
L'oranger (Citrus sinensis), appartenant à la grande collection d'agrumes existants, a la particularité d'être l'un des plus cultivés mondialement. Originaire du sud-est de l'Asie, autour du Bangladesh, son nom "orange" vient d'ailleurs du sanskrit Nāraṅga, que l'on retrouve également en espagnol (naranja), en portugais (laranja) et en arabe (naranj). Cet arbre fruitier de la famille des Rutacées, aussi appelé oranger doux, est probablement un croisement entre le pamplemousse et la mandarine. Il a conquis très vite les terres méditerranéennes et les étals européens, et est aujourd'hui l'agrume le plus cultivé au monde.
Origines et Évolution de l'Oranger
Les agrumes sont cités dans le traité de géographie Yu Gong (Xia Shu, 2200 av. J.-C.), consacré à la dynastie Xia. Le plus ancien document historique mentionnant l'orange est chinois : c'est le Shu-King, recueil de documents concernant la politique et l’administration des souverains de l’Antiquité chinoise, depuis Yao et Shun (IIIe millénaire av. J.-C.?) jusqu’à la fin des Zhou occidentaux (règne du Duc Mu de Qin, environ -627). L’oranger est également mentionné dans des textes datant du IIe siècle av. J.-C., et dans des tombes de la dynastie Han (200 av. J.-C.).
Il a ensuite été transporté par les Arabes depuis l'Inde au début du Xe siècle. Le terme "Zahar" désigne la fleur d'oranger. Ainsi, la favorite du calife Abd al-Rahman III, al-Zahra, "la lumineuse", évoque la blancheur de la fleur d'oranger. La culture est mentionnée en Sicile en 1002, et l'oranger est présent en Al-Andalus au XIe siècle, successivement à Malaga, dans la Vega de Grenade, puis la province de Castellón.

D’origine extrême-orientale, Citrus sinensis, l’Oranger, est parvenu en Europe au XVe siècle grâce aux navigateurs portugais qui ramenèrent les premiers spécimens du Sri-Lanka et de Chine. Les Espagnols introduisirent l'oranger amer en Floride espagnole, d'où il se répandit dans le Nouveau Monde. Au XVIIIe siècle, on crée les orangeries, des sortes de serres dont la façade sud est ouverte de fenêtres, et qui permettent de garder à l'abri du froid les agrumes cultivés en bacs, également dits d'orangerie. Très appréciés par les rois de France, les orangers ont donné lieu à la construction de superbes orangeries, la plupart du temps dans les jardins des châteaux.
Caractéristiques Botaniques de l'Oranger Doux
Avec son port sphérique, l'oranger ne dépasse pas 6 à 8 mètres maximum de hauteur en pleine terre, bien que certaines sources mentionnent une hauteur pouvant atteindre 10 mètres. Ses rameaux sont plus ou moins épineux et ses feuilles de 4 à 10 cm de long. Le feuillage est persistant, les feuilles sont ovales et pointues, de couleur verte, avec un aspect vernis sur le dessus. Assez épaisses, elles mesurent entre 8 et 15 cm de long. Comme tous les agrumes, l'oranger possède un feuillage persistant, luisant qui, lorsqu'on le frotte, répand des essences d'agrumes.
La floraison a lieu entre mars et avril, et sa période extrêmement odorante s’étend d’avril à juillet. Les fleurs, très odorantes, sont de couleur blanche à rosâtre. Elles sont réunies en bouquet et prennent la forme d’une corolle de cinq pétales. Les premières floraisons débutent vers l'âge de 7 ans. En hiver, les fruits comestibles, les oranges, arrivent à maturité : elles se découpent en quartiers après les avoir épluchées en retirant la peau épaisse et rugueuse. Les oranges se récoltent entre novembre et mai lorsqu'elles se détachent facilement de l'arbre. La récolte s‘effectue de novembre à mars. Les oranges n'ont pas besoin d'être entièrement de couleur orange pour être savoureuses. Le fruit du Citrus sinensis est appelé orange douce. Il varie en forme et en couleur selon les variétés. Il en est de même pour la pulpe, plus ou moins acide, et dont la couleur varie de l’orange au rouge.
Comment TAILLER LES AGRUMES ? (Citronnier, Oranger, Yuzu)
Les Différentes Variétés d'Oranges
Le Citrus sinensis se divise en différents cultivars, définis par la nature même de l'orange. On distingue trois grands groupes principaux :
Les Oranges Navels
Parfumées et juteuses, dotées de peu de pépins, ces oranges blondes à chair se destinent de préférence à une consommation crue et simple. Elles doivent leur nom à la petite excroissance en forme de nombril - "Navel" en anglais - qui apparaît sur sa partie inférieure. Les orangers Navels, très populaires, se déclinent en cinq variétés. Tous mesureront entre 3 et 4 m à maturité. Leur floraison printanière blanche, ainsi que leur feuillage épais vert foncé, dégagent un délicieux parfum.
- Citrus sinensis ‘Washington Navel’ : le plus courant, vigoureux et très productif, il offre de décembre à mars de gros fruits sucrés et subtilement acidulés, sans pépin, qui se pèlent facilement.
- Citrus sinensis ‘Navelina’ : plus précoce, la récolte de fruits ovales survient dès le mois d’octobre.
- ‘Navelate’ : moins quantitatif mais très qualitatif, il est plus tardif.
- ‘New Hall Navel’ : offre des fruits d’un rare niveau gustatif dès la fin de l’automne.
- ‘Lanelate’ : sa fructification est nettement la plus tardive - entre janvier et avril - et son fruit, à la saveur particulièrement douce, conviendra aussi à la production de jus.

Les Oranges Blondes à Jus
Grâce à leur saveur parfumée, elles peuvent se consommer en fruit à croquer, mais ces oranges blondes sont souvent appréciées pour leur belle propension à produire un jus généreux et très goûteux. Elles ne possèdent ni ombilic ni pépins.
- Citrus sinensis ‘Salustiana’ : offrira, en plus d’une floraison exceptionnellement parfumée, des fruits légèrement aplatis à peau fine et à pulpe très juteuse, douce et sucrée de novembre à avril sous les cieux les plus cléments, de janvier à mars partout ailleurs.
- ‘Valentia Late’ : cet oranger est l’un des plus rustiques mais également des plus productifs. Beau fruitier à croissance rapide, de 5 ou 6 m de haut à maturité, sa belle silhouette globuleuse se couvre, d’avril à juillet, d’un grand nombre de fruits sans pépins, à peau assez fine et extrêmement juteux. Ces oranges sont les plus vendues au monde.
Les Oranges Sanguines
Elles doivent leur nom à l’exceptionnelle couleur rouge de leur pulpe et bénéficient d’une Indication Géographique Protégée (IGP) sicilienne. Leur culture se fait essentiellement en Corse et sur le pourtour méditerranéen. Les quatre orangers les plus connus de cette catégorie sont le Citrus sinensis ‘Tarocco’, le ‘Moro’, le ‘Sanguinello’ et la ‘Maltaise demi-sanguine’. Toutes ces variétés sont rustiques à -7°C sur de courtes périodes.
- Citrus sinensis ‘Tarocco’ : le plus cultivé, il propose la période de consommation la plus courte, deux ou trois mois seulement, entre décembre et février. Cet arbuste de petite taille, assez épineux, est très vigoureux. Il offre des oranges à la pulpe très rouge, juteuse et parfumée avec un bel équilibre entre sucré et acidulé, et très peu de pépins.
- ‘Moro’ : pour une récolte au cœur de l’hiver, de décembre à février. Cet arbre au beau port arrondi atteint 6 m de hauteur à maturité pour environ 4 m d’envergure. Son fruit est le plus intensément coloré avec une peau et une pulpe tirant sur le violet.
- ‘Sanguinello’ : plus tardif, il propose une récolte de février à avril. Cet agrume non épineux, très vigoureux, donne un fruit dont la pulpe orange se veine de rouge sang, un fruit sucré qui donnera un jus doux et très parfumé.
- ‘Maltaise demi-sanguine’ : réputée être l’orange douce la meilleure du monde. Un fruit ovale, une peau épaisse d’un bel orange vif, une pulpe tendre, juteuse, exceptionnellement goûteuse.
Conditions de Culture et Entretien de l'Oranger
Cet arbre du soleil et de la chaleur, membre de la famille des Rutacées, et l’ensemble de ses variétés, tend à souffrir lors de canicule prolongée. On le cultive en pleine terre dans des régions chaudes ou tempérées, et on le protège du froid dès que les températures avoisinent occasionnellement les -5°C. Il peut être cultivé en bac ou en pleine terre dans les régions du Sud de la France. Ailleurs, on préférera le cultiver en bac, et on le rentrera sous serre en hiver car l’oranger est peu rustique et craint dès -7 ou -8°C. Par contre, il ne sera jamais cultivé en intérieur, il ne supporte pas la chaleur des appartements. Un oranger n'apprécie pas non plus les grosses chaleurs. Au-dessus de 35 °C, il entre à nouveau en repos végétatif.

Sol et Exposition
L'oranger apprécie les sols riches, frais et bien drainés, avec un pH acide à neutre. Il aime les sols neutres, éventuellement légèrement acides mais surtout pas calcaires. Compensez avec un apport de terre de bruyère si tel est le cas. Offrez-lui une terre fraîche, légère, très bien drainée. Un milieu sableux est idéal. En cas de terrain un peu trop lourd, mélangez la terre à du sable grossier ou du petit gravier.
La plantation survient au milieu du printemps. Installez-le en plein soleil, à l’abri du vent et des embruns. Dans l’idéal, on le plante contre un mur orienté plein sud, il y sera au chaud et protégé des vents violents qui assèchent le sol, déshydratent la plante, font chuter les températures, déchirent les feuilles et abiment les fruits.
Plantation
Pour une plantation en pleine terre, le trou de plantation doit être 2 fois supérieure à la taille de la motte. Le fond est ameubli avec application et amendé avec du compost bien mûr. Si la terre est pauvre, faites en plus un apport de corne broyée ou de sang séché. Pensez à une couche drainante en fond de trou si le milieu est humide ou la terre lourde. La motte est placée au fond du trou, le point de greffe au-dessus de la surface. Tuteurez. Comblez et tassez. Formez une cuvette et arrosez généreusement. Vous pouvez ajouter du gravier et de l’engrais organique riche en potasse et phosphore dans un trou de plantation d’au moins 70 cm de profondeur. Mélangez ensuite du fumier décomposé ou du compost mûr à la terre d’origine.
Pour une plantation en pot ou en bac, le contenant devra être de grande taille, impérativement percé et tapissé au fond d’une couche drainante de graviers, tessons ou billes d’argile. Le substrat est constitué de terre végétale, de terreau, de sable et de compost bien mûr. Il existe également dans votre jardinerie des terreaux "spécial agrumes". Placez une partie du substrat par-dessus le lit drainant, positionnez la motte - que vous aurez préalablement mise à tremper. Finissez de remplir le contenant. Tassez. Arrosez généreusement. Placez le pot à l’extérieur, dans un endroit bien ensoleillé mais non venté.
Arrosage et Fertilisation
En pleine terre comme en pot, les agrumes ont besoin d’un arrosage tout au long de l’année, régulier du printemps à l’automne, modéré en hiver. L’oranger étant particulièrement sensible au calcaire, préférez l’eau de pluie. Si vous n’avez pas d’autres choix que d’utiliser de l’eau du robinet, remplissez seau ou arrosoir et laissez l’eau reposer longuement afin que le calcaire se dépose au fond de votre contenant. Le semis est envisageable, mais la fructification ne sera pas intéressante. La plupart des orangers meurent par manque d'eau : ces arbres sont originaires de régions subtropicales et nécessitent des arrosages en hiver lorsqu'ils fructifient et en été lorsqu'il fait chaud (un paillage est nécessaire). Un paillage peut être nécessaire pour l’aider à maintenir son humidité en été.
Cet arrosage régulier s’accompagnera d’une fertilisation elle aussi régulière. L’oranger, comme tous les agrumes, est un arbre gourmand. Répondez à son besoin en minéraux avec un apport d’engrais "spécial agrumes" que vous intégrerez au pied du fruitier dans un sol préalablement griffé en surface. Pour une belle récolte, apportez régulièrement un engrais riche en azote et en potasse. En hiver, les apports en engrais s’interrompent, l’arrosage se réduit considérablement - sans laisser toutefois la motte se dessécher - et l’hivernage se prépare. Vous pouvez apporter une fois par mois de l’engrais à votre oranger cultivé en bac.
Taille de l'Oranger
Les agrumes nécessitent une taille annuelle. Elle survient à la fin de l’hiver ou au début du printemps, avant la production de nouvelles branches mais impérativement en dehors des périodes de gel.
Dans les premières années, la taille sera de formation, elle permettra de façonner la silhouette de votre oranger, généralement en boule. Choisissez les trois ou quatre branches charpentières et coupez-les à 30 cm au-dessus du dernier œil pour provoquer la ramification. Rabattez la tige centrale afin de maintenir votre oranger à une hauteur raisonnable. Le mieux est de supprimer les bois qui poussent vers l'intérieur et qui se croisent pour lui apporter le plus de lumière possible.
Les années suivantes, vous maintiendrez la silhouette en supprimant toutes les branches qui redémarreront à partir du tronc - l’idée étant de ne toujours conserver comme charpente que les 3 ou 4 branches initialement sélectionnées. Rabattez les branches secondaires (celles qui poussent sur les charpentières) afin qu’elles ramifient à leur tour, des nouvelles pousses qui seront elles aussi raccourcies l’année suivante… Et ainsi de suite ! Renouvelez cet exercice chaque année pour maintenir une silhouette harmonieuse.
La taille de fructification s’effectue sur un arbre déjà bien formé. Elle consiste en la suppression des branches mortes et abîmées et le dégagement du centre de l’arbre - permet une meilleure circulation de l’air et de la lumière. Elle va dynamiser le sujet et donc sa fructification. Cette taille d’entretien permet également de chasser l’humidité et par là-même de réduire la survenue de nombre de maladies.
Hivernage
Peu rustique, ces agrumes ne résisteront pas à des températures occasionnelles en deçà de -5°C, leur culture en pleine terre est donc à réserver aux régions les plus chaudes et aux situations les plus ensoleillées. Ailleurs, ils seront cultivés en pot et hivernés. L’oranger perd ses feuilles dès -3 °C, et peut dépérir sous -7 °C. Il faut idéalement le maintenir sous serre, dans une loggia ou une véranda en hiver. En hiver, il sera mis dans une pièce bien lumineuse et dont la température ne descendra pas en dessous de 5/6 °C.
Pour un sujet en pleine terre, renforcez le paillage et prévoyez un voile d’hivernage, en plusieurs couches si nécessaire, dès que les températures deviennent négatives. Aérez dès que possible. Ôtez définitivement le voile dès que les températures radoucissent et se maintiennent. N’arrosez pas en période de gel.
Pour un sujet en pot, au-dessus de -5°C, une simple protection de type voile ou housse d’hivernage suffira pour peu qu’il englobe également le contenant. L’oranger pourra alors rester à l’extérieur. En cas de températures en-deçà de -5°C, un remisage sera obligatoire. Placez votre oranger dans une pièce lumineuse, hors gel, dont la température se situe aux alentours des 10°C, pas plus. Une plante remisée en hiver demandera un temps d’acclimatation le printemps venu. Procédez par étape en replaçant celle-ci à l’extérieur par intermittence, un peu chaque jour, pendant une quinzaine de jours avant de la réinstaller définitivement à sa place initiale. Installez votre oranger en bac dans une serre froide, avec des températures oscillant entre -4 et 8°C. Choisissez un endroit très lumineux, en évitant la proximité immédiate d'un chauffage. Aérez dès que possible et n’arrosez pas en période de gel.
Mythe des "Clous de Fer Rouillés" et la Nutrition du Fer

Depuis des temps immémoriaux, les jardiniers ajoutent des clous rouillés dans le sol au pied de leurs plantes. Il est facile de comprendre le concept de base derrière ce mythe. Si un clou devient rouillé, c’est qu’il contient du fer, et le fer est un des éléments minéraux dont les plantes ont besoin. Cependant, les clous rouillés ne sont d’aucune utilité aux jardiniers. Le fer produit par les clous rouillés, c’est de l’oxyde de fer, un composé chimique essentiellement insoluble. Et comme il est insoluble, le fer produit ne peut pas être absorbé par les végétaux.
Le fer est un élément abondant dans la nature et manque rarement dans les sols de jardin, du moins tant que leur pH est neutre ou plutôt acide. Si le sol est trop alcalin, par contre, le fer peut être présent, mais sous une forme non disponible aux plantes. Pour une meilleure absorption, il est préférable d'utiliser du fer chélaté ou de vaporiser une solution de sulfate de fer directement sur le feuillage (la plupart des végétaux absorbent bien les minéraux par leur feuillage). En passant, ce n’est pas en ajoutant du fer au sol, même sous forme chélatée, que vous allez faire bleuir une épinette bleue.
Maladies et Parasites de l'Oranger
L’oranger est d’ailleurs l’un des agrumes les plus sensibles aux parasites et maladies. Surveillez votre arbre, offrez-lui un environnement sain, un arrosage et une fertilisation réguliers mais raisonnés. Taillez avec précision en utilisant des outils adéquats, bien acérés et désinfectés.
- Mildiou : En cas d’apparition de mildiou, taillez les parties trop atteintes jusqu’au bois sain. Traitez à la bouillie bordelaise feuillage, tronc et terre au pied en suivant les instructions fournies par le fabricant.
- Fumagine : Cette maladie cryptogamique survient suite à une infestation de pucerons ou de cochenilles lors de fortes chaleurs le plus souvent. Les feuilles sont doublement asphyxiées par la présence des sécrétions collantes déposées par les insectes et d’une croûte noire provoquée par le champignon. Une fois la maladie installée, vous n’aurez d’autres choix que de supprimer les parties abîmées et de vous en débarrasser.
- Cochenilles et pucerons : Les cochenilles et les mouches blanches sont particulièrement virulentes lorsque l'oranger est cultivé sous abri. Leur présence est souvent due à un excès d’humidité. Maîtrisez l’arrosage, ne mouillez pas le feuillage et réagissez à la première apparition des ravageurs. Supprimez-les à la main, pulvérisez votre arbre avec de l’huile végétale ou du savon noir qui empêcheront les insectes d’adhérer au feuillage. Pensez également à la lutte écologique. Favorisez la présence de coccinelles qui seront d’excellents auxiliaires ou encore plantez à proximité de vos agrumes des plantes répulsives comme certaines aromatiques - aneth, thym, basilic ou ciboulette entre autres -, la lavande ou encore le souci et l’œillet d’Inde.
- Moniliose (pourriture des fruits) : Au printemps, surveillez la moniliose reconnaissable au pourrissement des fruits. Votre arbre manque d’air, pensez à l’éclaircir et supprimez au fur et à mesure tous les fruits malades.
- Mineuses : L’oranger n’est pas à l’abri d’une attaque de mineuses. Ces chenilles creusent de petites galeries brunâtres dans le limbe, visibles sur le dos de la feuille. Elles se protègent dans une cuticule cireuse, il est donc difficile de s’en débarrasser.
- Araignées rouges : Le feuillage du oranger est décoloré, son vert vire au gris argenté, de petites toiles d’araignée se forment au bout des feuilles ? Votre oranger est attaqué par des araignées rouges. Ces acariens détestent l’humidité, nettoyez la plante à grande eau.
- Mouche du fruit (Ceratitis capitata) : Dans le Midi, vous pourrez subir des attaques de la mouche du fruit (Ceratitis capitata) noire et jaune. Si c’est le cas, vous remarquerez que les fruits sont marqués d’une tache noire. La mouche pond ses œufs dans les fruits, les larves s’y développent et les font pourrir. Détruisez tous les fruits infectés tant que les larves n’ont pas fini leur développement. Cela empêchera la propagation de la mouche. Utilisez des pièges collants pour capturer les adultes.
Bienfaits et Utilisations de l'Oranger
En cultivant un oranger, outre l’esthétisme de ce bel arbre, vous profiterez bien sûr de tous les avantages gustatifs et culinaires que présentent son fruit. L’orange, sa haute teneur en vitamine C, sa richesse en magnésium et en fibres… Son énergie, sa saveur et son faible apport calorique - pas plus de 45 kcal au 100 g !

Utilisations Culinaires
L’orange est à consommer crue, entière si vous souhaitez profiter de l’ensemble de ses bienfaits. Vous pourrez également en faire de délicieux jus, une confiture douce ou épicée en l’agrémentant de cannelle ou de badiane. Crue toujours, elle rejoindra vos salades de fruits ou vos salades composées salées, nappera un fromage blanc, du chocolat fondu. Cuite, elle fera de merveilleux coulis et nappera une panna cotta. Rôtie, elle accompagnera le poisson, les crustacés et bien sûr le canard. La peau issue d'une orange bio, ou zeste, s'utilise pour parfumer des desserts ou pour confire au sucre. Séché, il pourra venir agrémenter vos crèmes et pâtisseries.
Utilisations Aromatiques et Médicinales
Mais il n’y a pas que le fruit qui est intéressant dans l’oranger. Ses boutons floraux, ses feuilles, son écorce et le zeste de ses fruits se dégustent séchés, en tisane et décoction.
- Huile essentielle d'orange douce : En aromathérapie, l’orange douce se révèle antibactérienne, anti-inflammatoire et digestive. En diffusion, elle aura des vertus relaxante, déstressante et désinfectante. Enfin, elle s’utilise en massage pour ses qualités raffermissante et anti-cellulitique. Comme d’autres huiles essentielles d’agrumes, l’huile essentielle d’orange douce s’avère être acaricide, insecticide et fongicide, une alliée à la maison et au jardin donc ! L’odeur de l’huile essentielle d’orange dégage des notes fraîches, sucrées et acidulées. C’est une note volatile, utilisée en note de tête qui ne reste que quelques minutes sur la peau.
- Eau de fleur d'oranger : L’eau de fleurs d’oranger est régénérante. Grâce à sa faculté à diminuer l’anxiété ainsi que de soulager les maux de ventre, l’eau de fleur d’oranger aiderait à l’endormissement des nourrissons. Cette eau est calmante et favorise le sommeil. Le goût de la guimauve est tout simplement l’accord entre la vanille et la fleur d’oranger.
- Essence de Néroli : En aromathérapie et en massages, l’essence de Néroli est reconnue pour son effet apaisant sur le système nerveux. En cosmétique elle est réputée avoir des vertus revitalisantes pour la peau.
- Essence de Petitgrain : Au mois de juillet, les orangers sont taillés et le feuillage fraîchement coupé est utilisé pour produire de l’essence de petitgrain. Ce nom "petitgrain" aurait pour origine le fait que les jeunes rameaux utilisés sont généralement garnis de fruits immatures dont la forme ressemble à de petits grains.
Autres Utilisations
L'orange piquée de clous de girofle permet de décorer la maison au moment de Noël tout en la parfumant.
L'Oranger dans l'Histoire et la Culture
L'oranger et l'orange ont plusieurs utilisations pratiques, culinaires et médicinales. En plus de ces utilisations, l'oranger et l'orange ont également une importance culturelle et symbolique dans de nombreuses régions du monde.
Les Douze Travaux d’Hercule : Dans les douze travaux d’Hercule (Héraclès), le onzième consiste à rapporter les fruits d’un pommier d’or dans les jardins des Hespérides situé sur les pentes du Mont Atlas, aux confins du monde à l’ouest, là où le soleil se couche (les Grecs situaient ce jardin au Portugal, qui était alors la partie de la terre connue la plus à l’ouest). Le jardin des Hespérides, situé à la limite occidentale du monde, est un jardin d’immortalité réservé aux Dieux. Au cœur du jardin, un arbre fabuleux donne des pommes d’or. Gaia (la Terre) en offrit à Héra lors de ses noces avec Zeus car ces fruits étaient porteurs d’immortalité et de fécondité. Le jardin est gardé par les Hespérides, filles d’Atlas et de Pléioné. Ces nymphes sont le plus souvent au nombre de trois (Aeglé, Érythie et Hespérie) parfois quatre ou cinq dans certaines légendes. Dérober des pommes d'or au jardin des Hespérides est le onzième des douze Travaux d'Héraclès (Hercule). Après mille péripéties, Héraclès trouve enfin le jardin. Héraclès dut encore ruser, proposant à Atlas de le soulager quelques instants pour qu’il puisse mieux se positionner. Évidemment, dès qu'Atlas eut repris son fardeau, Héraclès s’enfuit avec les pommes d’or.
Symbole de pureté : Symbolisant la pureté́ et la chasteté́ dans le monde chrétien, la fleur d’oranger est l’attribut de Marie.
Cadeau de grande valeur : Offrir une orange remonte à une époque où ce fruit était rare et considéré comme un cadeau de grande valeur. Au XVIIe siècle, en Europe, les oranges étaient un produit de luxe et leur importation était coûteuse.
Analyse historique : Larry Hodgson, journaliste et blogueur horticole, auteur de 65 livres de jardinage, conférencier et vulgarisateur hors pair, a démystifié le jardinage et l'a rendu plus facile aux participants avec plus de 2800 billets.