Tondre la pelouse est une habitude systématique qui mérite d’être remise en question. Le gazon abrite une riche biodiversité, avec de nombreuses espèces utiles. Les « mauvaises herbes » nourrissent et hébergent toutes sortes de petits animaux indispensables à la survie de vos fleurs préférées. Les bienfaits pour le sol sont nombreux lorsque la pelouse est gérée de manière réfléchie. Au lieu d’y passer au moins une heure chaque dimanche avec votre tondeuse, laisser la pelouse au repos vous fera gagner du temps pour faire autre chose, tout en contribuant à préserver l’environnement sur le long terme.
Les impacts écologiques de la tonte traditionnelle
L’usage de la tondeuse, qu’elle soit thermique ou électrique, est une habitude néfaste pour l’environnement. Qu’il s’agisse d’une tondeuse thermique ou d’un modèle électrique, l’usage d’une tondeuse classique entraîne des impacts environnementaux importants. Le matériel thermique pollue énormément l’air : par exemple, une tondeuse avec un moteur à 2 temps utilisée pendant une heure émet autant de polluants qu’une voiture roulant sur 320 km. La tonte du gazon n’est pas écologique. L’usage de tondeuses électriques n’est pas innocent non plus, car la fabrication du matériel et de la batterie a des impacts sociaux et environnementaux non négligeables. L’exploitation de lithium demande énormément de ressources, sans parler de la condition de vie des mineurs.

La mode du robot tondeuse, qui représente sans doute un graal pour les amateurs de pelouse rase, d’une « propreté » impeccable, est une tendance délétère. Guidé par géolocalisation ou cheminant selon les obstacles rencontrés (ex : piscine, bordure de jardin), le robot tondeuse ne laisse aucune surface en friche. Il est conçu avec une petite capacité de coupe et le mode d’emploi préconise une tonte quotidienne. Or cette action permanente, certes intéressante pour obtenir un rendu vraiment court et uniforme, constitue un véritable acte de destruction massive et définitive pour la biodiversité.
Impacts sur le sol et la flore
La tonte a un impact écologique considérable sur le sol et la flore. Une pelouse tondue à ras implique un sol beaucoup plus exposé, ce qui entraîne :
- Un dessèchement plus rapide pendant la saison chaude ;
- Un impact plus important du gel pendant la saison froide ;
- La disparition des plantes messicoles qui forment pourtant un système racinaire intéressant pour protéger le sol ;
- La réduction de la couche d’humus ;
- Le ruissellement des alluvions.
Tout ceci provoque des besoins plus importants en arrosage, et donc en ressources en eau, et en fertilisation. Or, le fait de laisser votre pelouse au repos permet d’équilibrer naturellement le sol avec un minimum d’entretien. Par ailleurs, tondre le gazon fait disparaître les prétendues mauvaises herbes. Or celles-ci représentent une véritable richesse. Selon une étude menée par l’université anglaise de Sheffield, une pelouse peut abriter jusqu’à 160 espèces végétales différentes qui sont complètement décimées lorsque vous passez la tondeuse trop régulièrement. Le gazon est un milieu assez pauvre, composé de peu de plantes différentes. Cette pauvreté en variétés entraîne une plus grande faiblesse face aux maladies et aux ravageurs.

Cette monoculture de quelques graminées que l’on ne laisse pas se développer en surface se développe également très peu sous la surface du sol, le réseau racinaire est peu profond, n’offrant pas à l’eau de pluie de galeries par où s’infiltrer dans le sol. D’où la formation d’une couche de battance, favorisée par la faible hauteur des végétaux, qui empêche de plus en plus l’eau de s’infiltrer, provoquant ruissellement et érosion. Une prairie composée de multiples espèces laissées libres de pousser affiche sous la surface un réseau dense et profond qui permet à l’eau d’être absorbée par le sol, même en cas de fortes pluies, donc peu ou pas de ruissellement ni d’érosion. La tonte à ras empêche les graminées de se développer et, surtout, de fleurir, limitant encore la biodiversité. Les prairies fleurissent beaucoup, elles nourrissent les petits de la chaîne alimentaire, insectes notamment, qui vont eux-mêmes nourrir des êtres plus gros, etc.
Cette tonte rase du gazon expose aussi le sol au vent asséchant et aux rayons UV. Ce sol trop chaud est fui par les insectes et organismes variés qui y vivent. Les herbes hautes des prairies protègent la vie, au-dessus comme en dessous du sol, des agressions des UV. De plus, les parties aériennes des hautes herbes captent l’humidité dans l’air et celle-ci se condense sur les tiges en fines gouttelettes qui humidifient le sol et forment une sorte de microclimat juste au-dessus de la surface du sol. Cette humidité est bénéfique pour tous les organismes vivants, y compris pour les racines des plantes que vous cultivez au milieu ou à proximité de cette prairie. De ce fait, vous économisez les arrosages.
Impacts sur la faune : la disparition des animaux auxiliaires et pollinisateurs
Tondre le gazon entraîne la destruction des plantes qui servent d’habitation et de nourriture aux petits animaux. Ces derniers vont mourir à leur tour, pourtant ils jouent un rôle très important pour le jardin. Certains habitants des herbes hautes d’une pelouse se nourrissent d’animaux ravageurs, d’autres sont des insectes pollinisateurs tandis que certaines espèces souterraines jouent un rôle de décomposeurs. Ces derniers participent à la fertilisation du sol, mais ils sont incapables de survivre sous une pelouse rase avec une couche d’humus rendue trop mince.
Disparition des animaux auxiliaires
Les animaux auxiliaires se nourrissent des nuisibles qui ravagent les fleurs et les légumes du jardin.
- Le hérisson : Le hérisson a besoin de feuilles et de petites branches pour vivre. L’usage de la tondeuse et de la débroussailleuse détruit leur habitat, entraînant leur migration vers d’autres endroits, ou plus souvent, leur disparition pure et simple. Or les hérissons se nourrissent de limaces et de scarabées qui détruisent les cultures de légumes. Si vous avez un potager dans votre jardin, pensez à laisser votre pelouse tranquille.
- La coccinelle : Véritable alliée des fleurs, la coccinelle et ses larves sont des prédateurs très efficaces contre les pucerons, cochenilles et mouches blanches qui infestent vos plantes préférées. En effet, une coccinelle mange environ une centaine de pucerons par jour !
- Le carabe : Ce coléoptère commun aime se cacher sous les feuilles et a donc besoin d’une végétation relativement haute pour vivre. Il se nourrit des ennemis du jardinier : les pucerons et acariens, mais aussi les limaces et les escargots. Certaines variétés de carabes se nourrissent des graines des plantes adventices et vous épargnent ainsi l’usage d’herbicides.
Disparition des insectes pollinisateurs
80 % des plantes à fleurs ont besoin des animaux pour se reproduire, d’où la nécessité de préserver une pelouse assez haute pour abriter les pollinisateurs.
- Les papillons : L’azuré, un papillon bleuté très actif en matière de pollinisation, vit dans les gazons où l’on trouve le lotier. Or cette plante vivace a besoin de pousser jusqu’à 15 cm ou 20 cm pour arriver à maturité et héberger les papillons, raison pour laquelle il est préférable de laisser le gazon revêtir un air de prairie.
- Les andrènes : Ce sont des abeilles solitaires qui aiment se baigner dans le pollen des fleurs, jouant ainsi un rôle majeur dans leur reproduction. Ces insectes affectionnent particulièrement les pissenlits et les épervières, plantes malheureusement considérées comme de la mauvaise herbe par les adeptes des gazons uniformes et plats.

Disparition des animaux décomposeurs
Les animaux décomposeurs fertilisent le sol en décomposant les matières organiques pour les transformer en minéraux qui nourrissent les plantes.
- Les vers de terre : Ils contribuent à structurer et à aérer le sol, ils sont capables de retenir et d’épurer l’eau et ils aident à mélanger les couches du sol. Tout cela participe à maintenir les propriétés d’un sol ainsi que sa fertilité. La densité des lombrics dépend de la qualité de la végétation : plus celle-ci est riche, plus ils seront nombreux et actifs. Ainsi, un maigre gazon n’abritera que quelques individus au mètre carré.
- Le cloporte : Étant très sensible aux métaux lourds, ce petit crustacé est d’abord un indicateur qui témoigne de la bonne santé d’un sol. C’est aussi un recycleur et un détritivore très utile, car il décompose la matière organique morte pour nourrir le sol. Le cloporte a besoin d’un milieu suffisamment humide pour vivre, d’où l’importance de laisser pousser le gazon afin d’entretenir cette humidité.
Un sol vivant en images - L'actu en classe
Les principes d'une tonte raisonnée ou différenciée
Tondre sa pelouse, un geste si commun dès les premiers beaux jours et pourtant, quand on y réfléchit, un peu absurde. On s’évertue à faire pousser un beau gazon bien vert et bien régulier et quand il grandit trop, on le coupe et il devient un déchet. On veut profiter de son jardin tranquillement dans une chaise longue, pourtant toutes les semaines on doit passer du temps à tondre : des heures parfois.
La tonte raisonnée, également appelée tonte différenciée, est une approche durable qui favorise la biodiversité et la richesse du sol, restaurant ainsi l’écosystème des jardins. Il s’agit donc de tondre moins et mieux, et surtout de ne pas tondre partout de la même manière, afin de garder des îlots « ensauvagés ». Cette méthode de gestion différenciée des espaces verts est adoptée par de nombreuses villes ou communes, et il est fréquent de voir des panneaux « Tondre avec bons sens, préserver la biodiversité » dans les espaces verts.
Moins souvent et moins court
Pour la pelouse, on vous recommande en général de tondre très fréquemment. Ok, vous avez ainsi la satisfaction d’une belle pelouse, bien nette. Mais ça fragilise le gazon lui-même. En le forçant à repousser sans cesse, vous l’épuisez, ce d’autant plus en cas de sécheresse et/ou de canicule. Et surtout, vous détruisez, à chaque tonte, une multitude d’insectes et autres petits animaux indispensables à un bon équilibre. Une hauteur de coupe de 6-10 cm est tout à fait suffisante. Au contraire, une herbe plus haute s’enracinera mieux et sera donc plus apte à résister à d’éventuels stress (canicule, sécheresse).
Laisser des zones non tondues ou faucher
En tondant toutes vos surfaces de pelouses en même temps, vous détruisez l’habitat d’une multitude d’animaux, et donc notamment d’auxiliaires. Pour laisser une chance à ces animaux de trouver un refuge adapté, préservez des niches d’herbes hautes. Pour ce faire, échelonnez simplement vos tontes. Vous pouvez par exemple tondre 1/3 du terrain à chaque fois. Un endroit un peu écarté du jardin peut être laissé totalement libre afin de laisser s’y développer une végétation spontanée.
Il est conseillé de faire en sorte que les zones ensauvagées soient contiguës, qu’elles se touchent les unes les autres. Ce que l’on appelle les corridors écologiques sont en effet indispensables à la circulation de tout ce qui ne vole pas. En fonction des surfaces, il est envisageable de faucher au lieu de tondre, du moins là où une tonte courte et régulière n’est pas nécessaire. De plus, le fauchage évite que l’herbe haute se couche en fin d’été. Outre l’aspect esthétique, ces herbes au sol peuvent former un abri idéal pour les campagnols et autres rongeurs.
Ne pas tondre lorsque le sol est humide et en période de sécheresse
En tondant sur un sol humide, vous allez inévitablement tasser celui-ci (piétinement, poids de la tondeuse). Ce qui aura pour conséquence une asphyxie du sol, qui se matérialisera elle-même par l’apparition de mousses et de maladies cryptogamiques. Par ailleurs, si l’herbe est mouillée, la tonte sera plus délicate, et les lames de la tondeuse n’apprécient pas trop. Alors, pour tondre, attendez au minimum que la pelouse soit sèche (évitez déjà la rosée). Ou mieux, que la terre le soit également.
Lorsque la sécheresse sévit, la pelouse ne pousse plus. Alors qu’en s’abstenant de tondre trop souvent, en ne tondant pas trop ras, et en cessant toute tonte lorsque les chaleurs deviennent trop élevées, la pelouse peut garder un aspect relativement vert.
La tonte différenciée en pratique
La tonte raisonnée est très simple, puisqu’il suffit de tondre seulement là où c’est nécessaire, et à la hauteur nécessaire. En effet, vous resterez à la hauteur maximale pour tous les endroits que vous tondez de temps en temps. Les allées bien sûr seront tondues plus court.
Par exemple, les zones autour d’arbres fruitiers peuvent être laissées enherbées pour un joli paysage, puis tondues avant la récolte pour faciliter le passage. Les allées utiles sont tondues assez court afin que le passage soit aisé. Ces allées, en plus d’être utiles, permettent de former visuellement des massifs et autres espaces. Elles apportent également de l’ordre et de la netteté, évitant d’avoir un jardin qui fasse trop négligé. Pour garder ces allées propres et nettes, ramassez les tontes et utilisez-les pour pailler le potager par exemple, ou bien pour donner un coup de boost à votre compost. N’oubliez pas de faire sécher un peu vos déchets de tonte avant de les utiliser dans le jardin.
Les espaces de jeu, aménagés ou non, peuvent eux aussi être tondus assez courts. Les contours des végétaux que l’on apprécie particulièrement peuvent également être tondus (ou fauchés), surtout lorsque le végétal en question est de petite taille. Lorsque vous tondez un espace, tondez à partir du milieu de la zone et non à partir des bords. En effet, la végétation est un abri pour de nombreux petits animaux, qui vont pouvoir s’enfuir facilement par les côtés sans risquer la tonte.

Valorisation des tontes de gazon : au lieu de les considérer comme des déchets
Les tontes sont pour vous des déchets dont vous ne savez que faire ? Nous allons voir comment utiliser les tontes au mieux pour le bien de vos cultures. Les tontes sont des matériaux verts, azotés. Elles sont donc utiles pour les cultures, à commencer par la pelouse elle-même.
Laisser les tontes sur place (mulching)
La pelouse, comme toute plante, a besoin d’azote pour pousser. Aussi, laisser une partie des tontes sur place, vous apportez à votre pelouse de l’azote nécessaire à sa croissance. Il ne s’agit pas pour autant de tout laisser. Car cela pourrait engendrer des pourritures. Le mieux est de ratisser, sans chercher à tout ramasser, mais en laissant au contraire une fine couche d’herbes coupées sur le sol. Un gazon tondu dont on ramasse les résidus de tonte s’appauvrit (heureusement aujourd’hui le mulching a tendance à se répandre). Ces déchets de tonte sont souvent emmenés en déchetterie au lieu de fertiliser le sol, et ce sont les engrais qui compensent cette perte de fertilité.
Utiliser les tontes pour le compost
Les tontes d’herbes peuvent tout à fait être incorporées au compost. Elles constitueront ainsi une partie des matériaux azotés nécessaires à un bon processus de compostage. Mais, afin d’éviter qu’elles ne pourrissent, brassez le compost afin de les mélanger avec d’autres matériaux plus cellulosiques (broyat, feuilles mortes, paille…) que vous aurez eu soin d’apporter à votre compost.
Utiliser les tontes en paillage
Les tontes peuvent également être utilisées en paillage. Les légumes feuilles, les pommes de terre ou encore les concombres apprécient tout particulièrement un paillage avec des tontes. Mais quelques précautions sont nécessaires. Laissez-les d’abord sécher quelques jours, sans quoi les tontes risquent de macérer et d’ainsi provoquer une asphyxie du sol. De même, les tontes s’agglomèrent facilement entre elles. Aussi, une épaisseur trop importante empêchera l’eau et les rayonnements du soleil de pénétrer dans le sol. Ce qui aura également pour conséquence potentielle une asphyxie. Alors paillez léger (1 ou 2 cm en terre lourde et sinon 5 cm maximum) avec des tontes.
Cela dit, même si elles sont bénéfiques, les tontes ne suffisent pas pour un bon paillage. D’une part, elles vont disparaître en quelques semaines. Et, d’autre part, elles sont très pauvres en carbone (elles ne vont donc pas améliorer le sol de votre potager de façon durable). Pour un paillage mieux équilibré, et plus durable, recouvrez autant que possible les tontes par des matériaux carbonés : par exemple de la paille, du foin ou encore du BRF au printemps et en été, et des feuilles mortes et/ou de la paille à l’automne.

Utiliser les tontes en purin azoté
Étant un matériau azoté, la tonte peut également, paraît-il, servir pour la préparation d’un purin, à l’instar du purin d’ortie ou du purin de consoude.
Les avantages de la tonte différenciée pour le jardinier et l'environnement
La tonte différenciée est une technique de gestion des espaces verts qui consiste à varier la fréquence et la hauteur de coupe de l'herbe en fonction des zones et de leurs usages spécifiques. Elle repose d’une part sur une fréquence de tonte variable. Ainsi, certaines zones comme les pelouses de jeu et les abords immédiats des chemins sont tondus régulièrement afin de maintenir un aspect propre et accessible. D’autre part, la hauteur de coupe est ajustée au cas par cas. Adopter ce principe permet au jardinier de calquer son comportement sur celui qu’ont adopté les paysagistes et les équipes d’entretien des espaces verts dans le but de faire un geste pour la nature.
Un gain de temps et d'argent
La suppression ou l’espacement des tontes permet de gagner un temps précieux sur la corvée de tonte, une tâche souvent contraignante et répétitive, surtout si vous disposez d’un grand terrain. Elle permet de faire des économies non négligeables sur la tonte, mais aussi sur les engrais et les désherbants utilisés pour obtenir une pelouse belle et dense. L’utilisation hebdomadaire d’une tondeuse gaspille votre temps et demande de l’énergie, la vôtre et celle utilisée pour la faire fonctionner, électricité ou carburant.
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Une biodiversité accrue
La tonte raisonnée a de nombreux avantages pour la biodiversité. À proximité des arbres fruitiers par exemple, elle permet aux insectes pollinisateurs de se développer et de s’épanouir plus librement. Plus largement, ce mode de gestion raisonné des espaces verts permet aux espèces de s’épanouir sans contrainte : les plantes sauvages poussent plus facilement, les insectes et les petits animaux trouvent refuge dans les hautes herbes, et les oiseaux se nourrissent des insectes qui prolifèrent. En variant les pratiques de tonte, on crée une mosaïque d'habitats. Cela favorise une grande diversité de plantes, d'insectes, de petits mammifères et d'oiseaux. Pratiquer la tonte différenciée implique de passer moins fréquemment la tondeuse dans certaines parties du jardin. Ce sont autant de perturbations éliminées pour les espèces qui nichent au sol ou qui ont besoin de hautes herbes pour se cacher et se nourrir. Cela permet à une large faune utile de vivre en toute quiétude. La tonte différenciée permet aux plantes à croissance spontanée de se développer et de fleurir, ce qui est essentiel pour les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons. Cela contribue également à la dissémination des graines et à la reproduction des plantes locales.
Une meilleure santé du sol et une réduction des besoins en eau
Moins de tontes signifie moins d'utilisations de la tondeuse à essence. Les herbes et les plantes qu’on laisse grandir à leur guise favorisent une meilleure structure du sol et augmentent la matière organique. Cela améliore la rétention d'eau et la fertilité naturelle du sol. Par conséquent, les besoins en termes d’arrosage et de fertilisation sont moindres. Un gazon tondu relâche le peu de CO2 qu’il a accumulé en se développant. Les herbes hautes accumulent le CO2 et celui-ci s’intègre dans le sol lors de la décomposition de ces herbes.
Moins de pollution sonore et olfactive
L’utilisation de la tondeuse entraîne une pollution sonore et olfactive, ainsi qu’en particules fines lorsqu’il s’agit d’une tondeuse thermique. La prairie n’émet aucune pollution, certains végétaux peuvent même en absorber. Un robot tondeuse entretient ce cadre apaisant tout en restant silencieux pour ne pas perturber votre tranquillité.
Des outils adaptés à la tonte différenciée
Pour mettre en œuvre efficacement la tonte différenciée, il est essentiel d'utiliser les bons outils et équipements. Les tondeuses adaptées, comme les tondeuses à gazon à réglage de hauteur variable, permettent de couper l'herbe à différentes hauteurs selon les zones à entretenir. De plus, l'utilisation de tondeuses électriques ou à batterie plutôt que de tondeuses à essence contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et le bruit. Pour les zones plus vastes ou difficiles d'accès, l’emploi d’une faucheuse à bras ou d’une débroussailleuse peut être envisagé. En intégrant ces outils spécialisés dans la pratique de la tonte différenciée, les jardiniers amateurs peuvent optimiser les résultats et maximiser les avantages écologiques de cette approche de gestion de leurs espaces verts.
L'éco-pâturage : une alternative naturelle
L’éco-pâturage contribue à la gestion différenciée des espaces végétalisés. En espaçant la fréquence des tontes et en déplaçant les troupeaux, il est possible de laisser certaines zones de vos espaces verts en friche pour laisser la biodiversité se développer à son rythme. Par ailleurs, la tonte se fait de façon entièrement naturelle, puisque l’herbe est broutée par nos moutons. Toujours dans le but de favoriser la biodiversité, le nombre d’animaux mis à disposition est limité et dépend de la taille du terrain et des espèces qui s’y développent.
Informer et sensibiliser
Il est bien sûr important d’informer le public et les utilisateurs des espaces verts sur les raisons et les bénéfices de la tonte différenciée qui se pratique largement aujourd’hui dans nos villes mais aussi le long des axes routiers comme on peut le constater tout au long de nos trajets quotidiens. Il est devenu crucial que la tonte classique ne soit pratiquée que lorsque c’est absolument nécessaire et que chacun privilégie la tonte raisonnée pour donner vie à des îlots plus naturels mettant à l’honneur la nature sauvage.

Dans un jardin, le résultat est très appréciable même visuellement car ces zones s’enrichissent de multiples plantes fleuries indigènes, voire endémiques pour certaines d’entre elles, qui servent de terrain de jeu aux fabuleux alliés du jardinier. On peut donc retenir que la tonte différenciée est une excellente pratique pour la biodiversité car elle permet de créer et de maintenir des habitats variés qui favorisent la faune et la flore locales. En adoptant cette approche, les gestionnaires d'espaces verts peuvent non seulement embellir les paysages urbains et ruraux, mais aussi contribuer significativement à la conservation de la biodiversité et à la durabilité environnementale.
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