Avez-vous déjà remarqué certaines répétitions dans vos vies ? Des schémas récurrents, des rôles que vous jouez, ou qu'on vous fait jouer ? Des problématiques ou des exclusions familiales ? Des problèmes au niveau de certains postes au sein de votre entreprise qui se répètent, et ce, peu importe la personne qui occupe la fonction ? Vous y êtes certainement pour quelque chose, mais pas nécessairement de la manière dont vous vous l'imagineriez à priori. Un petit détour par la systémique s'impose peut-être.
Nous faisons tous partie, même quand nous en sommes exclus, de systèmes humains : notre famille, notre travail, nos amis, nos clubs d'activités, etc. Eux-mêmes faisant partie de systèmes plus vastes. Quand nous évoluons avec peine au sein d'un ou de plusieurs d'entre eux, notre réflexe va bien souvent consister à nous remettre en question ou à remettre l'autre en question en fonction de ce qui nous pose problème. Et si, le temps d'un instant, on envisageait les choses sous un autre angle, celui du système, ou des systèmes concernés ?
L'approche systémique prend effectivement en considération l'ensemble des composants d'un système donné, tout en considérant que celui-ci va avoir une existence propre. Ce que d'aucuns reprennent par la célèbre équation 1+1=3. C'est vrai au sein d'une famille, d'une organisation, d'un État, au sein de la planète, dans une optique de développement durable, etc. En systémique, c'est bien le système qu'on fait parler et bouger. Car chez chacun d'entre nous, il y a évidemment bon nombre de choses à explorer, mais c'est en relevant le nez de notre nombril ou de notre petit compartiment d'expertise ou de marché qu'on y parvient.
Quelques exemples pour illustrer le propos et à concevoir autrement : des casseroles familiales, des schémas relationnels toxiques au boulot, idem en privé, des non-dits, des secrets de famille ou d'entreprise, des maladies familiales ou professionnelles, des traumatismes. C'est gros comme une maison, et pourtant, a-t-on nécessairement l'envie d'en parler ? Très peu, ou de parler de tout sauf de ce qui est évident. Alors, comment vous dire et comment nous dire ? Comment arrêter de se la raconter quand on fait partie de la trame ? En changeant de prisme ou de point de vue.
Souvent, un "patient désigné", celui qui incarne le symptôme de dysfonctionnement, celui qu'on va souvent considérer à tort comme le "problème", va secouer le système et porter au grand jour, ne serait-ce que par son symptôme, le mal dont souffre l'ensemble. C'est un intéressant changement de perspective qui invite à réfléchir plutôt qu'à accuser le "fauteur de trouble" et qui permet de changer de paradigme dans beaucoup de domaines. Comment nous épargner, à nous, à nos enfants, à notre organisation ou nos collègues/collaborateurs, de devoir porter un fardeau qui ne nous appartient pas ?
La Fertilisation des Roses : Un Art Essentiel
La fertilisation des roses est une pratique très importante dans la culture de ces plantes. Fertiliser les plantes est en fait indispensable pour restituer au sol les nutriments absorbés par les plantes pendant la saison de croissance. L'azote, le phosphore, le potassium, mais aussi le calcium, le magnésium, le soufre, le fer et le manganèse sont des substances sans lesquelles la vie des plantes, et donc aussi des roses, serait très difficile. En effet, lorsque ces substances font défaut dans le sol, la croissance des plantes a des problèmes et subit des malformations liées à ces carences. Pour éviter des problèmes tels qu'un retard de croissance des tiges, un jaunissement constant des feuilles ou des bords des feuilles, un affaiblissement des tiges ou d'autres choses de ce genre, il faut bien fertiliser régulièrement les roses de notre roseraie.

L'Engrais Organique : Naturel et Efficace
Tout d'abord, clarifions immédiatement ce que l'on entend par engrais organique. L'engrais organique est tout engrais d'origine organique ou constitué de matière organique. Le fumier, le lisier, la volaille, mais aussi le compost et autres engrais issus de la décomposition des aliments, des déchets de jardin, etc., sont des engrais organiques. Le fumier de cheval et de vache sont certainement les meilleurs engrais organiques car ils sont plus équilibrés après avoir mûri pendant quelques mois. Sur le marché, il existe deux types de produits à base de fumier de cheval ou de vache : l'engrais à base de farine et l'engrais granulé. L'engrais à base de farine coûte un peu moins cher que l'engrais granulé car il ne doit pas être soumis à une transformation en granulés. Les granulés, par contre, étant vendus en de nombreux petits granulés, permettent d'obtenir une fertilisation plus homogène en surface.
L'un des plus grands avantages de l'engrais organique est sans aucun doute son origine naturelle. Qu'il s'agisse de fumier de cheval, de vache, de fumier de mouton ou de simple compost, l'engrais organique a le grand avantage d'être entièrement naturel. Cela nous permet donc de fertiliser nos roses sans recourir à des produits d'origine chimique, et cette chose, si nous n'en faisons pas trop avec l'engrais, est déjà en soi positive. Un autre avantage est qu'il nous permet de disposer du matériel qui, autrement, devrait être éliminé. Tant dans le cas du fumier que du compost, ce sont des substances qui, si elles étaient introduites directement dans l'écosystème, pollueraient fortement l'environnement. On pense en fait au lisier des étables et à la grande quantité d'azote qu'il présente, ou au problème de l'élimination des déchets en ce qui concerne les déchets alimentaires.
Cependant, l'engrais organique présente également des inconvénients, principalement liés à l'équilibre des éléments de cet engrais et à la présence de graines de mauvaises herbes à l'intérieur. Le premier inconvénient de l'engrais organique est sérieux : en fait, c'est le pire équilibre de cet engrais par rapport à l'engrais chimique, équilibré en laboratoire et donc optimisé pour les roses. Le deuxième inconvénient, qui concerne notamment l'engrais d'origine animale, est dû au fait que les animaux, étant herbivores, se nourrissent de fourrage et, par conséquent, de leurs excréments et donc du fumier, les graines de ces mauvaises herbes peuvent s'y trouver.

Planter et Entretenir ses Rosiers : Un Guide Pratique
Choisir l'emplacement où votre rose va aller est une étape cruciale. Assurez-vous que la rose a du soleil, idéalement au moins 4 heures de soleil par jour. En général, plus il y a de soleil, mieux c'est. Assurez-vous également que la rose dispose d'une structure pour "grimper" pour les rosier liane ou grimpant.
Quand Planter ?
Les rosiers en conteneur peuvent être plantés toute l'année.
- À l'aide d'une bêche, creusez un trou suffisamment large et profond pour contenir la masse racinaire de la rose. Celui-ci doit avoir environ 40 cm de large et 60 cm de profondeur. Cassez le sol au fond de votre trou à l'aide d'une fourche.
- Mélangez un peu de fumier de cheval bien décomposé ou du compost ou un terreau de plantation amendé avec la terre au fond du trou. Cela ajoutera des nutriments vitaux au sol, ce qui aidera le rosier à s'établir plus efficacement.
- Retirez soigneusement le rosier de son pot et placez-le au centre du trou. Le point de greffe ne doit pas être en dessous du niveau du sol. Pour les rosiers grimpants, les tiges doivent être dirigées vers le mur ou la structure de support et les racines éloignées, à un angle de 45 degrés.
- Remplissez et entourez les racines du rosier en utilisant la terre qui a été creusée à l'origine pour faire le trou.
- Arrosez bien le rosier après la plantation.
Pour les rosiers à racines nues, la saison de plantation est différente. Cela leur donne le temps de s'établir et de fleurir dès l'été.
- Tailler les racines et les branches si cela n'a pas été fait.
- Placer le rosier de telle façon que la greffe du rosier soit juste au niveau du sol. Il ne faut pas l'enterrer.
- Remettre la terre en la mélangeant à du terreau rosier.
La saison démarre ! Vous avez sans doute déjà tous taillé vos rosiers. La taille est une tâche au jardin que je préfère. Alors, dès décembre, j'inspecte chaque rosier un à un et chacun prend une forme nette et toute propre pour l'hiver.
La taille des rosiers : Pourquoi, quand et surtout comment ? Tout savoir !
Nourrir ses Roses : Le Cocktail Parfait
J'ai sorti l'arsenal indispensable pour nourrir ma collection de roses. Tout d'abord, du fumier de cheval. Je l'achète prêt à l'emploi, déjà bien composté. Ce serait intéressant de contacter un propriétaire de chevaux pour récupérer du fumier de ferme, mais il faut pouvoir le stocker. Deuxième ingrédient au menu : de l'engrais minéral en granulés. Cette année, j'ai opté pour un gros sac d'engrais universel. Je verse une poignée de granulés par sujet. Je ne griffe pas la terre auparavant pour enfouir les granulés. Je répartis directement sur les petites billes bleues, 3 poignées de fumier.
Pour les réfractaires au crottin de cheval, sachez que cette belle substance moelleuse, digne d'un gâteau au chocolat, n'a pas d'odeur nauséabonde. Le fumier de cheval est conseillé pour les sols lourds et argileux (cas de mon jardin). On peut utiliser aussi une autre fumure organique : fumier de bovin, pour les terres légères ou fumier de mouton, pour les terres lourdes. On peut remplacer le fumier composté (origine animale et végétale) par du compost domestique (origine végétale). Mais ce dernier, quoique écologique et gratuit, contient moins d'éléments fertilisants. Dans les deux cas, fumier et compost ne sont pas considérés comme des engrais (car trop faibles valeurs NPK) mais comme des amendements. Ils apportent l'humus indispensable à la vie du sol et contribuent à améliorer sa structure.

Le repas est terminé. Les giboulées de mars sont maintenant attendues avec impatience. La pluie va désintégrer ce cocktail nourrissant. Le sol n'est-il pas prêt, avec cet engraissage de masse, à affronter la belle saison ? Personnellement, je ne renouvelle pas l'opération en été. Il y aurait surdosage. Les plantes se débrouillent seules par la suite.
Cas particulier : les rosiers chétifs qui peinent en cours de route. Il s'agit d'un engrais "coup de fouet" à appliquer en cours de végétation. Il stimule la croissance de nouvelles tiges et provoque un développement plus massif du feuillage. Cette poudre d'origine animale est riche en azote et sa diffusion souterraine est rapide.
Tailler pour la Beauté et la Longévité
Par une taille raisonnée, vous aurez pendant de nombreuses années des rosiers qui vous le rendront par des floraisons abondantes. Les rosiers de type botanique n'exigent pas une taille d'entretien régulière. La taille ne sera que sporadique, espacée de 3 à 5 ans. On en profite aussi pour rétablir l'équilibre de la couronne si cela s'avère nécessaire. Les rosiers arbustifs remontants doivent être considérés comme des arbustes à floraison estivale. Ils seront donc taillés chaque année à la fin de l'hiver en laissant subsister une charpente proportionnée à leur développement (donc pas de taille à 2 ou 3 yeux comme les rosiers nains de jardins ou rosiers modernes). La taille est sporadique : elle consiste à enlever les rameaux épuisés pour favoriser le renouvellement de la touffe. Les rosiers arbustifs remontants fleurissent au bout des rameaux de l'année.
Irrigation et Soins Complémentaires
Les rosiers sont très résistants au sec. L'arrosage s'effectue au pied et copieusement, ce qui signifie que l'on doit laisser le tuyau couler doucement au pied du rosier jusqu'à ce que la terre n'absorbe plus l'eau. Ensuite, une fois par mois suffit. Le produit doit être pulvérisé sur l'ensemble de la plante, ce qui fait 6 traitements par an, sachant que la sensibilité est plus importante au printemps et à l'automne. En général, il faut couper légèrement au-dessus de la 2ème feuille en partant de la fleur fanée. Un gourmand est un rejet qui se développe sur le porte-greffe, en dessous du bourrelet de greffe. Ces tiges non florifères épuisant la plante, il faut veiller à les supprimer, en les arrachant le plus bas possible dans le sol (ou du tronc, sur les rosiers tiges). Le rosier est une plante peu épuisante, sauf pour l'azote.
La Rose et le Fumier : Une Métaphore Philosophique et Spirituelle
"Ce qui me touche le plus dans la nature, c'est peut-être les fleurs. J'aime tout autant les animaux, surtout quand ils sont encore petits, de même que les oiseaux, les plantes et les pierres, mais les fleurs ont quelque chose de particulier qui me frappe en plein cœur. Je me suis souvent demandé pourquoi j'étais si ému par les fleurs, en particulier celles qui ont le plus d'odeur, les lys blancs, les oeillets, le muguet, les jacinthes, les pivoines, les lilas et les roses. Les roses surtout, et tout d'abord les roses pâles, d'un rose presque imperceptible, les roses "épaisses comme de la crème", disait Camus. Il ne semble pas qu'aucune rose ne soit identique à une autre quant à son odeur ou à sa forme. L'épanouissement de chaque rose est unique, sa façon de se déployer et de créer son espace, de se répandre sur un champ de verdure ou un ciel bleu ou, comme en ce moment, sur un fond de mer. Chaque rose est unique sans en faire de cas. Mais c'est sans doute la générosité des fleurs que j'admire le plus, elles rayonnent seules dans une forêt obscure. Elles ne font aucun effort pour dépasser les herbes qui les engloutissent. Elles se laissent piétiner lorsqu'elles sont à peine visibles. Au temps des boutons, elles éclatent hors de leurs corsages mais c'est toujours en suivant leur rythme, sans se presser, sans attendre de spectateurs. Et de la même façon, elles se retirent, se referment, se taisent, rentrant dans le secret et la maturation du fruit. Sans regret, sans drame, sans effort. La fleur est la générosité de la nature, qui n'attend pas d'admiration pour se déployer, ni de reconnaissance pour se donner. Les fleurs s'offrent passionnément, sans réserve, et elles se retirent sans éclat, dans la discrétion. Rien ne dure en elles, elles sont la fête du présent. Mais leur fragilité même, leur instant de lumière comme un éclair fulgurant la nuit, en fait un don qui nous atteint davantage. Les fleurs de papier, de soie ou de plastique ne nous trompent pas, même si elles peuvent étonner, émerveiller, et nous faire parfois hésiter sur leur authenticité. Combien plus touchante la fleur naturelle qui se donne sans regret, sans vouloir demeurer, mais en abolissant le don dès qu'il est fait. Les fleurs se donnent sans sentimentalismes, quand c'est fini, on passe à autre chose. La vie se donne, c'est ce qui se donne et ne se reprend jamais. Ce qui ne se repent jamais de s'être donné. L'écoulement, le flot du don, sans retour ni regret, sans reprise, sans retrait. La vie est toujours donnée, même quand elle est mal reçue ou refusée. Elle se donne à travers les fleurs."
Le nénuphar est une fleur d'eau. Il perce la surface de l'eau et s'étale au-dessus d'elle, comme s'il l'avait dépassée. Mais c'est une illusion. Pour émerger et fleurir, il doit être branché sur le sol, il doit prendre racine dans la boue. C'est la boue qui permet à la fleur d'éclore et d'éclater. La lumière se nourrit en quelque sorte d'ombre. Plusieurs voudraient n'être qu'une fleur et oublier leurs racines. Comme un ballon qui s'enfuirait de la terre, ils veulent vivre comme des anges. Pascal disait qu'en voulant se faire ange, on montre sa bêtise, ou comme l'écrit Apollinaire, en faisant la roue, le paon montre son cul ! C'est dire que ce n'est qu'en acceptant sa bêtise qu'on s'angélise, car en n'acceptant que le haut de son être, c'est le bas qui, ignoré et refoulé, tyrannise secrètement tout l'être et en dévie toutes les énergies.
Un lama tibétain reprend l'idée en utilisant l'image du fumier et de la rose. Le fumier, c'est quelque chose qui répugne, qu'on est porté à rejeter, à cacher derrière l'écurie, pour en éviter la senteur autant que le spectacle. Mais le fumier peut être vu aussi comme de l'engrais. À ce moment-là, il est devenu un élément créateur et constructif, un agent de croissance. C'est un peu comme les pertes que subit le bloc de marbre sous les coups du sculpteur. On peut y voir une destruction progressive du marbre ou une construction progressive de la statue selon ce que l'on cherche, de son niveau de conscience, de son acceptation de la vie. Pour devenir une rose, il faut accepter de tremper dans son fumier. Non seulement faut-il y tremper, mais il faut se rappeler constamment le fumier dont on tire subsistance et croissance. Tout ce qui est négatif en nous ne l'est que parce qu'on le sépare du positif.
L'esprit qui sépare l'ange de la bête, le nénuphar de la boue, la rose de son fumier, c'est lui qui empêche la croissance, et cet esprit, c'est le jugement, la peur et le refus. On ne peut croître qu'en acceptant d'être fait de matière lourde autant que de subtile, d'émotions autant que d'idées nobles, de sexe autant que de charité, de mesquineries autant que de générosités. Tous les défauts sont des pépinières de qualités.
La rose a besoin de fumier et le lys d'eau a besoin de la boue pour fleurir. Ce n'est pas que la fleur soit plus belle que la boue ou le fumier, elle permet simplement au fumier d'atteindre à sa réalisation, d'être utilisé à fond, de fructifier, de fleurir. Le fumier fait partie de la fleur. Il est un chaînon dans le don de la vie qui passe de la nuit à la lumière. C'est par le fumier que la rose parvient à sa plénitude.

La Rose et le Fumier dans l'Art et la Littérature
Voici ce qu'on appelle un texte illustré, et quel texte ! "La Rose", un conte de Ludmila Petrouchevskaïa, illustré par Claudia Palmarucci, traduction de Gabrielle Cotier, Éditions Notari, 2011. Ce conte-là est à rapprocher des "Contes cruels" de Villiers de L'Isle-Adam ou de ceux de Maupassant. Il y a aussi beaucoup de Kafka dans cette narration qui oscille entre fantastique et absurde, évoquant le parcours d'un homme affublé d'une très forte odeur de rose, au point de contaminer tout son entourage, et qui va se trouver être la proie des professeurs de l'académie de botanique qui le transforment, comble de l'ironie - ou du cynisme - en une rose sans odeur ! On le voit, à la lecture, les références affluent, lesquelles sont abondamment convoquées par l'illustratrice, qui travaille ce texte avec une aisance impressionnante. D'ailleurs, le petit format, resserrant le tout, la mise en page qui associe volontiers le texte et l'image, ou encore les jeux typographiques font de ce petit livre un objet très visuel.
Si la créatrice inscrit avec évidence ce texte dans la lignée de Kafka (un cloporte traverse une pièce) ou de Chamisso (l'ombre de l'homme dessine une rose), elle place toutefois résolument l'illustration sous le signe du surréalisme narratif. Dès la couverture, la référence à René Magritte est explicite : un homme en costume et chapeau melon est représenté, le visage couvert d'une imposante rose, tandis que le titre, en redondance, s'inscrit de l'écriture cursive du célébrissime "Ceci n'est pas une pipe" du tableau "La trahison des images". Alors, il faut reconnaître que la référence à Magritte et particulièrement à "L'Homme au chapeau melon" est fort courante parmi les illustrateurs contemporains, au point d'en devenir un cliché. Mais, à l'évidence, ici posée en couverture, la référence soutient le fonctionnement allégorique en posant d'emblée le fonctionnement nivelé du récit. Le dispositif fonctionne donc remarquablement.