Bordighera : L'Écrin Horticole et Son Histoire sur la Riviera Italienne

Panorama de Bordighera avec palmiers

Bordighera, joyau de la Riviera italienne, est une station touristique nichée à une dizaine de kilomètres de la Côte d'Azur française et de la Principauté de Monaco. Qualifiée de « Ville des Palmiers » (Citta delle Palme), elle doit cette appellation à sa palmeraie historique, dont l'existence remonte à la fin du Moyen Âge. Cette palmeraie, située à 43° 47′ de latitude, est la plus septentrionale des palmeraies de dattiers (Phoenix dactylifera), le palmier des oasis du sud de la Méditerranée. Le site a compté jusqu’à 15 000 spécimens de ces palmiers, conférant à Bordighera une valeur paysagère et culturelle inestimable.

Les Origines Légendaires et Historiques de la Palmeraie

La légende raconte que Saint Ampelio, le patron de la ville, aurait apporté d’Égypte des noyaux de dattes d’où naquirent les premiers palmiers de Bordighera. Cet anachorète et forgeron, aussi connu sous le nom de sant’Ampelio, aurait introduit les palmiers au IVe siècle dans la région. Bien que la biographie du moine égyptien Saint Ampèle exclue son éventuelle présence à Bordighera, l’existence d’un important monastère qui lui est dédié est par contre bien attestée à cette époque par les sources historiques. Il n’est pas exclu, par ailleurs, que l’introduction de ces palmiers remonte à une période plus ancienne, par exemple lors de la présence phénicienne dans la région. La plante pourrait enfin être autochtone.

L'origine de la palmeraie historique de Bordighera remonte vraisemblablement au Moyen Âge, à l’époque de la construction du village. Au cours des siècles suivants, la palmiculture a revêtu une importance économique réelle, représentant une activité significative pour nombre de familles de la région. À partir de cette période, la palmeraie est constamment régénérée par la plantation de graines en provenance de la rive sud de la Méditerranée, voire aussi de la palmeraie espagnole d’Elche, ainsi que des palmiers présents sur le site. Si les fruits du palmier-dattier ne mûrissent pas à cette latitude, ils donnent en effet des graines fertiles. La combinaison de ces diverses formes de multiplication a produit une agro-biodiversité originale.

Jusqu'aux années d'après-guerre, la palmeraie de Bordighera produisait des quantités importantes de feuilles de palmiers destinées aux fêtes religieuses juives et chrétiennes, à destination de l’ensemble de l’Europe. Elles servaient notamment à tresser les « parmureli », des ornements blancs portés en procession le dimanche des Rameaux, une tradition qui se perpétue à Bordighera Alta. Une importante production d’agrumes existait aussi dans la palmeraie, dont Claude Monet a rendu compte dans plusieurs tableaux.

L'Âge d'Or de Bordighera et l'Influence Britannique

L’âge d’or de la ville fut incontestablement le XIXe siècle, avec la construction de la ville basse et l’arrivée des Anglais. L’intérêt des Britanniques pour Bordighera aurait commencé après la diffusion du roman de Giovanni Ruffini, Il Dottore Antonio, publié en 1855 à Édimbourg. La station touristique de Bordighera est devenue un refuge privilégié de l’aristocratie européenne, attirée par son climat exceptionnel et sa beauté naturelle.

Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, la palmeraie comptait encore entre 10 000 et 15 000 palmiers. Elle s’étendait alors sur tout le territoire de la commune ainsi que dans les localités voisines, jusqu’à Sanremo. Sous l’impulsion du tourisme naissant, la célébrité internationale de la Riviera sera en grande partie liée à l’image de ses plantes exotiques, et plus particulièrement aux palmiers de la palmeraie historique de Bordighera.

Anciennes cartes postales de Bordighera avec palmiers

Une renommée à laquelle ont contribué de manière déterminante les descriptions romantiques d’écrivains, de poètes et de voyageurs, les œuvres raffinées de peintres et de graveurs, et le travail précieux des photographes. Ces derniers ont plus particulièrement alimenté cette image, en Italie et dans le monde, par la diffusion massive de cartes postales proposant de belles vues de jardins luxuriants et des images suggestives de palmiers en bord de mer. Dans le même temps, une riche imagerie orientalisante se répandait avec l’apparition de nouvelles destinations touristiques méditerranéennes.

Bordighera et l'Invention de la Côte d'Azur

La célébrité internationale de la Côte d’Azur, la French & Italian Riviera des touristes, est en grande partie liée, au tournant des XIXe et XXe siècles, à l’image de ses plantes exotiques et plus particulièrement aux palmiers de Bordighera. Les paysages de la palmeraie de Bordighera ont plus particulièrement été immortalisés par le maître de l’impressionnisme Claude Monet.

L'architecte français Charles Garnier comparait Bordighera à la Palestine, tandis que Charles Dickens fut émerveillé par la beauté de ses palmiers. Claude Monet, séduit par la lumière et les paysages, y peignit des dizaines de toiles. Le 18 janvier 1884, Claude Monet arrive à Bordighera et écrit à son marchand parisien Durand-Ruel, depuis la chambre qu’il a louée à la Pension Anglaise : « Tout est admirable, et chaque jour la campagne est plus belle, et je suis envoûté par le village. Tout ici est beauté et le temps est superbe. » Il est frappé par les couleurs, la mer, le ciel, les palmiers qui s’élancent et que Monet n’avait jamais vus dans le Paris gris et la Bretagne mélancolique.

Peinture de Claude Monet à Bordighera

Les Jardins Remarquables de Bordighera

La palmeraie historique occupait l’ensemble du vallon du Sasso, un torrent méditerranéen qui demeure de nos jours relativement préservé de l’urbanisation et offre une intéressante biodiversité. Cinq jardins de palmiers existent encore sur le site : le Parc Winter, les Villas Garnier et Mariani, ainsi que les Jardins Brin et Phoenix. Le sentier du Beodo, qui domine la mer et suit le tracé de l’ancien canal qui alimentait en eau le village et les plantations de palmiers, permet d'accéder à l'ensemble de ces sites.

Le Jardin Expérimental Phoenix

Le jardin Phoenix, qui remonte au XVIe siècle, est le dernier jardin traditionnel de palmiers dattiers de la palmeraie historique de Bordighera. Il décline toutes les nuances de verts, suite à l’introduction sous le couvert des palmiers de deux étages de végétation, arbustif et herbacé, inspirée du modèle des oasis. L’accès au Jardin Phoenix se fait par le sentier du Beodo, l’ancien canal d’irrigation qui alimentait la palmeraie et ses innombrables bassins.

Jardin Expérimental Phoenix

La Villa Mariani et le Jardin Moreno

Le jardin Mariani est un jardin méditerranéen, dernière relique du plus ancien jardin exotique de la Riviera, le Jardin Moreno, qui occupait 80 hectares. Ses palmiers nains et ses oliviers centenaires lui donnent une tonalité vert de gris omniprésente. La Villa conserve en l’état l’atelier de l’artiste Pompeo Mariani, un peintre impressionniste neveu du célèbre peintre juif italien Mosè Bianchi. Cet atelier est l’un des rares ateliers d’artistes remontant à cette époque, le plus grand après celui de Delacroix à Paris. Il renferme 1500 objets, dont des collections d’art, tapis, porcelaine, des armes anciennes, etc. Le jardin occupe un hectare de terrain situé au-dessus de la vieille ville. On peut y voir des espèces très anciennes d’orangers, mandariniers et citronniers, ainsi que de nombreuses plantes qui remontent à l’époque de sa création, dont des variétés rares de rosiers et de plantes à bulbes. Claude Monet a peint ici trois tableaux dont on peut voir des copies : Jardin à Bordighera, Impressions du matin (1884), Vues de Vintimille (1884) et Étude de plantes d’olivier (1884).

Le Jardin/Musée Irene Brin

Le jardin Brin, qui conjugue les tonalités de vert de ses palmiers avec le marbre blanc de son parc de sculptures, est l’un des rares exemples de land art existant dans la région. Il est situé dans le hameau médiéval pittoresque de Sasso, bastion de pierre dans des tons ocres, accroché à une crête étroite qui surplombe la vallée et la palmeraie historique. Ce jardin rassemble environ 150 palmiers des Canaries, originellement destinés à la production de feuilles à usage ornemental. Il a fait récemment l’objet d’une intervention paysagère extrêmement intéressante, due à Maria Dompé, ponctuée de diverses œuvres d’art. La visite commence par l’antique oliveraie et l’ancienne roseraie familiale. Elle se poursuit au travers de la pépinière originelle de palmiers. Dans sa dernière partie, le terrain a été remodelé et les palmiers intégrés dans une pelouse dont le vert correspond à la couleur de leurs feuilles. Le Jardin Brin abrite aussi un musée de la mode dédié à la mémoire de Maria Vittoria Rossi, dite Irene Brin.

La Villa Garnier et son Jardin d’Acclimatation

Le jardin de la Villa Garnier se trouve dans la partie basse du vallon. Riche en espèces de palmiers et de plantes exotiques, il est dominé par le bleu intense de la mer et la blancheur immaculée de la Villa du célèbre architecte et de sa tour panoramique. Au fil des saisons, les floraisons ininterrompues déclinent une symphonie permanente de couleurs. C’est au XIXe siècle, après la construction de l’Opéra de Paris, que Charles Garnier découvre Bordighera où il s’installe. Il choisit un terrain en dehors des murs de la haute-ville, descendant vers la mer et la plage des pêcheurs, pour y construire sa résidence. On remarquera notamment les collections de succulentes et le palmetum, ainsi qu’un exemplaire spectaculaire de dragonnier ou encore divers éléments d’architecture, dont une colonne du Palais des Tuileries et des fresques. On notera plus particulièrement les pavements en mosaïques de galets, inspirés de la tradition locale et que Garnier a aussi employés dans les sentiers des astronomes de l’Observatoire Astronomique de Nice.

Le Jardin Winter et son Palmetum

L’intérêt historique exceptionnel du site de la palmeraie de Bordighera doit beaucoup au paysagiste allemand Ludwig Winter. L’image de la Côte d’Azur aussi, laquelle lui est redevable en grande partie du succès de son arbre emblématique, le palmier. Winter s’était installé à la fin du XIXe siècle dans la partie littorale de la palmeraie médiévale. Il participa activement à sa conservation et à son développement, en cherchant notamment à dynamiser et diversifier son activité. Winter avait ainsi créé ici une immense pépinière à vocation commerciale européenne, tournée vers l’exportation (du plant en pot à l’invention d’un artisanat profane inspiré de la tradition religieuse des palmes tressées), vers l’acclimatation et l’introduction de nouvelles espèces, et aussi vers l’accueil du touriste. Le Palm-Garten de Ludwig Winter occupe toujours l’embouchure du vallon. Il aurait compté jusqu’à 3000 palmiers (sous réserve), dont les descendants composent encore un paysage exotique spectaculaire. De nos jours, le domaine est désormais privatisé pour l’essentiel et les palmiers sont âgés et ne font pas l’objet d’une politique de régénération.

Le Jardin Exotique Pallanca : Un Monument Naturaliste

VISITE DU SPECTACULAIRE JARDIN EXOTIQUE DE LA ROQUE GAGEAC EN DORDOGNE AVEC DES SURPRISES VÉGÉTALES

Le Giardino Esotico Pallanca est une merveille de Bordighera, un jardin botanique riche en plantes succulentes et cactacées. Considérée comme la plus importante d’Italie et l’une des plus significatives d’Europe, cette collection reflète la passion et la dévotion de la famille Pallanca pour la botanique. Son histoire accompagne les événements de la famille Pallanca depuis la fin du XIXe siècle. Tout a commencé en 1861 lorsque Giacomo Pallanca a abandonné la culture des olives à Airole, dans la vallée de la Roya, pour rejoindre le travail du célèbre architecte paysagiste Ludwig Winter. Aux côtés du botaniste allemand, Giacomo a eu l’occasion d’admirer la création de merveilleux parcs en Ligurie et sur la Côte d’Azur toute proche, dont les extraordinaires jardins Hanbury à Vintimille.

En 1910, le fils de Giacomo, Bartolomeo, fonda l’« Établissement horticole floral Bartolomeo Pallanca » spécialisé dans la production de cactus et de succulentes. Parallèlement à l’activité commerciale, Bartolomeo s’est consacré à la collecte des espèces et des spécimens les plus rares, les acclimatant dans la douce crique de Montenero à Bordighera. En 1989, la famille Pallanca décide d’agrandir, d’organiser et de structurer le jardin pour l’ouvrir au public.

Aujourd’hui, le jardin exotique Pallanca représente une extraordinaire collection de cactacées et de plantes succulentes, un véritable musée en plein air. Au sein d’une propriété extraordinaire, plus de 10 000 mètres carrés surplombant la mer et constamment baignés par le soleil, plus de 3 200 variétés et plus de 30 000 spécimens de plantes merveilleuses sont collectés. Ce patrimoine botanique est divisé en zones thématiques et zones d’origine, offrant un paysage enchanteur et unique. Le joyau de ce jardin est sans doute une Copiapoa, une plante originaire du Chili qui pousse sur les pentes des Andes et qui a atteint l’âge remarquable de trois cents ans.

Le jardin, qui s'étend sur 10 000 m², serpente à travers les rochers de grès, les dernières pentes du Monte Nero qui domine Bordighera. Escaliers et terrasses ont été creusés dans la pierre ocre, donnant à la collection des allures de rocaille, alternant des espaces ombragés, des serres de cultures des massifs plus ou moins denses de plantes succulentes diverses, le tout avec une vue imprenable sur la mer et la baie. On y retrouve des spécimens particulièrement imposants et ramenés pendant des décennies par les quatre générations de jardiniers qui se sont succédé dans ce lieu magique. Citons par exemple un copiapoa du Chili vieux de plus de 300 ans, sans oublier bien sûr les yuccas et les agaves aux feuilles acérées, les figuiers de Barbarie en forme de raquettes, les saguaros géants en forme de cierge, les aloès aux délicates fleurs orangées, les aeonium avec leurs rosettes de feuilles charnues ou encore les pachypodium aux troncs épineux. Hormis les plantes succulentes, d'autres essences prospèrent ici dont plusieurs espèces de palmiers, des bougainvillées, des oiseaux de paradis et autres philodendrons qui grimpent le long des murs.

Bordighera : Un Climat Idéal pour l'Horticulture Exotique

Plantes exotiques prospérant à Bordighera

Grâce à un climat incroyablement doux avec des étés relativement tempérés et des hivers juste frais, cette région - à l'instar de la Côte d'Azur - offre des jardins exotiques incroyables sous une telle latitude. On y découvre ainsi des essences rares originaires d'Australie, du Brésil, d'Afrique du Sud ou du Mexique qui prospèrent dans ces jardins d'exception. La palmeraie de Bordighera abrite par ailleurs, comme toutes les oasis, diverses cultures étagées en terrasses sous le couvert des palmiers, lesquelles ont évolué au cours des siècles. Il s’agit pour l’essentiel d’agrumes, de plantes vertes ornementales, de fleurs et de jardins potagers. Malgré l’abandon de plus en plus marqué de ces cultures, le paysage actuel reste d’une grande authenticité.

Le sentier du Beodo se poursuit tout au long du vallon du Sasso, l’un des rares vallons méditerranéens authentiques subsistant sur le littoral azuréen. Il permet d’atteindre le hameau de Sasso en suivant le lit de la rivière, au travers de paysages typiques de la région, composés de cultures de plantes destinées à l’industrie de la fleur. Les principales espèces sont le ruscus, l’eucalyptus, le pittosporum, le palmier méditerranéen chamaerops, le genêt blanc et le mimosa. Ces cultures sont conduites soit en serres, soit en extérieur. Ces paysages ont été plus particulièrement illustrés par les aquarelles d’Hermann Nestel et les peintures de Claude Monet.

Patrimoine Culturel et Touristique

Bordighera, avec ses villas historiques et ses musées, offre un voyage culturel riche et varié. Que vous soyez passionné d’histoire, d’art ou de nature, cette ville saura vous enchanter par ses trésors cachés et son atmosphère unique.

Le Village Historique de Bordighera Alta

Le village historique de Bordighera Alta est l’un des mieux conservés de la région, offrant un intérêt paysager fort. La promenade le long du Lungomare Argentina, la plus longue promenade piétonnière de la Riviera avec ses 2 300 m, est une régénérescence à elle seule, avec une brise légère au goût salé, des bancs face à la mer et de nombreux restaurants à l'ombre des araucarias.

Villa Regina Margherita

Ancienne résidence d’été de la reine Margherita de Savoie, cette villa illustre parfaitement l’harmonie entre l’art et la nature. En 1879, la reine Marguerite fit son premier voyage à Bordighera. Après avoir séjourné quelques années à la Villa Etelinda, elle décida en 1914 de faire construire une nouvelle résidence de style néo-baroque, au cœur d’un majestueux parc, qui devint sa demeure officielle pendant la saison hivernale. À l’intérieur de ces pièces, on respire encore l’air du temps : il suffit de fermer les yeux pour percevoir la musique des réceptions, les conversations animées des invités et le froissement des robes élégantes.

Le Musée Clarence Bicknell

Le Musée Clarence Bicknell offre un regard fascinant sur l’histoire locale et la passion de Bicknell pour la botanique et l’archéologie. Fondé par Clarence Bicknell en 1888, ce musée demeure depuis lors un oasis de contemplation, un lieu d’étude et de rencontres culturelles. Il abrite de nombreuses collections rassemblées par ce chercheur anglais éclectique, ainsi qu’une vaste bibliothèque. Les deux majestueux ficus géants qui se dressent à l’extérieur ajoutent à son charme. Ils font partie d’un jardin luxuriant qui enveloppe ce coin de retraite et de sérénité.

Autres Sites d'Intérêt

L'embouchure du vallon du Sasso et le patrimoine historique de la palmeraie sont aujourd'hui extrêmement dégradés, mais certains points d'intérêt subsistent. La tour de Monet, bien que manquant de mise en valeur paysagère, présente un fort intérêt touristique et patrimonial, avec un circuit de visite des paysages peints par Monet à Bordighera récemment mis en place. Le cimetière historique, avec ses tombes centenaires entourées d’une forêt de vieux cyprès spectaculaires, témoigne de l'importance de la colonie étrangère de Bordighera, l'une des plus importantes de la Côte d’Azur. Le Jardin Cammi, bien que ses œuvres aient quasiment disparu du site, est associé à l'un des représentants italiens de l'art brut. La Plage de l’Arziglia, une plage de sable rare dans la région, a été souvent représentée par les voyageurs. La Pépinière Allavena a malheureusement été grandement dénaturée par des constructions d’immeubles.

Les différentes espèces de palmiers présents à Bordighera n’ont jamais fait l’objet d’un recensement précis. Cependant, la ville aux 50 000 oliviers et aux 20 000 palmiers n’est plus mais l’empreinte de l’époque où les Britanniques étaient entichés de la ville, son élégance majestueuse et son raffinement, sa distinction, sa simplicité et sa joie de vivre, ses bons petits plats et la sympathie de ses habitants, ainsi que sa grande et importante activité culturelle, sont toujours vivants dans la ville.

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