Adapter son jardin, mais également son logement pour préserver son autonomie est une problématique qui touche une bonne partie de la population en France : les seniors, les personnes qui sont touchées de près ou de loin par un handicap, et enfin toutes celles qui sont en situation de mobilité réduite, plus ou moins temporairement. La France, contrairement à certains pays comme les pays scandinaves par exemple, à un peu de retard sur les aménagements pour les personnes à handicap. Bien qu’il soit important que le jardin soit adapté à tous, il peut avoir aussi une fonction thérapeutique et de rééducation motrice. Jardiner permet de maintenir une activité physique. Sans s’en rendre compte, on réalise de nombreux mouvements : transporter l’eau 💧, se déplacer jusqu’au jardin, arracher les plantes… Même les personnes à mobilité réduite, utilisant des outils adaptés, le jardinage leur permet de faire des mouvements qu’ils ne font pas au quotidien. Cette activité permettra aux personnes d’entretenir leurs amplitudes articulaires, leurs muscles et également de prendre soin de leur cœur. En extérieur, le jardinage permet d’être au contact de la nature, de réduire le stress. Jardiner permet également de stimuler ses fonctions cognitives. Il faut faire preuve d’organisation dans son jardin pour associer des plantes qui vont bien ensemble, pour aménager des allées, ou se déplacer. Il faut faire preuve de concentration lors de la plantation ou de la taille🌱. Le jardinage peut également être une activité sociale.

L'accessibilité du jardin : les clés d'un espace inclusif
Pour faciliter l’accès au jardin, mieux vaut privilégier un parcours simple, une ligne droite par exemple. Il convient de ne pas mettre de graviers sur les allées ou alors très fins et plats, sur un agrégat damé. Mais pour que les allées soient réellement adaptées aux personnes à mobilité réduite, il vaut mieux qu’elles soient réalisées en pavés autobloquants ou en enrobé bitumineux. Les pierres naturelles et lisses ne conviennent pas et peuvent être très dangereuses. Les personnes à mobilité réduite (PMR) possèdent moins d’agilité pour planter, désherber, atteindre les plantes au sol. Des jardinières surélevées sont créées pour adapter le jardinage. Grâce à ces tables potagères sur pieds, disponibles en vente sur internet, les personnes à mobilité réduite, qu’elles soient sur fauteuil ou non pourront continuer de jardiner. Vous pouvez vous-même construire et surélever les bacs pour cultiver fleurs et légumes, si vous n’en achetez pas directement dans le commerce et que vous vous sentez l’âme d’un bricoleur. Peu onéreuses et très solides, vous pouvez acheter des planches de coffrage, chez un fournisseur de matériel de maçonnerie. Les planches doivent être posées et fixées à des pieds, dont un des embouts doit être un piquet rattaché au sol. Il convient d’acheter des fixations en acier de bonne qualité et galvanisées (ce qui évite la corrosion). Le bois doit venir si possible de forêts qui fonctionnent de manière durable, l’acacia ou le châtaignier sont idéaux pour réaliser les piquets. Selon le handicap présenté, vous pourrez adapter la hauteur des bacs. N’oubliez pas, le système de goutte-à-goutte pour les bacs sur pieds, afin qu’ils ne sèchent pas facilement.
Les jardins thérapeutiques, lieux de contemplation et d’échanges, sont aujourd’hui reconnus et considérés comme des outils efficaces d’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs. Le jardin thérapeutique de L’Arche en Anjou bénéficiera aux 16 personnes avec handicap de l‘Accueil de Jour mais aussi à tous les membres de l’association ainsi qu’à des visiteurs extérieurs (ex : accueil de l’EPHAD de Nueil sur Layon). Il sera aménagé en différents espaces : espace de repos et rencontre sur un banc ombragé, espace de stimulation sensorielle autour de plantes aromatiques, dédié à la cueillette et au contact avec la terre, espace dédié à la décharge émotionnelle (herbes à arracher), espace de plantation de graines pour observer la vie qui grandit et développer la confiance en soi. Les espaces seront bien délimités par des bancs, des grandes jardinières en bois et des arches pour l’entrée et la sortie de manière à offrir un espace très sécurisant. Les essences ont été choisies pour leur intérêt gustatif afin d’être partagées (tisanes proposées aux foyers, offertes aux amis en cadeaux d’anniversaire…) et de valoriser ainsi le travail des personnes handicapées.
Il faut privilégier des allées suffisamment larges pour permettre le passage des fauteuils roulants, avec des surfaces planes et antidérapantes. Les éléments interactifs, tels que les plantes à toucher ou les fontaines d’eau, doivent être à hauteur accessible. Pour les personnes avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA), le jardin sensoriel doit avant tout être un lieu de calme et de sécurité. La création de zones de retrait, à l’abri du bruit ou des stimulations excessives, est essentielle pour éviter la surcharge sensorielle. Les éléments tactiles comme des feuilles de différentes textures ou des fontaines douces permettent aux personnes autistes de s’engager de manière apaisante avec leur environnement. Les personnes atteintes de trisomie 21 bénéficient souvent d’activités qui renforcent leur éveil cognitif et sensoriel. Le jardin sensoriel peut ici jouer un rôle clé en offrant des activités interactives simples mais stimulantes. Des parcours de découvertes où chaque espace est dédié à un sens particulier - toucher des feuilles douces, entendre le bruissement du vent dans les bambous ou humer les fleurs - peuvent aussi renforcer les capacités d’attention et de concentration. Pour les personnes ayant des handicaps cognitifs ou sensoriels (par exemple, une déficience visuelle ou auditive), il faut adapter le jardin de manière plus précise. Pour les déficients visuels, privilégiez des contrastes forts entre les couleurs des plantes et des matériaux pour permettre une meilleure identification des éléments du jardin. L’ajout d’éléments auditifs, comme des carillons ou des petites cascades, permet aux personnes avec une déficience visuelle de s’orienter et de se repérer dans l’espace.

Des outils pour jardiner sans effort et en toute sécurité
De nombreux outils sont trop lourds et peuvent faire mal à force de les utiliser. Il faut penser à les tester, qu’ils soient grands ou petits et investir dans des matériaux de qualité. Par exemple, s’il tranche correctement, vous n’aurez pas besoin de forcer et vos bras et poignets seront soulagés. De nombreuses entreprises créent des outils adaptés aux seniors. L’idéal pour un potager, c’est de pouvoir installer un système d’arrosage automatique ou au compte-goutte. Cette installation sera plus pratique que de transporter des arrosoirs remplis et lourds. Si vous n’avez pas la possibilité, le tuyau d’arrosage peut être une excellente alternative. Il est important que la personne ait tout son matériel pour jardiner près de son espace de jardinage. Avoir un tablier, ou un panier où l’on insère les outils de jardinage, afin de les avoir toujours à proximité.
Quels sont les outils les mieux adaptés si la mobilité est limitée ? Certains outils sont plus pratiques : poignées épaisses, longue portée, arrosoirs légers. Les fabricants proposent divers modèles ayant tenu compte de limites physiques différentes. Comment organiser un jardin compatible avec un fauteuil roulant ? Prévoir des accès sans marche, des chemins d’au moins 90 cm, et positionner les jardinières à hauteur d’assise sont des points utiles. Une attention doit aussi être portée aux outils, rangements et sources d’eau accessibles.
Le "handi-jardinage" est l’art et l’artisanat du jardinier qui a des compétences de menuisier. En d’autres termes, c’est un service de jardinage adapté aux personnes souffrant de handicap. Julien Jardinier Bio a créé des jardinets en hauteur grâce à des jardinières en bois noble solidement conçues et durables (voir nos catalogues sur le site Julien Jardinier Bio). Cela fait plus de 10 ans que Julien Goy et son entreprise JJBIO s’intéressent et contribuent au Handi-jardinage. La presse à travers de la Dépêche du Midi et le Journal du jardin en témoignent avec deux articles de 2011 et 2012. Julien a partagé le handicap et la souffrance pendant de nombreuses années avant de pouvoir réaliser son rêve ; devenir Jardinier. Avec le temps, c’est devenu une activité à part entière qui apporte le bonheur du jardinage aux personnes handicapées. Ces premiers travaux ont été de créer : « un jardin pour tous » grâce à ces jardinières PMR. Elles ont été conçues par notre ami Christian menuisier ébéniste. En outre, son expertise dans le maraichage bio de plein champ lui a permis d’accompagner ces clients en conseils afin qu’ils réussissent leurs cultures. Ainsi, Julien apporte le plaisir de jardiner aux personnes en situation de handicap. Dépassant les problèmes d’accessibilité, cette démarche permet aux personnes en situation de handicap de profiter pleinement des joies du jardinage. Grâce à la création d’espaces aménagés et d’équipements adaptés, les personnes handicapées peuvent désormais planter, cultiver et apprécier le fruit de leur travail de jardinier. Chacun peut aisément s’adonner à cette activité. Pourquoi Poly accès ? Parce que c’est la particularité des jardinières PMR JJBIO. En effet, les personnes en fauteuil électrique et manuel accèdent sans aucune gêne à leur jardin surélevé. De surcroît, les usagers jardinent à la bonne hauteur sans fatigue au niveau des bras, leurs jambes s’engagent sous la jardinière. De plus, des options permettent le jardinage pour les personnes non-voyantes et malvoyantes, avec un quadrillage bois à poser sur le substrat qui divise la surface en 9 compartiments. Prévues pour la culture de légumes, de fruits et d’aromates, les jardinières surélevées peuvent contenir jusqu’à 300 L de terre en toute sécurité. De plus, elles permettent à quatre jardiniers ; deux en fauteuils et deux debout de jardiner simultanément. Un article précédent de notre blog présente tous les détails techniques de nos jardinières PMR pour personnes à mobilité réduite. Dans toute la France, nos jardinières surélevées PMR sont reconnues comme un formidable outil thérapeutique auprès des Organismes sociaux et de santé, Délégations de l’APF, EHPAD, Régie de quartiers, Maisons d’accueil spécialisées, Jardins familiaux et partagés.

Le jardin thérapeutique et l'hortithérapie : cultiver le corps et l'esprit
Le jardin thérapeutique, appelé également jardin de soins ou jardin sensoriel, est aménagé pour nous apporter les bienfaits de la nature. Ces jardins des cinq sens sont appréciés pour leurs bienfaits comme la stimulation sensorielle (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût), l’augmentation ou le maintien de la mémorisation (cas d’Alzheimer ou maladies apparentées). Adaptables à toutes les situations, ils répondent aux divers besoins physiques et déambulatoires. Ils trouvent leur raison d’être en apportant leurs bienfaits sociaux, psychiques et psychologiques aux patients, résidents, enfants autistes… Ils sont notamment utilisés dans le cadre des traitements non-médicamenteux. Au cœur du projet thérapeutique, ces jardins constituent un espace d’animation, mais également un support à l’hortithérapie.
Dédiés aux établissements médico-sociaux, ils sont notamment installés dans les hôpitaux, centres d’accueil pour personnes handicapées, établissements d’accueil pour personnes âgées tels que maisons de retraite, EHPAD, unités d’Alzheimer, accueils de jour… Verdurable propose une large gamme de dispositifs pour structurer un espace d’activités dédié au jardinage. Ainsi, potagers ou bassins sur pied, des plantes, de la décoration, les jardiniers amateurs peuvent rester ainsi reliés toute l’année aux rythmes de la nature et prendre soin de leur corps et de leur esprit.
Un jardin thérapeutique Verdurable : 3 caractéristiques clés
1 - Accessibilité : Accès en fauteuil roulant : si une personne n’a pas ou plus de possibilité d’aller vers la nature en raison de son âge ou de son handicap, Verdurable lui met la nature à portée de main. De plus, l’ergonomie des outils et accessoires adaptés favorise et assure la participation de jardinage. Pénibilité : Solution ergonomique. Ce jardin surélevé, plus précisément jardin en hauteur réglable, est accessible aux personnes en fauteuil roulant. Sécurisés et adaptés, les outils offrent une prise en main confortable et sure.
2 - Organisation flexible des ateliers de jardinage : Quelle que soit la saison, on peut jardiner en intérieur ou extérieur.
Initiation à l'Hortitherapie (formation)
Jardins thérapeutiques : des espaces dédiés au bien-être et à la réhabilitation
FAQ sur le jardin thérapeutique
Dans quels types de structures installer un jardin thérapeutique ?Un jardin thérapeutique peut être installé dans différents établissements médico-sociaux, comme les EHPAD, les hôpitaux, les centres de rééducation, les IME ou les FAM. Ces jardins aident à améliorer le bien-être, à favoriser la détente et la réhabilitation des usagers, tout en renforçant le lien social et l’autonomie.
Quelles activités peut-on associer à un jardin thérapeutique ?Un jardin thérapeutique propose des activités comme le jardinage, la plantation ou la récolte. Il permet aussi d’organiser des ateliers créatifs et sensoriels, favorisant la détente, la stimulation cognitive, la socialisation et la participation active des usagers, tous âges confondus.
Faut-il une surface minimale pour créer un jardin thérapeutique ?Non, une grande surface n’est pas indispensable. Une petite oasis peut être plus pratique et facile à aménager, surtout en milieu urbain. L’essentiel repose sur la commodité : accessibilité, organisation flexible et maintenance simplifiée pour un usage fonctionnel.
Le jardinage est-il primordial dans un jardin thérapeutique ?Oui, car le jardinage stimule la mobilité, les sens et la concentration, offrant des bienfaits physiques et mentaux. Plus qu’un simple aménagement esthétique, il privilégie l’interaction avec la nature, favorisant convivialité, partage et contact. La participation active soutient santé et liens sociaux, même en cas de contraintes.
Qui s'occupe de l'entretien du jardin thérapeutique ?L’entretien du jardin thérapeutique se fait souvent avec la participation des patients ou des résidents, favorisant leur engagement et autonomie. Ils peuvent être accompagnés par le personnel soignant, les animateurs ou des bénévoles. Selon leurs capacités et envies, ils peuvent parfois gérer le jardin de manière autonome.
Que fait-on en hiver avec un jardin thérapeutique ?En hiver, si les bacs sont sur roulettes, ils peuvent facilement être déplacés à l’intérieur. Cela permet de poursuivre les activités de jardinage tout en embellissant l’espace intérieur. De plus, il devient possible de cultiver des plantes aromatiques ou fleuries qui s’adaptent à l’environnement intérieur pendant la saison froide.
« Le jardin thérapeutique n'est pas seulement un espace bien aménagé, mais il est surtout un support de soins thérapeutiques non médicamenteux, pour un objectif précis : travailler la mémoire, améliorer la double tâche (activité physique et activité cérébrale), valoriser l'échange social, etc. »Mme Claudine De Gubernatis, Cadre de rééducation, Hôpital Bretonneau de Paris (AP-HP)
« Le jardinage est un facteur de projection sur l'avenir, un facteur d'activités et un vecteur de sensations. L’Arche en Anjou se lance dans la création d’un jardin thérapeutique afin d’apporter un mieux-être aux personnes en situation de handicap mental grâce aux plantes, par le jardinage et la stimulation sensorielle. »
Le jardinage pensé avec soin peut permettre à des personnes ayant un handicap de s’investir dans une activité valorisante. Grâce à des aménagements techniques simples, mais adaptés, à un cadre relationnel soutenant, et à des espaces partagés, il est envisageable de conserver ou de retrouver le plaisir du contact avec la terre.
💡 Le saviez vous ? Vous pouvez régler les interventions de nos Jardiniers Professionnels 🌿 avec les Tickets CESU préfinancés. Ils s’adressent aux salariés handicapés et leur facilitent l’accès aux services à la personne en dehors de leurs heures de travail et à leur domicile. Ils représentent un avantage financier pour le salarié qui y souscrit. L’entreprise peut financer les tickets CESU jusqu’à 100%, et permettent de réduire leur contribution obligatoire auprès de l’URSSAF.📌 N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’informations sur le crédit d’impôt et les tickets CESU ! Nous pouvons également vous mettre en contact avec nos Jardiniers Professionnels près de chez vous.
Soutien financier et accompagnement
Existe-t-il un appui financier pour adapter mon jardin ? Des dispositifs comme le crédit d’impôt pour travaux peuvent être mobilisés selon les conditions fixées par l’administration. Il convient de consulter les conseils fournis par l’administration fiscale à ce sujet. Où peut-on découvrir les techniques adaptées au jardinage avec handicap ? Des structures locales comme les centres de soins, les réseaux d’aidants ou certains prestataires spécialisés proposent de participer à des rencontres ou cours axés sur les techniques de jardinage utilisables par tous.
« Après mon accident, je pensais devoir renoncer au jardinage. Mais grâce à une table potagère surélevée et à des outils ergonomiques, j’ai pu retrouver le plaisir de cultiver mes aromates préférés. Le soutien de mon ergothérapeute et des ateliers en groupe m’a beaucoup aidé à reprendre confiance. Aujourd’hui, le jardinage est devenu une activité régulière, bénéfique à mon équilibre personnel. » Ce soutien peut également inclure un accompagnement psychologique. Le jardin permet à certains de retrouver un sentiment d’implication dans le quotidien, une occasion d’agir et de pratiquer une activité valorisante. Les accompagnants, qu’ils soient proches ou professionnels, ont une place importante dans ce processus. Un jardin pensé pour être inclusif n’est pas incompatible avec un cadre agréable. Il est possible d’intégrer différentes espèces végétales qui stimulent les sens, comme la lavande ou la menthe pour l’odorat, mais aussi des feuillages au toucher distinct. Certains espaces à usage thérapeutique montrent que ces choix peuvent se conjuguer avec une ambiance calme et relaxante. Des éléments comme une petite fontaine, un bac à sable, ou encore un nichoir enrichissent le cadre de vie offert par le jardin. Ces jardins sont parfois intégrés à des projets associatifs ou municipaux. Dans ce cadre, ils favorisent les échanges entre les participants, avec ou sans handicap. Plusieurs collectivités ont développé ce type de structure au sein d’établissements comme les EHPAD, les centres d’hébergement ou les écoles. Participer à ces démarches à l’échelle de la commune peut également donner accès à des appuis pratiques - qu’il s’agisse d’emprunter du matériel, d’obtenir un transport ou une aide ponctuelle pour l’installation.