
La germination des graines et le repiquage des jeunes plants, notamment ceux issus de cultures délicates comme les anguillules, requièrent des méthodes spécifiques pour assurer un développement optimal. L'utilisation du coton, qu'il s'agisse de disques démaquillants pour les semis ou de mèches pour l'irrigation, offre des avantages considérables. Cette technique permet non seulement un contrôle précis de l'humidité et une aération adéquate, mais aussi une observation directe des premières étapes de croissance. Cet article explore en profondeur l'utilisation du coton dans ces processus, ainsi que des méthodes d'arrosage innovantes et des conseils pour la culture de nourriture vivante.
La Germination des Graines dans le Coton : Une Méthode Efficace
La germination des graines dans du coton est une méthode éprouvée pour obtenir un taux de germination élevé, offrant un contrôle précis des conditions environnementales. Cette technique est particulièrement utile pour observer directement l'évolution des racines et ne transplanter que les spécimens viables.
Matériel Nécessaire
Pour faire germer des graines dans du coton, il convient de rassembler quelques éléments simples. Les disques de coton démaquillants constituent le support principal, car ils retiennent l'eau pour faire germer les graines tout en permettant une aération suffisante. Il suffit également de prévoir une assiette comme support et de choisir un endroit à température adaptée, généralement autour de 20°C.
Processus Étape par Étape
La première étape consiste à placer les graines sur un disque de coton, en limitant à 5 graines maximum par disque pour éviter la concurrence. Il convient de les disposer de manière équilibrée, comme les points d'un dé. Le second disque de coton vient couvrir les graines, créant un environnement humide et protégé. L'ensemble se place sur une assiette, puis un film plastique recouvre le tout pour protéger les semis. L'assiette trouve sa place dans un endroit à température contrôlée, à l'abri de la lumière directe. Un placard de salon convient parfaitement pour maintenir une température stable.
Conditions Optimales et Suivi
Il est préférable de vérifier l'évolution au bout de 3 jours. La racine de la graine est prête pour la transplantation lorsqu'elle mesure entre 2 et 5 centimètres. Le temps d'apparition de la racine varie généralement entre 2 et 5 jours selon la variété de graines et la température ambiante. Le coton démaquillant reste le support recommandé car il retient bien l'humidité tout en permettant l'aération. Si les graines ne germent pas après 5 jours, il faut vérifier la qualité des graines et les conditions de température et d'humidité. Le coton doit être humide mais pas détrempé.
Avantages de la Germination en Coton
Cette technique présente plusieurs atouts par rapport aux semis dans la terre traditionnels. Elle permet d’observer directement l’évolution des racines des graines et de ne transplanter que les spécimens viables. La germination des graines dans un endroit à température contrôlée évite les variations climatiques qui peuvent compromettre le succès.
Le Repiquage des Semis en Pot : Assurer la Transition
Une fois les graines germées dans le coton, le repiquage en pot est une étape cruciale qui demande attention et respect de certaines conditions pour garantir la survie et la croissance des jeunes plants.
Préparation du Pot et du Terreau
La préparation du pot en terre pour semis nécessite un terreau léger et bien drainant. Il convient de creuser un petit trou dans le terreau, de le vaporiser légèrement, puis de placer délicatement la racine dans le trou.
Conditions de Croissance Post-Repiquage
Une fois le semis dans un pot de terre effectué, les conditions de croissance changent. La température du sol pour la germination des graines peut osciller entre 20 et 27°C, avec un éclairage d’au moins 18 heures par jour. Le taux de germination des graines dans le terreau dépend largement du respect des conditions d’humidité. Un milieu trop humide provoque le pourrissement des semis, tandis qu’un environnement trop sec entraîne le dessèchement et la mort des jeunes plants. La température de l’endroit pour la germination des graines influence directement la vitesse de développement. Chaque espèce possède sa température optimale, et il convient de s’y conformer pour optimiser les résultats. L’aération joue un rôle fondamental dans le développement du système racinaire. Elle favorise les échanges gazeux et prévient les problèmes de surchauffe.

Méthodes d'Arrosage pour un Développement Racinaire Robuste
Un arrosage efficace est vital pour la croissance des plantes, en particulier après le repiquage. Différentes techniques, comme l'arrosage par « cordon ombilical » ou l'utilisation de bouteilles enterrées, permettent d'optimiser l'apport en eau et de favoriser un enracinement profond.
L'Arrosage par « Cordon Ombilical »
Je pratique souvent, et depuis longtemps, l’arrosage par « cordon ombilical ». Par expérience, je me suis aperçu qu’une partie de l’eau s’évaporait en « remontant » le long de la « mèche » (ficelle qui doit être en coton). Pour parer à cette perte, je fais passer la mèche dans une paille en plastique. Comme on peut le voir dans le dessin, cela oblige à faire un « montage » tout en hauteur. Pour palier à cet « inconvénient », je me procure des longueurs de petits tuyaux dont le diamètre intérieur est, à peu près, équivalent à celui de la paille. Dans les casses d’automobile, bien souvent ils sont gratuits, ou, dans les jardineries, des tuyaux de goutte à goutte. Cela me permet d’avoir des réserves d’eau de différents volumes posées à côté du pot. Par exemple, avec des bouteilles d’eau, dont j’ai percé le bouchon pour faire passer le tube, avec la mèche, jusqu’au fond. Côté pot, j’enterre l’autre bout de tube, avec la mèche dépassant, au plus près des racines de ma plante. Une bouteille de 5 litres d’eau permet de fournir de l’eau à une plante pendant presque 1 mois.

L'Arrosage en Profondeur avec Bouteilles Enterrées
Dans le jardin, quand je repique les pieds de mes légumes (tomates, aubergines, concombres, etc), ou autres plantes, je fais un trou assez grand pour enterrer une bouteille en plastique, avec son bouchon, dont seul le col et le goulot dépassent du sol. Dans le même trou du sol, contre la bouteille, près du trou percé au fond, je mets le plant à repiquer. Je remets la terre en place en tassant légèrement. Je remplis la bouteille d’eau et je remets le bouchon. Je prépare tout ce que j’ai besoin en avance. Je mets en place le soir, à la « fraîche ». Cela permet à la plante de profiter de la fraîcheur de la nuit pour commencer à s’acclimater. Dans la journée, avec la montée de la température, l’air qui se trouve dans le goulot de la bouteille se dilate, créant une légère pression. L’eau sort par le petit trou du fond vers les racines de ma plante. Les racines sont arrosées « directement ». Mettre de l’eau dans la soucoupe d’un pot n’est pas recommandé. Puisque vous arrosez uniquement et directement en profondeur, cela « force » votre plant à développer ses racines plus loin, pour aller chercher l’eau là où elle se trouve, au fond du pot. Cela vous sera utile à tout moment de l’année.
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Précautions et Alternatives pour l'Arrosage
Mais ne risque-t-on pas d’avoir des moucherons si la plante ne boit pas toute l’eau dans la soucoupe ? Il est parfois difficile de bien estimer la quantité d’eau à verser et si le pot est trop lourd il ne sera pas possible de vider le surplus d’eau de la soucoupe. Pour certaines plantes (bien souvent des fleurs) il est recommandé de mettre de l’eau et des billes d’argile dans la soucoupe avant de poser le pot. Dans ce cas, il faut mettre un répulsif pour éloigner les insectes. À ma connaissance, le plus écologique que je connais, c’est le tabac. Soit vous ramassez quelques mégots dans un cendrier, soit vous investissez dans un paquet de « gris » bon marché pour répartir une pincée de brins dans l’eau de la soucoupe.
Je mets des bouteilles de 1,5 l renversées pour tenter de garder l’humidité du sol lors de mes nombreuses absences. Cela marche… ou pas. Je ne laisse pas les bouchons des bouteilles. À la réflexion, je me dis que je pourrais adopter le système de Pierre de la bouteille enfoncée dans le sol et percée au fond.
Maintenir l'Humidité dans les Potagers sur Pieds et Grands Contenants
Les potagers sur pieds, souvent exposés au soleil et au vent, nécessitent des stratégies d'arrosage adaptées pour maintenir une humidité constante, surtout en période estivale.
Fabrication d'un Système de Réservoir pour Potager
Bonjour, comment faire pour garder de l’humidité dans un potager sur pieds ? Est-il possible de bricoler un énorme, ou plusieurs cordons ombilicaux qui tremperaient dans une bassine d’eau tout l’été ? Cela vous semble possible ? En fait ce potager se trouve dans une cour d’école inoccupée l’été évidemment.
Pour créer un arrosage « durable », dans la cour d’une école ou ailleurs, tu cherches à récupérer un (ou des) bidon, d’au moins 20 litres, généralement en plastique, n’ayant pas contenu de produits chimiques « dangereux ». Tu le (ou les) nettoies avec de l’eau et du détergent biodégradable.
À un bout du tuyau, attaches la plombée du pêcheur. Elle maintiendra le tuyau au fond de la réserve d’eau. Avec l’arrosoir, remplis la réserve d’eau. Au pied de chaque plante, tu perces un petit trou avec un cure-dent que tu laisseras en place. De la même façon, fais quelques trous dans la boucle, toujours en laissant les cure-dents en place.
Si tu veux augmenter le volume d’eau de ta réserve, tu peux mettre plusieurs bidons, remplis d’eau, côte à côte, à la même hauteur.
La Culture des Anguillules du Vinaigre : Alimentation Vivante pour Alevins
Les anguillules du vinaigre (Turbatrix aceti) sont une excellente source de nourriture vivante pour les alevins, réputées pour leur facilité de culture et leur longue survie en milieu aquatique.
Introduction à la Culture des Anguillules
J’envisage de me lancer dans la culture des anguillules du vinaigre. D’après ce que j’ai pu trouver sur le Web au sujet des anguillules : leur culture est simple et les cultures peuvent traîner longtemps sans perdre la souche. Et surtout, ce qui me paraît le plus important, les anguillules survivent longtemps en milieu aquatique, donc sans risque de pollution dans les bacs des alevins. J’ai précédemment abandonné la culture des microvers parce qu’il fallait repiquer trop souvent les cultures et que je ne pouvais qu’en donner très parcimonieusement à mes alevins (risque de pollution). En plus, mes alevins ont toujours préféré les nauplies d’Artemia aux microvers, lorsqu’ils avaient le choix.
Méthode d'Élevage Simplifiée
L'anguillule du vinaigre est un ver de 1 à 2 millimètres de long. Son élevage est des plus simple. Mettre dans un récipient 1l de jus de pomme et 1l de vinaigre de cidre, trouver la souche chez un aquariophile, nourrir occasionnellement avec un petit morceau de pomme.
Récolte des Anguillules avec du Coton
Le problème des anguillules, c’est qu’il faut les récolter sans le vinaigre. La méthode décrite couramment, c’est de les mettre avec le vinaigre dans un récipient du genre tube à essai, de le bourrer ensuite avec de la ouate ou du coton et d’ajouter de l’eau pure par-dessus et, poussées par le manque d’oxygène, les bestioles traversent la ouate pour arriver dans l’eau. Pour prélever les anguillules, transférer une petite partie de ce mélange dans une petite bouteille type « Orangina » jusqu’à environ 2/3cm du haut du goulot, mettre un coton sur 1/2cm et remplir la bouteille avec de l’eau. Les anguillules traversent le coton pour venir dans l’eau après 24 à 48h.
Ce que l’on entend moins dire, c’est que cette méthode est très longue. Il faut au moins 24h pour que les anguillules arrivent à passer dans l’eau "pure". Donc, pas question d’en attraper en vitesse pour les donner à manger. Quant à la pureté de l’eau… D’après mon expérience perso, ça laisse à désirer. L’eau qui contient les anguillules sent encore fortement le vinaigre et pour en avoir donné dans des petites boîtes où il y a des alevins, le lendemain, l’eau est toute trouble. Probablement serait-il nécessaire de les faire passer deux fois, mais alors, il faudrait se préparer 48h avant de pouvoir en donner. C’est pourquoi j’ai laissé tomber ces bestioles là. Rien ne vaut les artémias.
Méthode de Récolte Rapide avec Filtre à Café
Pour les anguillules, je prends un demi-filtre à café, je le forme en cône, je verse un peu de culture dessus, je remets le milieu filtré dans le bocal, je rince les anguillules avec un filet d’eau en les concentrant le long d’un pli. Puis, je prends un tube et je lessive les anguillules dedans. Il n’y a plus qu’à distribuer le milieu à la pipette. Le demi-filtre me resservira plusieurs fois. J'utilise cette technique depuis récemment mais ça m'a permis de démarrer tous mes Rivulus quand mes cystes d'artémias n'éclosaient pas. Ce n'est pas une panacée mais ça met quelques chances de plus de ton côté.

Une méthode, toute simple et toute en image. Elle a pour avantage d'être très rapide. Pour le prélèvement de mes anguillules j'utilise un filtre à café, et une seringue : on commence par prélever dans la culture, on verse dans le filtre à café, on laisse filtrer puis on remet le filtrat dans la souche avant de rincer à l'eau claire. Une fois bien rincées, on recueille le dernier fond d'eau dans le filtre et voilà.
J’ai testé la méthode de Floppy. J’ai pris des filtres n°2 de chez Carrefour et j’ai des anguillules qui arrivent à passer à travers. Dommage qu’il y ait de la perte. Aucune idée pour les filtres que j’utilise, j’en ai un gros paquet sans l’emballage, mais il faut que j’en rachète. C’est sûr que le plus fin possible serait le mieux.
Comparaison avec d'Autres Nourritures Vivantes
Il est possible d’élever et de distribuer plusieurs types de nourriture vivante aux poissons.
Rotifères : De petite taille (entre 0,05 et 0,3 mm), les rotifères sont de petits animaux réservés à la nourriture des alevins. L’élevage est assez délicat. Il faut déjà trouver des œufs chez un aquariophile. Ils se nourrissent de phytoplancton vivant ou séché.
Infusoires : Presque aussi petits que les rotifères (de 0,05 à 1 mm), les infusoires se nourrissent de bactéries et sont excellents pour les alevins. Voici une méthode d’élevage : mettre quelques grains de riz paddy dans une bouteille remplie d’eau, fermer la bouteille avec un coton. Maintenez ce mélange à température ambiante. Les bactéries vont se développer et l'eau va se troubler puis redevenir claire. Peu après les infusoires vont apparaître. Il existe dans le commerce des micro-organismes lyophilisés proches des infusoires, commercialisés sous le nom « infusyl ».
Microvers : Les microvers sont aussi de très petits vers (de 0,4 à 1,5 mm). Ils sont une bonne nourriture pour les alevins. Ils meurent assez rapidement dans l'eau. Pour l'élevage de ces vers, il existe plusieurs méthodes. En voici une : mettre dans un récipient en plastique de 1/2 l environ de la purée fabriquée à base de lait et un cube de levure de boulanger. Quand le mélange est refroidi, introduire la souche. L'élevage sera prêt au bout de quelques jours (rendement maximal au bout d’une semaine). Il sera alors facile de prélever les nombreux vers sur les parois à l'aide d'un pinceau ou d’un coton-tige.
Vers Grindals : Découverts dans les années 50, ces petits vers portent le nom de l'Anglaise qui les fit connaître. D’une taille d’environ 15 mm, c’est une nourriture très riche utilisable principalement pour les gros alevins et les petits poissons. C’est un élevage facile, mais il faut repiquer la souche très souvent. Utilisez un récipient plat muni d'un couvercle, pratiquez une ouverture bouchée par du coton ou une fine moustiquaire. Dans la boîte, vous déposerez de la laine synthétique humidifiée. Sur cette laine, vous disposerez des morceaux de tuile plate surmontée d’une petite plaque de verre. Entre la plaquette de verre et la tuile, vous distribuerez régulièrement des morceaux de biscotte trempée dans du lait ou des croquettes pour chat (attention, toutes les marques ne fonctionnent pas). La température doit être comprise entre 25 et 28°C. Ensemencez la laine avec une souche de vers que vous trouverez dans votre club ou auprès d’un aquariophile. L'élevage aura un rendement maximal au bout de dix jours environ. Il faut respecter une bonne hygiène et veiller à ne pas introduire de mouches, moucherons et acariens. Il faut rincer la laine de temps en temps pour éliminer les déchets des vers.
Nauplies d’Artemia Salina : Prendre une bouteille en verre de 75cl, y mettre environ 30 gr de sel non iodé, quelques gr d’œufs d’artémias, un bulleur dans la bouteille. Mes bouteilles sont mises au bain-marie dans un petit aquarium de 10l à 29/30°c. Après 24 à 48h selon la provenance des œufs d’artémia, il faut rincer les œufs et les nauplies, les verser dans un petit flacon, laisser décanter, les coquilles vides flottent, les œufs non éclos coulent, entre les deux se trouvent les nauplies. Il ne reste plus qu’à les prélever à l’aide d’une seringue. Les œufs d’artémia qui jouissent de la meilleure réputation proviennent des USA (Great Salt Lake). La réussite de cet élevage dépend beaucoup de la qualité des œufs d’artémias. J’obtiens de très bons résultats avec les marques Sanders et Ocean Nutrition. Il existe des œufs d’artémias dont les zoés sont 1/3 plus petites que les dites standard, c’est aussi intéressant pour les plus petites bouches.
Vers de Farine : C’est un coléoptère à réserver aux gros poissons. Il est très facile d'en trouver dans les magasins d'articles de pêche et son élevage n’est mentionné ici que pour ceux qui habitent très loin d’un tel magasin. Pour l’élevage, prendre un bocal en verre de 1 litre fermé par une moustiquaire. Remplir le bocal de petits copeaux de bois et de farine, introduire de petits morceaux de pommes de temps à autre. Maintenir la boîte à température ambiante. À élever en extérieur.
Daphnies : Les daphnies sont des organismes d'eau douce stagnante (étangs, lacs, mares). Elles filtrent l'eau et capturent de minuscules organismes planctoniques à l'aide d'un filtre placé en entrée de leur système digestif. Elles se nourrissent d’algues, de bactéries et de particules organiques. La couleur peut varier du transparent au brun en fonction de la nourriture ingérée mais peut également devenir rouge. En Europe, on compte environ 30 espèces différentes de Daphnies. En aquariophilie, on connaît surtout Daphnia magna, qui a une grande taille, Daphnia pulex, qui est plus petite et qui vit dans notre région, et Moina macrocopa, d’origine asiatique. On peut pratiquer la culture des différentes variétés de daphnies de façon identique. La fourchette des températures n'altérant pas le cycle de vie des daphnies est très importante puisque la plage de température supportée varie de 0°C à 30°C selon les espèces. La pulex s'épanouit dans une eau fraîche tandis que la magna préfère une eau plus chaude. La température optimale se situe entre 18 et 22°C. Moina macrocopa supporte d’être maintenue de 20 à 31°C. Daphnia magna supporte mal les températures supérieures à 22°C. Les perturbations de la qualité de l’eau et notamment les brusques changements de concentration de certains cations (calcium-sodium-potassium-magnésium) entraînent la mort des daphnies. La reproduction des daphnies comporte des phases sexuées et asexuées. Lorsque les conditions de vie sont optimales (température, nourriture, ensoleillement), on ne rencontre que des femelles qui se reproduisent par parthénogenèse. Pendant la belle saison, on ne trouve pas de mâle, une femelle mature pond entre 3 et 20 œufs tous les 3 ou 4 jours. Il faut environ une semaine à 20°c pour atteindre la maturité. La durée de vie moyenne d’une daphnie est de 45 jours. Si les conditions sont moins favorables, les mâles sont présents, il y aura alors une reproduction de type sexué et présence d’œufs de durée qui peuvent sans dommage supporter le froid et la dessiccation. La conservation de ces petites proies chez soi n’est possible que dans un bac bien aéré et à condition de les nourrir de matière organique et de levure de boulanger. Personnellement, je ne suis jamais parvenu à élever correctement des daphnies en intérieur par contre, leur élevage est très facile en extérieur dans des bidons de 100/200l. Mettre suffisamment de levure de boulanger, éventuellement un peu de spiruline pour démarrer la souche. L’eau doit rester légèrement trouble. On peut remplacer la levure de boulanger par du son, dans ce cas, mettre quelques poignées de son dans une bouteille d’eau, placer le tout au soleil et filtrer le liquide dans une passoire avant de le distribuer comme nourriture aux daphnies. Mes souches de daphnies restent toute l’année en extérieur, mais la production n’est réellement efficace que pendant les mois où la température est supérieure à 10°c. Voici une analyse de daphnies (source cercle aquariophile de Nancy) après dessiccation, selon la formule établie par (J. Sevrin-Reyssac et F. Delsalle) : Humidité 10,8%, Matières sèches 89,2%, Azote total 9,1%, Protéines 56,9%, Matières grasses 10,4%, Calcium 3%, Phosphore 1,2%, Hydrates de carbone 12,5%, Magnésium traces. Les daphnies fraîches contiennent 80% d'eau.
Cyclops : Les cyclops font partie de la famille des Copépodes. Ces crustacés sont ainsi nommés en référence à la mythologie grecque, dans laquelle le cyclope n'avait qu'un seul œil, car eux aussi ne semblent posséder qu'un seul œil. Les cyclops ont une nage saccadée caractéristique. Les femelles portent deux minuscules sacs d'œufs. Les antennes sont longues et assez épaisses. Ce sont des crustacés plus petits que les daphnies, avec lesquelles ils cohabitent très souvent. Ils sont omniprésents dans nos mares et cours d’eau. On peut les élever comme les daphnies et les utiliser pour nourrir les alevins de plus de 15 mm. Mais, attention, c'est un prédateur capable de détruire des alevins de petite taille. En revanche, ils conviennent parfaitement à l'alimentation des petits poissons, ils contiennent 83% d’eau, 10% de protéines et 7% de lipides. Ils se nourrissent essentiellement de protozoaires, mais ils mangent aussi des levures.
Vers de Vase : Le ver de vase n’est pas un ver, mais la larve de Chironomus plumosus, c’est une sorte de moustique non piqueur. Il vit dans des mares ou cours d’eau riches en matières organiques. Sa teneur en hémoglobine est élevée, ce qui lui permet de vivre dans des eaux peu oxygénées et ce qui explique sa couleur rouge. C’est une nourriture très riche en lipides, particulièrement recommandée pour préparer les couples reproducteurs. Accusés comme la majorité des nourritures vivantes d’être le vecteur de nombreuses maladies et parasitoses. Il faut tenir compte de l’origine des vers de vases, pêche en milieu naturel, en zones fortement polluées, ou en milieu confiné (tonneau, bassin de jardin). La température idéale d’élevage tourne autour de 15-16°, ils se développent quand les journées deviennent nettement plus longues que les nuits.
Tubifex : Les tubifex sont des vers de couleur brune ou rouge qui peuvent atteindre 3 à 4 cm de longueur. Ils constituent une nourriture vivante appréciée des poissons d'aquarium avec toutefois le risque inhérent aux parasites qu'ils peuvent véhiculer. Les tubifex provenant toujours d’eaux polluées, ces vers peuvent vivre pendant des mois presque sans oxygène et résistent à des records de pollution organique, là où la plupart des autres espèces disparaissent. Ce sont des dépollueurs primaires, selon Lucan Bouche Marie Laure (Université de Reims), ils seraient capables d’accumuler l'excès de métaux lourds comme le Cu et le Pb dans sa région caudale et s'amputeraient de celle-ci pour se décontaminer. Il existe dans le commerce aquariophile des tubifex lyophilisés contenant plus de 60% de protéine, mais d’un coût relativement élevé.

Avantages et Inconvénients de la Nourriture Vivante
Avantages :
- Elle a la réputation, depuis plusieurs générations d’aquariophiles, de donner aux poissons l'envie de se reproduire.
- Ce type de nourriture est le plus souvent gratuit.
- La nourriture vivante stimule les poissons, et réveille leur instinct de chasseur.
- Les aliments non consommés ne se décomposent pas immédiatement.
Inconvénients :
- Il faut prendre des précautions, car il n’est pas rare d’introduire des maladies ou des parasites tels que les larves de libellules, les dytiques et les sangsues. Pour cette raison, je vous conseille donc de ne pas prélever cette nourriture directement dans la nature, mais de faire un élevage chez vous (pour ceux qui possèdent un jardin ou une cour).
Gestion des Parasites et Maladies dans les Cultures : L'Exemple du Nématode Anguina tritici
La gestion des parasites est un aspect crucial de toute culture, qu'il s'agisse de plantes ou de micro-organismes. Comprendre les menaces et les méthodes de contrôle est essentiel pour préserver la santé des cultures.
Les Nématodes du Blé : Anguina tritici
Les symptômes sont causés par le nématode Anguina tritici. Les jeunes peuvent se déplacer vers le haut du plant dans un film d'eau, attaquer les méristèmes et pénétrer les inflorescences. Le blé, l'orge et le seigle sont leurs hôtes principaux, tandis que l'avoine, le maïs et le sorgho ne le sont pas. Une fois à l'intérieur des graines en développement, ils déclenchent la formation des galles, où ils s'installent et finissent par muer pour devenir adultes. Après l'accouplement, les femelles pondent des œufs qui éclosent à l'intérieur de la galle. Ces œufs se dessèchent ensuite pour devenir dormants jusqu'au printemps suivant. Les galles de semences sont propagées avec les graines lors de la plantation et la récolte. Les nématodes reprennent leur cycle de vie lorsqu'ils entrent en contact avec du sol humide et de l'eau. Un temps frais et humide est particulièrement favorable à leur développement.
Symptômes d'Infestation
Dans certains cas, les plants infestés par A. tritici ne montrent aucun symptôme évident. Chez les plants qui en montrent, les feuilles peuvent être légèrement déformées, avec des zones en relief sur la surface supérieure et des indentations sur la partie inférieure. D'autres symptômes incluent l'apparition de rides, la déformation et l'enroulement des bords au niveau de la nervure centrale, ainsi que d'autres types de déformations. Les plants deviennent vert pâle ou chlorotiques, rabougris ou nains, avec des tiges qui peuvent se plier. Les épis sont plus petits, avec des glumes sortant à des angles anormaux. Ce trait n'apparaît pas dans les épis de seigle. Certaines graines sont transformées en des galles contenant une masse desséchée de nématodes. Ces graines sont plus petites, plus épaisses et plus légères que les graines saines, et leur couleur va de brun clair à noire lorsqu'elles vieillissent (à la place d'une couleur brun roux).
Méthodes de Contrôle
Contrôle Biologique : Les graines peuvent être placées dans une solution de sel commun (1 kg / 5L d'eau) et mélangées vigoureusement. Dans ce bain, les graines malades et les débris vont flotter à la surface et peuvent ainsi être récoltés, passés à la vapeur, bouillis ou traités à l'aide de produits chimiques pour tuer les nématodes. Placer les graines dans de l'eau chaude à 54-56°C pendant 10 à 12 minutes tuera également les nématodes. Enfin, les galles peuvent être retirées de façon mécanique via tamisage, car elles sont plus petites que les graines. Les plantes nématicides ne sont pas aussi efficaces que le nettoyage des graines dans le contrôle d'A. tritici.
Contrôle Chimique : Envisagez toujours une approche intégrée, combinant des mesures préventives à des traitements biologiques, s'il en existe. Il n'existe aucun traitement chimique recommandé contre ce parasite.
Mesures Préventives : Assurez-vous d'utiliser des graines certifiées, d'excellente qualité. Choisissez des variétés résistantes (il en existe plusieurs sur le marché). Si possible, planifiez une jachère d'une durée minimum d'un an. Planifiez une rotation de cultures d'un an minimum avec des plantes hôtes pour éviter la transmission du pathogène.
L'Impact des Mélanges en Cuve sur l'Efficacité des Produits Phytosanitaires
La pratique courante des mélanges en cuve dans l'agriculture, notamment pour le coton, peut avoir des conséquences inattendues sur l'efficacité des traitements.
Problèmes d'Incompatibilité
Pratique courante dans les fermes, les mélanges en cuve peuvent causer des problèmes tels que l’obstruction des buses de pulvérisation et même réduire l’efficacité des produits. La culture du coton est l'une des plus importantes dans le scénario de production agricole brésilienne. La superficie plantée augmente chaque année, ce qui crée la nécessité de développer des outils optimisant la gestion des cultures et viables pour l'agriculteur. L’un de ces outils est le mélange en réservoir. Le mélange en cuve entraîne souvent des problèmes d'incompatibilité des produits, qui peuvent former des précipités, obstruer les buses de pulvérisation et même réduire l'efficacité des produits. Ce fait a tendance à être plus évident lorsqu’on travaille avec un mélange de pesticides et de produits de lutte biologique.

Étude de Cas : Insecticide Biologique et Fongicides sur le Coton
Compte tenu de la pratique courante adoptée lors des récentes récoltes et du manque de connaissances sur l'effet des fongicides sur les bactéries Bt, un essai a été réalisé dans le but d'évaluer l'efficacité d'un insecticide biologique à base de B. thuringiensis. Le test a été installé dans des conditions de terrain à la Station Expérimentale d'Assist Consultoria e Experimentação Agronomia, dans la municipalité de Campo Verde, Mato Grosso. La variété de coton utilisée est le FM 944 GL semé le 27/01/2015. La conception était en blocs aléatoires (DBC) avec 6 traitements (insecticides, fongicides et mélanges) et 4 répétitions. La parcelle expérimentale était composée de 4 lignes de coton espacées de 90 cm et longues de 5 mètres. 10 plantes/parcelle ont été évaluées. Les produits ont été appliqués deux fois à 7 jours d'intervalle. La première application a eu lieu le 15/05/2015 (stade C4) et la seconde le 22/05/2015 (stade C5) à l'aide d'un pulvérisateur à dos à air induit à pression constante. Le volume de pulvérisation était de 130 litres par hectare, avec une barre d'application composée de 6 pointes en forme d'éventail, espacées de 50 cm. Des évaluations visant à déterminer le nombre de chenilles ont été réalisées avant l'application des traitements (avant) et à 3 jours et 7 jours après la première application et à 3, 7, 10 et 14 jours après la deuxième application. 10 plantes ont été évaluées dans chaque parcelle, en scannant la plante entière (observation attentive de toutes les parties de la plante) pour identifier et compter les chenilles présentes.
Résultats sur l'Efficacité des Traitements
Pour l'Helicoverpa armigera, il a été possible d'observer qu'à 3DA1A (3 jours après la première application) il n'y avait pas de différence statistique entre les traitements. Cependant, le traitement ayant reçu du Spinosad (0,15 L/ha) a montré une plus grande efficacité de contrôle à 75%. Les insecticides appliqués seuls étaient statistiquement supérieurs aux traitements où ils étaient appliqués en mélange avec un fongicide. B. thuringiensis appliqué seul a montré un bon contrôle des chenilles. Cependant, lorsqu'il est mélangé avec du tétraconazole, de l'hydroxyde de fentine et du mancozèbe, il n'a pas été possible d'observer cette efficacité. Il est probable que l'ajout de fongicides au produit à base de B. thuringiensis ait réduit son action.
Lors des évaluations après la deuxième application, il a été possible de constater à nouveau une différence entre les traitements. Au 3DA2A (3 jours après la deuxième application), il a été constaté à nouveau que Spinosad et B. thuringiensis étaient statistiquement supérieurs. À 7, 10 et 14 DA2A, Spinosad et B. thuringiensis ont présenté une efficacité de contrôle similaire les unes aux autres et distinguée de B. thuringiensis + Tétraconazole, B. thuringiensis + Hydroxyde de fentine et B. thuringiensis + Mancozeb qui étaient égaux les uns aux autres et avaient le même comportement que le témoin. Ces résultats démontrent que l'ajout de produits affecte le comportement de l'insecticide biologique dans le contrôle de la chenille.
Pour la chenille de la chrysomèle, deux évaluations ont été réalisées, à 10DA2A et 14DA2A. Lors de l'évaluation à 10DA2A, il a été constaté que les traitements dans lesquels le produit à base de B. thuringiensis et Spinosad étaient appliqués étaient similaires les uns aux autres, à la différence des mélanges de B. thuringiensis + Tétraconazole et de B. thuringiensis + Hydroxyde de Fentine qui étaient statistiquement supérieurs au mélange B. thuringiensis + Mancozeb. À 14 DA2A (jours après la deuxième application), comme observé pour l'Helicoverpa armigera, il a été observé qu'il y avait un effet du mélange de l'insecticide biologique avec des fongicides, où ces mélanges étaient inefficaces pour contrôler la chenille, étant statistiquement égaux au contrôle. Cela montre que le fongicide a un certain effet sur les bactéries contenues dans l'insecticide, basé sur B. thuringiensis.
Selon Knaak et coll. (2003), la présence d'émulsifiants et autres additifs concentrés utilisés dans les préparations peuvent générer des problèmes de compatibilité avec les entomopathogènes. Outre les émulsifiants, il a été possible d'observer que les fongicides en poudre dispersible dans l'eau (WP) et en suspension concentrée (SC) peuvent également poser des problèmes de compatibilité avec l'entomopathogène.
Conclusions sur les Mélanges en Cuve
Il a été possible de conclure que les traitements incluant Spinosad et B. thuringiensis ont présenté les meilleurs niveaux de contrôle contre la chrysomèle des feuilles et l'Helicoverpa armigera. L'ajout des fongicides Tétraconazole, Hydroxyde de Fentine et Mancozèbe a présenté un effet antagoniste sur Bacillus thuringiensis lorsqu'il est mélangé à un insecticide biologique. Il a été constaté que le mélange de B. thuringiensis avec ces fongicides réduisait significativement son efficacité.