Quel jardinier n’a pas ou ne souhaite pas avoir un ou plusieurs arbres fruitiers dans son jardin ? Généreux dans leur production, les arbres fruitiers demandent cependant en retour quelques bons soins, notamment en ce qui concerne tous les nutriments dont ils ont besoin pour justement offrir ces fruits tant attendus. Il est essentiel de comprendre l'importance d'une bonne fertilisation, d'une protection adéquate du sol et des techniques de plantation et d'entretien pour garantir une croissance saine et une récolte abondante.

Les nutriments essentiels pour des arbres fruitiers en pleine santé
Pour une bonne santé et une bonne production, les arbres fruitiers nécessitent de nombreux éléments nutritifs. Les plus importants sont l’azote (N), le phosphore (P) et la potasse (K), souvent résumés par l'acronyme NPK. Chacun joue un rôle spécifique, et une carence dans l'un de ces éléments compromet la production.
L'azote (N) : Moteur de la croissance végétative
L’azote est fondamental pour la croissance des branches, des feuilles, des bourgeons et le grossissement des fruits. Il nourrit le feuillage et stimule la croissance végétative, étant l'élément de la vigueur. Sans azote, l'arbre reste chétif, ses feuilles jaunissent, et sa croissance stagne. Cependant, un excès d'azote pousse l'arbre à produire beaucoup de bois au détriment des fruits, et rend le feuillage plus sensible aux maladies. L'azote est surtout nécessaire au printemps, pendant la phase de croissance active.
Le phosphore (P) : Clé de la floraison et de la nouaison
Le phosphore est crucial pour la nouaison, le processus de mise à fruit une fois que la fleur a été pollinisée, et pour le goût des fruits et leur bonne maturation. Il stimule la floraison, la formation des fruits et le développement racinaire. Un manque de phosphore se traduit par une floraison faible, une mauvaise nouaison (les fleurs tombent sans former de fruits), et un enracinement superficiel. Le phosphore est particulièrement important à la plantation et au début du printemps.
La potasse (K) : Garant de la qualité des fruits et de la résistance
La potasse est indispensable pour la lignification des branches, la formation des fleurs et la teneur en sucres des fruits. Elle améliore la qualité des fruits : calibre, couleur, saveur et teneur en sucres. Le potassium renforce aussi la résistance de l'arbre au froid, à la sécheresse, et aux maladies. Une carence en potassium donne des fruits petits, fades, qui se conservent mal. Le potassium est essentiel en fin de printemps pendant le grossissement des fruits, et en automne pour la mise en réserve.
Oligo-éléments et calcium : Des compléments indispensables
En plus de ces trois éléments majeurs, l'arbre a besoin d'oligo-éléments comme le fer, le magnésium, le manganèse, le zinc et le bore. Ces éléments interviennent en très petites quantités, mais leur absence provoque des carences visibles et compromet la production. Le calcium, apporté par des algues marines ou de la chaux, est également fondamental.
Identifier et corriger les carences du sol
Si vous connaissez votre sol, suite à une analyse ou bien à vos observations, et que vous en connaissez les carences, vous apporterez des amendements spécifiques.
- Azote ou phosphore : Grâce à du compost mûr. Les apports seront fréquents et généreux. La farine et la poudre d’os sont également riches en phosphore.
- Potasse : Grâce à de la vinasse de betterave ou à de la cendre de bois.
- Calcium : Grâce à des algues marines ou à de la chaux.

Les amendements : Améliorer la structure et la fertilité du sol
Les amendements servent à améliorer l’état physique, chimique et biologique du sol, en favorisant le maintien d’une bonne structure. Ils sont incorporés à la plantation et lors du travail du sol annuel, et sont parfois appelés à tort « engrais de fond ». Il existe deux types d’amendements : les amendements organiques et les amendements minéraux.
Les amendements organiques : Nourrir le sol en profondeur
Les amendements organiques ont une origine végétale. Ils allègent les terres lourdes, donnent du corps aux terres légères et reconstituent le stock de matière organique du sol et l’humus du sol. Par leur minéralisation progressive, ils permettent de nourrir durablement les végétaux, sans risque de lessivage, tout en assurant une meilleure circulation de l’air et de l’eau. En fait, ils « nourrissent » le sol avant de nourrir la plante, une fois la matière organique décomposée en substances minérales assimilables. Les principaux amendements organiques sont les fumiers d’animaux d’élevage et le compost. Ils peuvent être utilisés dans toutes les situations et sont incorporés à la terre à l’automne, ou pour le compost, en fin d’hiver. D’autres matériaux peuvent être employés : paille, écorces, composts de déchets verts, terreaux du commerce. Excellent amendement organique : incorporez du fumier en automne !
Critères de qualité des amendements organiques (Norme AFNOR NFU 44-051) :
- Le rapport C/N (Carbone / Azote) : Indicateur de l’état de décomposition de la matière organique. Les rapports sont par exemple de l’ordre, pour la paille fraîche : C/N=90 ; et pour la matière organique décomposée : C/N=15. Il est recommandé d’utiliser de la matière organique déjà bien décomposée. La matière organique trop fraîche utilise l’azote du sol pour sa décomposition au détriment de la plante, ce qui induit une carence en azote appelée « faim d’azote ».
- Le taux de matière sèche : Un élément important à prendre en compte pour connaître le coût final de la matière organique utilisée.
Le compost : L'amendement polyvalent et écologique
Le compost est un amendement qui a l’avantage de pouvoir être fabriqué par le jardinier lui-même. Il a l’avantage d’apporter la plupart des nutriments indispensables, même si leur proportion peut varier selon sa composition. Pour une fertilisation d’entretien, le compost est étalé au sol au cours de l’automne ou du printemps, éventuellement légèrement intégré par griffage. Ses nutriments seront progressivement absorbés par l'arbre au cours du printemps suivant.
Le fumier : Un apport riche et naturel
Le fumier de cheval, pailleux et riche en azote et phosphore principalement, peut être utilisé les 2 premières années, en veillant à ne pas le mettre trop près du tronc. En effet c’est approximativement la place que prend le système racinaire. Laissez-le mûrir quelques mois avant de le disposer au pied de vos arbres. Soyez prudent car le fumier, bien que naturel, est très riche en azote, ce qui peut être violent pour vos plants.
Les amendements minéraux : Corriger et améliorer les propriétés du sol
Ils améliorent certaines propriétés physico-chimiques du sol, telles que la correction de pH ou l’amélioration de la structure du sol, tout en facilitant son travail. Ils permettent ainsi aux plantes de mieux absorber les éléments nutritifs. Les principaux amendements minéraux sont les suivants : chaux, gypse, cendres de bois, soufre, sulfate de fer, sable, argile, marne. Les plus utilisés dans les jardins sont la chaux pour augmenter le pH d’un sol trop acide, et, inversement, le sulfate de fer pour acidifier un sol trop basique.
| Produit | Action | Période d’utilisation |
|---|---|---|
| Chaux | Élève le pH d’un sol trop acide (à éviter en sol calcaire). Allège les sols lourds et fertilise le sol. | Août à octobre |
| Gypse | Assouplit les sols lourds. Neutralise les excès de sodium. | Août à octobre |
| Cendres de bois | Élève le pH d’un sol trop acide (à éviter en terre de bruyère). Enrichit le sol en éléments minéraux. | Au printemps avec modération |
| Soufre | Acidifie le sol (baisse le pH). À éviter en terre de bruyère. | Au printemps et à l’automne |
| Sulfate de fer | Action rapide pour acidifier un sol (baisse le pH). Attention lors de l’application de sulfate de fer : ce produit tâche les dallages, il est donc important d’éviter l’application sur et auprès des surfaces minérales. | Au printemps et à l’automne |
| Sable | Allège les sols lourds. | Au printemps et à l’automne |
Quand et comment amender les arbres fruitiers ?
Les arbres fruitiers sont des arbres gourmands, et c’est à deux périodes particulières de l’année qu’ils ont des besoins spécifiques. L’automne est la saison idéale pour penser à amender vos végétaux. Les matières organiques auront le temps de se dégrader et de “travailler” durant tout l’hiver. Les champignons, les bactéries, cette fameuse vie du sol dont nous vous parlons tant, celle qui va œuvrer l’hiver durant pour apporter au printemps la force nécessaire à vos végétaux pour partir du bon pied.
Amendements à la plantation : Un bon départ pour les jeunes arbres
Lorsqu’ils sont jeunes, les fruitiers ont besoin de beaucoup d’azote pour leur développement. Vous mélangerez à la terre de plantation ou au terreau du compost bien décomposé qui servira de fumure de fond tout en prenant garde de ne pas le mettre en contact direct avec les racines. Vous ferez un apport de compost au pied des jeunes arbres durant 2 ans après la plantation, à l’automne ou au printemps. Il est contre-productif d’enfouir de plus de 5 cm vos amendements. Les racines qu’utilisent votre arbre pour se nourrir sont en surface, inutile de prendre le risque d’abîmer le système racinaire en place pour lui apporter les nutriments, la nature est bien faite.
Amendements en entretien : Adapter aux besoins de l'arbre
Les besoins du fruitier se modifient avec son développement. L’azote devient moins important, tandis que les besoins en phosphore et en potasse s’intensifient, au printemps puisque c’est à ce moment-là que les fruits se forment. Le compost reste la fumure la plus complète ; par contre, vous n’en apporterez pas tous les ans, il ne faut pas habituer l’arbre à disposer de ses nutriments en surface. Un apport printanier tous les 2 à 5 ans au moment de la formation des fruits est conseillé, en fonction de la richesse de votre sol, à raison d’une brouette par arbre.
Amendements en hiver : Préparer l'arbre au repos
Avant l’hiver, également en entretien, vous pourrez étaler au pied une épaisse couche de feuilles mortes ou du BRF si vous apportez du compost au printemps. La période automnale est celle où l’arbre reconstitue ses réserves.
Engrais prêts à l'emploi : Une solution complémentaire
Vous pouvez bien sûr utiliser un engrais, type NPK 4-12-20 de préférence, qui apporte en majorité du potassium (K), une bonne proportion de phosphore (P) et un peu d’azote (N). Privilégiez si possible les engrais organiques.
Conseil important : Le mieux est l’ennemi du bien. Un arbre qui pousse trop modifie son taux de sucre, ce qui le rend terriblement appétant pour de nombreux ravageurs, à commencer par les pucerons. De plus, un arbre très poussant produit du bois au détriment du fruit. Tout d’abord, tous les arbres n’ont pas besoin d’être amendés. Un arbre très vigoureux ne produit pas ou peu de fruits ; de fait, si vous le faites pousser davantage, sa fructification s’en trouvera pénalisée. L’apport d’engrais a son intérêt pour un arbre fraîchement planté qui n’aura pas encore la capacité de se nourrir seul, ou bien un arbre qui aurait énormément produit et que cela aurait affaibli, voire dont les branches auraient cassé sous le poids des fruits. Un plant fébrile que vous aurez sauvé de la maladie pourrait aussi avoir besoin d’un petit coup de pouce, ou bien encore si vous savez vos sols très pauvres, alors la fertilisation fait sens.
Fertilisation des arbres (mettre de l’engrais aux arbres fruitiers)
Protéger le pied des arbres fruitiers : Une démarche essentielle
Protéger le pied des arbres fruitiers est très utile. En effet, si vous laissez la terre nue, elle va avoir tendance à sécher et à se réchauffer plus vite. De plus, même si les feuilles de l’arbre atténuent la battance de la pluie, une croûte peut se former en surface du sol qui va empêcher les échanges air/eau entre la surface et le dessous du sol et défavoriser la vie du sol, et donc la nutrition des végétaux qui poussent sur ce sol.
Le paillage : Une barrière protectrice et nourricière
Le paillage est l’un des moyens de protéger le pied des arbres fruitiers. Vous privilégierez les matières organiques, qui nourrissent le sol en se décomposant, et les paillages longue durée type copeaux, résidus de taille. Vous pouvez également opter pour les résidus de tonte ou de fauchage, selon ce que vous avez dans le jardin ou au pied de vos arbres fruitiers.
À savoir : Évitez de pailler le pourtour de vos fruitiers avec un paillage organique durant les premières années de leur croissance, cela aurait pour conséquence de pousser les jeunes racines à rester en surface alors qu’au contraire elles doivent aller en profondeur.
Plantes compagnes : Une alliance bénéfique
Installer des plantes au pied d’arbres fruitiers a également une fonction de protection, au niveau de la chaleur (même si sous une frondaison l’air est toujours plus agréable), et aussi pour éviter la formation de cette croûte de battance si préjudiciable aux végétaux. L’érosion sera également limitée. On pense bien sûr souvent au gazon, mais celui-ci, malgré son apparente simplicité, demande beaucoup d’arrosages. Sans compter bien sûr l’aspect esthétique ! Pensez dans vos associations à choisir des plantes dont la période de floraison correspond à celle de vos fruitiers.
Les plantes aromatiques/médicinales : Alliées contre les ravageurs
Les plantes aromatiques font partie des plantes qui s’entendent bien avec les arbres en général. La puissance des composés organiques volatiles (COV) qu’elles diffusent sont d’ailleurs étudiés par l’INRAE dans le cadre de la lutte contre les ravageurs des arbres fruitiers grâce au biocontrôle. Car non seulement ces COVS peuvent repousser des ravageurs, mais ils peuvent aussi attirer des auxiliaires prédateurs de ces ravageurs, tout comme les ressources en nectar et pollen des fleurs de ces plantes. Vous pouvez donc planter un ou plusieurs romarins autour de vos pommiers et autres fruitiers souvent attaqués par les pucerons dont les populations seront grandement diminuées par la présence de cette aromatique.
Exemple : La grande camomille, Tanacetum parthenium, dégage une odeur forte qui tend à déplaire aux ravageurs du prunier ; par contre, les coccinelles la fréquentent assidûment. Et qu’est-ce qu’elles mangent les coccinelles ? Eh oui, des pucerons ! Vous pourrez donc la planter au pied du prunier et autres fruitiers importunés par ces parasites.
Les plantes fleuries : Favoriser la pollinisation et la biodiversité
La présence des plantes à fleurs en général favorise beaucoup la qualité de la pollinisation des arbres fruitiers. Et ce, même lorsque les plantes choisies ne fleurissent pas au même moment que les fruitiers, le principal étant qu’elles soient riches en nectar. En effet, leur floraison, à quelque saison qu’elle se produise, va non seulement attirer des insectes pollinisateurs d’autant plus variés que les fleurs le sont, mais aussi les inciter à nicher sur place puisqu’ils y trouvent autant de nourriture. Cela augmentera la biodiversité et la pollinisation de vos fruitiers, tout en limitant le nombre de ravageurs. Privilégiez les mélanges tout faits, prairies fleuries, jachères, ou bien choisissez des végétaux qui mettront l'arbre en valeur ou qui auront une particularité intéressante.
Exemple : La capucine est une plante couvre-sol qui attire à elle un grand nombre de pollinisateurs, mais aussi tous les pucerons et d’autres phytophages (qui se nourrissent de végétaux), et donc leurs prédateurs. Vous pourrez l’installer au pied d’un poirier. Et cela peut sauver votre récolte de pêches si ce mois d’avril a été frais, car le nombre de pollinisateurs sera plus important.
Les arbustes/arbrisseaux : Un soutien discret
Un peu plus volumineux parfois, les arbustes et autres arbrisseaux peuvent aussi se montrer utiles au pied des arbres fruitiers. Attention tout de même qu’ils ne gênent pas votre récolte ou les soins que vous auriez besoin d’apporter à l’arbre fruitier en question !
Plantation et entretien des arbres fruitiers : Un guide pas à pas
Planter un arbuste ou un arbre fruitier est une excellente initiative pour profiter de fruits frais tout en contribuant à l'environnement. Que vous souhaitiez planter un pommier, un cerisier ou un poirier, il est essentiel de suivre certaines étapes pour garantir une bonne croissance et une récolte abondante.
1. Le déballage et la préparation
Sortez immédiatement la ou les plantes de leur emballage. Les racines nues sont sensibles à la chaleur et au vent, qui accélèrent leur dessèchement. Laissez tremper au minimum 30 minutes, ou la motte dans son pot dans une bassine d’eau pendant 30 minutes avant la plantation. Si vous n’avez pas la possibilité de planter dans l’immédiat, il est conseillé de mettre les racines à l’abri du soleil et du vent dans un sol léger ou du sable humide.
2. Sélectionner le bon emplacement
L’emplacement est déterminant pour la croissance de votre arbre fruitier. Voici les critères à prendre en compte :
- Exposition au soleil : Les arbres fruitiers nécessitent un minimum d’heures de soleil par jour.
- Protection contre le vent : Un endroit à l’abri des vents violents favorise un développement optimal.
- Type de sol : Un sol bien drainé et riche en nutriments est idéal.
3. Planter l’arbre fruitier
Le moment idéal pour planter un arbre fruitier est l’automne ou l’hiver en dehors des périodes de gel. En ce qui concerne les agrumes, le printemps est la période à privilégier. Voici les étapes essentielles :
- Creusez un trou aussi large et profond que possible afin de permettre un bon développement racinaire. Profitez-en pour remplacer ou améliorer le substrat si nécessaire, en incorporant un sol riche et bien drainé, ce qui favorisera la croissance saine et vigoureuse de l’arbre fruitier. Creusez un trou deux fois plus large et profond que la motte ou les racines de l’arbre.
- Placez un tuteur si nécessaire pour soutenir l’arbre.
- Positionnez l’arbre en veillant à ce que le point de greffe soit au-dessus du sol.
- Rebouchez le trou avec la terre en tassant légèrement. N’hésitez pas à mélanger un tiers de compost ou de fumier bien décomposé à votre terre de jardin.
- Arrosez abondamment pour favoriser l’enracinement.

4. Favoriser la croissance de l’arbre fruitier après la plantation
Après la plantation, l’entretien est essentiel pour assurer une croissance optimale :
- Arrosage : Arroser régulièrement, surtout durant les premières années et pendant les périodes de sécheresse. Chaque plante a des besoins spécifiques en eau qu’il est nécessaire de connaître pour favoriser un enracinement optimal. Pendant l’été, il est conseillé d’arroser le potager le soir. Faites-le régulièrement lorsqu’il ne pleut pas. En revanche, lorsque les nuits se rafraîchissent, il faut plutôt arroser le matin.
- Paillage : Ajoutez du paillis au pied de l’arbre pour conserver l’humidité et limiter les mauvaises herbes.
- Protection contre les maladies : Surveillez les parasites et appliquez des traitements naturels si nécessaire. Agissez dans les plus brefs délais pour préserver la santé de la plante et celle des plantes à proximité. Si vous constatez que les feuilles changent de couleurs (jaunes, blanches ou noires), retirez-les et brûlez-les pour ne pas contaminer les autres plantes. Prenez le temps de vous informer sur les maladies et nuisibles qui peuvent endommager vos plantes. Appliquer une solution de décoction de prêle ou le traitement bio spécifique maladies des arbres fruitiers ou cloque du pêcher mais également sur l’ensemble des autres arbres fruitiers (pommier, poirier,…).
- Taille : Évitez de trop tailler les premières années afin de ne pas freiner la croissance naturelle de l’arbre ; une taille légère de formation suffit pour guider sa structure sans compromettre son développement. Certains travaux de taille se font au fil des mois en fonction des espèces d’arbres fruitiers. Nous attendons dès le mois de février pour la taille des pêchers, brugnonier, nectarinier et abricotier avec l’apparition des premiers boutons ou fleurs, afin de mieux les distinguer des boutons à bois.
- Fruits : Il est préférable de ne pas conserver les fruits durant les premières années, afin que l’arbre concentre son énergie sur l’enracinement et la croissance, plutôt que sur la production.
- Amendement : Un bon amendement du sol, avec du compost bien mûr ou du fumier décomposé, est essentiel pour offrir à l’arbre des conditions nutritives favorables à une croissance vigoureuse.
- Désherbage : Procédez au désherbage pour éliminer les mauvaises herbes et laisser toute la place aux légumes. Cassez les mottes de terre pour faciliter la descente de l’eau d’arrosage.
5. Attendre et récolter les fruits
La patience est de mise lorsqu’on plante un arbre fruitier. Selon l’espèce, il faudra attendre plusieurs années avant la première récolte. En prenant soin de votre arbre, vous profiterez de fruits délicieux et sains directement chez vous. Lorsque les arbres commencent à produire des fruits, éclaircissez et laissez seulement quelques fruits pour qu’ils soient plus gros et plus savoureux. Lorsque les arbres sont adultes, continuez à éclaircir lorsque les fruits atteignent la dimension d’une noisette pour améliorer la qualité de votre production. Ensachez les fruits (poire, figue) afin de les protéger des guêpes.
Entretien spécifique des arbres fruitiers en pot
Les arbres fruitiers en pot ont besoin de plus d’attention par rapport aux plantes que vous mettez en pleine terre. Vous devez également faire des apports d’engrais réguliers en respectant le dosage préconisé. L’amendement soutient une bonne croissance et assure une fructification satisfaisante. Après quelques années, remplacez le substrat. Remplissez le même pot avec du substrat neuf.
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