La bouture est une méthode classique et courante pour multiplier les végétaux, aussi bien utilisée par les professionnels que par les amateurs. Cependant, sa réussite pour les arbres fruitiers est souvent vouée à l’échec ou ne donne pas les fruits désirés. Le prunellier (Prunus spinosa), également connu sous de nombreuses appellations vernaculaires comme l'épine noire, le belossay, l'épinette, le buisson noir ou le pelossier, est une espèce sauvage européenne et asiatique. Il est très commun en France, poussant naturellement dans les bosquets, les friches en cours de végétalisation, en lisière forestière ou dans les haies, et peut être un sujet intéressant pour la multiplication par le particulier. Bien que la multiplication des pruniers cultivés puisse s'avérer délicate, le prunellier sauvage offre des opportunités spécifiques, notamment grâce à ses caractéristiques botaniques.

Le Prunellier : Un Arbuste Sauvage aux Multiples Atouts
Le prunellier, de nom latin Prunus spinosa, fait partie de la grande famille des Rosacées. C’est un arbuste de petite taille, généralement de 1 à 4 mètres de hauteur, mais il peut parfois atteindre jusqu’à 10 mètres. Il se distingue par ses rameaux enchevêtrés et particulièrement épineux, formant naturellement un buisson dense et touffu, voire impénétrable, qui se transforme à la longue en large fourré. Son écorce, d'abord gris-vert, vieillit en devenant noire. Cet arbuste vit une cinquantaine d’années et s'étend facilement grâce à ses drageons, même dans les sols secs et rocailleux. Il pousse à l'état sauvage dans toute l'Europe jusqu'en Russie et sur le pourtour méditerranéen, y compris l'Afrique du Nord, et est présent dans toutes les régions de France métropolitaine et en Corse, jusqu'à 1500 mètres d'altitude.
Le feuillage du prunellier est caduc, apparaissant après la floraison printanière précoce. Les feuilles sont petites, alternes, ovales à lancéolées, mesurant de 4 à 6 cm de long, et sont finement dentées. Elles sont de couleur vert moyen à vert foncé sur le dessus et souvent pubescentes sur le revers.
La floraison est l'un des premiers spectacles printaniers sur les abords des autoroutes et dans les campagnes. Elle apparaît en mars/avril, avant les feuilles, et offre de petites fleurs blanches mellifères, pédonculées et souvent solitaires, mesurant environ 1 à 2 cm de diamètre. Très abondantes, elles couvrent entièrement l'arbuste, le transformant en un véritable brouillard blanc et exhalent une délicate odeur d'amande amère. Ces fleurs portent 5 pétales et de nombreuses étamines ainsi qu'un style. Très mellifères, elles attirent en nombre les premiers pollinisateurs comme les abeilles solitaires, soulignant son rôle crucial pour la biodiversité. Le prunellier est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles, et ses fruits d’hiver, les prunelles, constituent une source de nourriture pour les petits animaux. Il est donc idéal dans les haies défensives comme dans les haies champêtres, et a toute sa place dans un jardin protecteur de la biodiversité.
Multiplier le Prunellier : Stratégies et Méthodes
Pour multiplier un prunellier, différentes techniques peuvent être employées, certaines étant plus adaptées à cette espèce sauvage que d'autres, notamment par rapport aux pruniers fruitiers classiques. Pour ces derniers, la bouture n’est pas toujours le meilleur moyen pour obtenir des fruits identiques à ceux que donne l’arbre d’origine, et la bouture de prunier reste difficile. Cependant, pour un prunellier, qui n'est pas soumis à la contrainte de productivité des vergers, la bouture peut être une méthode intéressante et amusante.
Le prunellier : bon plan... ou pas ? (Prunus spinosa)
La Bouture sur Bois Sec : Une Approche Hivernale
Un prunier peut être bouturé “sur bois sec”, durant l’hiver voire en automne. Pour le prunellier, cette technique consiste à prélever, durant l’hiver, de jeunes rameaux ligneux de 5 à 6 mm de diamètre. Il est important d’ôter ensuite les feuilles de ces rameaux. Découpez ces rameaux en morceaux d’une vingtaine de centimètres de longueur, en réalisant une coupe en biseau autour d’un œil. Formez des bottes de boutures que vous stockerez au pied d’un mur exposé au nord, enterrées aux 3/4 dans une jauge de sable et de terreau. Dans les régions froides, un châssis froid les protégera des températures trop basses.
Au printemps, les boutures de prunier devraient avoir émis des racines, permettant alors de les placer en pépinière, dans un substrat léger. Le système racinaire de la bouture peut parfois être un peu fragile, mais les résultats peuvent être bons et vous permettre d’obtenir de nombreux porte-greffe, ou des prunelliers autonomes. Pour un prunier "Sur Propres racines" (SPR), on attend environ 10 ans pour la première récolte, la vigueur du prunier obtenu dépendant de la vigueur de la variété bouturée.
Pour favoriser l’enracinement des boutures, quelques astuces sont utiles :
- Les planter en biais ou horizontalement : la présence de plusieurs bourgeons sur la partie enterrée va multiplier le nombre de zones où chaque bouture pourra émettre des racines. De plus, la partie restant à l’air étant plus petite, elle court moins de risque de se dessécher.
- Prélever des rameaux de 2 ans plus riches en sève.
La Bouture Semi-Aoûtée et de Bois Tendre : En Saisons Chaudes
Si vous souhaitez obtenir un nouveau prunellier à partir d’un sujet croisé au hasard d’un chemin, vous pouvez prélever des boutures semi-aoûtées en juillet/août. Les boutures de bois tendre peuvent être prélevées au printemps ou en début d’été.
Une technique plus avancée, applicable pour des boutures réalisées au début de l’été à partir de rameaux de l’année semi-aoûtés, est la bouture sous garrot. Une semaine avant de prélever une bouture, appliquez un garrot (un fil de fer de faible section) au-dessous d’un bourgeon foliaire. Cela va permettre de stocker à cet endroit de l’auxine, une hormone de croissance, pour un enracinement plus facile. L’auxine descend vers la base du végétal grâce à la sève descendante, dont les canaux sont plus proches de l’écorce que ceux de la sève brute. Après la semaine, prélevez la bouture en coupant juste en-dessous du garrot, puis plus précisément entre le garrot et le bourgeon. Vous tremperez ensuite la base de la tige dans de l’hormone de bouturage avant de supprimer la moitié des feuilles et de placer la bouture plantée de 5 cm dans un substrat de bouturage, à l’étouffée sous une cloche. Le pot devra être gardé en pleine lumière mais protégé du soleil direct. Le repiquage des jeunes prunelliers dans des pots individuels pourra avoir lieu environ 3 semaines plus tard, et ils seront maintenus une semaine de plus dans le même environnement.
L'Auto-bouturage ou Affranchissement : Une Multiplication Naturelle
Bien que le prunier soit connu pour être assez réfractaire au bouturage, il peut être affranchi. C'est une forme de bouturage réalisée par l’arbre lui-même. Pour ce faire, il vous faut planter un scion de prunier en enterrant le point de greffe. Le but est de faire émettre au prunier des racines. Une fois qu’il sera autonome, le porte-greffe dépérira et le prunier vivra désormais sur son propre système racinaire. Cette méthode est plus courante pour les pruniers greffés, mais le principe de l'enracinement à partir d'une tige enterrée peut également s'appliquer de manière naturelle au prunellier.
Autres Méthodes de Multiplication pour le Prunellier
Le bouturage n'est pas la seule voie pour propager le prunellier. D'autres techniques, souvent plus simples et efficaces pour cette espèce très drageonnante, sont à considérer.
Le Drageonnage : La Méthode la Plus Simple
La technique la plus simple pour multiplier un prunellier consiste à récupérer des drageons en automne. Le prunellier est une essence pionnière qui s’étend facilement grâce à ses drageons. Il est possible de récupérer ces rejets, qui proviennent directement du système racinaire de la plante mère. Le prélèvement sera effectué de préférence en automne. Il faut dégager la racine pour avoir accès au départ du rejet, puis dégager également sous ce départ. Coupez ensuite au sécateur pour séparer le rejet du pied-mère en veillant à ne pas abîmer ses radicelles. Vous pourrez effectuer tout de suite la greffe et planter vos futurs pruniers si le porte-greffe mesure plus de 5 mm de diamètre, sinon il vous faudra le planter et attendre qu’il ait grossi pour placer les greffons. Cette méthode pour obtenir des porte-greffe a cependant un inconvénient majeur : les rejets possédant les caractéristiques de leurs parents, vos porte-greffe seront eux aussi drageonnants. Toutefois, pour un prunellier, cette caractéristique n'est pas un problème, car l'objectif est souvent d'obtenir un arbuste complet et drageonnant pour former une haie dense.
Le Semis de Noyaux : Pour une Diversité Génétique
Les pruniers botaniques et les pruniers sauvages, comme le prunellier, peuvent être multipliés par semis. Cependant, même les botaniques, comme des mirabelles, ne donneront que rarement un fruitier identique car l’individu généré possédera le code génétique de ses deux parents. Le semis peut être très long pour le prunellier, mais il peut être intéressant car le prunier ainsi obtenu va avoir un système racinaire fort, bien développé, et une meilleure adaptation au terroir et au climat.
La période de collecte des prunelles (drupe de 10-15 mm de diamètre) varie selon les régions d'août à décembre. La pleine maturité est assez longue, plusieurs semaines. Les fruits sont mûrs lorsqu'ils sont bleu-noirs et plutôt mous. Ils peuvent être collectés après les premières gelées pour un dépulpage facilité. L'arbuste étant épineux, il est recommandé de se munir d'un gant pour tenir la branche d'une main, et de collecter à main nue de l'autre. Il faut éviter les fruits desséchés et flétris, difficiles à dépulper et dont la viabilité est incertaine. Pour de gros volumes, il est possible de fouler les fruits au pied dans une cuve, ou de les passer à la bétonnière pour un dépulpage.
Après dépulpage, il est conseillé d'effectuer un test de flottaison : placer les noyaux 24 heures dans l'eau et retirer toutes les graines qui flottent, car elles sont non-viables. Ensuite, séchez les graines 24 à 72 heures à l'air libre pour éliminer l'excès d'humidité, puis stockez-les au réfrigérateur (3-5°C) jusqu'à stratification. La stratification des graines en extérieur donne de bons résultats. Directement après le dépulpage, disposez les graines par couches successives dans un conteneur, en alternance avec un substrat humide (sable ou tourbe-écorce). Les graines sont prêtes à germer lorsque le fruit "coque" (l'enveloppe externe s'ouvre) et que l'amande intérieure montre un petit germe blanc. Les graines peuvent ensuite être semées en plaques alvéolées, en caissettes, ou par semis direct.
La Greffe : Assurer la Fidélité Génétique (rare pour le Prunellier, mais utile pour les porte-greffes)
Pour multiplier un arbre fruitier cultivé, c’est la greffe qui est la méthode couramment utilisée. Bien qu’un peu plus technique que le bouturage, son taux de réussite est plus important et elle assure d’obtenir un prunier identique. Le prunellier, Prunus spinosa, est souvent choisi comme porte-greffe en raison de sa robustesse, notamment pour les boutures de prunier myrobolan, fréquemment utilisées comme PG. Les boutures de prunellier peuvent être utilisées comme porte-greffe, qui seront opérationnels plus rapidement que par semis.
Culture et Entretien du Prunellier
Le prunellier est un arbuste d'une grande rusticité et d'une grande adaptabilité, ce qui en fait un excellent choix pour les haies et les massifs naturels.

Plantation : Quand et Comment ?
Si votre prunellier est en racines nues, plantez-le obligatoirement de novembre à février. Un sujet en conteneur se plante de préférence à l’automne, mais peut aussi être installé au printemps. Creusez un trou d’environ 2 à 3 fois la taille de la motte, ou du volume des racines. En terre lourde, placez du gravier dans le trou de plantation et mélangez un peu de sable à la terre. Ouvrez franchement la motte pour démêler les racines. Installez le prunellier, comblez le trou et tassez. Arrosez copieusement pour que la terre soit bien au contact des racines.
Conditions Idéales : Sol, Exposition et Rusticité
Le prunellier est très tolérant pour le sol. Il peut pousser presque partout sauf dans les sols vraiment trop acides (tourbeux), très secs, ou encore inondés. Il supporte les sols secs et se contente d'un sol ordinaire, même pauvre et calcaire. Son pH idéal est basique à légèrement acide. Il se développe à l’ombre claire, mais fleurit et fructifie bien mieux avec un bon ensoleillement. Le prunellier est une espèce héliophile ou de demi-ombre, mésoxérophile ou mésophile. Il est très rustique, supportant des températures allant jusqu'à -28 °C.
Entretien : Minimal et Efficace
Une fois planté, le prunellier ne demande quasiment aucun entretien. Arrosez-le durant les deux premières années pour l’aider à s’installer. Ensuite, il supporte parfaitement la sécheresse. Il n’est pas nécessaire non plus de le tailler. Si vous devez limiter son développement, taillez-le juste après la floraison. En revanche, vous pouvez le rabattre lorsqu’il est âgé de plus de 10 ans, afin de lui redonner de la vigueur. Attention, les blessures occasionnées par les épines du prunellier s’infectent facilement, donc il est préférable de manipuler cet arbuste avec précaution.
Les Prunelles : Récolte et Utilisations Culinaires
Les fruits du prunellier, appelés prunelles, sont des drupes rondes et noires de 6 à 15 mm de diamètre, joliment couvertes de pruine - une couche cireuse opalescente produite par le fruit pour le protéger du soleil, de la sécheresse ou de l'excès d'humidité. Elles renferment une amande et sont appréciées des oiseaux. Elles persistent sur l'arbuste jusqu'en début d'hiver.
Quand Récolter les Prunelles ?
Les prunelles sont comestibles, mais il est nécessaire d’attendre les premiers gels pour les récolter. En automne, leur goût acide et astringent les rend tout simplement immangeables. Le froid adoucit la saveur des prunelles, qui deviennent plus juteuses et plus sucrées, les rendant blettes, à la manière du kaki ou de la nèfle. Il est aussi possible de récolter les prunelles avant le gel et de les placer au congélateur pour les adoucir.
Utilisations Gourmandes
Les prunelles sont idéales pour confectionner des confitures, des gelées, des compotes, et même de la liqueur. La chair verdâtre rougit quand la prunelle est blette. Pour la confiture, dénoyauter les fruits prend du temps car la chair est mince par rapport à la taille du noyau. Pour 500 g de fruits, ajoutez 400 g de sucre et le jus d'un demi-citron.
Elles sont également prisées dans l'eau-de-vie, à laquelle elles donnent leur saveur fruitée de prune, de cerise et d'amande amère (goût donné par les noyaux des prunelles). Pour cette liqueur d'un beau rouge profond, comptez 300 à 500 g de fruits pour 1 litre d'alcool et 250 g de sucre de canne. La macération dure environ 3 mois.
Il est même possible de se lancer dans la confection d'un vin d'épines noires, un apéritif d'origine vendéenne. Il suffit de placer des jeunes pousses printanières de prunellier dans un bocal d'un litre et de les submerger avec 850 ml de vin rouge et 150 ml d'eau-de-vie adoucie par 100 g de sucre. Les fleurs odorantes peuvent être infusées dans une crème pour lui offrir son petit goût d'amande.
Un Point de Vigilance : Les Noyaux Toxiques
En revanche, les noyaux des prunelles sont toxiques. Ils contiennent de l’amygdaline, qui se transforme en cyanure d’hydrogène après avoir été ingérée, comme c'est le cas pour tous les fruits du genre Prunus qui contiennent de l'acide prussique (ou cyanhydrique) dans leurs noyaux. Il est donc crucial de ne pas les consommer.
Identifier le Prunellier : Distinction avec l'Aubépine
Le prunellier est parfois confondu avec l'aubépine, mais il existe quelques différences clés pour les distinguer.

Les fleurs du prunellier s’épanouissent au tout début du printemps, en mars/avril, avant l’apparition des feuilles, couvrant l'arbuste d'un brouillard blanc. Celles de l’aubépine apparaissent plus tard, en avril/mai, après l'apparition du feuillage. L'aubépine donne de toutes petites baies rouges, tandis que le prunellier produit des fruits semblables à de petites prunes de couleur bleu-noir. Le prunellier se distingue également par ses épines, qui sont des rameaux modifiés et très pointus.
Le prunellier est facilement identifiable au printemps dans les haies, les lisières, les bosquets, et les friches au moment de sa floraison blanche.
Problèmes Potentiels : Ravageurs et Maladies du Prunier (Généralités Applicables)
Bien que le prunellier sauvage soit réputé pour sa robustesse et sa résistance aux maladies, les informations concernant les ravageurs et maladies des pruniers cultivés peuvent offrir un aperçu des défis potentiels, même si le prunellier y est souvent moins sensible. C’est un arbuste très résistant aux maladies en milieu naturel.
Pucerons et Psylles
Les pucerons peuvent ralentir le développement de l’arbre et abîmer la récolte en cas d'infestation importante. Il est conseillé de vérifier leur présence et de traiter le cas échéant. Les jeunes pousses engluées et déformées ainsi que la présence de filaments cireux et de fumagine sur les rameaux sont des signes de leur présence.
Les psylles, de la même famille que les pucerons ou les cigales, ressemblent à de toutes petites cigales et se reconnaissent à leur manière de se déplacer par bonds. Ces insectes se nourrissent de la sève de larve et produisent une « cire » et du miellat, pouvant entraîner l'apparition de la « fumagine ». Les larves de la psylle, qui peuvent être jaunes, brunes ou vertes, très petites et plates, sont très voraces et dangereuses pour l’arbre. Les feuilles du prunier piquetées, recouvertes de miellat, et déformées, sont des indicateurs d'une attaque de psylles. Pour y remédier, nettoyez le feuillage au jet d’eau puis pulvérisez un mélange d’eau et de savon noir sur le dessus et le dessous des feuilles.
Rouille et Autres Champignons
La rouille du prunier peut être responsable de la perte de récolte chez les pruniers cultivés car elle altère le bon développement de l’arbre en atteignant feuilles et rameaux. Le prunellier, du fait de son caractère sauvage et de sa rusticité, est généralement moins affecté.
Carpocapse et Hoplocampe
Parmi les ravageurs qui peuvent affecter la culture du prunier, le carpocapse (Cydia funebrana) représente l’une des préoccupations majeures des arboriculteurs. Ce petit papillon gris-brun, d’environ 12-15 mm d’envergure, devient actif au crépuscule à partir de mai-juin. Il peut produire deux à trois générations par an selon le climat, avec des pics d’activité en juin-juillet puis en août-septembre. L’hoplocampe (Hoplocampa flava) est un petit hyménoptère dont la larve représente un ravageur redoutable pour les pruniers. L’adulte, une petite « mouche » jaunâtre de 4-5 mm, émerge en avril-mai lors de la floraison. Ces ravageurs sont principalement problématiques pour la production fruitière des pruniers cultivés et moins pour le prunellier dont la résilience naturelle est plus élevée.
Le prunellier est un arbuste d'une belle vigueur, une variété très ancienne produisant des fruits. C’est un arbre qui devient assez grand, avec des fruits généralement petits de calibre, de couleur jaune avec des lueurs orangées et à chair jaune, pleins de saveurs. Bien que des variétés comme la Reine-Claude, la Mirabelle et la Quetsche soient emblématiques de certaines régions et de leurs saveurs agréables, le prunellier sauvage reste un sujet de choix pour ceux qui s'intéressent à la biodiversité, aux haies champêtres et aux récoltes de fruits sauvages aux usages multiples.
tags: #bouture #prunellier #sauvage