Le noisetier, qu'il soit un petit arbre ou un arbuste, est une espèce généreuse et adaptable, faisant de lui un excellent choix pour n'importe quel jardin. On peut l'intégrer dans un massif, mais aussi dans une haie champêtre comestible, où il ravira aussi bien la famille que les auxiliaires du jardin, comme les écureuils, surtout si votre jardin est proche d'une zone naturelle telle qu'un bois ou une forêt. C'est une plante robuste, capable de s'épanouir partout en France, de l'Est à l'Ouest, grâce à une rusticité qui supporte au moins -15°C. Bien que le noisetier soit un arbre, sa capacité à drageonner fait qu'il se développe rarement en un tronc unique, mais plutôt en une touffe composée de nombreux rameaux. Ces rameaux ondulent au gré des vents et des cycles de feuillaison, de floraison et de fructification.
Le fruit du noisetier est un akène, une graine unique enfermée dans une coque ligneuse qui ne s'ouvre pas à maturité, et dont la taille est bien supérieure à celle des akènes de fraisiers ou de figuiers. Pour assurer une fructification optimale et profiter d'une belle récolte, il est fortement recommandé, voire même judicieux, de planter au moins deux sujets de variétés différentes afin de garantir une pollinisation croisée efficace.

Historiquement, le noisetier est un arbuste des forêts européennes. Son nom latin, Corylus, vient littéralement de « capuchon », en référence à la petite capsule qui coiffe la noisette. Cet arbuste champêtre est très rustique et apprécié pour ses fruits secs, ses noisettes, mais aussi pour son bois qui fournit, entre autres, des tuteurs gratuits. Le noisetier commun, Corylus avellana, appartient à la famille des Corylacées, à l'instar du bouleau. En ancien français, il était désigné sous le nom de « coudrier », dérivé du grec « korys » ou « casque », en référence à l’enveloppe protectrice du fruit. Le noisetier ne dépassera généralement pas les 6 mètres de haut. Les fleurs mâles, qui sont des chatons jaunes pendants de 5 à 6 cm, apparaissent tôt dans l'année, de janvier à mars, constituant l'une des premières ressources en pollen pour les abeilles dès les premiers redoux de la fin de l'hiver.
Choisir l'Emplacement Idéal pour son Noisetier
Le choix judicieux de l'emplacement pour planter un noisetier revêt une importance capitale pour son développement réussi et pour la qualité des noisettes qu'il produira. L'emplacement optimal est bien plus qu'un simple choix géographique ; il s'agit d'une décision stratégique qui influence la croissance, la santé et la productivité de cet arbuste polyvalent. La période idéale pour planter cet arbuste polyvalent est un élément clé de cette décision stratégique. L'automne est généralement le moment propice pour la plantation de ces arbres fruitiers.

La lumière est l'un des éléments clés à prendre en compte. Les noisetiers prospèrent sous une exposition ensoleillée à mi-ombre. Un endroit trop ombragé pourrait entraver la photosynthèse, essentielle à la production des nutriments nécessaires à la plante. À l'inverse, un ensoleillement excessif peut entraîner un stress hydrique et thermique, compromettant la vitalité du noisetier. Un emplacement ensoleillé et abrité, avec au moins six heures de soleil par jour, est idéal.
Le contexte environnant joue également un rôle crucial. Il faut éviter les zones trop encaissées ou exposées aux vents froids, car ils peuvent endommager les branches fragiles du noisetier. De plus, la proximité d'autres plantes peut influencer la compétition pour les nutriments et l'eau. L'espace autour du pied est également important : un dégagement d'au moins 1,5 mètre autour du tronc permet de limiter la concurrence racinaire. Supprimer les herbes hautes, les rejets inutiles et les plantes trop proches est une bonne pratique.
Enfin, la planification à long terme est essentielle. Il faut considérer la croissance future du noisetier et s'assurer qu'il aura suffisamment d'espace pour s'étendre sans entrer en concurrence avec d'autres éléments du jardin. On le plante tous les 80 cm à 1 m pour une haie fruitière, ou tous les 3 m si l'on souhaite un sujet isolé. Il s'associe régulièrement au Sureau à fruits et au Charme pour créer une Haie Protection Biologique.
Préparation du Sol et Plantation
La préparation minutieuse du sol est une étape cruciale dans le processus d'implantation d'un noisetier, une démarche qui influence directement la santé et la vitalité de l'arbuste au fil des saisons. Le sol doit être léger, frais, bien drainé et enrichi en matière organique.
Tout d'abord, le sol doit être débarrassé des mauvaises herbes, un geste qui garantit une concurrence minimale pour les nutriments. En éliminant ces intrus du jardin, vous offrez au noisetier un environnement propice à son enracinement et à sa croissance. Ensuite, l'ajout de matière organique est un élément clé. Le compost ou le fumier bien décomposé enrichit le sol en éléments nutritifs essentiels, favorisant ainsi la santé globale du noisetier. Un apport annuel de compost ou de fumier bien décomposé permet d'améliorer la structure et la fertilité du terrain.
L'analyse du pH du sol est une étape souvent négligée mais cruciale. Les noisetiers préfèrent généralement des sols légèrement acides à neutres. Il aime les sols frais mais non trempés et drainés. Il tolère aussi les sols argileux et calcaires. La texture du sol est également à considérer. Les noisetiers prospèrent dans un sol bien drainé. Pour installer votre noisetier en pleine terre, creusez un trou de 60 cm (largeur et profondeur). Ajoutez à la terre de votre jardin du sable si elle est trop lourde ; sinon, contentez-vous d'un mélange de terre de jardin, de terreau et de compost ou de fumier composté.
Planter un noisetier nécessite une bonne planification du sol, une pratique essentielle pour des arbres fruitiers sains et productifs. Investir du temps et des efforts dans la préparation du sol équivaut à investir dans la santé à long terme de l'arbuste, et cela se traduira par une récolte abondante et une beauté durable dans votre jardin.
Le noisetier : arbre rustique facile à cultiver - Truffaut
La plantation du noisetier est un acte fondateur qui scelle son destin dans votre jardin. Une procédure bien exécutée favorise une croissance saine et vigoureuse, préparant ainsi le terrain pour une récolte généreuse.
Optez pour un emplacement conforme aux besoins du noisetier. Une exposition ensoleillée à mi-ombre est idéale pour assurer une photosynthèse adéquate tout en évitant un ensoleillement excessif. La saison de plantation est cruciale. Optez généralement pour l'automne ou le début du printemps lorsque le sol est encore chaud. Creusez un trou suffisamment large et profond pour accueillir la motte du noisetier. Positionnez l'arbuste avec précaution, veillant à ce que le collet de la plante (la jonction entre les racines et la tige) se situe au niveau du sol.
Tassez sans abîmer les racines. Après la plantation, un arrosage généreux est nécessaire pour favoriser la reprise. En complément, pour optimiser la plantation des noisetiers, consultez le calendrier lunaire pour choisir le moment propice. Si vous optez pour des racines nues lors de l'achat, assurez-vous de bien les hydrater avant la plantation. Tailler le noisetier de manière modérée après la plantation contribuera à encourager la formation d'une structure solide. En suivant ces étapes avec soin, vous fournissez à votre noisetier les meilleures conditions pour s'épanouir dans son nouvel environnement.
Arrosage et Fertilisation du Noisetier
L'arrosage du noisetier constitue un aspect fondamental de son entretien, jouant un rôle déterminant dans sa croissance, sa santé, et ultimement, dans la qualité de la récolte à venir. Les noisetiers, tout en étant relativement résistants à la sécheresse, ont besoin d'une hydratation régulière, surtout lors des périodes sèches. Arrosez-le en profondeur une à deux fois par semaine, en fonction des conditions météorologiques et du type de sol. Un sol sableux nécessitera probablement plus d'arrosage qu'un sol argileux. Il est important de noter qu'un sol constamment détrempé peut entraîner des problèmes racinaires et favoriser le développement de maladies. Optez pour un équilibre délicat entre humidité et drainage. Il faut bien l'arroser les 2 premières années. Ensuite, le noisetier est autonome. On surveille pendant l’été qu'il a suffisamment accès à la ressource, ce qui permettra de récolter des noisettes plus grosses. Un paillage végétal, fait de feuilles mortes ou de broyat de branches, protège les racines et nourrit le sol en se décomposant. Il limite aussi l’évaporation de l’eau pendant les mois chauds.
Fertiliser votre noisetier est une étape clé pour favoriser sa croissance et maximiser ses récoltes de noisettes. Apporter les bons éléments nutritifs au bon moment peut changer la donne en quelques mois. Le noisetier apprécie les apports riches en azote au printemps pour soutenir la croissance des jeunes pousses. À l'approche de la fructification, on privilégiera le potassium et le phosphore pour renforcer les racines et la formation des fruits. Il est recommandé d’utiliser des engrais organiques ou naturels : compost maison, corne broyée, poudre d’os, cendres de bois… Ces solutions douces nourrissent le sol sans déséquilibrer la flore microbienne. On apporte de l’engrais une fois par an au printemps.

La Taille : Un Art pour la Fructification
Le noisetier n'est pas un arbuste qui doit être taillé trop régulièrement. Il y a la taille qui permet de limiter les dimensions au jardin, mais le noisetier ne s'étend pas particulièrement. Le noisetier est cultivé en touffe, c’est sa forme la plus courante. Elle est de peu d’entretien et facile à obtenir. La touffe se développe à partir de 5 à 6 branches principales. De là se développent les branches secondaires. Le noisetier se taille quand la sève de l'arbre est descendue, entre décembre et février.
La taille permet de régénérer la charpente, de supprimer les rameaux faibles ou malades, et d'aérer le cœur de l'arbuste. Une intervention en hiver, tous les deux à trois ans, suffit souvent. Il est recommandé d'effectuer cette opération chaque année, de préférence pendant le mois de septembre. Cela favorise une croissance maîtrisée et encourage une floraison abondante au printemps suivant.
Les Différents Types de Taille
Taille de formation : La taille de formation a pour but, comme c'est le plus souvent le cas pour les arbres fruitiers, d'aérer l'arbre. Lorsque vous élevez un noisetier d'une seule branche, après une bouture ou un marcottage, la première taille est là pour favoriser la production de la structure de l'arbre, c'est-à-dire les branches charpentières.
Taille de fructification : La taille de fructification du noisetier intervient lorsque la production de fruits ralentit. C'est une taille importante qui n'est pratiquée que tous les vingt ans. Elle consiste à couper toutes les branches.
Recépage : Le recépage est une taille drastique qui a lieu en hiver pour renouveler la ramure d'arbres trop vieux ou mal formés, ou plus simplement pour provoquer la naissance de jeunes rameaux, plus vigoureux et plus colorés, dans le cas de certains arbustes comme le cornus à bois décoratif. Le recépage reste une taille d'exception, ayant pour but de rajeunir la plante ou l'arbre, une sorte de lifting, à ne pas répéter trop souvent sur les vieux arbres (tous les 4 ou 5 ans, pas plus), sous peine de les affaiblir. Les branches principales doivent être rabattues à environ 30 à 40 cm du sol ; cela va permettre aux bourgeons situés sur cette partie basse du tronc de se développer, renouvelant ainsi la ramure ; vous obtiendrez plusieurs branches à la place d'un tronc ancien et à l'automne vous pourrez retailler ses nouvelles pousses ; vous ne garderez que les plus belles qui deviendront les branches charpentières et vous supprimerez celles dirigées vers le milieu de façon à aérer la ramure et à faire entrer la lumière. Tous les arbres ou arbustes ne supportent pas un tel traitement ! Fin d'hiver (févr.-mars) hors gel : on enlève 1-3 vieilles cannes et on garde la relève.
Pour rappel, le sécateur doit être propre et désinfecté.

Multiplier le Noisetier : Drageons et Autres Méthodes
Il existe plusieurs méthodes pour multiplier le noisetier. Mais compte tenu de la capacité de l'arbuste à produire des drageons, c'est naturellement la méthode la plus utilisée, c'est-à-dire un marcottage naturel. Pour rappel, le sécateur doit être propre et désinfecté. Si tel est le cas, vous pouvez désolidariser la branche du pied mère (sécateur propre et désinfecté). Le bouturage est la pratique la moins utilisée pour multiplier le noisetier.
Variétés de Noisetiers et Leur Fructification
Le noisetier est une plante autostérile, ce qui signifie qu'il a besoin d'une autre variété de noisetier à proximité pour une bonne pollinisation. Il existe énormément de variétés de noisetiers sélectionnées selon la productivité, la précocité ou la saveur des noisettes. Les deux principales espèces Corylus avellana et maxima sont originaires d'Europe, d'Asie Mineure et d'Algérie. Il est conseillé de planter des noisetiers par 2 et de différentes variétés.
- Buttler : C'est une variété qui commence à produire des fruits assez rapidement. La récolte est précoce, dès début septembre. Les fruits sont allongés, assez gros et la coque assez claire. Au 'Buttler', associez le 'Corylus Ennis' ou le 'Cor. Bolwiller'.
- Bolwiller : 'Bolwiller' est une variété très cultivée. La récolte est également précoce, dès septembre. Les fruits sont ronds avec une petite pointe et légèrement sucrés. Vous pouvez le cultiver avec les variétés suivantes : 'Cor. Buttler', 'Cor. Longue d'Espagne'.
- Longue d'Espagne : Récolte tout début octobre. Les fruits sont moyens et la coque tire sur le rouille/rouge. Les fruits sont de belle qualité gustative et légèrement sucrés. Il peut être cultivé avec 'Corylus Nottingham' et 'Cor. Bolwiller'.
Le noisetier produit entre 6 et 11 kg de noisettes par pied au meilleur de sa production. En fonction des variétés, les noisettes sont rondes ou plus allongées. La récolte est possible à partir de fin août et jusqu’en octobre. On peut aussi récolter et consommer les noisettes vertes (noisettes fraîches) dès le mois de juillet. Les noisettes sont récoltées suite à la floraison mellifère du noisetier (environ 3-4 ans après la plantation). Consommées principalement sèches, les noisettes peuvent être séchées dehors mais à l’abri des pluies sur un plateau, dans un endroit ventilé.

Maladies et Parasites du Noisetier : Prévention et Lutte
Un noisetier en baisse de forme envoie des signaux visibles : feuilles ternes, rameaux secs, production réduite… Il est essentiel de savoir les interpréter. Un feuillage jaunissant peut signaler une carence en azote, tandis qu'un développement asymétrique peut indiquer un problème de sol. Il ne faut pas hésiter à gratter la terre, inspecter les racines ou prélever des feuilles pour analyse.
Principales Maladies
- Anthracnose : L’anthracnose est une maladie qui atteint les feuilles du noisetier, ainsi que ses rameaux et ses branches.
- Oïdium : L’oïdium touche généralement le dessous des feuilles. Des taches jaunes apparaissent sur la face supérieure dans un deuxième temps. Puis, point caractéristique de l'oïdium, les dépôts blancs poudreux s'étendent jusqu'à recouvrir la totalité de la surface de la feuille. Les feuilles peuvent aller jusqu'à se déformer, s'enrouler et tomber.
Principaux Ravageurs
- Balanin du noisetier (Curculio nucum) : Le balanin du noisetier, ou Curculio nucum, est un petit coléoptère qui se nourrit et se développe sur toutes les parties du noisetier. Après l'accouplement, la femelle pond un œuf dans une jeune noisette. La larve éclose se nourrit du fruit, de la noisette, jusqu'à ce qu'elle se décroche de l'arbre et tombe. La larve sort alors de la noisette dont elle a la capacité de forer un trou grâce à ses mandibules. Elle va rester un long moment dans le sol enfouie dans une sorte de nid, parfois jusqu'à 4 ans. Puis elle va muer en nymphe et enfin en coléoptère, l'insecte adulte. Fortement conseillé : si la pollinisation est insuffisante (manque de variété partenaire), ou si l'on observe un stress hydrique au printemps, ou une attaque du balanin.
- Capricorne du noisetier (Oberea linearis) : On connaît le capricorne. Mais en réalité, il existe de nombreuses espèces. Le capricorne du noisetier, Oberea linearis, est un petit insecte fin et allongé, brun noir. La femelle adulte pond des œufs sous l'écorce du noisetier et d'autres espèces comme le noyer par exemple. Une fois écloses, les larves se nourrissent du bois. Avec l'hiver, elles hibernent puis au réveil recommencent à se nourrir du bois de l'arbre qui dépérit. Quand l'attaque est importante ou récurrente, l'arbuste peut en souffrir fortement, parfois jusqu'à en mourir.
- Puceron vert : Le puceron vert a un cycle de vie court, avec plusieurs cycles par année. Les pontes sont faites à la base des bourgeons.
Stratégies de Prévention et de Lutte
Comme souvent, c'est l'observation qui va permettre d'intervenir vite. Protégez votre noisetier en adoptant des pratiques préventives simples. Inspectez régulièrement l'arbuste, pratiquez une taille appropriée pour favoriser la circulation de l'air, et choisissez des variétés résistantes lors de la plantation.
- Attirer les auxiliaires : Attirez les oiseaux et les auxiliaires dans votre jardin (le merle, les grives apprécient les insectes… mais les musaraignes ou le hérisson les larves). Des graines pour les oiseaux, un point d'eau et pourquoi pas un nichoir. Faites un tas avec des branchages coupés, c'est un endroit dont les insectes se serviront d'abri. Dans ces insectes, il pourrait y avoir un prédateur du balanin.
- Hygiène du sol : En automne, retirez les feuilles en dessous de l'arbre et grattez la terre superficiellement. Chassez les larves le cas échéant, et pourquoi pas mettre une poule… L'idéal c'est l'anticipation. Il faut observer les arbustes de près.
- Pièges physiques : Dès le début du printemps, ajoutez des bandes de colle glue sur les troncs et les branches des arbres pour empêcher les fourmis de coloniser l'arbre et permettre la présence d'insectes auxiliaires dans le jardin. Plus tard, vers la fin du mois de mai, placez une bâche blanche ou claire au sol, sous et autour du noisetier. Secouez fortement l'arbuste de manière à faire tomber les insectes dont le balanin ! Récupérez-les et si vous ne voulez pas les éliminer… Déplacez-les… loin.
- Élimination des fruits infectés : Observez bien les jeunes noisettes et cherchez des noisettes trouées. Retirez-les et brûlez-les. Faites pareil si des fruits sont tombés au sol. En cas de noisettes trouées sur l'arbre, supprimez les noisettes, elles sont colonisées. Nettoyez le sol de toutes les noisettes déjà tombées pour limiter qu'elles se cachent dans le sol.
- Lutte biologique : Dans les idées naturelles, avoir des poules peut être intéressant, elles sauront aller chercher les larves dans le sol.
- Engrais naturels : En cas d'infestation, privilégiez des insecticides naturels et éliminez les feuilles malades. Pensez à la rotation des cultures pour éviter l'accumulation de pathogènes dans le sol, et utilisez du paillis pour prévenir le contact direct des fruits avec le sol.
Le Noisetier en Pot : Une Expérience Limitée
Si dans le cadre d'une bouture ou d'un marcottage il est tout à fait possible de conserver un noisetier en pot de 40 à 50 cm, dans la pratique, votre arbuste commencera à se ternir dès que le manque de place pour les racines se fera ressentir. C'est généralement le cas au bout de 2 ou 3 années. Changer pour un plus grand pot ? Certes. Mais là encore, quelques années plus tard, il faudra de nouveau passer à un rempotage, cette fois dans un pot bien plus grand. En fait, le noisetier ne se plaît pas vraiment en pot.
Les Multiples Utilisations du Noisetier
Le noisetier est un arbuste qui peut atteindre 5 m de haut sur 3 m de large. C'est un arbuste apprécié pour son côté écologique et bien sûr ses noisettes comestibles. Il sert de gîte et de couvert pour la faune comme les oiseaux et les petits animaux en automne et hiver. Le noisetier est aussi apprécié pour son côté mellifère en début d'année, ressource rare en cette période pour les insectes butineurs.

Le noisetier s'utilise sous forme de tuteur. On récupère les (grosses) branches coupées des différentes tailles et on s'en sert comme tuteurs au jardin, manches d'outils et cannes. On l'utilise également en tressage et vannerie. Utilisé autrefois par les Celtes, le noisetier servait à la confection de baguettes « magiques » pour trouver des sources d’eau. Le bois long, droit et flexible servait autrefois aux fascines, à l'osier de fortune et aux baguettes de plessage. Le bois de noisetier sert aussi bien aux sourciers qu'aux chercheurs d'or. Les druides l'utilisaient pour leurs incantations.
Le noisetier serait une des rares espèces végétales de l’ère secondaire à nous être parvenues. Sa richesse en oméga 3, en vitamine E ou en fibres fait de la noisette un savoureux cadeau de la nature. Mais l'oléagineux n'est pas le seul. À l'état naturel, le noisetier vit en symbiose avec la truffe. On trouve dans le commerce des plants dits mycorhizés, ce qui signifie que du mycélium du champignon a été inoculé aux racines.