de pesticides. Les géants semenciers qui les produisent se sont donc également mis à fabriquer les pesticides associés, créant une dépendance encore plus accrue des agriculteurs. « Les F1 ont été croisées pour répondre aux critères de la grande distribution : cultiver des légumes plus productifs et calibrés, qui se conservent bien, supportent les chocs, et sont adaptés aux engrais et produits phytosanitaires en général », détaille Ananda Guillet, président de Kokopelli. Notons qu'un croisement n'est pas problématique en soi, les jardiniers amateurs en réalisent pour tenter de créer de nouvelles variétés, mais la logique industrielle est radicalement différente.

Les semences standardisées n’ont pas la capacité de s’adapter aux différents terroirs. L’homogénéisation des graines et donc des cultures induit une utilisation massive d’intrants chimiques et de pesticides. Un champ d’une même variété ne trouvera pas l’aide d’autres variétés qui ont la capacité de lutter efficacement contre l’attaque de certaines maladies. Ceci a considérablement détruit la biodiversité, pourtant indispensable à notre alimentation. Et pour cause, depuis l’introduction des pesticides néonicotinoïdes en 1990, 75% des insectes volants ont disparu en Europe.

Propriété du vivant et cadre législatif

À qui appartiennent les graines ? Sont-elles un bien commun de l’humanité ou une marchandise comme les autres ? Aujourd’hui dans le monde, 5 des géants de la chimie, devenus producteurs des semences, contrôlent la moitié du marché et veulent une chose : être propriétaires des semences. En France, 9 000 variétés sont inscrites au catalogue officiel appartenant majoritairement aux 5 multinationales (Bayer, Monsanto, Limagrain, Pioneer et Syngenta). Pour être mise en vente, la moindre variété doit être renseignée dans un registre : le catalogue officiel des variétés. On y inscrit leur nom, leur variété et surtout son propriétaire.

C’est le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) qui donne l’autorisation à une variété d’entrer dans le catalogue des semences, permettant ainsi aux agriculteurs de la cultiver librement. Avant d’y être inscrites, les graines doivent passer des tests très stricts de Distinction, Homogénéité et Stabilité (DHS). Pour être homologuées, les cultures doivent être au garde à vous : pas un épi ne doit dépasser ! En dehors de ce catalogue, les agriculteurs n’ont, en théorie, pas l’autorisation d’utiliser des semences de variétés anciennes.

Depuis le décret de 1981 interdisant la commercialisation et la vente des semences non inscrites au catalogue officiel, une partie de la société européenne s’est insurgée de voir la quasi-totalité des semences entre les mains des grands groupes. Après des années de luttes acharnées, les eurodéputés ont voté, en avril 2018, pour mettre un terme à la « criminalisation » de la semence paysanne. Votée définitivement le 2 octobre 2018, la loi EGALIM, dans son article 78, autorisait quiconque à vendre des semences anciennes aux particuliers. L’interdiction stricte d’utiliser des semences paysannes est donc à nuancer. La vente de semences paysannes à des jardiniers amateurs a été officiellement autorisée en juin 2020. Les agriculteurs ont, quant à eux, le droit de cultiver des variétés non inscrites et d’en vendre la récolte, mais pas de commercialiser officiellement les graines ou les plants comme semences certifiées.

Illustration du Catalogue Officiel des Variétés et les logos des multinationales semencières

Qualité nutritionnelle et excellence gustative

On estime qu’une tomate ancienne aura la même dose de nutriments que cinq à douze tomates conventionnelles. Vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. La qualité de la production des semences paysannes réside dans la priorité donnée aux saveurs variées et intenses, avec plus de nutriments.

« C'est notable sur les tomates, où la différence avec des hybrides F1 est énorme. Elles sont, selon les variétés, plus acidulées, plus sucrées, plus juteuses… Sur d'autres légumes, le goût est aussi différent. On propose chez Kokopelli une quarantaine de variétés de courgettes dont les saveurs diffèrent. Contrairement à la courgette de supermarché qui n'en a pas vraiment », souligne Ananda Guillet. Stéphane Crozat, du Centre de ressources de botanique appliquée (CRBA), ajoute : « Globalement, les variétés de l'agriculture paysanne sont plus goûteuses. Mais la plupart du temps, comme les critères de sélection des F1 sont le rendement, le calibrage, la résistance au transport, le critère du goût est laissé de côté. »

En Normandie, l'association Triticum œuvre pour la défense de la biodiversité en aidant les paysans à cultiver des variétés de céréales anciennes (plus de 300). Les variétés de Triticum (semence de blé Japhet ou Bon Cauchois, épeautre Oberkulmer, seigle de Pluvigner…) permettent d'obtenir des pains plus nourrissants. Cette façon de procéder permet de garder le germe (la partie la plus nutritive des céréales) et davantage de son. On encourage une fermentation 100 % levain, qui permet de développer des arômes intéressants, des pains plus nutritifs, plus digestes, avec un index glycémique bas et qui se conservent mieux.

Un rempart face au changement climatique

Les semences paysannes sont pourtant un rempart efficace face aux menaces climatiques. « Elles vont s'adapter au terroir et vont enregistrer les informations : sécheresse, maladie. Cela va leur permettre de s'adapter aux conditions de leur environnement et, par exemple, d'avoir moins de besoins en eau. À l'heure du changement climatique, c'est capital ! », explique-t-on au sein des réseaux spécialisés. Ces semences, parce que reproductibles, participent à l'autonomie des agriculteurs et à l'autonomie alimentaire d'un territoire.

Le CRBA travaille spécifiquement sur l'adaptation des variétés de fruits et légumes au climat actuel et futur. Ils récupèrent des semences de trois manières : via des banques de semences en Europe, en Amérique du Sud et en Russie (Institut Vavilov), par des inventaires dans des parcs naturels régionaux et lors d'expéditions. Stéphane Crozat précise : « On entend beaucoup dire qu'il suffirait de faire remonter les cultures du Sud vers le Nord. C'est bien plus compliqué que cela, le dérèglement climatique entraîne des alternances de périodes de sécheresse, de froid, de pluies intenses… Donc on cherche à adapter ici des variétés résistantes. »

Par exemple, au Daghestan, l'amplitude de températures est énorme et pourtant certains fruitiers poussent. On trouve des pastèques et melons qui fructifient à 45 °C. En France, aucune de nos variétés industrielles de légumes ou de fruits ne fructifie à ces températures. La protection des semences paysannes peut être utile pour notre souveraineté alimentaire, en cas de crise agricole ou de désastre écologique. Elles préservent des collections de graines reproductibles de différentes espèces végétales, notamment les plus menacées d'extinction.

Photographie de cultures de céréales anciennes en Normandie par l'association Triticum

Les acteurs de la préservation et du renouveau

Certains producteurs bio conscient de l’impact néfaste de cette industrialisation retournent à une sélection plus traditionnelle. Ils remettent au goût du jour d’anciennes variétés oubliées et qui auraient disparu. Ils sélectionnent des variétés bio, adaptées aux différents terroirs qui ne subissent plus de traitement aux pesticides, aux engrais chimiques ou qui sont modifiées génétiquement. Le but est de reprendre une agriculture plus durable et écologique à sa base.

Le Réseau Semences Paysannes (RSP) regroupe principalement les organisations bio et paysannes nationales, des associations de préservation et de renouvellement de la biodiversité cultivée, des associations de producteurs, des artisans-semencier et des ONG. Pour découvrir le monde foisonnant des semences depuis les champs jusqu’en cuisine, le RSP propose de nombreuses publications (livre, brochure, cahier technique, DVD).

Plusieurs structures offrent un accès direct à ces graines de qualité :

  • Kokopelli est une association qui propose plus de 1700 variétés de légumes, c’est le plus grand choix de semences bios sur internet. C’est l’une des premières associations à avoir vendu des graines reproductibles.
  • Germinance est un réseau d’une cinquantaine de producteurs bios offrant une large gamme de choix pour de bons prix.
  • Graines del Païs est un réseau d’une vingtaine de producteurs bios répartis dans plusieurs régions.
  • Les Semences de l'Ombelle garantissent un taux de germination plus important que le minimum légal.

Guide pratique pour choisir ses semences au potager

Les semences sont d’une grande importance dans le domaine du jardinage. Le résultat de la récolte et du rendement dépend essentiellement de la qualité des semences. En d’autres termes, plus les germes sont qualitatifs, plus la récolte est bonne. Pour les jardiniers amateurs, cultiver différents types de légumes est une activité très intéressante. Actuellement, la plantation grâce aux semences paysannes bio est beaucoup conseillée, car ces graines assurent une meilleure production.

Multiples sont les critères de choix d’une semence bio. Comme la suite de la culture d’une variété dépend de la qualité de la semence, il faut privilégier une semence saine. Il est plus adapté de se tourner vers les germes traités naturellement contre les maladies transmissibles. De là, vous réduisez au maximum les risques de propagation d’agents pathogènes. Des semences trop vieilles ou élevées dans de mauvaises conditions impactent négativement le rendement. Des graines avec un développement lent nuisent aussi à la qualité de la production.

🌱 Comprendre les semences - variétés anciennes, hybrides F1, OGM, etc...

Privilégier le label AB est d’une priorité inévitable lors d’un choix de semences paysannes. Ce label assure la qualité optimale des graines et définit certains critères précis d’une véritable semence biologique. Les semences paysannes sont sans OGM, ni pesticides ni engrais chimiques. Ne vous focalisez donc pas sur le design de l’emballage lors de votre choix. Misez plutôt sur la qualité et le renom de ses produits.

L’achat et le choix des semences paysannes demandent la considération de plusieurs éléments :

  1. La correspondance variétale : Une semence de qualité est celle qui correspond à la variété mentionnée sur son emballage.
  2. Le pouvoir germinatif : C'est un critère crucial. Examinez l’emballage avec soin pour voir la date d’invalidation.
  3. L'origine : Regardez sur l'étiquette la provenance de la graine. Certains semenciers s'approvisionnent très loin, ce qui est dommage pour l'adaptation locale.
  4. La certification bio : Cette dernière est obligatoire pour les véritables semences paysannes vendues dans le commerce.

L'impact du citoyen et du consommateur

En achetant et semant ces semences paysannes, vous participez à lutter contre les OGM, les pesticides, les engrais chimiques et le brevetage du vivant. Vous aidez également à restaurer la diversité variétale, contre la généralisation des variétés F1 dans l’agriculture. Vous aurez de plus un potager réellement bio à sa base, l’assurance d’acheter des graines de plantes issues de végétaux non traités chimiquement. Du coup, votre potager et votre verger seront plus résistants, car sélectionnés pour une culture biologique.

La place du citoyen dans ce combat est essentielle. Le consommateur peut faire des choix : s’informer, chercher à savoir d’où vient ce qu’il mange et comment cela a été produit. Privilégier un approvisionnement biologique et local encourage l’agriculture paysanne et la transformation artisanale. AMAP, circuits courts, fermes ouvertes, marchés de producteurs : il y a mille et une façons d’aller à la rencontre des producteurs qui s’engagent. Cela permet de connaître les produits, les modes de culture, les choix de variétés. Cela soutient l’agriculture locale et évite les produits alimentaires importés ou hors saison.

Soutenir les campagnes en faveur de la biodiversité cultivée et des droits des paysans, comme celle d’Agir pour l’environnement et du Réseau Semences Paysannes, favorise l’émergence du sujet sur la scène politique. Rien ne vous permet de savoir directement en supermarché que les fruits ou légumes que vous achetez sont issus de semences paysannes, car il n'y a pas encore de label spécifique obligatoire pour les produits transformés. Pour dénicher de bonnes tomates issues de semences paysannes, il va falloir se tourner vers les marchés ou les ventes directes.

Techniques de culture et autonomie

Les qualités des variétés paysannes sont d'avoir la possibilité juridique et technique de les reproduire au champ ou au jardin. Cette liberté est atteignable pour peu d'en acquérir les compétences (cela demande de la rigueur, mais c'est accessible à tout le monde). Faire ses graines, c'est facile avec un peu de méthode. C’est la sélection massale. Cette technique est basée sur la sélection et la multiplication dans une population des individus les plus intéressants.

Il faut aussi savoir « saison » garder : les bonnes tomates sont disponibles de juin pour les plus précoces, mais le plus souvent de juillet à octobre. Celles que vous achetez avant auront poussé hors-sol, très souvent dans des serres chauffées. Ce qui garantit le succès d'une culture, c'est un sol riche et vivant. Les semences potagères avec de la terre fertile doivent être prises en soin avec de l’engrais biologique. Les techniques de plantation vous permettent de transformer votre quotidien de manière plus énergique et plus biologique.

Photographie d'un potager diversifié utilisant des semences paysannes en pleine saison

Le retour vers le passé permet de donner du bon goût à votre plat, car manger bio devient une devise et un défi à atteindre pour la France. La biodiversité d’un pays est source de richesse et de valeur. La santé passe avant tout, même dans l’agriculture et la culture de différentes plantes. Éviter les produits chimiques et les productions trop industrielles est nécessaire pour notre environnement et sur notre santé. En effet, les aliments qu’on mange présentent des impacts sur notre corps et assurent en partie la force et la tonification de nos muscles.

Vers une nouvelle éthique alimentaire

Les précieuses semences paysannes ne dépendent pas de l'agro-industrie et sont au cœur d'un système alimentaire vertueux. Elles permettent d'obtenir des aliments sains et variés, s'adaptant à différents terroirs. Le fait de conserver des graines est envisageable et même encouragé pour maintenir ce patrimoine génétique. L’agriculture est un domaine très satisfaisant pour participer au développement de notre propre capacité intellectuelle et physique.

Nous contribuons déjà à réduire les impacts des bouleversements à l’œuvre, dus à l’activité humaine. Eau, humus, biodiversités, climat, foncier… les semences paysannes apportent des éléments de réponse tout en favorisant plus de justice sociale et économique. Elles sont un lien tangible entre notre passé agricole et les défis futurs de l'humanité. Comprendre les semences paysannes, c'est comprendre que la graine est le premier maillon de la chaîne alimentaire et que sa liberté conditionne la nôtre.

Pour approfondir vos connaissances, plusieurs ouvrages de référence existent :

  • La Graine de mon assiette, de Véronique Chable et Gauthier Chapelle.
  • Des légumes pas comme les autres, de Xavier Mathias.
  • Cultiver les céréales, de Simon Bridonneau.
  • Faire ses graines, c'est facile, de l'association Grainaille.

Composition de graines de différentes variétés (haricots, maïs, tomates) montrant la diversité de formes et de couleurs

Manger bio et local, c’est donc bien plus qu’une simple tendance, c’est un acte politique et sanitaire. En investissant sur les graines biologiques qui rapportent une meilleure récolte sur votre terre, vous participez activement à la protection de l'environnement et de votre propre santé. Avoir un jardin potager cultivé grâce à des graines paysannes et biologiques est une étape majeure vers une vie plus saine et autonome.

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