
La tomate, souvent surnommée la « reine des légumes », est une culture incontournable pour la plupart des jardiniers. Cependant, elle est gourmande en eau et exigeante en nutriments. Pour assurer une croissance optimale et des récoltes abondantes, le paillage apparaît comme une pratique indispensable, surtout durant les chauds mois d'été. Cette technique, bien plus qu'un simple cache-misère, offre une multitude de bienfaits pour le sol, la plante et le jardinier.
L'intérêt fondamental du paillage en jardinage
Dans un potager, on s'efforce souvent d'enlever toutes les adventices dont la présence n'est pas souhaitée, ce qui a pour résultat un sol à nu. Le paillage intervient alors comme une occultation totale qui empêche la repousse des adventices. Que le paillage soit minéral ou végétal, il vise à préserver le sol des crevasses consécutives à la sécheresse. Il permet de maintenir l'humidité, en limitant l'évaporation, et limite la germination des plantes adventices. Le paillage offre également un abri apprécié aux insectes auxiliaires.
Protection et amélioration du sol
Le paillage est avant tout une véritable protection pour le sol. Plus ce dernier est bichonné, plus les légumes seront productifs.
- Limitation de l'érosion et du tassement : Sur un sol à nu, la pluie emporte le sol et les nutriments, en particulier sur les terrains pentus. Les grosses pluies peuvent aussi venir tasser le sol lorsqu'il est à nu, formant ce que l'on appelle une croûte de battance, pouvant aller jusqu'à la formation de grosses crevasses. Le paillage limite ces phénomènes.
- Maintien de l'humidité : Le paillage permet de maintenir une humidité aux pieds des tomates qui leur sera indispensable pour leur croissance. L'évaporation est trois fois plus rapide sur un sol nu que sur un sol couvert par du paillage. Sous 20 cm de paillage, si le sol est régulièrement arrosé, il préserve les pieds d'un sol trop sec.
- Régulation thermique : Le paillage intervient comme une couverture thermique pour le sol, le protégeant des variations extrêmes de température. Il régule la température et l'humidité, et permet également de réchauffer le sol durant l'hiver. À l'automne, il retarde le refroidissement du sol, prolongeant ainsi la période de développement des légumes d'une à deux semaines supplémentaires.
- Enrichissement du sol : Le paillage organique, en se dégradant naturellement, amende le sol. Au fur et à mesure des années et de la décomposition, ces paillages se transforment en substrat riche pour les tomates et autres cultures. Ceci est particulièrement important pour les jardiniers qui, par manque de place, n'ont pas le choix de mettre leurs tomates absolument tous les ans au même endroit. Si le sol est régulièrement enrichi avec des apports de matière organique, il ne finira pas par s'épuiser. Par exemple, certains apportent autour de 10 kilos de matière au mètre carré par an, composés de restes de tomates, de déchets de cuisine, de broyats divers, de paille, de feuilles mortes, de foin et de tonte, formant un véritable tas de compost en hiver. En fin de saison, ce tas est étalé et incorporé au sol avant d'être recouvert d'une nouvelle couche de paillage.
- Lutte contre le mildiou : Le paillage lutte indirectement contre le mildiou en évitant les projections de terre sur les feuilles lorsque la pluie ou l'arrosage survient, ce qui limite la dispersion des spores de cette maladie. Cet effet, bien qu'anecdotique, mérite d'être cité.
Avantages pour le jardinier
Le paillage offre de nombreux avantages pratiques pour le jardinier, réduisant la charge de travail et améliorant l'efficacité des cultures.
- Réduction du désherbage : Sous un paillage assez dense, les mauvaises herbes ne peuvent pas germer par manque de lumière. Celles qui parviennent à pousser sont vite freinées dans leur élan. Les bâches et toiles tissées, par exemple, offrent une occultation totale et permettent de se débarrasser quasi toute la saison des corvées de désherbage, un vrai plaisir pour le jardinier.
- Économie d'eau et de temps : En limitant l'évaporation de l'eau, le sol paillé reste humide beaucoup plus longtemps. Les cultures ont donc moins besoin d'être arrosées, même beaucoup moins si l'épaisseur du paillis est conséquente (au moins 5 cm et plutôt 10 dans les régions chaudes). Cela représente une belle économie d'eau et de temps pour le jardinier. Lors des absences ou des vacances, le potager pourra se passer d'arrosage pendant plus longtemps.
- Fertilisation naturelle : Les paillages organiques, en se décomposant, enrichissent le sol en humus, une matière indispensable pour garder un sol vivant et fertile. Cet effet fertilisant est un avantage non négligeable.
La tomate : une culture exigeante qui bénéficie du paillage

La tomate fait partie des solanacées. Elle est exigeante : elle puise de nombreux minéraux pour se développer et nécessite une certaine quantité d'eau pour produire correctement (4 à 6 litres d'eau par m² et par jour). Bien qu'on ait tendance à penser que c'est un légume de plein été qui nécessite chaleur et soleil, la tomate n'apprécie guère lorsque le mercure dépasse les 28/30°C. Le paillage aide à modérer la température du sol et à maintenir une humidité constante, créant ainsi un environnement plus favorable à sa croissance.
Choisir le meilleur paillage pour ses tomates
Il existe une grande diversité de paillis, chacun avec ses particularités, ses avantages et ses inconvénients. Le choix du paillis dépendra des ressources disponibles, du type de sol, du climat et des objectifs du jardinier.

Paillages organiques : un apport nutritif et une protection durable
Les paillages organiques sont particulièrement intéressants car, en plus de leurs propriétés protectrices, ils enrichissent le sol en se décomposant.
- Tonte de gazon : La tonte de gazon offre un apport très intéressant pour les tomates. Riche en azote, elle permet un bon développement aérien, limite l'évaporation et surtout est disponible en quantité et gratuitement. Il faudra prendre garde à ne pas en mettre trop d'un coup, on préconise 5 à 7 cm d'épaisseur maximum, sans quoi l'herbe a tendance à fermenter. Une fois sèche, l'herbe de tonte blondit.
- Paillages carbonés : Ces paillages sont beaucoup plus durables dans le temps. On retrouve par exemple la paille, le broyat de bois, ou, dans une moindre mesure, le foin. Les minéraux et oligo-éléments présents dans ces matières sèches prennent plus de temps à être libérés. Néanmoins, au fur et à mesure des années et de la décomposition, ces paillages se transforment en substrat riche. La paille est un paillis idéal car elle a un bon équilibre carbone/azote, la rendant très nutritive pour la terre. Le broyat de bois frais (BRF) redonne de la vie au sol en se décomposant et est idéal pour les plantes en pot.
- Feuilles mortes : Simples et gratuites, les feuilles mortes, broyées ou non, constituent un excellent paillis. Il faut toutefois éviter les feuilles trop épaisses ou résistantes et proscrire toutes celles présentant des signes de champignons ou de maladie. Il est conseillé une quinzaine de centimètres d'épaisseur environ. Ce paillis protège le sol durant l'hiver.
- Miscanthus (Roseau de Chine ou herbe à éléphant) : Très apprécié des jardiniers, il est léger, résiste aux vents de force moyenne et est facile à utiliser. Il apporte de nombreux nutriments lors de sa décomposition et son excellente absorption de l'humidité lui permet de maintenir longtemps la terre humide. Une épaisseur de 3 cm est préconisée.
- Lin (souvent proposé sous la dénomination de paillage chanvre) : Intéressant pour les tomates, son poids très léger le limite toutefois aux terrains ne subissant pas les assauts du vent. Une épaisseur de 2 cm est parfois suffisante, mais 3 cm semblent préférables.
- Écorces et copeaux de bois : Les paillages d'écorces de pin et de copeaux de bois sont plus résistants que le lin ou le miscanthus et durent ainsi plus longtemps. Faciles à manipuler, ils résistent également bien aux bourrasques de vent. Attention toutefois à contrôler l'origine du bois, qui doit être garanti 100% naturel et si possible bio, et au pH de la matière.
- Orties et consoudes : En plus des purins, elles font d'excellents paillis nutritifs.
- Grands feuilles de plantes : La rhubarbe ou les choux peuvent être utilisées.
- Aiguilles ou écorces de pin : Pour pailler les petits fruitiers rouges qui apprécient les tanins, ou les allées du potager.
- Algues mortes (goémon et varech) : Très utilisées par les maraîchers en Bretagne après avoir été dessalées à la pluie, elles constituent un bon amendement pour le sol de par leur richesse.
- Compost ou fumier : Il est possible de les utiliser comme paillis, par exemple en épandant une couche de 1 à 3 cm de compost mûr sur toute la parcelle avant le début de la saison.
- Paillis achetés : Pour ceux qui n'ont pas de matière organique sous la main et ont de petites surfaces, des paillages comme les paillettes de lin, de chanvre, les coques de fèves de cacao, de coco et les cosses de sarrasin sont disponibles. Il est à noter que certains, comme les coques de coco, peuvent avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres, bien qu'ils soient un déchet de l'industrie alimentaire et seraient importés de toute façon.

Paillages synthétiques et films de paillage : efficacité et durabilité
Les bâches et toiles de paillage, bien que non organiques, offrent des avantages indéniables, notamment en termes de désherbage.
- Bâches et toiles tissées : Elles jouent très bien le rôle d'occultation totale du sol, permettant de se débarrasser quasi toute la saison des corvées de désherbage. Elles sont résistantes au vent et aux UV et peuvent s'adapter à quasiment toutes les situations. Il est toutefois conseillé de les fixer avec des agrafes adaptées pour garantir une bonne tenue dans le temps. En revanche, une fois installées, il est compliqué de venir amender son sol en dessous. Certaines variétés de tomates, comme la ‘Roma’, se comportent très bien avec ce type de paillage, particulièrement lorsqu'elles sont conduites en buisson sans taille, car il devient très compliqué de les désherber une fois qu'elles ont commencé à grandir. Elles peuvent aussi protéger des maladies car l'eau et l'humidité stagnent bien moins sur ces bâches que sur un paillage organique. Cependant, une bâche n'enrichit pas le sol. Il est possible de déposer à l'automne un bon gros paillage (compost, fumier, broyat) et de bâcher par-dessus, puis de planter dans les trous pour bénéficier des avantages de la matière organique.
- Carton ondulé : Composé uniquement de cellulose et d'amidon pour la colle, il peut être utilisé pour désherber une parcelle. Cependant, il faut être vigilant quant à son origine et son traitement potentiel (insecticides, recyclage).
Le "meilleur" paillage : une combinaison intelligente et locale
En réalité, tous les paillis se valent, car ils disposent de particularités intéressantes, de certains avantages, mais également d'inconvénients qu'il est nécessaire de connaître. Le meilleur paillage pour les tomates est une couche de tonte et du broyat (ou autre paillage carboné). Ce que l'on recherche, c'est un paillage qui protège le sol des intempéries, qui conserve l'eau et qui enrichit le sol de nos cultures. La plupart des paillages organiques font le travail pour ces trois critères.
Une approche combinée est souvent la plus efficace :
- Commencez par une couche de tonte de quelques centimètres pour nourrir les plants en seconde partie de saison (et éviter une faim d'azote si vous paillez au printemps avec du broyat ou de la paille).
- Puis, ajoutez une bonne couche de paillage plus carboné pour protéger le sol de l'évaporation. Cela va garder l'humidité et surtout améliorer le taux de matière organique à moyen terme.
En vérité, le meilleur paillage pour vos tomates sera aussi celui que vous avez autour de chez vous. Si vous avez la possibilité de récupérer du foin ou de la paille auprès d'agriculteurs proches de votre potager, vous avez de la chance. La plupart des jardiniers peuvent tout de même bénéficier de tonte, de feuilles mortes et de résidus de taille en quantité, alors utilisez-les ! Encore une fois, c'est selon les contextes et les besoins de chacun.
Quand et comment pailler ses tomates ?
Le bon moment pour pailler
Il ne faut surtout pas pailler trop tôt au printemps pour laisser la terre absorber toute la pluie qui tombe et remplir sa "réserve d'eau". En mars-avril, il ne devrait rester que 2 cm de paillis clairsemé, ce qui permet au sol de se réchauffer. Si la couche est plus épaisse, il est conseillé d'enlever le paillis et de le stocker dans un coin ou sur les allées.
Le paillage doit être mis en place après la transplantation des plants de tomates, généralement en mai. Une fois le pied paillé, la façon d'arroser change aussi.
L'épaisseur du paillage
Pour la tonte de gazon, on ne met pas une grosse épaisseur car sinon l'herbe coupée va fermenter. Donc, on dispose 2 à 3 centimètres de gazon pour qu'elle sèche. Pour les feuilles mortes, une quinzaine de centimètres environ est conseillée. Pour une protection efficace et une bonne rétention d'eau, une épaisseur d'au moins 5 cm, et plutôt 10 cm dans les régions chaudes, est recommandée.
Renouvellement du paillage
Au cours de la saison, le paillis va se décomposer petit à petit jusqu'à être complètement absorbé par le sol. Dès qu'il n'en restera que 3 ou 4 cm, il est conseillé de recharger la couche de paillis. Par contre, en septembre, il est normal que la couche ait bien réduit, mais on ne repaillera pas avant le mois de novembre, afin que le sol puisse bénéficier des pluies d'automne et se recharger en eau.
Arroser ses tomates avec un paillage : techniques et conseils
Comment arroser en permaculture ?
L'arrosage sur sol paillé diffère en réalité assez peu de l'arrosage sur sol non couvert. Bien sûr, l'apport pourra être moins fréquent et moins copieux puisque le paillage, le plus souvent, permet de maintenir de l'humidité au pied plus longtemps, mais les règles et les bons usages resteront les mêmes et dépendront en tout premier lieu des variétés choisies, du climat local, de l'exposition.
L'importance d'un arrosage adapté
Un apport d'eau de qualité dépend en partie d'un matériel d'arrosage adéquat. Le choix se fera en fonction de divers facteurs : superficie concernée, nombre de plantes, type de plantation, exigences spécifiques à chaque variété, stade de croissance, etc.
Les tomates réagissent mal à un arrosage en excès. Les experts en jardinage Haxnicks préconisent d'arroser les tomates au pied, peu souvent mais en profondeur, pour atteindre les racines et éviter de gaspiller de l'eau par évaporation. La clé est d'observer le comportement du sol et des plantes. Si l'on pense bien les arroser, leurs plants peuvent dépérir ou se dessécher rapidement.
Techniques d'arrosage spécifiques au paillage
Pour arroser ses tomates sous un paillage, il faut d'abord gorger le paillage d'eau. Sinon, l'arrosage va juste imbiber le paillage sans même humidifier le sol.
- Goutte-à-goutte sous le paillage : Si vous avez un arrosage automatique, privilégiez un goutte-à-goutte sous le paillage ou bien des goûteurs avec des aiguilles pour arroser directement le pied. Ces petites aiguilles d'irrigation sont très pratiques : on en met une par pied, et il n'y a plus qu'à arroser localement ! Le tuyau goutte à goutte doit être installé en dessous de la toile de paillage, c'est-à-dire avant sa pose afin d'éviter l'évaporation. Il suffit de faire un trou pour la sortie d'eau. Ce système, cumulé à la présence d'un paillis, permet de réaliser de grandes économies d'eau.
- Bouteille enterrée : Pour arroser au tuyau ou à l'arrosoir, vous pouvez mettre une couche plus fine de paillage sur les 10 cm autour du pied de tomate. Ou encore enterrer une bouteille au pied du plant pour arroser directement le sol et non le paillage. Cette technique permet en plus d'arroser plus en profondeur : l'évaporation sera donc moindre et les racines plongeront plus profondément. Les diffuseurs d'eau en terre cuite de type oyas, qui s'enterrent aux pieds des plantations et irriguent lentement les plantes grâce à la porosité de leur matière, sont également très compatibles avec un paillage.
- Arrosage manuel : L'arrosage manuel avec un arrosoir ou un tuyau classique permet une grande précision et un contact au plus près avec la plante. Le paillage ne sera pas dérangé puisque le débit sera réglable. Un engrais liquide mélangé à l'eau d'arrosage sera diffusé au pied de la plante le plus simplement du monde.
- Arrosage par aspersion : Les divers arroseurs (statique, tourniquet, sprinkler ou oscillant) peuvent convenir à des zones paillées, à condition que la puissance du jet soit adaptée. Les tourniquets et les oscillants offrent des jets plus doux qui conviendront bien aux paillis végétaux les plus légers.
Fréquence et quantité d'arrosage
La quantité d'eau et la régularité de l'arrosage vont dépendre de l'épaisseur de votre paillage, de la météo et de la nature du sol. Avec un paillage, les besoins en eau sont réduits. L'arrosage peut être moins fréquent et moins copieux, par exemple, un arrosage tous les deux jours n'est pas nécessaire sur un sol paillé. Si le sol reste humide quelques centimètres dessous le paillage, l'arrosage peut attendre.
Le plus simple est de déclencher au début manuellement en laissant couler de 5 minutes à une demi-heure. En cas de canicule, vous pouvez arroser un quart d'heure tous les jours. N'hésitez pas à contrôler l'humidité en plantant votre doigt dans la terre pour être sûr que votre sol est bien irrigué et que vos légumes ont assez d'eau.
Il est crucial d'éviter d'arroser le haut et les feuilles des plants, pour prévenir la survenue de maladies.
Inconvénients potentiels du paillage
Bien que le paillage offre de nombreux avantages, il présente aussi quelques inconvénients mineurs.
- Réchauffement du sol plus lent au printemps : Si la couche de paillis qui reste sur la terre à la fin de l'hiver est encore un peu épaisse, les rayons du soleil ne pourront pas atteindre le sol et son réchauffement sera légèrement plus long. Cela peut retarder la germination des graines de légumes qui ont besoin d'une certaine température du sol (environ 10 degrés pour la plupart des légumes de printemps). La solution est de semer dans des godets des plants que l'on repiquera ensuite au potager.
- Refuge pour les nuisibles : Les limaces et les campagnols (ou rats taupiers) peuvent trouver refuge dans le paillis et proliférer. Si les limaces deviennent un problème, la solution est de mettre en place le paillis une fois que les feuilles des légumes ont un peu grandi et sont trop coriaces pour elles, et d'accueillir la biodiversité dans votre jardin pour que s'installe un équilibre entre les limaces et leurs prédateurs naturels. Les campagnols sont plus difficiles à éloigner, leur piégeage est possible mais fastidieux. Les petits mulots, qui creusent des galeries, ne s'en prennent pas forcément aux légumes.
- Risque de pourrissement et accélération de la décomposition : L'arrosage aura deux effets sur certains types de paillage comme les déchets de tonte ou le foin ; il augmentera le risque de pourrissement et accélérera la décomposition. Il sera donc nécessaire d'aérer régulièrement les paillis et de procéder à un renouvellement régulier de ces paillages.
