
Les écosystèmes, nos cultures et notre alimentation dépendent étroitement des pollinisateurs sauvages. Ces animaux transportent les grains de pollen d'une fleur à une autre, permettant ainsi leur fécondation. Si la majorité des pollinisateurs sauvages sont des insectes, il est fascinant de découvrir que certains oiseaux, lézards et chauves-souris des forêts tropicales jouent également un rôle crucial dans ce processus vital pour les plantes. On estime que 70 à 80 % des 260 000 plantes à fleurs (les angiospermes) connues sur Terre dépendent de la pollinisation animale pour leur fécondation. Leur disparition aurait des conséquences incalculables pour notre survie. Malheureusement, une grande partie des insectes est aujourd'hui menacée de disparition en raison de l'emploi massif de pesticides en agriculture, et l'on peut parler d'un effondrement des populations, avec près de 80 % d'entre eux disparus en Europe en 30 ans selon une étude réalisée en Allemagne en 2017 (Hallmann C. A. et Al. Plos One - 2017).
Les multiples acteurs de la pollinisation zoogame
La pollinisation assurée par un animal est appelée zoogamie. Quand on évoque les pollinisateurs, on pense de prime abord à l'abeille domestique Apis mellifera (ou abeille mellifère), mais elle est loin d'être la seule espèce pollinisatrice. Il existe en effet 1 000 espèces d'abeilles sauvages (ordre des hyménoptères) rien qu'en France qui assurent cette fonction écologique. Ces hyménoptères, comprenant également les bourdons, les guêpes, les fourmis et les frelons, sont de grands acteurs de la pollinisation.
D'autres insectes sont également essentiels. Les mouches, les moustiques, les syrphes (qui sont des mouches floricoles, donc des diptères) représentent eux aussi un tiers des pollinisateurs. Les coléoptères (scarabées, coccinelles, hannetons), les fourmis et les papillons de nuit (hétérocères) visitent également un grand nombre de fleurs. Fait intéressant, les diptères (mouches) sont par ailleurs les principaux pollinisateurs dans les étages alpins, devant les hyménoptères. L'abeille à miel européenne (Apis mellifera) est le pollinisateur le plus largement géré dans le monde, contribuant à près de la moitié des services mondiaux de pollinisation des cultures.
Les oiseaux, pollinisateurs inattendus
La plupart des gens ne considèrent pas les oiseaux comme des pollinisateurs, mais certaines espèces, notamment les colibris, jouent un rôle primordial et ont un impact direct sur les humains. Chez les oiseaux, les colibris (famille des Trochilidae) sont de formidables pollinisateurs en Amérique (Amérique du Nord, centrale et du Sud). Le Colibri d'Anna (Calypte anna), seule espèce de colibri qui hiverne régulièrement au nord de la Californie, en Oregon et dans l'État de Washington, a la capacité de transporter du pollen d'une fleur à l'autre. Les chercheurs ont découvert qu'en volant au contact des plantes, le colibri peut se charger électriquement (électricité statique), ce qui lui permet de transporter involontairement davantage de grains de pollen sur son bec et sa tête, les grains étant attirés par l'électricité.
Plus près de nous, en Europe, les pouillots (Phylloscopus sp.) ou les fauvettes (Sylvia sp.) peuvent contribuer à la pollinisation lorsque le pollen s'accumule autour de leur bec à l'occasion d'une capture d'insectes sur une fleur. Le mécanisme de pollinisation par les oiseaux repose sur des adaptations étonnantes. C'est en se nourrissant du nectar des fleurs que certains oiseaux, notamment les colibris, transportent du pollen d'une fleur à une autre. Encourager la biodiversité, c'est aussi attirer ces oiseaux pollinisateurs dans nos jardins.
Autres animaux pollinisateurs
D'autres animaux pollinisent les plantes, comme les chauves-souris frugivores des régions tropicales, les roussettes, des mégachiroptères qui jouent un rôle significatif dans la pollinisation des plantes cultivées telles que les manguiers, goyaviers, anacardiers, durians. Certains primates et lézards participent aussi au processus de la pollinisation. C'est donc une communauté diverse qui œuvre à la reproduction des plantes.
La pollinisation : une coopération écologique fondamentale

La pollinisation est une étape importante de la vie d'une plante. Elle consiste au transport des grains de pollen entre les organes de reproduction mâle appelés étamines vers les organes femelles (pistils) de la fleur. Chez les plantes à fleurs (appelées angiospermes), le pollen présent sur les étamines contient les gamètes mâles, et le pistil renferme les gamètes femelles (les ovules). La fécondation a lieu quand le pollen est déposé sur le pistil d'une plante de la même espèce et y pénètre.
Le transport des gamètes mâles vers les gamètes femelles peut être aérien, grâce au vent, on parle alors d'anémophilie. Ce mode de transport concerne environ 20 % des plantes à fleurs. Pour la majorité des autres plantes (80 %), le pollen est transporté par les animaux. Les plantes qui dépendent des insectes sont appelées entomophiles. Les insectes sont attirés par les corolles richement colorées et par l'odeur des fleurs. Les fleurs émettent différentes substances volatiles chimiques, sucrées, fruitées, épicées… qui attirent différents insectes. Chaque espèce vient y puiser sa nourriture, le nectar et le pollen, sources d'énergie. C'est en butinant qu'ils collectent sur différentes parties du corps, avec leurs poils, sur la tête ou les pattes, le pollen. En visitant une autre fleur de la même espèce, ils les fécondent involontairement.
L'avantage de la reproduction sexuée réside dans la graine qui résulte de la fécondation. Elle donne naissance à une nouvelle plante dont le patrimoine génétique unique est un mélange de celui de ses parents. Ce brassage augmente la diversité des individus et favorise leur adaptation à un environnement changeant. La pollinisation entomophile est donc une stratégie gagnante.
Impact des insectes pollinisateurs (abeilles, etc.) sur la production alimentaire mondiale?
Les fleurs parlent aux pollinisateurs à leur manière. La fleur de châtaignier, par exemple, communique son état par la couleur, passant du jaune au rouge quand elle a été fécondée. Les abeilles, qui voient le jaune mais pas le rouge, ne perdront alors pas de temps à la visiter, optimisant ainsi leur butinage et la fécondation des fleurs non encore pollinisées.
Les menaces qui pèsent sur les pollinisateurs sauvages
La quantité d'insectes a fortement diminué ces 30 dernières années, et les principales causes identifiées qui mènent au déclin des pollinisateurs sont multifactorielles et simultanées, ce qui complique l'application de mesures de protection efficaces. Selon une méta-analyse publiée en 2021 dans « Proceedings of the National Academy of Sciences » synthétisant plus de 80 études sur les insectes, l'abondance des insectes diminue d'environ 1 à 2 % par an. Ce constat effrayant est probablement sous-évalué, car les suivis scientifiques sur les insectes sont notamment menés dans des zones protégées, comme les réserves naturelles.
Les pratiques agricoles intensives
L'agriculture intensive, développée pour nourrir les populations après la Seconde Guerre mondiale, est particulièrement pointée du doigt. Les insectes ne trouvent plus la diversité des fleurs sauvages dont ils ont besoin dans les monocultures. L'utilisation de produits chimiques, d'intrants et de pesticides, éradique brutalement leurs populations. Ces insecticides, non sélectifs, cherchent à tuer les insectes ravageurs des cultures, mais tuent en réalité toutes les espèces d'insectes se nourrissant ou s'approchant des cultures, devenant ainsi les ennemis les plus insidieux des insectes pollinisateurs. L'exposition aiguë des insectes à ces substances entraîne leur mort directe, alors que leur exposition chronique à de faibles doses entraîne des effets sublétaux, c'est-à-dire proches de la mort (perte d'orientation, baisse de la fertilité…), qui, à terme, mettent en péril la survie des populations de pollinisateurs. Les cocktails entre molécules viennent par ailleurs renforcer leurs impacts délétères. L'effet des pesticides néonicotinoïdes est particulièrement préoccupant. En 2018, la majorité des États de l'Union européenne a voté leur interdiction, mais des dérogations temporaires, comme celle négociée par les betteraviers en France, soulèvent des controverses.
La destruction des habitats naturels
L'artificialisation des sols, la destruction des écosystèmes pour la construction de routes, de zones industrielles ou urbanisées réduit les milieux naturels dont dépendent les insectes sauvages. L'urbanisation a réduit et fragmenté leur habitat naturel, et la lumière des villes les affecte.
Les changements climatiques
Le dérèglement climatique en cours a des conséquences pour l'ensemble des êtres vivants de la planète, y compris les insectes. Sécheresse, pluies abondantes, épisodes météorologiques extrêmes affectent directement les invertébrés. Face à une élévation des températures, la floraison des plantes à fleurs arrive de plus en plus tôt dans la saison, alors que les insectes n'ont pas encore repris leur cycle d'activité. Il peut donc apparaître une désynchronisation. Les plantes peuvent fleurir alors que leurs pollinisateurs habituels hivernent encore dans le sol et, à l'inverse, des insectes peuvent errer à la recherche de leurs fleurs favorites, encore en boutons. Les connaissances sur ce phénomène sont encore minimes, et les chercheurs ne connaissent pas la résilience de l'interaction pollinisateurs-plantes face au changement climatique. Les canicules répétées entraînent des sécheresses prolongées, affectant le développement et la reproduction des plantes à fleurs, réduisant ainsi la production de nectar, nourriture essentielle pour les pollinisateurs.
Autres facteurs de déclin
Les collisions avec les trains et les voitures entraînent une mort directe des insectes. De plus, de nouveaux virus et agents pathogènes introduits par l'humain, tels que les acariens (Varroa destructor) et les parasites, sont une menace pour les abeilles mellifères, dont la propagation est favorisée par la concentration des abeilles dans les ruches. Les apiculteurs nous montrent que l'abeille domestique, bonne indicatrice de l'état de santé des insectes pollinisateurs, est en moins bonne santé qu'autrefois. Les ouvrières vivent moins longtemps aujourd'hui : 18 jours contre 34 jours en 1970. Néanmoins, l'abeille domestique bénéficie de l'aide de l'Homme (ruches) et ses colonies ne sont pas en danger aujourd'hui. Ce n'est pas la même chose pour les autres espèces d'insectes sauvages, parfois étroitement liées à une espèce de plante en particulier, comme le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), un papillon protégé au niveau européen, dont les larves se reproduisent surtout sur la Succise des prés (Succisa pratensis), la plante hôte, et dont les adultes aident à sa pollinisation.
Le frelon asiatique (Vespa velutina), introduit en France depuis les années 2000 en provenance de Chine, se nourrit des abeilles mellifères butineuses qui constituent les deux tiers de son régime alimentaire, ce qui représente une préoccupation majeure pour les apiculteurs.
Les oiseaux et les insectes : une interdépendance cruciale

La Journée mondiale des oiseaux migrateurs, initiée en 2006, met en lumière le rôle écologique déterminant de ces espèces. La thématique « Protégeons les insectes, protégeons les oiseaux » souligne l'interdépendance inextricable entre leurs populations. Les insectes sont une source de nourriture essentielle pour les oiseaux, leur permettant d'obtenir suffisamment d'énergie pendant la migration ainsi qu'à d'autres étapes de leur cycle de vie, en particulier pour nourrir leur progéniture.
Par ce lien d'interdépendance, la présence d'insectes influence grandement le moment, la durée et le succès global des migrations d'oiseaux. Lors de leurs escales migratoires, les oiseaux vont activement rechercher des insectes, que ce soit dans les airs ou parmi les feuilles, l'écorce et la végétation. Cette dépendance est particulièrement forte pour des espèces d'oiseaux migrateurs insectivores bien connues et aimées du public, telles que les martinets et les hirondelles. Le changement climatique impacte durement le cycle de vie de certains insectes et met ainsi en péril la survie d'oiseaux spécialisés.
Le rôle écologique et économique des oiseaux est bien souvent ignoré. Une étude parue en juillet 2018 dans la revue The Science of Nature a estimé l'impact de la prédation des oiseaux insectivores et donc le rôle considérable qu'ils jouent pour éliminer les insectes nuisibles. En luttant contre les moustiques et autres insectes susceptibles d'endommager les cultures et de propager des maladies, les oiseaux migrateurs nous apportent de multiples services. Les oiseaux du monde entier mangent 400 à 500 millions de tonnes d'insectes chaque année, rendant inutile le recours à des herbicides nocifs avec des oiseaux à proximité.
Le déclin de nombreuses populations d'oiseaux ne fait plus de doutes. Une étude en 2019 a estimé à 2,9 milliards le déclin de la population entre 1970 et 2017, soit une baisse de 29 %. Parmi les 261 espèces étudiées, la baisse du nombre d'oiseaux était d'au moins 15 %, avec un déclin « significatif » chez 122 espèces et une accélération du déclin chez 63 d'entre elles - dont le Carouge à épaulettes (Agelaius phoeniceus) et le Roselin familier (ou Roselin du Mexique). Il est certain que si les populations d'insectes diminuent à cause des pesticides utilisés en agriculture, les oiseaux qui se nourrissaient de ces insectes vont en souffrir. La préservation d'un groupe d'espèces dépend de la bonne santé de ses liens avec d'autres groupes. On ne peut protéger les oiseaux sans s'inquiéter du déclin des insectes ou de la dégradation des milieux naturels indispensables à leur cycle de vie.
Les conséquences du déclin des pollinisateurs
La disparition des pollinisateurs, qu'ils soient insectes ou oiseaux, représente une menace grave pour la biodiversité et l'agriculture mondiale.
Une biodiversité en chute libre
Le déclin des insectes pollinisateurs menace les écosystèmes. Sans eux, les plantes à fleurs risquent de disparaître, et avec elles, tous les animaux qui en dépendent : les oiseaux qui mangent leurs graines, les amphibiens qui mangent les insectes, les herbivores qui s'en délectent, etc. Les zones tropicales seraient les plus affectées par la chute de leur biodiversité. L'émergence des angiospermes a structuré la biodiversité. La conséquence, comme dans toute interaction, c'est le risque de co-extinction : quand une plante ou un insecte disparaît, il y a un risque d'extinction de toutes les espèces qui lui sont liées, comme le souligne Marc-André Selosse, biologiste et professeur au Muséum national d'Histoire naturelle.
Impact des insectes pollinisateurs (abeilles, etc.) sur la production alimentaire mondiale?
Une alimentation humaine menacée
Environ 70 à 75 % des plantes cultivées dépendent de la pollinisation entomophile, soit 35 % du tonnage de la production agricole mondiale, selon l'IPBES. Sont concernés les arbres fruitiers, les baies, les légumes et les oléagineux, les protéagineux, les épices, le café et le cacao. Colin Fontaine, biologiste et chercheur en écologie au CNRS et au Muséum national d'Histoire naturelle, résume l'impact : « Sans les pollinisateurs, ce qu'on perd, c'est la confiture sur la tartine. Tout ce qui fait la saveur, le goût, le côté plaisant de la nourriture dépend des pollinisateurs. »
L'effondrement actuel des populations d'insectes pollinisateurs laisse craindre une crise de la pollinisation dont l'incidence est difficile à évaluer, bien qu'il existe des pays du monde, tels que la Chine, où la pollinisation des espèces végétales cultivées se fait déjà à la main, ce qui représente un travail titanesque. À la fin des années 50, le gouvernement chinois préconisa une tuerie massive des insectes. Les vergers sont depuis pollinisés à la main afin d'effectuer le travail des insectes disparus. L'usage encore massif d'insecticides ne résout rien à la situation. Aux États-Unis, la mortalité des abeilles domestiques dans les ruches atteint chaque année 30 à 99 %, et des services d'apiculteurs itinérants s'activent pour pallier à ce manque en se rendant dans les zones du pays où le besoin se fait ressentir.
Agir pour préserver les pollinisateurs

La superficie cumulée de nos jardins est supérieure à celle de l'ensemble des réserves naturelles de France. Cela nous offre une formidable opportunité d'agir concrètement. Les pollinisateurs seront présents chez vous si vous leur proposez le gîte et le couvert.
Pratiques favorables aux pollinisateurs
Pour limiter le déclin des pollinisateurs sauvages et favoriser leur venue au jardin, vous devez :
- Ne pas employer de produits chimiques : herbicides, pesticides, engrais… Il est essentiel de ne pas utiliser de produits chimiques nocifs pour la faune et la flore.
- Laisser des bandes herbeuses et fleuries sans jamais les tondre au printemps et en été : la floraison précoce des pissenlits, pâquerettes, lamier pourpre… servent de "restaurants" aux reines bourdons dès leur sortie de l'hibernation à la fin de l'hiver. Utilisez la tondeuse pour créer des allées ou chemins d'accès aux zones nécessaires, en préservant des zones herbeuses et fleuries. Sur une partie ou la totalité de notre jardin, laissons la pelouse s'ensauvager.
- Laisser des îlots de fleurs sauvages et d'herbes hautes si vous comptez tondre une partie de votre pelouse, la tonte se faisant plutôt en été.
- Poser des gîtes pour les insectes : il est possible de fabriquer des gîtes pour coccinelles ou abeilles solitaires, et de les placer judicieusement dans le jardin ou sur le balcon. Le maintien des plantes à fleurs sauvages, de la végétation indigène et la multiplication des petits biotopes qui assurent les rôles de gîtes (tas de bois, de feuilles, gîtes…) est essentiel.
- Planter des fleurs locales nectarifères pour encourager la pollinisation. En matière de plantations, privilégions les plantes mellifères, riches en nectar, qui attireront naturellement les insectes.
- Fournir de l'eau propre et des abreuvoirs.
- Offrir des aliments nutritifs et un régime alimentaire varié adapté aux espèces d'oiseaux de votre région (par exemple des mélanges de graines adaptés).
- Créer un environnement sûr et un abri pour les oiseaux.
- Surveiller vos animaux de compagnie : si vous avez des animaux de compagnie, en particulier des chats, gardez-les à l'intérieur.
Ce qu'il faut éviter
- Offrir des aliments dommageables.
- Utiliser des pesticides.
- Approcher de trop près les animaux.
- Abandonner des détritus.
- Relâcher les espèces non indigènes.
- Utiliser des pièges collants.
- Ne se fier qu'aux mangeoires (celles-ci contribuent à enrichir leur régime alimentaire, mais ne doivent pas être la seule source de nourriture).
Suivi citoyen et sensibilisation
En 2010, le Muséum national d'Histoire naturelle et l'Office pour les insectes et leur environnement ont mis en place le programme SPIPOLL (Suivi photographique des insectes pollinisateurs). Dans le cadre de ce programme de science participative, chacun est invité à photographier pendant 20 minutes tous les insectes butinant une plante en fleur de son choix, puis à poster les photos sur le site du programme. Cette initiative permet de mieux comprendre les interactions entre plantes et insectes pollinisateurs.
La thématique 2024 de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs est l'occasion parfaite pour mettre en avant les liens d'interdépendance entre les populations d'oiseaux migrateurs et d'insectes. Elle nous rappelle que la préservation d'un groupe d'espèces dépend de la bonne santé de ses liens avec d'autres groupes.
Les oiseaux sont de belles créatures qui volent dans le ciel, certes. Mais ce sont nos alliés. Ils jouent un rôle crucial dans l'équilibre et la santé des écosystèmes. Les oiseaux pollinisateurs jouent un rôle écologique fondamental. Les observer, les protéger et les encourager avec des aménagements adaptés contribue à leur survie et à leur prolifération.
Définitions clés
- Anémophilie : phénomène de pollinisation par le vent.
- Angiospermes : classe des plantes à graines (spermatophytes) dans laquelle se rangent les plantes à fleurs, constituant la majorité des espèces végétales vivantes sur Terre.
- Entomogamie : transport du pollen par les insectes.
- Floricole : qui vit sur les fleurs, se dit des insectes.
- Pollinisation : phénomène de fécondation des plantes par le pollen. On distingue plusieurs types de pollinisation : l'autogamie correspond au cas où une plante dite monoïque - car elle présente à la fois des fleurs mâles ou femelles - s'autoféconde. En règle générale, c'est-à-dire dans le cas des plantes hétérogames incapables de fécondation croisée ou encore dioïques (dont certains sujets sont mâles, d'autres femelles), le pollen peut être transporté par divers agents extérieurs : le vent (anémogamie), des insectes (entomogamie), ce qui est le cas le plus fréquent et, de façon plus générale, par des animaux (zoogamie). (Ramade F.)
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