L'Arboriculture Fruitière : Définition, Histoire et Pratiques d'une Culture Pérenne

Verger d'arbres fruitiers

L'arboriculture, domaine fascinant de l'agriculture, se consacre à la culture des arbres, qu'elle soit à visée ornementale ou fruitière. Cette dernière, l'arboriculture fruitière, peut elle-même être à but conservatoire, pour cultiver des variétés anciennes et rares, ou productif. Dans le cadre de cette exploration, l'accent sera mis sur l'arboriculture fruitière et productive, une sous-partie de l'arboriculture qui regroupe des productions très variées. Elle va des fruits à pépins (pommier, poirier…), aux fruits à noyaux (abricotier, pêcher…), ou aux fruits à coques (noyer, noisetier, amandier…).

Aux Racines de l'Arboriculture : Une Histoire Millénaire et les Débuts de la Biotechnologie

L’arboriculture apparaît dès le Néolithique, un moment clé de l'histoire humaine où l’humanité se sédentarise et développe l’agriculture et l’élevage. Cette coïncidence n'est pas fortuite ; l'implantation d’un verger, en effet, a des implications durables sur un territoire, symbolisant une forme d'engagement à long terme avec la terre.

L’arboriculture fruitière se développe en parallèle avec l’agriculture et l’élevage, marquant ce qui peut à juste titre être considéré comme la première occurrence de la biotechnologie. L’humanité, à cette époque, commence à organiser et transformer le vivant pour mieux subvenir à ses besoins. Les techniques employées aujourd’hui pour cultiver les arbres fruitiers remontent aux premières grandes civilisations antiques : chinoise, mésopotamienne et égyptienne, soulignant la profondeur historique de ce savoir-faire.

Des preuves concrètes de ces pratiques ancestrales abondent. En Mésopotamie, la pollinisation artificielle est mentionnée dans le Code de Hammurabi, une loi babylonienne datant d’environ 1750 AEC. En Grèce, le greffage est débattu par l’école d’Hippocrate vers 450 AEC, bien que la pratique aurait déjà été connue en Chine un millénaire auparavant, démontrant une diffusion précoce et indépendante des connaissances arboricoles à travers le monde.

Code de Hammurabi

La Complexité de la Culture Fruitière : Patience, Techniques et Planification

La culture fruitière demande une planification et des techniques plus poussées que la culture de céréales. L’implantation d’un verger a des implications durables sur un territoire, nécessitant une vision à long terme et une connaissance approfondie des interactions entre le sol, le climat et les espèces végétales.

Propagation des Arbres Fruitiers : Bouturage et Greffage

S'il est vrai qu'il serait possible de planter des graines pour démarrer une culture, la croissance de l'arbre serait trop lente et la qualité des fruits inégale. C'est pourquoi la propagation par clonage est privilégiée, offrant une meilleure maîtrise des caractéristiques des arbres et de la production fruitière. Elle comporte deux techniques principales :

  • Le bouturage : Cette méthode consiste en le prélèvement d'une jeune pousse de la plante à reproduire, appelée bouture. Cette bouture est ensuite repiquée dans un pot afin qu’elle développe des racines et se développe pour donner un nouvel arbre, un clone du premier, garantissant ainsi la fidélité des caractéristiques génétiques.
  • Le greffage : Cette technique plus élaborée consiste à insérer la bouture (greffon) dans une plante hôte (porte-greffe) pour que les deux fassent corps et se développent ensemble. Les fruits obtenus par greffage sont souvent plus grands et plus sucrés que ceux obtenus par simple bouturage, ce qui en fait une méthode de choix pour l'arboriculture productive. De plus, les arbres fruitiers en système productif sont généralement greffés, composés d’un porte-greffe, qui comprend la partie racinaire, sélectionné pour ses vertus de vigueur et d’adaptation aux différents types de sol, et la variété, greffée sur le porte-greffe en pépinière et sélectionnée pour ses propriétés gustatives, esthétiques, de facilité de conduite ou de résistance à certains ravageurs.

Le Contrôle de la Forme et de la Fructification : L'Art de la Taille

La forme et la fructification des arbres se contrôlent par la taille des branches et le pinçage des bourgeons. Ces interventions sont cruciales pour optimiser la production et la santé de l'arbre. La taille en espalier, par exemple, permet d’obtenir une couronne plate. L’arbre occupe moins d’espace tout en profitant d’un ensoleillement optimal. Il peut ainsi également croître adossé à un mur qui réfléchit la chaleur emmagasinée lors des belles journées, ce qui a pour effet de développer des fruits plus sucrés. À ces étapes s’ajoutent les traitements insecticide et fongicide, ainsi que l’arrosage régulier qui favorisent la croissance et réduisent les risques de maladies, assurant une production de qualité.

Outils et Équipements de l'Arboriculteur

Pour mener à bien ces tâches, l'arboriculteur·rice utilise une variété d'outils, traditionnels et mécaniques. Les bois morts et les branches irrégulières sont taillés au moyen d’un émondoir, d’une perche d’élagage ou d’une scie, permettant un travail précis et sécurisé. Le sécateur mécanique, quant à lui, sert à tailler l’extérieur de l’arbre afin de lui donner une forme optimale, contribuant à la structure et à la productivité du verger.

Outils d'arboriculture

Les Particularités de l’Arboriculture Fruitière Productive

L'arboriculture fruitière et productive consiste à créer et entretenir un verger d'arbres fruitiers. Cette activité s'envisage très différemment des autres ateliers agricoles, et ce pour trois raisons fondamentales :

  • Une culture pérenne : Une fois mis en terre, les arbres peuvent vivre vingt, trente, parfois cent ans… D’où l’importance fondamentale de bien préparer la phase de plantation, car les décisions prises à ce stade auront des répercussions sur des décennies.
  • Une culture qui demande de la patience… et une bonne trésorerie en début de projet : Alors que les chantiers de plantation d’arbres et leur entretien sont coûteux, ils mettent jusqu’à 10 ans avant d’atteindre leur rendement optimal. On vise alors à accélérer la mise à fruits ou adopter des productions complémentaires pour assurer une rentabilité plus rapide.
  • Une culture rentable mais risquée : En rythme de croisière, les arbres fruitiers ont des rendements importants, et assurent un revenu confortable à l’arboricultrice ou l’arboriculteur. Cependant, on peut tout perdre en une nuit de fort gel alors que les arbres sont en fleurs… L’arboriculteur·ice a donc tout intérêt à choisir des variétés diversifiées, notamment à floraisons tardives, et même d’adopter une protection antigel dans son système productif pour minimiser les risques.

Se Lancer dans l’Arboriculture : Un Projet à Mûrir

Planification d'un verger

Avant de se lancer dans l'aventure arboricole, une planification méticuleuse est indispensable.

Le Choix du Terrain

Avant toute chose, il est crucial de s'assurer que le sol a des propriétés favorisant la culture fruitière. Un sol limoneux, riche en matière organique, est idéal. Il doit également être drainant pour éviter l’asphyxie racinaire et profond pour favoriser l’enracinement des arbres, garantissant leur stabilité et leur bonne santé.

Le Choix des Essences d’Arbres

Quelques conseils pour choisir les essences d'arbres (pommiers, poiriers, abricotiers…) sont essentiels :

  • Cette essence est-elle adaptée à mon type de sol et à mon climat ?
  • Le sera-t-elle toujours dans quelques années, avec les prévisions de changement climatique ?
  • Cette essence a-t-elle un marché possible de consommateurs ?

Il est fortement recommandé de s'appuyer sur les expériences et savoir-faire des pépiniéristes arboricoles locaux. Bien qu'ils soient de moins en moins nombreux, certains ont des connaissances approfondies de chaque essence d'arbre et pourront guider les futurs arboriculteurs dans leurs choix.

Le Choix de la Variété et du Porte-Greffe

Avant de vous lancer dans la plantation, recueillez le plus d’informations possibles auprès de votre pépiniériste sur les scions disponibles : quelle variété choisir ? Quel porte-greffe ? Posez-vous aussi la question de comment conduire vos arbres une fois qu’ils auront grandi, quel rendement viser, pour quels circuits de distribution… Répondre à toutes ces questions vous permettra de choisir parmi les différents types de verger.

Le Choix de la Conduite du Verger

Un rapide coup d’œil sur les deux types de vergers les plus classiques en arboriculture permet de mieux comprendre les options :

Le verger intensif, ou verger palissé classique :

  • Assolement : environ 1 500 arbres/ ha
  • Densité de plantation (pour un verger de pommier) : 4m entre les lignes, 2m sur la ligne
  • Hauteur d’arbre : basse tige
  • Porte-greffe : nanifiant
  • Mise à fruit : rapide
  • Conduite : besoin de tuteurage, palissage, irrigation…

Le verger extensif, ou verger de plein vent :

  • Assolement : environ 500 arbres/ ha
  • Densité de plantation (pour un verger de pommier) : 10m entre les lignes, 10m sur la ligne
  • Distance entre les lignes : 10 m
  • Distance dans les lignes : 10 m
  • Hauteur d’arbre : haute tige
  • Porte-greffe : vigoureux
  • Mise à fruit : plus longue
  • Conduite : arbres plus autonomes, mais difficultés pour tailler et récolter à hauteur‍‍‍

Quel que soit le type de verger qui aura votre préférence, le chantier de plantation comprend :

  • La préparation de sols, avec le passage d’une sous-souleuse afin de casser la semelle de labour.
  • L’amendement du sol en matière organique, avec l’apport d’environ 40T de fumier/ha.
  • Dans le cas de verger intensif, l’installation du système de palissage, notamment les pieux.
  • Et bien sûr, la plantation des scions, avec un pralinage préalable des racines et une irrigation importante et régulière après plantation.‍

Si vous avez un projet arboricole et que vous avez déjà identifié la ferme, il est possible de proposer votre projet à FEVE pour faire une demande de financement pour le foncier (terres agricoles, bâtiments agricoles, bâtiments d’habitation), avec une réponse rapide garantie.

Arboriculture et Agroforesterie : La Diversification comme Stratégie

Il peut également être intéressant d'envisager son verger comme un atelier de diversification sur une ferme avec d'autres activités agricoles. Cela permet d'avoir de la trésorerie pour les premières années sans production de fruits et de limiter les risques en cas de perte de récolte. Cependant, il est important de ne pas minimiser les besoins en main d'œuvre, notamment pour les récoltes.

L'agroforesterie, en particulier, peut apporter beaucoup de bienfaits aux sols, aux cultures et aux cheptels. Des ressources comme des webinaires sur l'agroforesterie permettent de comprendre ce qu'est l'agroforesterie, comment l'intégrer dans une ferme diversifiée, quels efforts sont nécessaires pour sa mise en place, son coût et qui peut aider à sa réalisation. C'est le pari de l'INRAE dans le verger expérimental circulaire de Gotheron, et un modèle de verger imaginé il y a vingt ans, reposant sur le modèle d’un trio vertueux d’essences fruitières, est à découvrir aux Fermes Miracle dans le Sud du Québec.

Le Quotidien d’un Arboriculteur : Une Année au Rythme des Arbres

Les tâches en arboriculture évoluent au rythme des saisons, et comprennent deux temps forts : la taille en hiver, et la cueillette en été ou automne. Ces activités nécessitent bien souvent le recours à une main-d’œuvre saisonnière, soulignant l'importance de la gestion des ressources humaines dans cette profession.

La Taille : De Novembre à Mars

La taille a plusieurs avantages : elle limite le phénomène d’alternance des arbres fruitiers (qui produisent naturellement beaucoup de fruits une année, puis peu l’année suivante et ainsi de suite). Elle favorise aussi une meilleure aération de l’arbre et un meilleur ensoleillement, pour éviter les maladies et favoriser la fructification. Enfin, elle permet d’allonger la durée de productivité d’un arbre, en éliminant les parties abîmées ou mal placées.

Il existe aussi une taille « en vert » durant l’été, qui permet d’accélérer la mise à fruit des rameaux de l’année sur les fruits à pépins, et une « taille de formation » au printemps qui consiste à favoriser un port robuste de l’arbre dans ses premières années, avant d’être pleinement productif.

L’Entretien : De Mars à Octobre

C’est la phase située entre la taille et la cueillette, qui protège l’arbre face aux agressions, l’irrigue si nécessaire et favorise sa production fruitière. Cela passe notamment par :

  • Les traitements phytosanitaires, afin de renforcer les défenses de l’arbre, ou bien d’empêcher la prolifération de champignons ou de ravageurs.
  • La lutte biologique, avec le piégeage de ravageurs ou bien l’accueil d’auxiliaires de cultures, une approche plus respectueuse de l'environnement.
  • L’éclaircissage, pour enlever certains fruits des arbres, afin d’augmenter le calibre des fruits restants, assurant ainsi une meilleure qualité et une valeur marchande accrue.

La Cueillette et le Conditionnement : D’Août à Novembre

Ça y est, les fruits sont prêts à être cueillis ! C’est le temps de la cueillette, qui nécessite le recours à des saisonniers, car les volumes sont importants et la période courte. Organisation et soin porté aux fruits sont les maîtres-mots pour une cueillette réussie ! Déposés dans des cagettes ou des palloxs, les fruits sont ensuite acheminés vers des hangars de stockage où ils sont triés, calibrés selon leur taille, stockés à température optimale, envoyés en transformation ou bien conditionnés pour la vente, préparant ainsi leur commercialisation.

La Commercialisation : D’Août à Mars

Selon la durée de conservation des fruits (qui peut aller jusqu’à plusieurs mois), la commercialisation s’étale dans le temps. On peut alors privilégier des circuits de distribution en vente directe ou en paniers hebdomadaires par exemple, à condition d’avoir de grandes chambres froides pour stocker ces volumes à bonne température. Pour les gros volumes plus périssables, on privilégie les circuits longs, via des coopératives et des grossistes, qui gèrent ensuite eux-mêmes la distribution jusqu’au consommateur final, assurant une portée plus large des produits.

Équipement Indispensable en Arboriculture

L’arboriculture nécessite de nombreux équipements, qu’il n’est pas toujours possible de mutualiser, tant leur utilisation est fréquente. Pour limiter les coûts, n’hésitez pas à en chercher d’occasion. Il est possible aussi d’intégrer une CUMA pour la mutualisation des outillages à utilisation moins fréquente.

L’équipement indispensable :

  • Tracteur 50cv, notamment à cabine fermée
  • Pulvérisateur ou atomiseur
  • Broyeur
  • Herse étrille
  • Débroussailleuse
  • Sécateur
  • Calibreuse à fruits
  • Palloxs ou caisses de récolte
  • Chambre froide
  • Local phyto

L’équipement mutualisable ou optionnel :

  • Sous-soleuse pour les plantations
  • Enfonce pieu
  • Plateforme de récolte
  • Filets anti-grêles

Formation et Débouchés en Arboriculture

Étudiants en formation agricole

Bien qu'il ne soit pas obligatoire d'avoir un diplôme pour exercer, il est fortement conseillé d'en obtenir un pour accumuler connaissances théoriques et pratiques via les stages. On peut faire le choix de l’arboriculture à tout âge.

Formations Diplômantes en Arboriculture

Pour celles et ceux qui souhaitent se former, plusieurs options diplômantes existent :

  • BPREA : Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole, avec spécialité arboriculture notamment à Nantes ou Angers (avec possibilité de le suivre à distance).
  • Bac pro productions horticoles.
  • Licence professionnelle productions végétales.

Il existe aussi de nombreuses formations courtes dispensées localement. Il est recommandé de se renseigner auprès de sa Chambre d’Agriculture ou de son Groupement d’Agriculteurs Biologiques pour connaître les offres disponibles.

Accès au Foncier et Aides à l’Installation

À noter que si vous souhaitez bénéficier d’une priorité d’accès au foncier agricole et des aides à l’installation comme la DJA (Dotation Jeune Agriculteur·rice), il vous faut suivre le parcours à l’installation de la Chambre d’Agriculture et avoir pour cela votre Capacité Professionnelle Agricole (et donc un diplôme agricole de niveau 4).

Si vous avez un projet d’installation agricole en arboriculture, il est possible de s'inscrire gratuitement sur La Grange. Cette plateforme permet de trouver une ferme, comparer le prix des terres, dimensionner et faire évoluer son projet, échanger avec d’autres porteurs de projet, se former et élargir ses horizons. Elle propose des outils pratiques, des guides, des événements et un annuaire des structures d’accompagnement, avec pour objectif de faciliter l'installation des jeunes agriculteurs.

Les "Fruitières" : Une Tradition Collective au Cœur du Territoire

Le mot "fruitière" vient du latin "fructus" qui signifie "fruit". Dans les Savoie et en Jura Franche-Comté, la fruitière est le lieu où l'on travaille le lait. Les agriculteurs mettaient en commun leur lait pour que chaque village fabrique son fromage. D’où la naissance du mot « fruitière » puisque c’est l’endroit où l’on met en commun le fruit de son travail. À l'origine, le regroupement était nécessaire pour disposer de suffisamment de lait pour fabriquer une meule de gruyère ou d'emmental. Ces gros fromages, aussi appelés "fromages de garde", permettaient une longue conservation pour être consommés pendant plusieurs mois.

Selon une source proche du dossier, c’est parce que les producteurs du lait venaient mettre en commun le… fruit de leur travail en un même lieu. L'étymologie du mot "fruitière" peut être rapportée à "fruit", mais M. le capitaine de Rochas, dans "De l'utilité d'un glossaire topographique", suggère que "fret" dans le patois de Fribourg signifiant un fromage, "fruitière" pourrait être une corruption de "frétière". On trouve également des informations étymologiques à l'entrée « FRUITIÈRE » du Glossaire des patois de la Suisse romande.

Dans un communiqué de l'Université de Neuchâtel, paru à l'occasion de la sortie du tome 7 du Glossaire des patois de la Suisse romande le 16 mai 2014, on lit encore ceci : « on trouve dans ce tome l'important article fromage qui est à l'origine d'une foisonnante famille de dérivés commencés au volume 1 avec afròmadzị "faire murir des fromages". » Alors qu'actuellement l'industrie laitière a tendance à utiliser des appellations d'après le lieu d'origine des fromages (bagnes, emmental, gruyère, jura, L'Etivaz, tomme vaudoise, vacherin fribourgeois, etc.), on observe dans les patois de la Suisse romande de nombreuses désignations fondées sur d'autres particularités. Ces désignations peuvent prendre la forme de syntagmes (groupe de mots formant une unité) classés selon des caractéristiques relatives à différents domaines. La plupart des syntagmes ci-dessus connaissent une variante, où fromage se trouve remplacé par fruit (Vaud, Valais, Fribourg).

Il y a encore peu de temps, ces deux fruitières étaient indépendantes et gérées chacune par les agriculteurs adhérents des communes respectives. Conscients que l’agriculture tient une place importante au sein de notre Massif, il est apparu essentiel à nos agriculteurs d’être à la fois mobilisés et unis pour la préservation de celle-ci, cela se traduit pour notre part, par la maîtrise de notre filière et de nos produits. Attachés à leurs racines et soucieux de leur territoire, nos producteurs ont fait le choix de gérer eux-mêmes leurs circuits de commercialisation. Ils sont à la fois les propriétaires, les décisionnaires et les acteurs principaux du fonctionnement de celle-ci. Au cœur de notre Massif, l’agriculture est rythmée par les saisons et les conditions climatiques d’un territoire montagnard, de ce fait il n’est pas question de se lancer dans une course à la production. Nos agriculteurs œuvrent à la fois pour la conservation des paysages, via l’entretien de prairies 100% naturelles, et la montée des troupeaux en alpage quant à elle permet de conserver les espaces ouverts en altitude, cet agropastoralisme est une tradition à forte emprise sur notre beau massif.

Fromages affinés dans une fruitière

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