La gestion d'une exploitation agricole dans un simulateur exige une rigueur méthodique, surtout lorsque l'on choisit de débuter en mode « Partir de zéro ». Cette approche, particulièrement exigeante, nécessite une compréhension fine des mécanismes de jeu, de l'optimisation financière et de l'investissement matériel. La carte Ravenport, avec ses paysages variés rappelant la Californie, offre un terrain de jeu exceptionnel pour mettre en pratique ces principes de gestion.

Fondements de la gestion financière en mode « Partir de zéro »
Cette section vous décrit une des possibilités de lancement pour une partie difficile en sélectionnant le mode « Partir de zéro ». Initialement, nous démarrons notre partie avec seulement 500 000 € en poche. Pour y ajouter un peu plus de difficulté, nous nous imposerons trois règles supplémentaires : Aucune location de matériel n'est tolérée, nous sommes propriétaires de tout. Pour corser les choses on s'impose de réaliser les contrats avec notre matériel… Les prêts bancaires sont proscrits et nous ne détiendrons que les contrats éventuellement, pour mettre un peu d'argent sur notre compte en plus de la vente de nos productions bien entendu. Interdiction de détenir un compte avec un solde négatif.
La discipline budgétaire est la clé de voûte de cette stratégie. Chaque euro investi doit servir à maximiser le rendement futur. Il est crucial de surveiller ses dépenses initiales pour éviter de se retrouver bloqué par une trésorerie insuffisante.
Acquisition initiale et équipement stratégique
Pour cette partie nous commençons par acheter le terrain nᵒ 20 d'une valeur de 181 968 €. Il contient un champ de betteraves sucrières ; ce n'est pas ce qui ne demeure pas le plus rentable, mais on va faire avec pour notre première culture.
Le choix du matériel doit être réfléchi en fonction des besoins immédiats de la parcelle. Voici la configuration retenue pour démarrer :
- Tracteur moyen : marque Case III, modèle 7200 Pro Series, valeur 98 000 €, moteur 7230 Pro à 22 000 € soit un total de 120 000 €.
- Culture de betteraves sucrières : marque Grimme, modèle FT 300, valeur 22 000 €.
- Culture de betteraves sucrières : marque Grimme, modèle Rootster 604, valeur 98 000 €.
- Remorque : marque Strautmann, modèle 802 SEK, valeur 8 000 €, capacité 12000 à 4 000 € soit un total de 12 000 €.
- Décompacteur : marque Agrisem, modèle Compiplow Gold 4M, valeur 9.500 €.
- Planteuse : marque Lemken, modèle Azurit 9, valeur 26 000 €.
- Protection des cultures : marque Kuhn, modèle Deltis 1302 MTA3, valeur 30 000 €.
Après avoir acheté le terrain, tout le matériel nécessaire à notre première récolte et la production de la suivante, il nous reste 532 € sur 500 000.

Optimisation des cycles de récolte
On commence par rapatrier tout le matériel que nous venons d'acheter sur notre terrain sauf la planteuse et l'épandeur que nous laissons au magasin. Cela nous permettra de remplir directement sur place l'engrais et la semence que nous ne saurons pas ramener par manque de matériel. Pour terminer on pose la remorque à côté du champ de betteraves sucrières et on positionne le tracteur avec les équipements pour enlever les fanes et récolter notre champ en attendant sa maturité.
Pensez selon la situation à diminuer ou augmenter le déroulement du temps. Pour cela on accélère le temps jusqu'à la maturité complète et on le redescend au minimum le temps de la récolte. Cela nous permettra d'effectuer les aller-retour pour vendre notre production.
Lors de notre moisson, dès que la benne est remplie, on part vendre notre marchandise au plus offrant. On poursuit ce cycle jusqu'à traitement complet du champ. Quand nous possédons assez d'argent nous en profitons pour acheter sur le chemin du retour quelques produits. De l'engrais liquide (3 200 €), de l'herbicide (2 400 €) et une palette de sacs de semence (1 890 €) qui saura produire n'importe quelle récolte. Il convient juste de prendre garde à ne pas acheter d'engrais solide, car nous ne possédons pas encore de machine pour l'épandre. Comme nos machines qui les utiliseront sont parquées au magasin, nous en profiterons pour remplir leur réservoir respectif sur place avant de les utiliser sur notre champ. Nous dépensons au total 7 490 euros pour la prochaine production.
Évolution vers des cultures plus rentables
Pour cette production, deux cas de figure peuvent se présenter à ce stade de la partie. Idéalement, selon nos conditions draconiennes, on pourrait planter du soja qui s'avère bien plus rentable que la betterave sucrière. Pour cela on doit impérativement acheter les outils de récoltes du soja. Comme nous nous imposons l'interdiction de prêt ou de location, nous devons récupérer de l'argent en revendant le matériel de récolte des betteraves.
Nous devons collecter un minimum de 111 000 € pour l'achat éventuel de ce nouveau matériel. Il suffit de comptabiliser le prix de revente de l'ancien en l'amenant directement au magasin, additionné du capital restant de la vente de la production. Si l'ensemble nous apporte plus de 111 000 €, on effectue la vente pour acheter le matériel de récolte du soja sinon on repart sur une nouvelle production de betteraves jusqu'à obtenir ces conditions. On peut éventuellement, à condition de ne rien louer effectuer quelques contrats pour finaliser cet achat.
Quand les conditions sont réunies, on achète ces deux nouvelles machines :
- Moissonneuse-batteuse : marque Fimz, modèle Bizon Super Z056, valeur 84 000 €.
- Barre de coupe : marque Fimz, modèle Z056H, valeur 27 000 €.
Pour cette exploitation, de soja idéalement, on passe le décompacteur sur notre champ, on sème et on épand du fertilisant et éventuellement de l'herbicide en cours de croissance. Notre champ aurait eu besoin de chaux, mais nous ne sommes toujours pas équipés à ce stade. Notre production sera privée de 15 % de rendement ce qui n’apparait pas si grave. Nous rencontrerons un autre problème qui concerne la destruction des cultures en passant de nouveau le pulvérisateur. En effet, nous avons des pneus classiques sur notre tracteur et pas les moyens de les changer.
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L'environnement de Ravenport : Un cadre de simulation évolué
Cette édition de Farming Simulator proposera pour la première fois aux agricultrices et agriculteurs deux cartes différentes pour faire varier les plaisirs. Vous allez probablement être ravis puisque cette carte étasunienne, dont le paysage pourrait s'apparenter à celui de la Californie, risque de vous dépayser avec ses divers environnements allant de la mer jusqu'à la montagne.
On constate en plus qu'au niveau graphique, les décors de cette carte avec tous les éléments de décorations sont même mieux travaillés que Farming Simulator 17. Il ne faut cependant pas oublier que cette édition du fameux jeu de simulation et gestion agricole possédera un nouveau moteur graphique, ce qui offre une version enjolivée.
Enfin, l'un des secteurs montrés très rapidement et qui possèdent une certaine importance dans cette nouvelle édition se situe en bord de mer. Il s'agit de la carrière d'entrainement aux sauts d'obstacle. En effet, cette zone d'équitation servira très probablement pour éduquer voire améliorer les capacités de votre équidé grâce à ce parcours de sauts en bord de mer. Quoi qu'il en soit, il faudra attendre jusqu'au 20 novembre 2018 pour pouvoir entraîner vos chevaux dans Farming Simulator 19.

Le développement sur Ravenport demande une adaptation constante. Que ce soit par la gestion des cycles de temps, le choix des cultures comme le soja ou la betterave, ou encore l'investissement progressif dans des machines plus performantes comme la moissonneuse Fimz, chaque décision influence la pérennité de votre exploitation. La maîtrise des coûts, l'anticipation des besoins en engrais et la compréhension de la topographie de la carte sont les piliers qui transformeront une petite parcelle de départ en une exploitation agricole prospère.