Arbustes Fruitiers : Cultiver la Magie et la Richesse dans Votre Jardin

Planter des arbustes fruitiers est une invitation à savourer le plaisir simple de récolter ses propres fruits, tout en enrichissant l'esthétique et la biodiversité de son jardin. Ces petits arbres, par leur taille modeste et leur entretien souvent moins exigeant qu'un verger classique, s'intègrent parfaitement dans divers environnements, des grands jardins aux balcons urbains. Ils sont un choix enrichissant pour quiconque souhaite récolter ses propres fruits, apportant une touche de magie et de vitalité à l'espace vert. En plus de leur beauté, ils nourrissent, et en été, déguster une framboise tiède de soleil ou remplir un panier de groseilles pour une confiture maison procure une satisfaction inégalée.

Arbuste fruitier avec fruits mûrs

L'Emplacement Idéal pour une Récolte Optimale

Pour réussir la culture de vos arbres fruitiers, le choix de l’emplacement est essentiel. La plupart des arbres fruitiers nécessitent au moins six heures de lumière directe par jour pour un rendement optimal. Il est donc crucial d'opter pour un endroit ensoleillé et abrité des vents froids. Cependant, certaines exceptions existent, comme les framboisiers, qui acceptent la mi-ombre, voire l’ombre pour certaines variétés comme 'Willamette' ou 'Héritage'.

Quant au sol, tous les fruitiers n’ont pas les mêmes exigences, mais la plupart ont besoin d’un sol bien drainé. Les pommiers et les cerisiers se plaisent dans tous types de sol. En revanche, les poiriers et les cognassiers n’apprécient pas les sols calcaires, tandis que les pruniers, les abricotiers et les framboisiers les supportent. Il est donc important de se renseigner pour acquérir des fruitiers correspondant aux conditions que vous pourrez leur offrir. Si votre sol n’est pas naturellement drainant, il est recommandé de disposer une couche de gravier (10 cm) au fond du trou de plantation pour assurer un bon drainage.

Choisir le Bon Type de Fruitier selon l'Espace Disponible

Le choix du fruitier doit être fait en fonction de la taille de votre jardin et de l'espace dont vous disposez. Planter un arbre haute-tige dans un espace insuffisant n’a pas de sens.

Les Différentes Formes de Fruitiers

Les arbres fruitiers sont souvent proposés sous diverses formes, qui se distinguent par la longueur du tronc et la vigueur du porte-greffe.

  • Le Scion : Il s'agit d'un jeune sujet fruitier d'un an après greffage, se présentant comme une tige érigée et n'ayant pas encore subi de taille de formation. L'inconvénient est qu'il mettra une ou deux années de plus avant de produire des fruits.
  • Le Gobelet et/ou le Fuseau : Ces arbres fruitiers possèdent un "mini-tronc" et leurs tiges se charpentent à 30-50 cm du sol. Le fruitier sera plus compact, formant un arbuste plutôt qu'un arbre d'ombrage. Les arbres en fuseau sont très appréciés pour leur hauteur limitée et la facilité de cueillette des fruits. Ils fleurissent rapidement et produisent des récoltes importantes. L'inconvénient est que les tiges basses peuvent bloquer la vue et encombrer la surface au sol, gênant le passage de la tondeuse par exemple.
  • Les Demi-Tiges : Ici, le tronc s’élève à 1m20, ce qui permet de passer plus facilement en dessous de l’arbre. C'est le classique parmi les arbres fruitiers et il offre une ombre bienvenue en été. La couronne ou le houppier commence approximativement à hauteur de la taille, nécessitant une échelle pour la récolte et la taille. À l'âge adulte, les demi-tiges, dont la couronne atteint un diamètre de 5 à 7 mètres, occupent une certaine place dans le jardin. Ils peuvent produire plusieurs dizaines de kilos de fruits, mais il faut s'armer de patience pendant quelques années avant la première fructification.
  • Les Haute-Tiges : Ces arbres peuvent atteindre jusqu'à 8 mètres de hauteur et sont recommandés si vous disposez de suffisamment d'espace. Contrairement aux arbres basse-tige, ils peuvent vivre jusqu’à 100 ans et produire des fruits pendant très longtemps, devenant de majestueux arbres à forte valeur paysagère. Ils mettent plus de temps à porter des fruits (au moins 5 ans) mais offrent un meilleur rendement une fois en production.
  • Les Fruitiers Palissés ou en Espalier : Une excellente alternative lorsque l’espace est restreint. Leurs branches sont conduites à l’horizontale, offrant un aspect esthétique et permettant aux fruits de bénéficier d’une meilleure exposition au soleil, favorisant leur maturation. Pour cela, une bonne structure de support, comme un treillage ou un réseau de fils, est nécessaire. La hauteur du premier fil dépendra de la hauteur du tronc (50 cm pour un basse-tige, 120 cm pour un demi-tige). Ces arbres nécessitent une taille d’hiver et une taille d’été.
  • Les Arbres Colonnes : Très appréciés pour leur silhouette mince, ils permettent de planter différentes essences sur des surfaces de petite taille, ou même en pot sur un balcon ou une terrasse, ou sous forme de haie. Ils demandent peu de travaux de taille et de soins, notamment pour les fruits à pépins (pommes et poires), dont la croissance est génétiquement déterminée.
  • Les Arbres Nains : Reconnaissables à leur tronc très court, ils mesurent rarement plus de deux mètres. Parfaits pour les balcons et les terrasses, cultivés en pot, ils fournissent de bonnes récoltes pour leur taille et demandent peu de taille.

Diagramme des différentes formes d'arbres fruitiers

Distances de Plantation

Si vous plantez plusieurs arbres, soyez vigilant sur leurs distances de plantation car les arbres fruitiers ont besoin d’espace.

  • Haute-tige : 8 à 10 mètres d’écart.
  • Demi-tige : 4 à 6 mètres d’écart.
  • Basse-tige : 2 à 4 mètres d’écart.

Il est également important de respecter une distance suffisante par rapport aux limites de propriété ou autres bordures. Si votre terrain est voisin d’une zone boisée, évitez de planter un arbre fruitier ou autre grand arbre à la lisière de la forêt, en laissant au moins 20 à 30 mètres d’écart.

Quand Planter un Arbre Fruitier ?

La période de plantation dépend du type de conditionnement de l'arbre.

  • Fruitiers en conteneur : La plantation peut se faire tout au long de l’année, hors périodes de gel et d’intense sécheresse estivale. Cependant, leur système racinaire est moins robuste que celui des arbres à racines nues.
  • Fruitiers à racines nues : Ils se plantent en fin d’automne et en hiver, de novembre à la fin mars, en dehors des jours de gel. La période la plus favorable va de mi-novembre à mi-décembre. Ils doivent être mis en terre avant l'apparition des premiers bourgeons au printemps. Les plants à racines nues doivent être plantés dès que possible après l’arrachage. Il est recommandé de les immerger dans une bassine d’eau pendant quelques heures avant la plantation.

Planter un arbre fruitier à racines nues

Préparer et Planter un Arbre Fruitier : Le Guide Étape par Étape

La plantation d’un fruitier n’a rien de très difficile, mais il y a quelques règles à respecter pour donner le meilleur démarrage à votre arbre ou arbuste.

1. Creuser le Trou à l'Avance

Le trou doit être de bonnes dimensions : 50 cm à 1 m de large pour 50 à 70 cm de profondeur, selon la taille du sujet à planter. Il doit être trois fois plus large et deux fois plus profond que le système racinaire existant. Lors du creusement, il est recommandé de séparer en deux tas la terre extraite : d'une part la bonne terre végétale de dessus, d'autre part la terre plus profonde, peu fertile.

2. Préparer l'Arbre

  • Pour un fruitier en conteneur : Mettez le conteneur à tremper dans une bassine d’eau ou un seau pendant une dizaine de minutes, ou davantage pour une grosse plante, afin de bien humidifier la motte.
  • Pour un fruitier à racines nues : Rétaillez légèrement les racines avec un sécateur bien affûté et désinfecté, de façon à obtenir des coupes franches en biseau, et éliminez les racines abîmées. Pralinez les racines en les faisant tremper dans un mélange argileux appelé pralin (acheté en jardinerie ou confectionné soi-même). Ce geste facilite considérablement la bonne reprise de l’arbre.

3. Planter l'Arbre

  • Assurer un bon drainage : Si votre sol n’est pas naturellement drainant, disposez une couche de gravier (10 cm) au fond du trou de plantation.
  • Préparer le mélange de remblai : Mélangez la terre végétale (la première extraite du trou) à parts égales avec du compost mûr, du fumier, ou encore avec du terreau. Vous pouvez y adjoindre un engrais organique à petite dose, sous forme de corne broyée. Si votre sol est lourd, allégez ce mélange avec un apport de sable ou de gravillons. Dans le trou de plantation, mélangez de la terre végétale avec du compost ou du lombricompost, ainsi qu’une poignée de poudre de lave. Vous pouvez également saupoudrer les racines de l’arbre avec de l’Oenosan, ce qui favorise une bonne reprise.
  • Installer un tuteur : Les jeunes arbres fruitiers ont besoin d’un tuteur pour les aider à pousser droit les premières années. Installez-le dès maintenant et plantez-le solidement, face aux vents dominants, afin de ne pas endommager les racines. Pour les arbres haute-tige et demi-tige, il est recommandé de planter un tuteur avant de mettre l’arbre en terre. Enfoncez solidement le tuteur dans le trou de plantation et assurez-vous que son sommet arrive juste sous les premières branches de l’arbre. Placez l’arbre à environ 10 cm du tuteur, en l’orientant à l’opposé de la direction dominante du vent.
  • Positionner l’arbre dans le trou : Versez une partie du mélange préparé et formez une petite butte de terre centrale, sur laquelle viendront reposer les racines de l’arbre. Placez l’arbre ou l’arbuste dans le trou en étalant bien les racines. Veillez à ce que le point de greffe (bourrelet visible au-dessus des racines) dépasse de 2 cm le niveau du sol. Au besoin, ajustez la hauteur de la butte de terre. Plantez l’arbre légèrement plus profondément que son niveau initial en pépinière (ce niveau est encore visible sur le tronc). Cela encourage un bon développement des racines. Alignez l’arbre de manière à ce que le tronc soit bien droit dans le trou de plantation.
  • Reboucher le trou : Terminez de combler le trou avec le mélange préparé, en tassant la terre au fur et à mesure autour des racines. Vérifiez une dernière fois le bon positionnement du point de greffe : il ne doit jamais être enterré, ce qui favoriserait le développement de maladies fongiques. Tassez légèrement le sol autour de l’arbre pour qu’il soit bien stable.
  • Réaliser une cuvette d’arrosage : Aménagez cette cuvette en creusant légèrement le sol tout autour du plant ou en confectionnant un bourrelet de terre. Utilisez l’excédent de terre ou les mottes de gazon retirées pour former une petite bordure autour du trou. Cela permet de retenir l’eau d’arrosage et d’éviter qu’elle ne s’écoule. La cuvette doit avoir un diamètre équivalent à la largeur de la motte et une bordure d’au moins 25 cm de hauteur.
  • Attacher l'arbre au tuteur : Attachez l’arbre à son tuteur à l’aide d’un lien souple. La meilleure méthode consiste à utiliser de vieilles chambres à air pour bicyclettes, découpées en deux ou quatre bandes. Fixez l’arbre sans trop serrer, en laissant un peu de souplesse pour éviter d’endommager l’écorce. Certains jardiniers préfèrent ne pas attacher les jeunes arbres, estimant que les mouvements du vent stimulent leur enracinement et leur épaississement.
  • Arroser copieusement : Achevez la plantation du fruitier par un arrosage copieux, même par temps de pluie. Versez l’eau en plusieurs fois dans la cuvette d’arrosage en attendant à chaque fois qu’elle s’infiltre bien. L’arrosage est indispensable après la plantation. La quantité d’eau à fournir dépend des conditions météorologiques et de la structure du sol. Les racines doivent rester humides. L’arbre a besoin du plus d’eau à partir du débourrement jusqu’au solstice d’été (21 juin). Arrosez votre arbre ou arbuste régulièrement pendant la première année de plantation, surtout par temps chaud et sec.
  • Protéger les jeunes arbres : Si vous habitez dans une région où vivent de nombreux rongeurs, cerfs ou blaireaux, il est recommandé de protéger vos arbres fruitiers avec un treillis, en enfonçant trois poteaux à égale distance autour de l’arbre pour former un triangle, et en les reliant avec des lattes plates. Une autre option consiste à protéger l’arbre avec des lattes en bois de châtaignier fixées à un cadre métallique, ou d'opter pour des manchons de protection autour du tronc, simples et efficaces contre les petits animaux sauvages.

Diversité des Arbustes Fruitiers : Un Monde de Saveurs et de Couleurs

Le choix parmi les dizaines d’espèces disponibles n’est pas toujours simple, car certains préfèrent les sols acides, d’autres le calcaire, et leur productivité peut varier.

Les Classiques et Leurs Attraits

  • Cassissiers : Appréciés pour leurs petites baies noires très parfumées et polyvalentes, se dégustent frais ou transformés (confitures, gelées, desserts, sirops, liqueurs). Certaines variétés sont autostériles et nécessitent une autre variété compatible pour la pollinisation. Sensibles à l’oïdium ou au botrytis, un entretien régulier et un emplacement aéré limitent ces risques.
  • Framboisiers : Très appréciés pour leurs fruits rouges ou jaunes parfumés et délicats. Les variétés remontantes offrent des récoltes étalées, tandis que les non remontantes produisent une récolte plus concentrée mais abondante. Ils préfèrent un sol frais, à l’abri de la sécheresse, et une exposition légèrement ombragée. Un entretien (paillage, nettoyage des tiges mortes, taille et palissage) est nécessaire pour maintenir la productivité.
  • Groseilliers à Grappes : Arbuste traditionnel apprécié pour ses baies translucides réunies en longues grappes. Offre une diversité de couleurs (rouge vif, rose tendre, blanc nacré) et de saveurs. Les fruits se dégustent frais mais sont également excellents en gelées, coulis, desserts ou pâtisseries. Il redoute les fortes chaleurs et apprécie une exposition mi-ombragée, nécessitant un arrosage régulier en période de sécheresse et une taille annuelle. Sensible à l’oïdium ou à l’anthracnose.
  • Groseilliers à Maquereau : Arbuste robuste produisant des fruits ronds et juteux, plus gros que ceux des groseilliers à grappes, avec des teintes variées (vert pâle au rouge foncé en passant par le jaune doré ou le pourpre). Les baies, à la chair acidulée et parfumée, sont excellentes fraîches ou transformées. Selon les variétés, l’arbuste peut être plus ou moins épineux, rendant la récolte délicate. Il préfère les expositions mi-ombragées, surtout dans les régions chaudes.
  • Fraisiers : Sans doute l’un des fruitiers les plus accessibles et gratifiants. Compact et esthétique, il peut être cultivé en pleine terre, en pot ou en jardinière. Offre une production généreuse et savoureuse. Les variétés remontantes permettent d’étaler la récolte, tandis que les non remontantes offrent une récolte plus concentrée mais abondante. Ils demandent un arrosage régulier en période de sécheresse et un peu d'entretien (couper les stolons) pour limiter la propagation et favoriser la fructification.

Des Saveurs Originales à Découvrir

  • Airelles Rouges : Petits arbustes au feuillage persistant, offrent des baies acidulées très décoratives. Se plaisent dans les sols acides et légers. Fruits riches en antioxydants, excellents pour les confitures ou sauces salées. Culture exigeante en pH acide, croissance lente, besoin d’humidité constante sans excès d’eau.
  • Amélanchiers : Arbuste fruitier robuste et généreux, encore trop peu présent dans les jardins. Croissance un peu lente au début, mais devient très productif avec les années. Se plaît dans la plupart des sols bien drainés et tolère le froid, la chaleur modérée et les gelées tardives. Fruits sucrés et savoureux, à consommer frais ou transformés. L'amélanchier à feuilles d'aulne (A. alnifolia) est très rustique, n'atteignant pas plus de 2 à 3 m, avec de gros fruits rouges puis noir violacé. L'amélanchier du Canada se cultive au soleil et tolère la mi-ombre, avec une forte humidité du sol mais aussi de l'atmosphère, préférant un sol acide, frais, à tendance humide. L'amélanchier Honeywood produit de très gros fruits de haute qualité gustative.
  • Argousiers : Arbuste étonnant, décoratif et robuste. Se plaît sur des sols pauvres et résiste très bien au froid et à la sécheresse. Très productif, il offre des baies riches en vitamine C et antioxydants, à transformer en jus, confitures, sirops ou vinaigres. Espèce dioïque, nécessitant un pied mâle pour plusieurs femelles. Les baies sont acides crues, donc à transformer. Ses branches épineuses demandent des précautions lors de la taille ou de la récolte. L’arbousier est souvent appelé « arbre-aux-fraises » en raison de la ressemblance de ses fruits avec les fraises.
  • Aronias : Arbuste fruitier élégant et robuste, apprécié pour son feuillage vert foncé qui se teinte de rouge ou de pourpre à l’automne. Facile à cultiver, reste de taille raisonnable, idéal en massif, isolé ou en haie. Croissance rapide, peu d’entretien. Très productif, offre une belle quantité de baies chaque année, parfaites pour la transformation (confitures, jus, compotes ou vins maison). Les baies sont peu agréables fraîches en raison de leur goût astringent, mais gagnent en saveur cuites ou transformées. L'aronie pourpre est utilisée comme arbuste d'ornement et pour ses fruits riches en antioxydants. L'aronie de Mitchourine à gros fruits est une variété russe avec des fruits sphériques violet noir et une saveur douce.
  • Baies de Mai : Les plus douces offrent des fruits au goût agréable et sucré. Leurs fruits sont parfaits pour la transformation (confitures, gelées ou tartes). Reste relativement compact. Plus fragile que certains autres fruitiers, sensible à la sécheresse, il apprécie une exposition mi-ombragée et un arrosage régulier.
  • Canneberges : Petits arbustes fruitiers élégants et originaux. Leurs tiges rampantes et leurs feuilles vertes brillantes apportent une touche décorative. Les baies rouges vives sont consommables fraîches, mais particulièrement intéressantes transformées en jus, confitures ou sauces. Excellent couvre-sol décoratif, baies riches en nutriments. Préfère un sol acide, légèrement humide, et une exposition partiellement ombragée.
  • Casseilliers : Arbuste fruitier vigoureux et généreux, issu du croisement entre le cassis et la groseille à maquereau. Combine facilité de culture et fruits savoureux. Très résistant aux maladies, s’adapte bien au jardin et accepte le plein soleil. Ses fruits sont délicieux frais ou transformés.
  • Kiwis et Kiwaïs : Le kiwi de Sibérie (Actinidia arguta), aussi appelé kiwaï, sont des plantes grimpantes qui peuvent être cultivées sur des surfaces restreintes, comme un mur ensoleillé avec une structure de support. Ils doivent être conduits en ligne droite vers le haut, sans s’enrouler autour des fils de support.
  • Mûres et Mûroises : Pour les mûriers, il est conseillé de conserver 5 à 7 branches par mètre linéaire sur une structure de support.
  • Myrtilliers : La culture est exigeante en pH acide, comme les airelles rouges.
  • Raisin de table : Peut être cultivé comme plante grimpante.
  • Sureau Noir (Sambucus nigra) : Arbuste au bois creux et tendre. Plante nitrophile, indiquant un sol riche en azote. Fleurs blanches et jaunâtres en ombelles très parfumées, se transformant en petites baies noires. Très rustique au feuillage caduc. Le Sureau ‘Black Tower’ est orné de remarquables feuilles pourpres presque noires, très découpées, et de petites fleurs rosées puis blanc crème, suivies de petites baies noires, rondes et luisantes. Le sureau des montagnes ou sureau rouge possède une jolie floraison blanc crème suivie de baies rouge brillant.
  • Gojis (Lyciet de Barbarie) : Arbuste fruitier encore peu connu mais très apprécié pour ses baies riches en nutriments. Originaire d’Asie, il s’adapte bien à nos climats et séduit par sa rusticité et sa capacité à fructifier rapidement. Facilité de culture et grande tolérance à la sécheresse. Très vigoureux, peut devenir envahissant s’il n’est pas taillé régulièrement. Fruits légèrement amers frais, le plus souvent consommés après séchage.
  • Cognassier : Petit arbre fruitier de 6m de haut, au port tortueux, buissonnant et étalé. La taille est fortement conseillée. Certaines variétés fruitières, comme le cognassier, prennent moins de place en haute-tige que les pommiers et les poiriers.
  • Pêcher à Feuilles Pourpres : Jolie floraison rose en avril, puis en juillet des pêches rouge très foncé à pourpre à la chair sanguine, fruit juteux et sucré. Utilisé en haie, feuillage pourpre, croissance rapide.
  • Ragouminier : Idéal pour les petits jardins, produira rapidement de grandes quantités de cerises très goûteuses, sans queues, directement accrochées au tronc. Possède un atout ornemental avec sa floraison blanc crème très parfumée et sa forme conique naturelle. Peut être utilisé en haie champêtre.
  • Olivier de Bohème : Rameaux épineux, croissance rapide, feuillage ressemblant à l'Olivier méditerranéen, duveteux à revers gris argenté. Floraison abondante et discrète en mai/juin, odeur de miel. Utilisé en haie brise-vent défensive.
  • Chalef d’Automne : Floraison crème qui embaume le jardin en mai. En automne, petits baies ronds, rouges, argentés, comestibles, savoureux et d’une grande valeur nutritive.
  • Goumi du Japon : Floraison blanches odorante en avril et des fruits rouges, ovales à la maturité précoce en juin, saveur un peu astringente, acide, goûteux.
  • Poivrier de Sichuan : Arbuste caduc buissonnant ne dépassant pas 4 à 5 m de hauteur. Magnifique feuillage à l’automne jaunes et pourpres, très odorant quand on froisse ses feuilles (attention aux épines !).
  • Goyavier du Brésil : Arbuste au feuillage persistant et au revers duveteux gris argenté. Fleurs à l’aspect exotique et aux longues étamines rouges. Produit des fruits comestibles de 4 à 6 cm aux goûts d’ananas et de fraise des bois. Excellent pour la confiture ou à manger cru.
  • Mahonia à Feuilles de Houx : Petit arbuste de 1m de hauteur et 1m de large, feuillage persistant devenant pourpre en hiver.
  • Romarin Officinal : Arbrisseau de 1 m à 1m20, feuillage persistant, fleurs bleu pâle très parfumées, mellifère. Préfère les sols secs à légèrement humides. Idéal à incorporer en haie basse ou près du potager, massif isolé.

Arbres Fruitiers "Exotiques"

  • Plaqueminiers et Figuiers : Font figure d’arbres exotiques. Les nouvelles variétés de figues se plaisent beaucoup dans nos jardins et demandent moins d’entretien. Les figuiers peuvent donner jusqu’à trois récoltes par an si l’emplacement est favorable (en Suisse, généralement deux). Un emplacement ensoleillé et chaud est conseillé.
  • Clémentinier : Silhouette élégante et très décorative, forme un arbuste très ramifié et arrondi. Feuillage dense, vert soutenu et vernissé. Dès le printemps et jusqu’en avril, il se couvre de petites fleurs blanches en étoiles, très parfumées, qui éclosent à l’extrémité des rameaux. Après pollinisation, ces fleurs forment des petits fruits, ronds et légèrement aplatis, de couleur orange, à la peau fine.
  • Citronnier des 4 Saisons : Fleurît trois à quatre fois par an. Feuillage ovale à lancéolé, vert clair assez vif, jeunes pousses pourpres avant de griser. Au printemps, les boutons pourpres explosent en fleurs étoilées blanches, délicatement teintées de pourpre. De ces fleurs naissent des citrons ovales dotés d’une petite excroissance.

Pollinisation : Comprendre les Besoins de Vos Fruitiers

Pour une fertilisation réussie, les arbres fruitiers ont besoin de pollen extérieur (fertilisation croisée) ou de leur pollen propre (autofertile).

  • Arbres autofertiles : Se suffisent à eux-mêmes pour fructifier. C’est le cas de la plupart des pruniers, quetsches et mirabelles. L'amélanchier Honeywood est autofertile.
  • Pollinisation croisée : Nécessite qu'un autre arbre de la même espèce, mais d'une variété différente, pousse à proximité (dans un rayon d'environ 100 mètres). C’est notamment le cas de la plupart des pommiers et poiriers. Toutes les variétés de pommes et de poires ont besoin d’une fertilisation croisée.
  • Stimuler la pollinisation : Vous pouvez installer une ruche à bourdons contenant des bourdons vivants pour stimuler la pollinisation.

Abeilles pollinisant des fleurs d'arbres fruitiers

Entretien des Arbustes Fruitiers : Les Clés de la Longévité

Pour profiter longtemps des joies procurées par les arbres fruitiers, il est conseillé d’en prendre soin régulièrement.

Fertilisation

Comme toutes les plantes du jardin, les arbres fruitiers ont besoin de nutriments.

  • Engrais organique solide : Il est conseillé de donner de l’engrais organique solide (engrais pour fruits et baies) ou du compost aux arbres fruitiers une fois par an, au printemps.
  • Compost ou lombricompost : Pailler chaque année le sol autour des troncs avec du compost ou du lombricompost est très bénéfique. Il est important que le sol sous les arbres reste couvert, que ce soit avec des fleurs ou avec du paillis. L’utilisation d’engrais granulés est déconseillée car elle peut perturber la structure et la vie du sol.
  • Arbres en pot : L’ajout régulier d’engrais liquide biologique est conseillé.
  • RhizoPlus : Ce produit stimule la croissance des racines des jeunes arbres, leur permettant d’avoir ensuite un meilleur accès aux substances nutritives.

Taille

  • Taille de formation : Les jeunes arbres fruitiers sont souvent taillés en pépinière avant d’être vendus. Si votre arbre fruitier n’a pas été taillé, vous devez le faire en hiver, avant que l’arbre ne commence à bourgeonner.
  • Fruitiers palissés : Nécessitent une taille d’hiver et une taille d’été.
  • Arbres colonnes et nains : Demandent peu de travaux de taille et de soins. Il suffit généralement de les élaguer afin qu’ils n’épaississent pas trop, ce qui les rendrait plus sensibles aux maladies.
  • Groseilliers à grappes : Demandent une taille annuelle pour bien fructifier et rester sains.
  • Gojis : Très vigoureux, peuvent devenir envahissants s’ils ne sont pas taillés régulièrement.
  • Framboisiers : Nécessitent un peu d’entretien pour rester productifs, notamment la taille des tiges mortes.
  • Cognassier : La taille est fortement conseillée.

Protection contre les Maladies et Ravageurs

  • Gel tardif : Le plus grand danger pour la pollinisation. Plus les fleurs sont développées, moins elles supporteront les températures négatives. Si des nuits froides sont à prévoir, il est indispensable de protéger les arbres fruitiers avec de l’intissé. Les arbres affaiblis par l’accumulation d’air froid sont plus fragiles.
  • Pucerons : Surveiller l’apparition des colonies de pucerons lors de la pousse du printemps. Un traitement avec un produit inoffensif pour les auxiliaires peut éviter à l’arbre d’avoir des ennuis. Les pucerons constituent une précieuse source de nourriture pour les insectes prédateurs (coccinelles, chrysopes, guêpes parasitoïdes, perce-oreilles et punaises prédatrices).
  • Maladies fongiques (Monilia, Pseudomonas, Cloque) : Pour les fruits à noyau (abricots notamment), il faut surveiller l’apparition des infections de Monilia ou à Pseudomonas. Les branches touchées doivent être taillées jusqu’au bois sain, de préférence par une journée sèche. Pour les pêches et nectarines, il est important que le feuillage reste sec en hiver pour prévenir la maladie de la cloque.
  • Vers des pommes (carpocapse des pommes et des prunes, tordeuse orientale du pêcher) : Les papillons volent autour des arbres d’avril à septembre et pondent leurs œufs dans les fruits. Les larves éclosent et percent des galeries, rendant les fruits « véreux ». Pour les pommes, les poires et les coings, des applications de Madex sont conseillées. Pour les pêches et les coings, l’application du produit contre la tordeuse orientale du pêcher est essentielle.
  • Drosophiles du cerisier : Récolter dès que les premiers fruits arrivent à maturité.
  • Souris : Les jeunes arbres sont exposés aux grignotages des souris. Le piège TopCat permet de s’en débarrasser.
  • Grillages et protections : Si vous habitez dans une région où vivent de nombreux rongeurs, cerfs ou blaireaux, il est recommandé de protéger vos arbres fruitiers avec un treillis, des lattes en bois de châtaignier ou des manchons de protection autour du tronc.

Récolte et Conservation des Fruits

  • Maturité parfaite : Les fruits qui se mangent frais, tels les abricots, les cerises et les prunes, doivent être goûtés avant la récolte et cueillis de préférence une fois arrivés à maturité parfaite. Éliminer les fruits trop mûrs.
  • Moment de récolte : La période idéale de récolte varie fortement selon les variétés. Si la cueillette est effectuée trop tôt, les fruits ne seront pas bons. Si les fruits sont récoltés trop tard, il sera impossible de les conserver longtemps et il faut les consommer le plus rapidement possible.
  • Conservation : Seuls les fruits intacts seront stockés. Le lieu de stockage idéal offre les conditions suivantes : une température entre 1 et 2 degrés pour les pommes et entre 0 et -1 degrés pour les poires. L’humidité de l’air peut dépasser 90% et l’air doit contenir le moins d’oxygène possible, ce qu’il est possible d’obtenir en créant des conditions sous vide à l’aide d’un sac en plastique.

Favoriser la Biodiversité au Jardin

Les arbres et arbustes fruitiers offrent une floraison au printemps et attirent dès le début de la saison des insectes utiles : bourdons, abeilles, syrphes, guêpes parasitoïdes et coccinelles qui se nourrissent de pollen et de nectar. La vie souterraine attire à son tour de petits mammifères comme les crapauds, les taupes, les hérissons, les souris et les campagnols. Ainsi, en plantant des arbres fruitiers, vous créez un véritable cercle de vie dans votre jardin. Le fait de semer un mélange de fleurs autour de l’arbre fruitier attire également les pollinisateurs.

Insectes pollinisateurs sur des fleurs d'arbres fruitiers

Consommer et Transformer les Fruits

En été, rien de plus satisfaisant que de déguster une framboise encore tiède de soleil, de remplir un panier de groseilles pour une confiture maison, ou de récolter des myrtilles à transformer en tartes ou gâteaux. La richesse aromatique des fruits en fait un incontournable pour les amateurs de petits fruits, qui se dégustent frais mais sont également excellents en gelées, coulis, desserts ou pâtisseries.

Planter un arbre fruitier à racines nues

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