Le Cahier des Charges du Tutorat : Missions, Organisation et Valorisation de l'Engagement Étudiant et Professionnel, de l'UFR STAPS de Grenoble aux Métiers de l'Enseignement

Le tutorat représente une modalité d'accompagnement pédagogique et social dont l'importance croît au sein du système éducatif français. Qu'il s'agisse de soutenir des étudiants de premier cycle universitaire ou d'encadrer les futurs professionnels de l'enseignement, le rôle du tuteur est multifacette et essentiel. Ce dispositif favorise non seulement la réussite académique et l'intégration des étudiants, mais il constitue également une expérience valorisante et formatrice pour les tuteurs eux-mêmes. Le présent article explore les différentes dimensions du cahier des charges du tuteur, en abordant spécifiquement le cadre de l'UFR STAPS de Grenoble pour le tutorat étudiant, avant d'élargir la perspective aux missions et à la reconnaissance des tuteurs dans les parcours des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF).

Le Tutorat Étudiant au Cœur de la Réussite à l'UFR STAPS de Grenoble

Au sein de l'UFR STAPS de Grenoble, le tutorat étudiant s'inscrit comme un levier fondamental pour accompagner les étudiants de première et deuxième année de licence (L1 ou L2) qui rencontrent des difficultés. Ces difficultés peuvent être liées au suivi des cours à distance, à un manque de motivation ou à un besoin d'accompagnement psychologique. Plus largement, ce dispositif répond à une aspiration de refaire du lien social pour les étudiants qui se sentent isolés. L'UFR informe ainsi que les étudiants concernés ont la possibilité d'être accompagné·e par un étudiant tuteur de L3 ou M1. Cette approche personnalisée et flexible est conçue pour s'adapter aux besoins spécifiques de chacun.

Le tutorat peut prendre la forme qui convient le mieux à l'étudiant accompagné. Il peut s'agir d'une aide méthodologique, essentielle pour appréhender les exigences universitaires, ou d'un soutien ciblé sur certaines disciplines, permettant de consolider les acquis dans des matières clés. L'aspect psychologique n'est pas négligé, offrant une écoute et un soutien face aux défis personnels. Enfin, pour ceux qui cherchent à rompre l'isolement, le tutorat peut simplement être le moyen de refaire du lien social, en allant, pourquoi pas, faire un peu de sport avec leur tuteur. La singularité de ce programme réside dans le fait que c'est l'étudiant tuteuré qui décide de l'orientation et de la nature de l'accompagnement, garantissant une pertinence et une efficacité maximales du dispositif.

Étudiants STAPS en séance de tutorat

Cadre Général et Activités du Dispositif de Tutorat Étudiant

Le dispositif de tutorat, tel qu'il est conçu, repose sur deux activités fondamentales qui sont menées conjointement pour assurer un accompagnement complet et structuré. La première activité englobe les séances individuelles et collectives de soutien méthodologique. Ces séances visent à outiller les étudiants tuteurés des compétences nécessaires pour réussir leurs études, en abordant des aspects tels que l'organisation du travail, la prise de notes, la préparation aux examens, ou la rédaction de travaux universitaires. La seconde activité consiste en la conduite d’un projet collectif. Ce projet, vecteur d'engagement et de développement de compétences transversales, est un élément central du dispositif.

Le projet collectif est intrinsèquement collaboratif. À minima, il doit être porté de manière conjointe par un tuteur et un tuteuré. Cependant, le cadre est suffisamment flexible pour permettre une implication plus large. Selon les choix et les envies des étudiants, il peut s'agir d'un projet plus collectif, impliquant plusieurs tuteurs et plusieurs tuteurés. Cette modularité favorise la créativité et l'adaptabilité du dispositif aux différentes dynamiques de groupe. Le contenu de ce projet, c'est-à-dire l’initiative mise en place, est soumis à une validation. Cette validation se fait en amont, lors des réunions mensuelles de suivi avec l’équipe enseignante, garantissant ainsi la pertinence pédagogique et la faisabilité du projet. Pour donner corps à ces initiatives, des exemples variés sont proposés, illustrant la diversité des actions possibles : une visite d’un lieu culturel pour l'ouverture d'esprit, une action de sensibilisation sur une question en lien avec les migrations pour l'engagement citoyen, ou l’organisation d’un événement convivial pour renforcer le lien social et l'esprit d'équipe. Ces projets contribuent activement à l'épanouissement des étudiants et à l'acquisition de compétences pratiques.

Présentation du projet collectif tutoré

Organisation et Suivi des Séances de Tutorat

L'organisation des séances de tutorat est pensée pour maximiser l'efficacité de l'accompagnement et assurer un suivi rigoureux. Le programme démarre par une réunion de lancement du dispositif. Cette réunion initiale est cruciale et se déroule en présence de l'ensemble des étudiants tuteurs et tuteurés. Son objectif principal est de faire le point sur les besoins exprimés par les étudiants, d'organiser le travail à venir et de fournir une aide méthodologique pertinente concernant les exercices demandés. C'est un moment d'échange et de planification qui pose les bases de l'accompagnement.

Par la suite, l'organisation des séances de tutorat s’adapte aux besoins exprimés par les étudiants tuteurés. Pour ce faire, des fiches méthodologiques sont fournies par l’équipe coordinatrice, offrant des outils et des pistes de travail concrets. Une flexibilité est également prévue pour la constitution des groupes : il est possible de faire des petits groupes en fonction des compétences spécifiques des tuteurs. Par exemple, un groupe pourrait se former autour d’un tuteur ayant des compétences avérées en informatique, tandis qu'un autre serait encadré par un tuteur expert en mathématiques, permettant ainsi un accompagnement ciblé et de qualité.

Au-delà des sessions individuelles, le dispositif intègre trois rendez-vous collectifs d’1h30. Ces rencontres rassemblent tous les tuteurs et les tuteurés, organisés en binômes. L'objectif de ces rendez-vous est double : il s'agit d'abord de faire le point collectivement sur les besoins de chaque étudiant tuteuré, permettant une vision d'ensemble des progrès et des difficultés. Ensuite, ces sessions visent à mutualiser les compétences particulières des étudiants tuteurs, qui peuvent alors apporter leur aide à un groupe d’étudiants tuteurés confrontés à des problématiques similaires. Ces rendez-vous s’organisent en deux temps distincts : un premier temps en binôme est dédié à faire le point de manière conjointe par les étudiants tuteurs et tuteurés, suivi d'un second temps pour avancer sur la conduite collective d’un projet.

En complément de ces rendez-vous, trois réunions supplémentaires sont organisées au cours du semestre, à une fréquence mensuelle, en présence de l’équipe enseignante. Ces réunions ont pour objectif de réaliser un bilan approfondi sur plusieurs aspects : faire le point sur les besoins des étudiants tuteurés, évaluer les réponses apportées par le dispositif, identifier les réponses qui n’ont pas encore pu être apportées aux tuteurés, et suivre l'avancement de la conduite du projet collectif. Ces moments d'échange avec l'équipe pédagogique sont essentiels pour ajuster le dispositif et garantir son efficacité continue.

Diagramme du processus de tutorat étudiant

Valorisation et Évaluation du Travail des Tuteurs Étudiants

La reconnaissance de l'engagement des étudiants tuteurs est un pilier essentiel du dispositif, visant à valoriser leur investissement et leur contribution à la réussite de leurs pairs. Qu’il s’agisse du niveau Licence, où l'engagement est pris en compte dans le cadre de l’enseignement transversal à choix (ETC) « Engagement associatif et syndical » pour les étudiants de Licence 3, du Master, où le tutorat peut se traduire par une bonification, ou encore du Doctorat, avec l'attribution de crédits ECTS, l’idée fondamentale est de pouvoir valoriser le travail des tuteurs dans le cadre de leurs études.

Cette valorisation n'est pas uniquement symbolique ; elle s'inscrit dans un cadre académique précis. Pour cela, des critères d’évaluation spécifiques ont été déterminés. Ces critères permettent de mesurer l'implication, la qualité de l'accompagnement fourni, la participation aux activités collectives et la réussite des projets menés. L'évaluation du travail des tuteurs est donc un processus rigoureux qui assure la reconnaissance formelle de leur engagement et de leurs compétences développées. En reconnaissant et en valorisant cet investissement, l'université encourage non seulement la participation au dispositif de tutorat, mais elle contribue également au développement personnel et professionnel des étudiants tuteurs, en soulignant l'importance de leurs contributions à la communauté éducative.

Certificat de valorisation de l'engagement étudiant

Le Tutorat Professionnel dans les Métiers de l'Enseignement (MEEF) : Un Élargissement de la Perspective

Au-delà du cadre du tutorat étudiant intra-universitaire, le concept de tutorat s'étend de manière significative aux professionnels de l'éducation, notamment dans le contexte des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF). De nombreux et nombreuses collègues, enseignants expérimentés, peuvent ainsi devenir tuteur ou tutrice d’un·e stagiaire ou d’un·e étudiant·e en MEEF dans les collèges et les lycées. Cette forme de tutorat, bien que distincte dans son public et ses enjeux, partage des principes fondamentaux de transmission, d'accompagnement et de valorisation.

Bien qu’il soit souvent mal rémunéré et peu reconnu par l’institution en comparaison de l'ampleur des missions, le tutorat professionnel est fréquemment apprécié par ceux et celles qui s’y consacrent. L'expérience montre que les échanges avec les étudiant·es ou les stagiaires ne se font jamais dans un seul sens. Ils permettent au tuteur de réfléchir à son propre métier, d'en interroger les pratiques et, au moment d’en expliciter davantage les règles, d’en apprécier toute la richesse et la complexité. Ces interactions enrichissantes offrent une opportunité de recul et de perfectionnement professionnel continu.

Les rencontres entre tuteurs et tutrices constituent également un aspect précieux de ce dispositif, ressemblant un peu à la formation continue entre pair·es que le SNES-FSU appelle de ses vœux. Le syndicat s’efforce d'ailleurs de développer l’accompagnement des tuteurs et tutrices, dont les situations sont en réalité très diverses. Il met par ailleurs en place une liste de discussion qui leur est spécifiquement destinée, offrant un espace d'échange et de soutien mutuel. Si vous êtes adhérent·e, vous pouvez vous y inscrire via votre espace adhérent jusqu’au 31/01/2025. Cette dimension collective renforce le sentiment d'appartenance et permet de mutualiser les bonnes pratiques face aux défis du tutorat.

Missions et Profil du Tuteur de Terrain MEEF

Le tuteur de terrain, dans le cadre du dispositif MEEF, est un acteur clé de la formation des futurs enseignants. Son profil et ses missions sont définis avec une grande précision. Choisi·e par l’Inspection, le ou la tuteur·trice de terrain est identifié·e pour des qualités spécifiques : il ou elle est "expérimenté, reconnu pour ses compétences didactiques et pédagogiques, son engagement dans le système éducatif". Ces critères attestent d'une expertise et d'une capacité à transmettre des savoirs et des savoir-faire essentiels.

Théoriquement volontaire, le rôle de tuteur peut parfois s'accompagner d'une certaine pression exercée par l'Inspection Pédagogique Régionale (IPR) sur les collègues, notamment faute d’autres options ou à cause des contraintes de berceaux. Le ou la tuteur·trice exerce la plupart du temps dans le même établissement que le ou la stagiaire, ce qui facilite un accompagnement quotidien et une immersion progressive du stagiaire dans la vie scolaire.

Les rectorats et/ou les INSPE (Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l'Éducation) publient régulièrement des guides à l’intention des tuteurs·trices de terrain. Ces documents sont fondamentaux car ils détaillent notamment les procédures de suivi et d’évaluation, qui sont fondées sur le référentiel des métiers du professorat du 1er juillet 2013 et des grilles ad hoc. Ce référentiel établit les compétences et les exigences attendues des enseignants, fournissant ainsi un cadre clair pour l'accompagnement et l'évaluation des stagiaires. La connaissance et l'application de ces documents sont donc primordiales pour le tuteur de terrain.

Tuteur enseignant accompagnant un stagiaire MEEF

Rémunération et Cadre Réglementaire du Tutorat MEEF

La question de la rémunération et du cadre réglementaire du tutorat MEEF est un sujet récurrent qui soulève des discussions au sein de la communauté éducative. En ce qui concerne la rémunération, des dispositifs spécifiques sont mis en place. Pour le tutorat d’un·e étudiant·e pour l’ensemble de ses périodes de stage d’observation et de pratique accompagnée (SOPA), une indemnité de 150€ est prévue. Si l’étudiant·e a plusieurs tuteurs pendant ces périodes, ces derniers se partagent cette indemnité. Une autre forme de rémunération est de 300€ par étudiant·e pour l’ensemble de l’année, ce qui correspond à 150€ par étudiant·e et par semestre. Ces montants, bien que reconnus, sont souvent jugés modestes au regard de l'investissement demandé.

Sur le plan réglementaire, il n’y a pas de texte spécifique détaillé pour les missions du tuteur MEEF, en dehors de l’Arrêté du 27 août 2013 fixant le cadre national des formations dispensées au sein des masters « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation ». Cet arrêté, revu en 2019 et 2020, est la référence principale. Il prévoit notamment un stage de 12 semaines en M2, ou 18 semaines sur toute la durée du master pour les étudiants qui ne sont pas en alternance. Ce stage est généralement annualisé, occupant 1/3 temps durant les 36 semaines de l’année scolaire.

Les guides publiés par certains INSPE (tous ne sont pas à jour, alors que les maquettes de master changent substantiellement en 2021-2022, comme mentionné dans des documents d'information) font référence aux missions confiées aux tuteurs des stagiaires en responsabilité, qu'il s'agisse de fonctionnaires stagiaires ou de contractuels alternants. L’organisation du stage SOPA, quant à elle, n’est pas uniforme dans tous les INSPE. Ceux-ci répartissent de diverses manières les 12 semaines à temps complet que doit représenter la durée du stage, ce qui peut entraîner des disparités dans la mise en œuvre.

Le commentaire du SNES-FSU sur ce cadre souligne que les objectifs de formation des nouveaux M2 MEEF sont très ambitieux. Le Ministère n’en attend pas moins qu’à l’issue du M2 et du concours, ils et elles soient prêts à enseigner à plein temps pendant leur année de fonctionnaire-stagiaire. Cette ambition met en lumière la haute exigence pesant sur la formation et l'accompagnement des stagiaires, et par conséquent sur les missions des tuteurs.

Tableau comparatif des rémunérations de tutorat

Le Tutorat Spécifique des Étudiants Contractuels Alternants (ECA)

Le dispositif d'accompagnement des Étudiant·es Contractuel·les Alternant·es (ECA) se distingue par une organisation spécifique qui intègre une double tutelle. Ces étudiants ont en principe deux tuteurs·trices : l’un est choisi au sein de l’équipe enseignante de l’INSPE, assurant ainsi un lien étroit avec la formation universitaire et les apports théoriques. L’autre est un « tuteur de terrain », désigné, sur la base du volontariat, par l’IPR ou le chef d’établissement, et dont le rôle est d'ancrer l'étudiant dans la réalité professionnelle.

Le « tuteur de terrain » des ECA exerce des fonctions qui se rapprochent de celles d'un maître d’apprentissage. Il conseille le contractuel alternant pendant cette première phase cruciale de professionnalisation. Ce tuteur est identifié pour ses qualités professionnelles et son expérience, ce qui lui confère une légitimité à accompagner et à guider. Il est chargé du suivi et de l’accompagnement du contractuel alternant au quotidien. Ses missions incluent la contribution à la construction des compétences professionnelles attendues, telles que définies dans le référentiel des métiers du professorat du 1er juillet 2013. Plus concrètement, il accompagne le contractuel alternant dans la mise en œuvre des apprentissages et l’évaluation des élèves, et pour toutes les questions relevant de la gestion et de la conduite de la classe. C'est un rôle d'encadrement très complet, qui embrasse les aspects pédagogiques, didactiques et organisationnels de la pratique enseignante.

Cependant, le SNES-FSU apporte un commentaire critique sur cette situation : les missions de tuteur·trice de terrain, telles qu’elles sont définies dans la note de service du 27 novembre 2020, sont très étendues. Elles sont pratiquement similaires à celles d’un·e tuteur·trice de fonctionnaire-stagiaire, pour une rémunération pourtant nettement inférieure. Cette disparité met en évidence un décalage entre la charge de travail et la reconnaissance financière, soulevant des interrogations sur l'attractivité et la pérennité de cet engagement pour les tuteurs professionnels.

Accompagnement des AED en Pré-professionnalisation et Évolutions Récentes

Le programme des Assistants d'Éducation (AED) en pré-professionnalisation a également constitué un volet important du dispositif d'accompagnement et de formation dans l'enseignement secondaire. Un·e AED en pré-professionnalisation est un·e étudiant·e qui signe un contrat de 3 ans dans un établissement du second degré. Ce contrat est conçu pour une montée en compétences progressive, avec des missions de plus en plus nombreuses. Celles-ci débutent généralement par de l'observation et de l'aide aux devoirs en L2 et L3, pour ensuite évoluer vers la prise en charge d’heures de cours en M1. L'idée est d'offrir une immersion progressive et encadrée dans les métiers de l'enseignement.

L'accompagnement est une composante essentielle de ce parcours : l'AED doit être accompagné·e dans son collège ou son lycée par un tuteur. Le commentaire du SNES-FSU souligne l'importance pour les collègues qui s’engagent dans ce tutorat d'être attentifs et attentives au fait qu’un AED Prépro signe un contrat de 3 ans. Ce contrat, en principe, devrait être renouvelé pour son année de M2 MEEF, même si, à l'époque de la rédaction des documents sources, les textes n'étaient pas encore publiés. L’affectation dans un établissement est, sauf circonstance exceptionnelle, pour une durée significative de 3 voire 4 ans, offrant une stabilité et une continuité dans l'expérience professionnelle.

Toutefois, il est crucial de noter une évolution majeure et récente concernant ce dispositif. Depuis 2024 et l’annonce d’une potentielle réforme des concours de l'enseignement (article disponible à ce sujet), le dispositif de recrutement des AED prépro est suspendu. Cette suspension marque un tournant dans les modalités d'accès et de formation aux métiers de l'enseignement, et par conséquent dans les rôles d'accompagnement qui leur sont associés.

Avis SNES-FSU sur le statut des AED pré-professionnalisation

Ressources et Accompagnement pour les Tuteurs : Un Soutien Continu

Pour soutenir les tuteurs dans l'exercice de leurs missions complexes, qu'ils soient étudiants ou professionnels, diverses ressources et dispositifs d'accompagnement sont mis à leur disposition par les institutions. Les INSPE et les rectorats, en particulier, publient parfois des guides, des mémentos et même des capsules vidéo spécifiquement destinées aux tuteurs. Ces outils visent à éclairer les missions, les procédures et les bonnes pratiques du tutorat, offrant un support pédagogique et méthodologique.

Ces ressources sont précieuses pour les tuteurs, leur permettant de mieux comprendre leur rôle, de s'informer sur les référentiels en vigueur et d'acquérir des outils pour un accompagnement efficace. À titre d'exemple, le site de l’INSPE de Limoges propose un « Livret unique de l’accompagnement des professeurs et CPE stagiaires, des contractuels alternants et des étudiants en M2 SOPA », ainsi qu'une page dédiée au suivi des fonctionnaires stagiaires avec différents documents. Bien que la liste de ces ressources ne prétende pas à l'exhaustivité et soit régulièrement complétée, elle témoigne d'une volonté institutionnelle d'accompagner les tuteurs dans leur engagement.

Parallèlement à ces initiatives institutionnelles, des organisations professionnelles comme le SNES-FSU s’efforcent également de développer l’accompagnement des tuteurs et tutrices. Leur action se matérialise par la mise en place de listes de discussion spécifiquement destinées aux tuteurs, offrant un espace d'échange et de partage d'expériences. Ces plateformes favorisent la constitution d'une communauté de pratique et permettent aux tuteurs de trouver des réponses à leurs interrogations, de partager leurs réussites et de discuter des difficultés rencontrées. L'accès à ces ressources et à ces réseaux de soutien est fondamental pour garantir la qualité de l'accompagnement et pour valoriser l'engagement des tuteurs dans la durée.

Présentation du projet collectif tutoré

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