Dans notre monde hyper-connecté d'aujourd'hui, voyager sans appareils personnels est inimaginable. Les téléphones intelligents, ordinateurs portables et tablettes sont essentiels pour la navigation, la communication, le divertissement et même le travail. Cependant, cette commodité apporte des risques tels que les cyberattaques et le vol. Voyager avec des appareils mobiles peut poser des risques envers les personnes et les organisations. Ces risques peuvent être plus graves dans le cadre du télétravail à l’étranger. La présente publication vise à offrir des conseils et de l’orientation aux employés qui sont en voyage ou qui travaillent depuis l’étranger avec des appareils organisationnels.

Évaluation des risques et appareils de voyage
Les dispositifs mobiles des cadres supérieurs ou des personnes qui travaillent avec de l’information importante risquent plus d’être ciblés par les auteurs de menace. Envisagez d’attribuer des « appareils de voyage » pour remplacer les appareils organisationnels ou personnels des voyageuses et voyageurs connus du public ou des employés qui participent à des événements très médiatisés. Un appareil mobile est nécessaire pour faire des affaires lorsque vous vous rendez à des événements très médiatisés, comme des conférences ou des sommets mondiaux, des événements d’État (p. ex. des funérales d’État, une fonction de célébration de représentants de l’État) ou un événement mondial, comme les Jeux olympiques.
Lorsque vous voyagez avec un appareil pendant une courte période, la sécurité de votre appareil doit être primordiale. Si votre organisation vous a fourni un appareil de voyage, assurez-vous de connaître les limites de l’appareil et de votre utilisation à l’étranger. Le télétravail à long terme à l’extérieur du Canada peut représenter un danger pour votre organisation. Si vous avez des télétravailleurs qui ont besoin d’accéder à des informations sensibles, votre organisation doit s’assurer que vos politiques indiquent que de « zones de sécurité » sont nécessaires dans les installations contrôlées par votre organisation à l’étranger. Les employés doivent avoir accès aux informations sensibles uniquement dans ces zones approuvées.
Critères de décision pour l'attribution d'appareils
La décision de délivrer ou non un dispositif de voyage pour un scénario de voyage ou un accord de télétravail spécifique dépend de nombreux facteurs de risques et de considérations de sécurité, principalement basés sur la voyageuse ou le voyageur, l’événement et la destination.
- Identité : La personne qui voyage est-elle connue du public? Si oui, votre organisme doit lui fournir un appareil de voyage.
- Visibilité : L’événement est-il très médiatisé? Si oui, votre organisme doit délivrer un appareil de voyage.
- Géographie : Le pays visité représente-il une faible menace? Si ce n’est pas le cas, votre organisme doit délivrer un appareil de voyage.
Il faut tenir compte non seulement de l’identité de la voyageuse ou du voyageur, mais aussi de la destination du voyage. Les infrastructures de télécommunications d’autres nations ne sont pas nécessairement aussi sécuritaires que celles du Canada. Lors de l’évaluation du niveau de risque et des menaces, votre organisation doit tenir compte des niveaux de risque de voyage utilisés par Affaires mondiales Canada (AMC) et délivrer des appareils en fonctions des risques. Certains pays sont classés comme présentant un risque élevé, pourtant il peut y avoir des régions de ces mêmes pays qui sont considérées comme présentant un risque plus faible.

Pratiques de cybersécurité en déplacement
Les autrices et auteurs de menace s’intéressent aux données que contiennent vos appareils et à l’accès qu’ils pourraient avoir aux réseaux et systèmes de votre organisation. Ils peuvent recourir à des dispositifs commerciaux d’espionnage électronique. Dites à vos employées et employés d’éviter d’utiliser leurs appareils personnels ou professionnels réguliers. N’oubliez pas qu’à l’hôtel, les connexions Internet, les photocopieurs et les télécopieurs font l’objet d’une surveillance.
Dans les endroits non sécurisés, le travail doit être limité à un niveau de sensibilité faible et doit être effectué sur un appareil approuvé par l’organisation. Évitez de vous connecter au réseau Wi-Fi et utilisez l’appareil mobile fourni par votre organisation comme point d’accès pour accéder à Internet. Avant de partir, il est recommandé de verrouiller ses appareils à l’aide d’un mot de passe ou d’une empreinte digitale et de s’assurer que les logiciels de protection sont à jour. Le gouvernement conseille également de sauvegarder ses fichiers dans le nuage afin de conserver l’accès aux documents et aux souvenirs en cas de problème avec un appareil.
Vigilance sur le terrain
Une fois sur place, la discrétion demeure de mise. Le gouvernement rappelle que publier sa localisation en temps réel sur les réseaux sociaux peut exposer les voyageurs à des risques inutiles. Attendre de quitter un lieu avant de partager des photos permet de réduire ces risques. Les réseaux Wi-Fi publics doivent aussi être utilisés avec prudence. Certains peuvent être créés dans le but de piéger les utilisateurs. Vérifier le nom exact du réseau avant de s’y connecter est présenté comme une mesure simple pour éviter des situations problématiques.
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Lors de l’achat d’une carte SIM locale, le gouvernement recommande de privilégier les vendeurs officiels. Les cartes ou appareils proposés par des revendeurs non autorisés peuvent être plus vulnérables aux logiciels malveillants. L’utilisation d’applications sensibles, comme les applications bancaires, sur des appareils compromis comporte des risques pour la protection des renseignements personnels. Les codes QR affichés dans les lieux publics sont également mentionnés comme une source potentielle de fraude. Certains peuvent être modifiés pour rediriger vers des sites frauduleux ou installer des logiciels indésirables sur un appareil.
Gestion des services de télécommunications et itinérance
Si vous voyagez à l’étranger avec un téléphone cellulaire, un appareil mobile ou un ordinateur, des frais d’itinérance de données à l’étranger peuvent vous être facturés si vous vous connectez à un réseau sans fil. Les données utilisées par votre appareil dans un autre pays peuvent donner lieu à des factures importantes de la part de votre fournisseur de services. Vérifiez votre contrat de service pour connaître les frais d’itinérance qui seront appliqués lorsque vous appelez, envoyez des messages ou utilisez des données en dehors de la zone couverte par votre plan.
- Mode Avion : Activez le mode avion lorsque vous n’utilisez pas votre appareil. Les services de voix, de messagerie et de données sont désactivés.
- Carte SIM : Pour éviter les frais d’itinérance, vous pouvez retirer la carte SIM de votre appareil. Vous n’auriez pas accès à vos données, mais vous pourriez utiliser le Wi-Fi et le Bluetooth. Si vous retirez ou remplacez votre carte SIM, conservez-la en lieu sûr.
- Optimisation : Trouvez des itinéraires à l’aide d’une application GPS qui ne nécessite pas l’utilisation de données, ou téléchargez des versions hors ligne de cartes. Certains sites Web sont disponibles dans des versions optimisées pour les appareils mobiles, de sorte qu’ils utilisent moins de mégaoctets.
- MiFi : Si vous voyagez en famille ou en groupe, vous pouvez créer votre propre point d’accès Wi-Fi portatif sécurisé avec un appareil MiFi.
Les fournisseurs de services ne peuvent pas facturer plus de 100 $ par cycle de facturation pour l’itinérance, à moins que vous n’acceptiez explicitement de payer plus. Ils doivent également vous avertir lorsque vous êtes en itinérance à l’étranger.
Contrôles douaniers et exigences frontalières
En vertu de la Loi sur les douanes, les agents de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ont le pouvoir d’examiner tous les produits qui franchissent la frontière. Aux fins du contrôle frontalier, nos agents ont des pouvoirs similaires pour examiner vos téléphones cellulaires, tablettes, ordinateurs portables et tout autre appareil numérique que vous transportez.
Procédures d'examen numérique
Un agent de l'ASFC vous posera quelques questions au préalable avant d’examiner votre appareil numérique personnel. Pour examiner l'appareil, l'agent en demandera d'abord le mot de passe. Si l’appareil est protégé par un mot de passe, il le notera sur une feuille de papier. L'agent désactivera la connectivité réseau de votre appareil, par exemple en activant le mode avion afin de désactiver ses capacités d'envoi et de réception d’informations.
Si un agent découvre un contenu identifié comme étant soumis au secret professionnel ou prend connaissance d’un éventuel secret professionnel au cours de son examen, il doit cesser d'inspecter ce document. Si l’agent constate une infraction ou une preuve d'infraction, il peut détenir ou saisir votre appareil. L'ASFC examine les appareils numériques des voyageurs quand les agents ont des indices ou des raisons de croire que les lois frontalières ont pu être enfreintes.

Santé et dispositifs médicaux en voyage
Avant de partir en voyage, communiquez avec votre médecin pour vous assurer que vous pourrez franchir sans danger le portique de détection de métal au point de contrôle de sécurité. La limite de deux bagages de cabine ne s’applique pas aux fournitures et équipements médicaux, ni aux aides à la mobilité. Si vous avez un stimulateur cardiaque, une pompe à insuline ou tout autre dispositif médical, vous devriez en informer l’agent en arrivant dans la zone de contrôle.
- Médicaments : Vous pouvez transporter dans votre bagage de cabine des médicaments liquides, en gel ou en aérosol sur ordonnance et des médicaments essentiels en vente libre en quantités supérieures à 100 ml.
- Stomies : Avant de passer au contrôle, mentionnez à l’agent de contrôle que vous avez subi une stomie et présentez-lui une note du médecin.
- Piles : Les piles des dispositifs médicaux et de mobilité sont autorisées sans limite de wattheures. Vous pouvez également apporter une pile de rechange, jusqu’à 300 Wh, au point de contrôle préembarquement.
- Cannabis : Il est illégal de voyager en avion à l’extérieur du Canada avec du cannabis. La quantité de cannabis que vous transportez doit être conforme au Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales.
Pour les médicaments qui nécessitent un contrôle strict de la température, utilisez des pochettes de gel réfrigérant ou des récipients isothermes non électriques. Déclarez-les à l’agent de contrôle s’ils sont emballés dans un bagage de cabine. Toutes les aides à la mobilité doivent être contrôlées. Les agents de contrôle feront tout leur possible pour contrôler en même temps vous et votre ou vos dispositifs d’assistance.
Préparation et retour de mission
Avant votre voyage, il est conseillé de soumettre un « avis d'intention de voyager » (AIV). Vous recevrez de l’information de voyage général ainsi que des renseignements spécifiques au pays que vous visitez. Le gouvernement du Canada rappelle que les lois et pratiques en matière de données numériques varient considérablement d’un pays à l’autre. Dans certaines destinations, l’utilisation d’Internet est surveillée et les autorités frontalières peuvent avoir le droit d’inspecter ou de saisir des appareils électroniques.
Il est conseillé d’éteindre vos appareils en passant les douanes ou d’autres points d’inspection. Il est préférable de saisir votre mot de passe à chaque fois pour une sécurité optimale. Sois toujours conscient de ton environnement. À ton retour, il est important de vérifier attentivement tes appareils pour détecter tout signe de piratage. En suivant ces astuces, tu peux voyager en toute sécurité avec tes appareils. Pour toute question ou préoccupation spécifique, veuillez communiquer avec l’équipe du service à la clientèle de l’ACSTA avant la date de votre voyage.
