L'Art de la Jardinière en Faïence Polychrome : Esthétique et Acquisition autour de 1900

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle marquent une période charnière pour les arts décoratifs, où la jardinière, objet utilitaire et ornemental, s'impose comme un élément central de l'élégance intérieure. Qu'il s'agisse de pièces en majolique, en faïence de Rouen ou de créations inspirées par l'Art Nouveau, ces objets témoignent d'une maîtrise technique exceptionnelle. Acquérir une ancienne jardinière ovale en faïence polychrome datant de 1900 nécessite non seulement une sensibilité esthétique pour les formes et les couleurs, mais également une compréhension rigoureuse des conditions de vente aux enchères publiques qui régissent le marché de l'art actuel.

une jardinière en faïence polychrome aux motifs floraux typique de la période 1900

Évolution stylistique et typologie des jardinières vers 1900

Autour de 1900, la production de jardinières et de cache-pots connaît un foisonnement stylistique sans précédent. La céramique, et plus particulièrement la faïence, devient le support privilégié de l'Art Nouveau et de la Barbotine. Les pièces se distinguent par des lignes sinueuses, des motifs végétaux stylisés - comme le chardon ou la rose - et une palette de couleurs vives.

Parmi les pièces emblématiques, on retrouve des créations issues de manufactures renommées comme Sarreguemines, dont les jardinières en forme d'éventail, ornées de nœuds, illustrent parfaitement l'audace créative de l'époque. Parallèlement, la faïence de Rouen continue d'affirmer son identité à travers des pièces peintes à la main, offrant un contraste saisissant avec les créations plus avant-gardistes de designers comme Hector Guimard. La jardinière ovale, par sa forme, permet une mise en scène équilibrée des compositions florales, devenant ainsi un objet de convoitise tant pour les collectionneurs que pour les amateurs de décoration intérieure raffinée.

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Les spécificités techniques : Majolique et Barbotine

La majolique et la barbotine occupent une place prépondérante dans le paysage des antiquités de 1900. Ces techniques permettent une richesse chromatique et une plasticité des décors en relief qui séduisent par leur aspect vivant et décoratif. Une jardinière en majolique Art Nouveau ne se contente pas d'être un contenant ; elle est une sculpture. Les détails floraux, souvent mis en valeur par des émaux brillants, témoignent du savoir-faire des céramistes qui, à cette époque, repoussent les limites de la cuisson et de la glaçure.

Il est essentiel, lors de l'examen d'une pièce, d'observer la finesse du modelage. Les poignées, souvent intégrées à la structure de l'objet, ne sont pas seulement fonctionnelles : elles prolongent le mouvement artistique de la pièce, qu'il s'agisse de volutes organiques ou de motifs géométriques plus rigoureux.

Cadre juridique et conditions d'acquisition aux enchères

L'achat d'une pièce d'époque 1900 dans une vente aux enchères publiques est soumis à des règles strictes. La vente est faite au comptant et les acquéreurs paieront en sus des enchères, par lot et sans dégressivité les frais suivants : 30% TTC pour les Ventes Volontaires Cataloguées et de Spécialités, 26% TTC pour les Ventes Volontaires Epoque et Style ou 14,40% TTC s’il s’agit d’une Vente Judiciaire. Le taux de TVA applicable est de 20% (sauf pour les livres à 5,5%). La TVA sur les frais pourra être remboursable après la communication de tout justificatif et ceci dans le délai d’un mois maximum.

Le paiement doit être effectué immédiatement après la vente, exclusivement par virement ou par carte bancaire. Les chèques ne sont pas acceptés. L’acheteur ne deviendra propriétaire du bien adjugé qu’à compter du règlement effectif. Il est crucial de noter que le plus offrant et dernier enchérisseur sera l’acheteur, sous réserve que le Commissaire-priseur accepte la dernière enchère en déclarant le lot adjugé.

schéma explicatif du processus d'enchères et de la chaîne de responsabilité de l'acheteur

L'état des lots et la responsabilité de l'acheteur

Lorsqu'il s'agit d'objets anciens ou d'occasion, la notion d'état est déterminante. Tous les lots sont vendus sous la garantie du Commissaire-priseur et, s’il y a lieu, de l’expert qui l’assiste. Néanmoins, s’agissant d’objets anciens, seuls les accidents les plus importants sont mentionnés dans les descriptifs. Les indications données par la Maison de Ventes sur l’existence d’une restauration ou d’un accident affectant le lot sont exprimées pour faciliter son inspection par l’acquéreur potentiel mais restent soumises à son appréciation personnelle.

L'absence d’indication d’une restauration ou d’un accident n’exclut aucunement qu’un bien soit exempt de tout défaut. Les objets sont vendus « en l’état » avec leurs imperfections et aucune annulation de la vente ne sera possible relativement aux restaurations d’usage et petits accidents. Pour les acheteurs à distance, la demande de rapports de condition est obligatoire pour ceux qui ne visiteraient pas l’exposition publique avec examen de visu des objets. Sans demande formelle de rapports de conditions, aucune réclamation pour annulation ou indemnisation ne sera possible auprès de la Maison de Ventes.

Logistique : Transport et conservation

La délivrance des objets adjugés s'effectue sur le lieu de la vente après complet paiement. La Maison de Ventes peut organiser le transport sous l’entière responsabilité de l’acheteur et orienter ce dernier vers des prestataires. Le transport s'effectuera aux risques et périls de l’adjudicataire. En cas de demande d’emballage par la Maison de Ventes, un droit fixe de 25 euros (pour les colis entre 0 et 2,5 kg) et de 50 euros (pour les colis de 2,51 kg et plus) sera demandé.

Il sera systématiquement conseillé d’utiliser une assurance complémentaire pour casse ou perte de colis. En cas d’absence d’assurance, une décharge devra être signée au profit de la Maison de Ventes. Une tolérance de garde de 30 jours après la vente sera observée. Enfin, il est important de souligner que l’exportation ou l’importation de biens culturels peuvent être soumis à des autorisations dont la responsabilité incombe exclusivement à l’acheteur. Le défaut d’autorisation ou son retard ne pourra justifier d’une demande en annulation de vente.

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