
L'encéphale, issu de la partie rostrale du tube neural, est une structure complexe divisée en cinq vésicules embryonnaires : le télencéphale (cerveau), le diencéphale, le mésencéphale, le métencéphale (pont et cervelet), et le myélencéphale (moelle allongée). Il est organisé en deux grands types de tissus : la substance grise (SG), regroupant les noyaux et le cortex, et la substance blanche (SB), formée de fibres myélinisées assurant la communication entre les régions. Le système ventriculaire, en continuité avec le canal neural, permet la circulation du liquide cérébro-spinal (LCS).
Le tronc cérébral est une structure anatomique de l'encéphale qui lie différents éléments du système nerveux : cerveau, cervelet et moelle épinière. Il joue un rôle vital par le nombre des fonctions essentielles que ses noyaux régulent, dont la respiration et le rythme cardiaque. C'est aussi une région de passage des voies sensitives et motrices, ainsi qu'un centre de contrôle de la douleur. Il constitue également une zone d'émergence de la majorité des nerfs crâniens. On lui distingue trois portions qui sont de haut en bas : le mésencéphale, la protubérance annulaire (ou pont), et le bulbe rachidien.
Anatomie Générale de la Moelle Allongée
Le bulbe rachidien, ou medulla oblongata en nomenclature internationale (n. i.), ou moelle allongée des anciens auteurs, prolonge sans limites nettes la moelle épinière vers le haut. Il constitue la portion la plus basse (inférieure ou caudale) du tronc cérébral. Embryologiquement, il provient du développement de la plus postérieure des vésicules cérébrales, le myélencéphale. Le bulbe rachidien, la « moelle allongée » des médecins du XVIIIe siècle, est ainsi nommé parce qu’elle prolonge la moelle épinière. Le bulbe rachidien formant la jonction entre la moelle épinière et l'encéphale, est un centre nerveux fort important.
Chez l'Homme, le bulbe rachidien apparaît comme un tronc de cône, de couleur blanc nacré, mesurant sensiblement 3 cm de haut sur 2 cm de large. Sa base et son sommet sont virtuels, puisqu'ils représentent les plans limites les séparant respectivement du pont et de la moelle cervicale. La partie rostrale de la moelle allongée est continue avec le pont supérieur, avec lequel elle forme la jonction pontobulbaire. La moelle allongée se situe entre le pont et la moelle spinale.
Faces et Repères Anatomiques
La moelle allongée possède des surfaces ventrale et dorsale marquées par des protubérances et des fissures uniques, formées par la présence de différents noyaux et de leurs faisceaux associés.
Face Ventrale (Antérieure)
La face ventrale, ou antérieure, est marquée par un sillon médian, masqué, vers le bas, par les fibres entrecroisées de la décussation pyramidale. Ce sillon médian antérieur est le prolongement de la fissure médiane antérieure de la moelle spinale. De chaque côté de la fissure se trouve une protubérance verticale connue sous le nom de pyramide médullaire, formée par les fibres du faisceau corticospinal. Ces pyramides sont les prolongements des cordons antérieurs médullaires et sont limitées latéralement par le sillon collatéral antérieur ou préolivaire. Juste latéralement et postérieurement à chaque pyramide, se trouve une autre structure ovale connue sous le nom d'olive. L'olive est formée par la présence du noyau olivaire inférieur dans la moelle allongée.
Faces Latérales (Cordons Latéraux)
Les faces latérales prolongent celles de la moelle épinière. À leur partie supérieure, on distingue l'olive bulbaire ou inférieure, un important renflement ovoïde d'à peu près 1 cm de grand axe sur 0,5 cm. La limite dorsale est formée par le sillon collatéral postérieur.
Face Postérieure (Dorsale)
La surface dorsale de la moelle allongée est marquée par le sillon médian dorsal sur la ligne médiane. De chaque côté du sillon médian dorsal, on trouve deux protubérances verticales parallèles au sillon. Celle qui est située immédiatement latéralement au sillon est formée par le faisceau gracile qui monte depuis la moelle spinale. La partie crâniale du faisceau gracile contient le noyau gracile, un noyau relais qui établit une synapse avec les fibres du faisceau gracile. Le noyau gracile forme un élargissement visible sur la surface dorsale de la moelle allongée crâniale, appelé tubercule gracile.
Latéralement à chaque faisceau gracile se trouve une autre protubérance verticale formée par le faisceau cunéiforme. La partie bulbaire du faisceau de Goll (fasciculus gracilis n.i.) se renfle à sa partie supérieure en une petite éminence (clava), et, plus latéralement, celle du faisceau de Burdach (fasciculus cuneatus n. i.) se dilate un peu, vers le haut, en tubercule cunéiforme. Celui-ci se poursuit ensuite sans limites tranchées dans le corps restiforme, ou pédoncule cérébelleux inférieur, qui se rattache au cervelet. Latéralement à chaque noyau cunéiforme se trouve une autre protubérance appelée tubercule trigéminal, qui est formée par le noyau spinal du nerf trijumeau (V).
À peu près au milieu de la hauteur du bulbe, les lèvres du sillon longitudinal s'écartent et laissent voir, à travers la toile choroïdienne inférieure, une portion du plancher du quatrième ventricule, que l'on décrit classiquement comme la portion supérieure de la face postérieure du bulbe. La décrire revient à décrire le triangle inférieur du plancher du quatrième ventricule, qui, de forme losangique irrégulière, apparaît limité, en ses côtés inférieurs, par les corps restiformes et, en ses côtés supérieurs, par les pédoncules cérébelleux supérieurs.
Structure Interne en Coupe Transversale
Sur une coupe transversale de la moelle allongée, on peut identifier trois parties du ventral au dorsal : la base, le tegmentum et le tectum.
- La base de la moelle allongée contient la décussation pyramidale du faisceau corticospinal.
- Le tegmentum de la moelle allongée abrite les noyaux olivaires inférieurs, ainsi que les noyaux des nerfs crâniens IX à XII.
- Le tectum est la partie dorsale, souvent associée au plancher du quatrième ventricule.
Ainsi, divers noyaux (substance grise) se trouvent principalement dans la partie dorsale de la moelle allongée, tandis que les faisceaux (substance blanche) passent principalement par la partie ventrale. Un noyau est un groupe de corps cellulaires neuronaux au sein du système nerveux central. Les noyaux et les faisceaux sont des structures tridimensionnelles qui s'étendent généralement sur plusieurs niveaux.

Noyaux de la Moelle Allongée et Leurs Fonctions
La majorité des noyaux de la moelle allongée se trouvent ## Anatomie et Fonctions de la Moelle Allongée (Bulbe Rachidien)
Le système nerveux central, un réseau complexe d'une importance capitale, se déploie à partir du tube neural embryonnaire. Sa partie rostrale donne naissance à l'encéphale, qui se divise en cinq vésicules : le télencéphale (cerveau), le diencéphale, le mésencéphale, le métencéphale (pont et cervelet) et le myélencéphale (moelle allongée). L'encéphale est organisé en deux grands types de tissus : la substance grise (noyaux internes et cortex externe) et la substance blanche (fibres myélinisées assurant la communication). Le système ventriculaire, continu avec le canal neural, permet la circulation du liquide cérébro-spinal (LCS).

Le tronc cérébral, formé du myélencéphale, du pont (métencéphale ventral) et du mésencéphale, assure des fonctions vitales. Il contient les noyaux des nerfs crâniens III à XII, responsables de fonctions motrices, sensitives et végétatives. C'est également un lieu de passage essentiel pour des voies nerveuses majeures, telles que la voie lemniscale (sensibilité consciente) et la voie pyramidale (motricité volontaire). La formation réticulaire, logée dans le tronc cérébral, est cruciale pour l'état d'éveil, le cycle veille/sommeil et la régulation cardiorespiratoire. Le diencéphale, quant à lui, regroupe l'épithalamus (glande pinéale, habénula), le thalamus (relais sensoriel principal), le métathalamus (corps géniculés), le subthalamus (tonus musculaire) et l'hypothalamus (régulation endocrine, rythme circadien, appétit, température). Le télencéphale (cerveau), constitué de deux hémisphères cérébraux, comprend la substance grise corticale (cortex, néocortex, archicortex, paléocortex), la substance grise sous-corticale (noyaux gris centraux) et la substance blanche (fibres d'association, de projection et commissurales). Le cervelet, dérivé des lèvres rhombencéphaliques du métencéphale, joue un rôle fondamental dans le maintien de la posture et de l'équilibre, évaluant inconsciemment chaque mouvement.
La Moelle Allongée : Un Carrefour Vital
Le bulbe rachidien, ou moelle allongée, est la portion la plus basse du tronc cérébral, prolongeant sans limites nettes la moelle épinière vers le haut. Les médecins du XVIIIe siècle la désignèrent comme la « moelle allongée » en raison de sa continuité avec la moelle épinière. Embryologiquement, elle provient du myélencéphale, la vésicule cérébrale la plus postérieure. Chez l'Homme, le bulbe rachidien apparaît comme un tronc de cône, de couleur blanc nacré, mesurant environ 3 cm de haut sur 2 cm de large.
Anatomie Macroscopique du Bulbe Rachidien
Le bulbe rachidien, bien que ses limites avec le pont et la moelle cervicale soient virtuelles, présente des faces distinctes :
1. Face Ventrale (Antérieure)
La face ventrale est marquée par une fissure médiane antérieure, qui est le prolongement de la fissure médiane antérieure de la moelle spinale. Ce sillon médian est masqué vers le bas par les fibres entrecroisées de la décussation pyramidale. De chaque côté de la fissure se trouve une protubérance verticale appelée pyramide médullaire, formée par les fibres du faisceau corticospinal. Latéralement aux pyramides, le sillon antérolatéral (ou préolivaire) sépare les pyramides d'une autre structure ovale, l'olive bulbaire ou inférieure. Cette olive est formée par la présence du noyau olivaire inférieur dans la moelle allongée.

2. Faces Latérales (Cordons Latéraux)
Ces faces prolongent celles de la moelle épinière. À leur partie supérieure, on distingue l'olive bulbaire, un important renflement ovoïde d'environ 1 cm de grand axe sur 0,5 cm. La limite dorsale de ces faces est formée par le sillon collatéral postérieur.
3. Face Dorsale (Postérieure)
La face dorsale est plus complexe, se divisant en deux portions :
- Portion inférieure : Elle continue simplement les cordons postérieurs de la moelle épinière. De part et d'autre du sillon médian dorsal, on trouve la portion bulbaire du faisceau de Goll (fasciculus gracilis n.i.), se renflant à sa partie supérieure en une petite éminence appelée clava. Plus latéralement se trouve le faisceau de Burdach (fasciculus cuneatus n. i.), qui se dilate vers le haut en tubercule cunéiforme. Le tubercule cunéiforme se poursuit sans limites tranchées dans le corps restiforme, ou pédoncule cérébelleux inférieur, qui se rattache au cervelet. La partie crâniale du faisceau gracile contient le noyau gracile, un noyau relais qui établit une synapse avec les fibres du faisceau gracile, formant un élargissement visible sur la surface dorsale du bulbe, le tubercule gracile. Latéralement à chaque faisceau gracile se trouve une autre protubérance verticale formée par le faisceau cunéiforme, contenant le noyau cunéiforme. Latéralement à chaque noyau cunéiforme se trouve le tubercule trigéminal, formé par le noyau spinal du nerf trijumeau (V).
- Portion supérieure : À peu près au milieu de la hauteur du bulbe, les lèvres du sillon longitudinal s'écartent et laissent voir, à travers la toile choroïdienne inférieure, une portion du plancher du quatrième ventricule. Cette portion, de forme losangique irrégulière, est limitée en ses côtés inférieurs par les corps restiformes et en ses côtés supérieurs par les pédoncules cérébelleux supérieurs.
Anatomie Microscopique : Noyaux et Faisceaux
Sur une coupe transversale de la moelle allongée, on peut identifier trois parties du ventral au dorsal : la base, le tegmentum et le tectum. La base contient la décussation pyramidale du faisceau corticospinal. Le tegmentum abrite les noyaux olivaires inférieurs, ainsi que les noyaux des nerfs crâniens IX à XII. La majorité des noyaux (substance grise) se trouvent principalement dans la partie dorsale, tandis que les faisceaux (substance blanche) passent principalement par la partie ventrale. Un noyau est un groupe de corps cellulaires neuronaux au sein du système nerveux central. Les noyaux et les faisceaux sont des structures tridimensionnelles qui s'étendent généralement sur plusieurs niveaux, et sont répartis bilatéralement.
Parmi les noyaux importants de la moelle allongée, on retrouve :
- Noyaux du raphé : Appartiennent à la formation réticulée bulbaire.
- Noyau périhypoglosse (de Roller) et Noyau hypoglosse : Impliqués dans la motricité linguale.
- Noyau dorsal du nerf vague (X) : Joue un rôle fondamental dans le contrôle des viscères thoraco-abdominaux.
- Noyau vestibulaire médial (de Schwalbe) : Fait partie du système vestibulaire, reçoit des informations des canaux semi-circulaires de l'oreille interne et les projette via le faisceau longitudinal médian (FLM).
- Noyau cunéiforme et Noyau gracile : Relais pour la sensibilité tactile légère, la proprioception et les vibrations du membre supérieur ipsilatéral (cunéiforme) et du membre inférieur ipsilatéral (gracile), transportées par les faisceaux cunéiforme et gracile.
- Noyau spinal du trijumeau (V) : Relais pour la sensibilité thermo-algésique de la face.
- Noyau ambigu : Exerce la commande motrice volontaire et involontaire de la musculature pharyngo-laryngée (phonation) via les nerfs IX, X et XI.
- Noyau réticulaire latéral : Reçoit et intègre les influx de diverses sources, qu'il transmet ensuite à l'hémisphère ipsilatéral du cervelet.
- Noyaux olivaires : Comprennent le noyau olivaire accessoire dorsal, le noyau olivaire inférieur et le noyau olivaire accessoire médial.
Les faisceaux traversant la moelle allongée sont également cruciaux :
- Faisceau pyramidal : Le faisceau le plus ventral, se projetant dans les pyramides visibles sur la surface ventrale.
- Lemnisque médian : Passe juste dorsalement au faisceau pyramidal, établit une synapse avec les fibres provenant des noyaux cunéiforme et gracile, transmettant les informations somatosensorielles du corps.
- Pédoncule cérébelleux inférieur : Passe latéralement au faisceau longitudinal médian, masse de substance blanche contenant les faisceaux reliant la moelle spinale au tronc cérébral et au cervelet.
- Tractus spinal du nerf trijumeau (V) : Passe ventralement au pédoncule cérébelleux inférieur.
- Tractus spinocérébelleux : Se trouve en avant du noyau lenticulaire latéral.
- Tractus spinothalamique : Passe médialement et ventralement au tractus spinocérébelleux, transmettant les informations relatives à la douleur et à la température du côté controlatéral du corps au thalamus.
Neuroanatomie - Le tronc cérébral
Fonctions Multiples et Vitales de la Moelle Allongée
Le bulbe rachidien, en tant que nœud vital de Flourens, est une région d'importance capitale, dont la destruction ou une lésion, même légère, peuvent être fatales. Cette importance est due à la présence de centres de première importance pour le contrôle et la régulation de fonctions vitales.
1. Lieu de Passage et de Relais des Voies Nerveuses
Le bulbe est un carrefour des voies sensitives et motrices du névraxe.
- Voies sensitives : Il est un lieu de passage et de relais pour certaines grandes voies des sensibilités tactile, thermoalgésique, kinesthésique et proprioceptive inconsciente. Les sensibilités lemniscales (tact épicritique, proprioception consciente), véhiculées par des fibres du groupe II, montent directement dans la substance blanche des cordons dorsaux, formant les faisceaux gracile et cunéiforme. Dans la moelle allongée, les fibres nerveuses des deutoneurones sensitifs croisent la ligne médiane (décussation sensitive) et sont groupées en faisceau rubané appelé lemniscus médian, qui monte vers le thalamus. Les sensibilités extra-lemniscales (tact protopathique, thermique et algésique), véhiculées par des fibres du groupe III, pénètrent par la racine dorsale et les deutoneurones croisent la ligne médiane au niveau de chaque neuromère pour former le faisceau spino-thalamique dans le cordon latéral. Ce faisceau transporte ces sensibilités vers le cerveau, en atteignant le thalamus, avec des collatérales vers la substance réticulée. La "notion de Gate-contrôle" décrit l'articulation des protoneurones de la sensibilité douloureuse superficielle avec le deutoneurone dans la corne dorsale, via un interneurone inhibiteur.
- Voies motrices : Le bulbe contient la décussation des fibres motrices pyramidales et est traversé par de nombreux faisceaux moteurs extrapyramidaux. La voie motrice principale, ou voie pyramidale, est cruciale pour la motricité volontaire.
2. Contrôle de la Motricité Volontaire et Végétative
Par l'intermédiaire des noyaux de différentes paires de nerfs crâniens, le bulbe contrôle certains autres grands systèmes de la motricité volontaire ou végétative involontaire, et sert de relais essentiel sur certaines grandes voies sensitives et sensorielles distinctes.
- Sensibilité thermo-algésique de la face : Relayée dans le noyau spinal du V (nerf trijumeau).
- Sensibilité gustative : Relayée dans le noyau solitaire (influx gustatifs transportés par les nerfs VII, IX et X).
- Sensibilités acoustique et labyrinthique : Relayées dans les noyaux cochléaires et vestibulaires.
- Sensibilité viscérale inconsciente : Les fibres centripètes (afférentes) du facial (VII), du glossopharyngien (IX) et du pneumogastrique (X), qui assument une partie très importante de l'ensemble de la sensibilité viscérale inconsciente, sont relayées en particulier au sein du noyau solitaire et dans les différents éléments de la réticulée.
- Motricité faciale : Le noyau du VII (nerf facial) fournit l'innervation volontaire et automatique (mimique) à la musculature faciale et à une partie de la musculature buccale.
- Motricité pharyngo-laryngée et phonation : Le noyau ambigu, par l'intermédiaire des nerfs IX (glossopharyngien) et surtout X (vague) et XI (accessoire), exerce la commande motrice volontaire et involontaire de l'ensemble de la musculature pharyngo-laryngée et, en particulier chez l'Homme, des structures assurant la phonation.
- Motricité linguale : Le noyau du XII (nerf hypoglosse) commande la motricité linguale.
- Rotation de la tête : La partie inférieure du noyau du XI (nerf accessoire) assure la rotation de la tête en innervant les muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze.
- Motricité végétative et sécrétions : S'ajoutent aux noyaux moteurs somatiques (musculature striée) des amas cellulaires assurant la motricité végétative ou certaines sécrétions. C'est le cas pour le noyau lacrymal du facial, les noyaux salivaires supérieurs et inférieurs, qui envoient leurs fibres sensitives destinées aux glandes salivaires par l'intermédiaire du VII et du IX. Le noyau dorsal du vague (X) joue un rôle fondamental dans le contrôle des viscères thoraco-abdominaux.
3. Contrôle et Régulation de la Vie Végétative
Le bulbe rachidien contient des centres de contrôle végétatif vitaux, notamment pour la respiration et la circulation.
- Rôle dans la respiration : Le bulbe contient des systèmes de neurones assurant la rythmicité respiratoire, indépendamment des centres supérieurs. On distingue un centre inspirateur et un centre expirateur, siégeant dans la réticulée bulbaire. Le groupe respiratoire dorsal, situé dans le noyau du tractus solitaire, est responsable de l'inspiration et stimule le nerf phrénique et les nerfs spinaux thoraciques. Le groupe respiratoire ventral, constitué du noyau ambigu rostral et du noyau rétroambigu, est inactif pendant la respiration normale. Le centre pneumotaxique pontin, situé dans le noyau parabrachial du pont rostral, est connecté au groupe respiratoire dorsal et "désactive" le signal inspiratoire, dictant le cycle respiratoire et la durée de l'inspiration.
- Contrôle de la pression artérielle : Le système de contrôle de la pression artérielle se trouve dans le centre vasomoteur de la moelle allongée. Il comprend :
- Une zone vasoconstrictrice, dans la partie antérolatérale de la moelle rostrale, qui se connecte aux neurones de la moelle spinale contribuant aux nerfs sympathiques périphériques provoquant une vasoconstriction systémique.
- Une zone vasodilatatrice, dans la partie antérolatérale de la moelle caudale, qui se connecte à la zone vasoconstrictrice et l'inhibe en cas de besoin, provoquant une vasodilatation systémique.
- Une zone sensorielle, dans le noyau du tractus solitaire, qui reçoit les stimuli des barorécepteurs du corps aortique via le nerf glossopharyngien (IX).
- Autres fonctions réflexes : La moelle allongée est en charge de la digestion et de réflexes tels que la déglutition, la toux et l'éternuement. Le réflexe de déglutition, permettant au contenu buccal de passer dans l'œsophage, implique des fibres afférentes des nerfs pneumogastrique et trijumeau qui excitent les centres nerveux bulbaires.

4. Intégration des Sensibilités et Réflexes Médullaires
La moelle épinière, bien que distincte du bulbe, est intimement liée à son fonctionnement, notamment pour l'intégration des sensibilités et les réflexes médullaires. La substance grise médullaire est un centre réflexe. Une information sensitive périphérique (tact, douleur, etc.) est véhiculée par le nerf périphérique puis par le nerf spinal, pénétrant par la racine dorsale jusqu'à la substance grise médullaire.
- Réflexe myotatique (boucle gamma) : Exemple de réflexe mono-synaptique, assurant le réglage de la tonicité musculaire. Une lésion de la voie pyramidale peut entraîner une hypertonie ou contracture pyramidale, appelée spasticité, due à une majoration de l'activité gamma du réflexe myotatique, responsable du clonus et de l'hyper-réflectivité tendineuse.
- Réflexes cutanés (automatismes médullaires de défense) : Ces réflexes automatiques de défense utilisent la voie de la sensibilité superficielle (extéroceptive et nociceptive). La partie motrice aboutit à des muscles provoquant le repli et le retrait des segments de membre, comme le réflexe cutané plantaire ou signe de Babinski. En cas de signe positif, le grattement du bord latéral de la plante du pied provoque l'élévation du gros orteil, parfois associée à une flexion complète du membre inférieur.
Les fuseaux neuro-musculaires, capteurs de tension répartis au sein des fibres musculaires squelettiques, participent au réglage du tonus musculaire nécessaire au mouvement et à la posture. Ils transmettent l'influx nerveux engendré par la distension de la formation nerveuse spiralée intermédiaire aux centres nerveux sur l'état de tension du muscle. On distingue les fuseaux neuro-musculaires primaires (fonction phasique) et secondaires (fonction tonique). Les corpuscules neuro-tendineux de Golgi, situés à la jonction musculo-tendineuse, informent les centres nerveux sur l'état des tractions enregistrées au niveau des tendons.
Vascularisation et Pathologies
La surface de la moelle allongée est irriguée par les branches des artères vertébrales et basilaires : les artères spinales antérieure et postérieure, et les artères cérébelleuses postéro-inférieures (PICA). Les atteintes vasculaires de la moelle allongée peuvent entraîner des conditions graves, comme le syndrome médullaire latéral de Wallenberg, causé par une obstruction de l'artère vertébrale ou de la PICA, affectant la partie dorsolatérale du bulbe. Une atteinte vasculaire de l'artère spinale antérieure ou de l'artère vertébrale peut également affecter le flux sanguin à travers les artères médullaires directes qui irriguent la moelle médiale. De nombreuses drogues perturbent l'activité des noyaux bulbo-mésencéphaliques impliqués dans la régulation de la vie neurovégétative.
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