L'agriculture chinoise face aux enjeux des engrais : entre dépendance, innovation et régulation

Champ agricole en Chine

L'agriculture chinoise, pilier essentiel de la sécurité alimentaire mondiale, fait face à des défis complexes liés à l'approvisionnement et à l'utilisation des engrais. Historiquement dépendante de pratiques traditionnelles, la Chine a connu une explosion de l'utilisation d'engrais chimiques, devenue indispensable pour nourrir une population immense avec des terres arables limitées. Cependant, cette intensification a eu des répercussions environnementales significatives et soulève aujourd'hui des questions de durabilité. Dans un contexte géopolitique mondial perturbé, la Chine adapte ses politiques, privilégiant l'approvisionnement intérieur tout en explorant activement les alternatives biologiques.

L'évolution historique de l'utilisation des engrais en Chine

L’utilisation des engrais chimiques est relativement récente en Chine, puisqu’elle date des années 1970 et ne s’est développée qu’après les réformes du début des années 1980. En 2010, la Chine doit nourrir 1,3 milliard d'habitants, près de 20% de la population mondiale, uniquement grâce à 7% des terres arables disponibles sur la planète. Pour relever ce défi, l'agriculture chinoise s'est appuyée massivement sur les intrants chimiques.

Pourtant, un réel effort de développement de la production a été fait depuis 20 ans. La majorité des quelques 3000 districts chinois possède sa petite usine d’engrais azotés, produisant principalement du carbonate d’ammonium. Cet engrais contient peu de produit actif (17% annoncés), sa dégradation est lente et les pertes par évaporation sont très importantes. Malgré le développement de la production locale, la Chine reste un acteur clé sur le marché mondial des engrais. À Tianchang, près de la moitié des engrais complets vendus par la compagnie d’approvisionnement sont importés, soulignant cette dépendance.

La reproduction de la fertilité à Bozhou, par exemple, repose encore largement sur l’emploi des déjections animales et humaines comme de tous les résidus et déchets possibles sous forme de compost. La cherté des engrais chimiques est souvent prohibitive pour de nombreux agriculteurs. En 1990, Monsieur Wei, cultivant 1 hectare, a acheté au total 50 kg d’urée, 250 de carbonate d’ammonium, 150 de phosphates et 50 d’engrais composés, pour un coût total d'environ 600 yuans. Seuls 10% de ces achats correspondaient à des prix subventionnés, illustrant la charge financière pour les producteurs.

Des engrais complets 15/15/15 d’origine italienne, bien que difficiles à trouver et très chers (plus de 120 yuans/quintal), sont recherchés par les familles aisées. En comparaison, le carbonate d’ammonium coûte 3 à 4 fois moins cher (35 à 40 yuans/quintal), et les engrais phosphatés sont aux alentours de 34 yuans/quintal. Même si leur efficience est moindre, plus de 80% des agriculteurs de Bozhou utilisent ces types d’engrais exclusivement, en dehors des quelques kilogrammes d’urée qu’ils peuvent acheter à prix subventionné. L’utilisation des amendements organiques continue par conséquent à jouer un rôle fondamental dans la reproduction de la fertilité, apportant en moyenne 40% (et jusqu’à 80%) du total des éléments actifs dans les exploitations agricoles à Bozhou.

Les quantités d’engrais achetées dépendent d’autant plus des capacités d’épargne des familles que les prix connaissent des variations très importantes au cours de l’année. À Bozhou, pour les engrais azotés épandus en couverture sur le maïs, la période de besoin est très précise, correspondant à la floraison mâle. Lorsque 200 000 foyers achètent du carbonate d’ammonium en une dizaine de jours, les prix montent en flèche, atteignant jusqu’à 50 yuans/quintal. Les agriculteurs ayant des capacités d'épargne peuvent acheter leur engrais plusieurs mois plus tôt à 35 yuans/quintal, soit 30% moins cher, mais ils sont rares. Le coût du transport est un autre facteur de différenciation des prix.

Carte de la Chine montrant les principales régions agricoles

Réglementation chinoise sur les exportations d'engrais et ses implications mondiales

En 2026, la Réglementation chinoise sur les exportations d'engrais est devenue nettement plus stricte. Cette décision a été prise sous l'effet non seulement des priorités agricoles nationales, mais aussi des perturbations mondiales actuelles telles que les tensions au Moyen-Orient et le conflit russo-ukrainien. Ces facteurs géopolitiques ont intensifié la volatilité dans la chaîne d'approvisionnement mondiale en engrais, affectant notamment la disponibilité des engrais azotés et phosphatés.

Environ 33% des engrais mondiaux, y compris le soufre et l'ammoniac, transitent par le détroit d'Ormuz, couloir étroit bordé par l'Iran et Oman. Chargés sur des cargos au Qatar, en Arabie saoudite ou aux Émirats arabes unis, ces fertilisants ont des destinations diverses : Inde, Chine, Brésil, mais aussi des pays africains. La guerre au Moyen-Orient pèse aussi sur l'agriculture, perturbant fortement les approvisionnements et faisant augmenter les prix. La tonne d'urée est par exemple passée de 392 euros avant le déclenchement de la guerre, à 433 euros le 13 mars, selon le site Terre-net.

Face à l'instabilité persistante des prix de l'énergie, notamment du gaz naturel, un intrant essentiel à la production d'engrais azotés, la Chine a renforcé ses mesures. Pékin a demandé aux entreprises chinoises qui stockent de l'azote, du phosphate et des engrais composés de vendre ces intrants agricoles aux producteurs locaux. Cette décision vise à garantir la stabilité de l'approvisionnement national.

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Le Politique chinoise d'exportation d'engrais à l'horizon 2026 est fortement influencée par des facteurs géopolitiques. La guerre russo-ukrainienne perturbe les exportations mondiales d'engrais (la Russie et le Bélarus sont des fournisseurs majeurs), et l'instabilité au Moyen-Orient affecte la production d'énergie et d'ammoniac. L'augmentation des coûts de transport et de logistique et la volatilité du marché de l'énergie, notamment les fluctuations du prix du gaz naturel, ont un impact direct sur les coûts de production des engrais azotés, entraînant un renforcement des contrôles à l'exportation des engrais à base d'urée provenant de Chine.

La Chine a mis en place des contrôles plus stricts sur ses principales exportations d'engrais, notamment pendant les périodes de pointe des récoltes. Les Restrictions à l'exportation d'engrais en Chine sont dynamiques et peuvent varier mensuellement ou trimestriellement. Le gouvernement continue de donner la priorité à la sécurité de la production agricole, à la stabilisation des prix des engrais et à la gestion stratégique des réserves. Cela reflète une orientation politique claire : l'offre intérieure prime sur les exportations. Les autorités ont renforcé la surveillance grâce à des contrôles douaniers plus stricts, à la surveillance des exportations en temps réel et à des recommandations pour limiter les volumes d'exportation.

Infographie sur les principaux flux mondiaux d'engrais via le détroit d'Ormuz

À compter d'avril 2026, les engrais suivants sont soumis à des restrictions à l'exportation de gravité variable :

  • Engrais azotés : Urée (46 % N) - très restreint ; Nitrate d'ammonium - strictement contrôlé en raison des règles de sécurité ; Bicarbonate d'ammonium - partiellement restreint.
  • Engrais phosphatés : DAP (phosphate diammonique 18-46-0) - fortement restreint ; MAP (Phosphate monoammonique 11-52-0) - fortement restreint ; TSP (Triple Super Phosphate) - exportations contrôlées.
  • Engrais composés (NPK) : NPK15-15-15 - les exportations sont limitées selon la région et le moment ; NPK20-10-10 / 16-16-8 - partiellement restreint ; Engrais composés à haute teneur en phosphate - contrôle strict.
  • Produits relativement moins restreints : Le sulfate d'ammonium - généralement plus favorable aux exportations ; Certains engrais spéciaux et biostimulants.

Bien que la Chine ne publie pas officiellement de quotas d'exportation stricts, le système fonctionne de manière similaire à un cadre de quotas d'exportation contrôlés, en se basant sur la fertilité et les objectifs de rendement. Les mécanismes clés incluent la « Guidance gouvernementale à destination des exportateurs », les contrôles saisonniers des expéditions et des plafonds de volume informels. Les producteurs étatiques et les grands producteurs sont souvent prioritaires dans l'obtention des autorisations d'exportation, ce qui garantit le respect des politiques et la stabilité du marché.

Les exportateurs doivent respecter scrupuleusement les Exigences de conformité à l'exportation d'engrais, notamment l'exactitude de la déclaration en douane (codes SH corrects, spécifications du produit conformes, rapports transparents sur la teneur en nutriments), la gestion des licences d'exportation et la surveillance des politiques (certains engrais nécessitent des permis d'exportation, les politiques peuvent changer sans préavis), et les normes de qualité et d'inspection (inspection par un organisme tiers, respect de l'environnement, documents de sécurité). Une gestion efficace de la documentation est essentielle dans le commerce international des engrais, incluant la facture commerciale, la liste de colisage, le contrat de vente, le certificat d'origine (CO), la MSDS, les certificats d'inspection et le connaissement (B/L).

Les principaux risques pour les acheteurs et exportateurs internationaux incluent l'incertitude politique avec des mises à jour fréquentes dans la Réglementation chinoise sur les exportations d'engrais, les perturbations d'approvisionnement dues aux restrictions à l'exportation qui peuvent retarder les expéditions, et la volatilité des prix fortement corrélée à la politique d'exportation de la Chine et aux prix mondiaux des engrais. Les stratégies d'atténuation recommandent de diversifier les régions d'approvisionnement, de privilégier les engrais moins réglementés, d'inclure des clauses contractuelles flexibles et de surveiller en permanence les mises à jour des politiques.

Impact sur le marché mondial et perspectives

Le resserrement de l'offre dû aux restrictions sur les Exportations d'urée de Chine et les engrais phosphatés a réduit la disponibilité mondiale des approvisionnements, notamment sur les marchés agricoles en développement. Les effets combinés des contrôles des exportations en Chine, du conflit Russie-Ukraine et des perturbations énergétiques au Moyen-Orient ont considérablement augmenté les prix des engrais dans le monde entier. Cette situation a conduit à une évolution des flux commerciaux, avec des fournisseurs alternatifs comme le Moyen-Orient, la Russie et l'Afrique du Nord gagnant en importance.

Les Réglementations chinoises sur les exportations d'engrais en 2026 sont définies par le renforcement des contrôles à l'exportation, une forte orientation vers l'offre intérieure et une forte sensibilité aux risques géopolitiques mondiaux. Les recommandations aux importateurs et distributeurs sont de sécuriser les contrats d'approvisionnement au plus tôt, de se concentrer sur les catégories d'engrais conformes, d'élaborer des stratégies d'approvisionnement multi-origines et de rester informés des changements de politique. Engrais Risso, par exemple, reste déterminé à fournir des solutions d'engrais stables, conformes et de haute qualité tout en s'adaptant aux changements du marché mondial et aux évolutions réglementaires.

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Vers une agriculture plus durable : l'essor des engrais organiques en Chine

Alors que l'utilisation d'engrais d'origine industrielle est devenue indispensable à l'agriculture intensive et mécanisée, notamment dans les pays industrialisés, la Chine s'oriente progressivement vers des pratiques agricoles plus durables. Chaque année, en Chine, près de 10 millions de tonnes d'engrais sont utilisées, surtout dans le nord du pays, ce qui entraîne la pollution des fleuves, des lacs et des sources d'eau potables. Les agriculteurs chinois ont augmenté leur utilisation d'engrais chimiques de 40%, exacerbant ces problèmes.

La croissance zéro de l'utilisation des pesticides dans le pays et l'augmentation des exportations de produits biologiques stimulent la culture biologique. Selon les derniers rapports du FiBL et de l'IFOAM, le marché des aliments biologiques en Chine croît à un taux annuel de 25,0 %. Le passage du conventionnel au biologique constitue une transformation vers un système alimentaire plus durable en Chine, compte tenu des 2,91 milliards USD de produits agroalimentaires exportés chaque année depuis la Chine.

La superficie des terres agricoles biologiques a augmenté rapidement en Chine, atteignant 2,4 millions d'hectares en 2020, soit une augmentation de 10 % au cours des trois dernières années. Cela est dû à la hausse des revenus et à l'importance croissante accordée à la sécurité alimentaire par les consommateurs. Des politiques nationales ont été adoptées pour promouvoir la production biologique, défendant les slogans « les eaux limpides et les montagnes verdoyantes sont des actifs inestimables » et « le développement vert ».

L'agriculture biologique en Chine est principalement orientée vers l'exportation. Les produits à la fois exportés et importés sont les céréales, les graines de soja et les fruits, suivis de certains légumes. Les provinces du nord-est de la Chine, Liaoning, Jilin et Heilongjiang, soutiennent la plus grande production biologique nationale en termes de production, de volume et de superficie. La plupart des exploitations biologiques situées dans le nord de la Chine (par exemple, le Shandong et le Liaoning) approvisionnent les villes voisines en légumes et fruits biologiques et exportent certains produits vers le Japon, la Corée du Sud, l'Europe et les États-Unis.

Face aux préoccupations croissantes concernant la toxicité des sols due à l'utilisation excessive d'engrais synthétiques et de pesticides, la demande de pratiques agricoles durables et de production alimentaire biologique est en hausse en Chine. Cela ralentirait modérément, tout en augmentant, le changement des pratiques culturales. La demande croissante de produits biologiques est évidente, avec environ 73 % des consommateurs chinois prêts à consommer des aliments biologiques. En 2021, les ventes d'aliments biologiques en Chine s'élevaient à environ 77,54 milliards USD.

Le gouvernement chinois vise progressivement à devenir autonome dans le secteur des aliments biologiques en encourageant les agriculteurs à réduire l'utilisation d'engrais chimiques et à passer à des alternatives biosourcées. La sensibilisation aux produits biologiques parmi les Chinois des villes développées était de 83 % en 2020 concernant la compréhension du concept de production alimentaire durable.

Le marché des engrais organiques : segments clés et dynamique concurrentielle

Le fumier domine le marché chinois des engrais organiques, représentant environ 52 % de la part de marché en 2024, principalement en raison de son utilisation généralisée dans les pratiques agricoles biologiques et conventionnelles. Sa domination est attribuée à sa grande disponibilité, à son rapport coût-efficacité par rapport aux autres engrais organiques et à son acceptation traditionnelle parmi les agriculteurs. Les engrais à base de fumier sont largement utilisés pour tous les types de cultures, avec une adoption particulièrement forte dans les cultures en rangs. Le segment connaît une croissance robuste, portée par les initiatives du gouvernement chinois visant à réduire l'utilisation d'engrais chimiques et à promouvoir les pratiques agricoles biologiques. L'objectif du ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales d'augmenter l'utilisation des engrais organiques de 5 % d'ici 2025 a particulièrement bénéficié au segment du fumier, car il représente la voie de transition la plus accessible et la plus économique pour les agriculteurs.

Les autres segments du marché chinois des engrais organiques comprennent les autres engrais organiques (guano de poisson, guano de chauve-souris, émulsion de poisson, vermicompost et mélasse), les engrais à base de farine (farine d'os, farine de sang, farine de plumes et farine de poisson), et les tourteaux. Ces segments complètent le fumier en offrant aux agriculteurs des options spécialisées adaptées aux besoins spécifiques des cultures et aux conditions du sol.

En termes de type de culture, les cultures en rangs dominent le marché chinois des engrais organiques, représentant environ 80 % de la valeur totale du marché en 2024. Cette domination est principalement attribuée à sa vaste superficie de culture, qui représente environ 82 % de la superficie totale des cultures dans le pays, incluant le riz, le blé, le maïs et le millet. Les provinces du nord-est de la Chine soutiennent la plus grande production biologique nationale.

Le segment des cultures industrielles connaît la croissance la plus rapide sur le marché chinois des engrais organiques, avec un taux de croissance attendu d'environ 11 % entre 2024 et 2029. Cette trajectoire de croissance est portée par le potentiel d'exportation plus élevé de cultures comme le coton, la canne à sucre et les oléagineux, ainsi que par la demande intérieure croissante pour le thé biologique. Le segment des cultures horticoles, bien que de moindre importance, joue un rôle vital, notamment pour les fruits et légumes cultivés toute l'année.

Diagramme illustrant la répartition des engrais organiques par forme en Chine

Le marché chinois des engrais organiques compte plusieurs acteurs établis, notamment Genliduo Bio-tech, Sustane Natural Fertilizer, Biolchim SPA et Qingdao Future Group. Les entreprises se concentrent de plus en plus sur les initiatives de recherche et développement pour élaborer des formulations spécialisées. L'innovation produit est centrée sur l'amélioration de la teneur en nutriments, des taux d'absorption et des propriétés d'enrichissement du sol des engrais organiques. Le marché est très fragmenté, avec de nombreux fabricants et distributeurs locaux. La consolidation est limitée, indiquant d'importantes opportunités de pénétration et de croissance du marché. Le succès dépend de plus en plus de la capacité à développer des produits innovants, à construire des réseaux de distribution solides et à offrir un soutien technique aux agriculteurs.

L'innovation agronomique pour optimiser l'utilisation des engrais

Depuis 30 ans, la Chine réussit à nourrir plus d'un milliard d’habitants, mais cela est passé par l’utilisation massive d’engrais : plus de 300 kilogrammes d’azote par hectare et par an, soit quatre fois la moyenne mondiale. Fusuo Zhang, de l’université chinoise d’agriculture, à Pékin, et ses collègues ont coordonné un vaste projet visant à déterminer des solutions pour produire autant, voire plus, et augmenter le revenu des producteurs, tout en réduisant l’usage des produits azotés.

Ils ont mis en place des protocoles d’une ampleur considérable entre 2005 et 2015, évaluant l’efficacité d’une campagne nationale de partage de pratiques agronomiques validées scientifiquement auprès de 21 millions de petits producteurs de riz, de maïs et de blé. Les résultats montrent que cette approche a permis d’augmenter les rendements de 11% et de diminuer l’usage des engrais de 15 à 18% en moyenne.

Les chercheurs ont d’abord recensé les pratiques dans 13 123 exploitations afin de déterminer les conditions de culture optimales selon différentes caractéristiques, comme la zone géographique, les conditions d’ensoleillement ou la pluviométrie. Les variations de rendements en fonction des types de semences utilisés, de la période des semis, de la densité de ceux-ci, de l’usage d’engrais et de l’irrigation ont également été analysées.

Quelque 1000 scientifiques, 65 000 fonctionnaires agricoles et 14 000 représentants conseils de l’agro-fourniture ont travaillé ensemble pour organiser plus de 14 000 ateliers, 21 000 démonstrations sur site et distribuer 337 000 prospectus. Cette collaboration à grande échelle a démontré l'efficacité d'une approche scientifiquement validée pour optimiser l'utilisation des engrais. Ces résultats ne sont pas transposables directement en France, où la productivité stagne depuis 20 ans et où le niveau de connaissance des agriculteurs est déjà bien plus élevé, nécessitant des conseils techniques plus fins et personnalisés. La plus grande leçon de l’étude est l'importance d'une collaboration étendue et d'une diffusion ciblée des connaissances agronomiques pour obtenir des gains significatifs en productivité tout en réduisant l'impact environnemental.

Graphique comparant l'utilisation d'engrais azotés en Chine et la moyenne mondiale

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