Le soja cultivé est une plante herbacée annuelle existant sous de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, des plantes grimpantes ou rampantes qui sont plus proches des types originaux. Les formes naines sont le plus couramment cultivées. La plante est entièrement (feuilles, tiges, gousses) revêtue de fins poils gris ou bruns. Les tiges dressées ont une longueur de 30 à 130 cm. Les feuilles sont trifoliolées (portant rarement cinq folioles) et rappellent la forme générale des feuilles de haricot. Les folioles mesurent de 6 à 15 cm de long et de 2 à 7 cm de large. Comme chez le haricot, les deux premières feuilles sont entières et opposées. Les feuilles tombent avant que les gousses ne soient arrivées à maturité. Les fleurs, blanches ou pourpres, de petite taille, presque imperceptibles, apparaissent à l'aisselle des feuilles, groupées en grappes de trois à cinq.

Stratégies variétales et sélection génétique
Fort de son expérience sur le marché soja depuis plusieurs années, Semences de France développe chaque année de nouvelles variétés performantes pour répondre aux attentes des producteurs et transformateurs de la filière. Cette année, six nouvelles variétés viennent enrichir la gamme. Entre cinq et dix nouvelles variétés sont inscrites au Catalogue français chaque année. La précocité est un caractère primordial pour l’adaptation de la culture à sa région. Avec le développement des variétés 000, des potentiels de développement s’ouvrent dans le nord de la France, jusque dans les Hauts-de-France.
Concernant nos valeurs sûres : en groupe 00, ATACAMA est notre valeur sûre reconnue pour sa régularité. ANNABELLA vient compléter la gamme dans ce groupe en apportant précocité et productivité (N°1 dans le réseau TERRES INOVIA 2023 et 2024 !). ES COMPOSITOR reste notre assurance productivité en fin de groupe 000.
Optimisation de la densité de semis et écartements
Le choix de la densité de semis est un levier majeur de rendement. Les variétés précoces 00 et 000 ramifient très peu, d’où un lien très fort entre densité de peuplement et rendement. Selon Terres Inovia, le peuplement optimal se situe autour de 60 plantes au mètre carré, à ajuster selon le groupe de précocité et l’investissement en semences. Pour les 00 dans le Nord-Est, la meilleure réponse s’obtient avec 60 à 70 plantes/m2. Les variétés des groupes 1 et 2, adaptées au Sud, ramifient davantage : on peut viser une densité de 40 pieds/m2.

L’écartement idéal se situe entre 17 et 35 cm. Au-delà de 35 cm, les variétés 000 décrochent, notamment dans le Nord-Est, avec une plus grande variabilité de rendement. En sol non-irrigué : pour un peuplement de 500 000 pieds/ha, semis conseillé entre 550 - 625 000 graines/ha. En sol irrigué : pour un peuplement de 550 000 pieds/ha, semis conseillé entre 610 - 690 000 grains/ha. Choisir un écartement entre les lignes de 18 à 30 cm.
Alternativement, pour d'autres configurations : en sol non-irrigué : pour un peuplement de 450 000 pieds/ha, semis conseillé entre 500 - 560 000 graines/ha. En sol irrigué : pour un peuplement de 350 000 pieds/ha, semis conseillé entre 390 - 440 000 grains/ha. Choisir un écartement entre les lignes de 35 à 60 cm.
Gestion de l'inoculation et symbiose racinaire
Afin de garantir l'apparition des nodosités, l'inoculation est indispensable lorsque le soja n'a pas été cultivé dans la parcelle pendant quatre ans. En première année de culture sur soja, l’inoculation est obligatoire. Le soja vit en symbiose avec le Rhizobium, une bactérie fixatrice de l’azote de l’air. Cette symbiose peut représenter 70 à 80 % de l’alimentation azotée du soja. Sans inoculation, on enregistre en moyenne 35 % de rendement en moins, et jusqu’à 70 % dans les cas les plus sévères.
Les Rhizobium survivent bien dans le sol, mais l’inoculation doit être renouvelée si le soja a été absent de la parcelle pendant quatre ans. Le stress hydrique et une forte concentration en azote dans le sol sont des facteurs limitants à la nodulation. La qualité de production de nodosités sera vérifiée idéalement à début floraison. Si plus de 30 % des pieds ne présentent pas de nodosités ou s’il y a en moyenne moins de cinq nodules fonctionnels (couleur rosée à la coupe) par plante, on considère qu’il y a défaut d’inoculation.
Conduite de l'irrigation et besoins hydriques
La disponibilité en eau au cours de l’été est un élément clé de la réussite du soja. En l’absence d’irrigation, il faut positionner le soja dans des sols profonds à bonne réserve utile pour sécuriser le résultat. Les différences moyennes de rendement constatées entre année correctement arrosée et année à stress hydrique dans le nord et l’est sont de plus ou moins 10 quintaux/hectare.
Les besoins en eau du soja se concentrent en été. Ils sont inférieurs de 40 mm à ceux du maïs, plus tardifs et sur une période plus longue, jusqu’à début septembre. Il est conseillé d’attendre le stade « premières fleurs » pour lancer l’irrigation en sols légers, et dix jours après en sols profonds. La première irrigation est souvent réalisée trop tôt. Or, le soja supporte un assèchement du sol plus important que le maïs. L’apport d’eau avant « premières fleurs » doit rester exceptionnel. Démarrer trop tôt peut engendrer une forte végétation propice au sclérotinia, limiter l’exploration racinaire et faire avorter les étages les plus bas. Il est préférable d’apporter des volumes importants et espacés plutôt que faibles et fréquents pour éviter les maladies. Le maintien d’une bonne alimentation en eau sera utile jusqu’au stade R7, trois semaines avant récolte seulement.
Le soja, un désastre pour la planète ?
Désherbage et protection des cultures
Le soja est sensible à la compétition des mauvaises herbes. Les pertes de rendement liées aux adventices peuvent s’élever à 30 %, voire à 50 % dans le cas d’infestation élevée en ambroisies ou en panics. Le coût d’un programme herbicide s’échelonne de 50 à 120 euros par hectare, et la plupart incluent un traitement de post-levée. Certains produits doivent être utilisés avec précaution car ils peuvent générer de la phytotoxicité. C’est notamment le cas des produits à base de pendiméthaline, qui peuvent être conseillés en prélevée pour renforcer l’efficacité contre les graminées et renouées.
Le désherbage mécanique (binage, herse, houe) est une solution sur soja. La herse étrille en passage précoce en aveugle peut avoir une efficacité non négligeable, jusqu’à 50 % sur les graminées. Le passage d’outils impose de majorer la densité de semis de 10 %, avec une profondeur de 4 cm pour résister aux passages de herse étrille ou de houe rotative. Il faut que le soja lève vite afin d’éviter les dégâts d’oiseaux, ce qui impose de ne pas semer trop profond et sur un sol réchauffé, quitte à attendre début mai.
Logistique et engagement environnemental
Dans le but de contribuer au développement d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement, AGRILEADER a adhéré à la convention ADIVALOR pour les collectes des produits de l’agrofourniture en fin de vie. Un excellent suivi ; on sent des personnes qui sont proches du terrain et qui cherchent sincèrement à faciliter les aspects logistiques, elles rendent plus humain le quotidien moderne. Très bien. Le transporteur m'a appelé au préalable pour demander mes dispositions. Je suis également très content de la qualité des bouchons organiques commandés. Malgré que la commande ait rencontré un problème lié à un souci de réapprovisionnement, l’équipe de Germineo s'est adaptée et a trouvé une solution de secours pour respecter les délais de livraison.

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