Chape pour compost : informations essentielles et pratiques

Le compostage, une pratique écologique et économique, consiste à transformer les déchets organiques en un amendement naturel de qualité supérieure pour le jardin. Il allège la terre, enrichit le sol en éléments nutritifs et favorise la résistance des plantes aux maladies, tout en réduisant considérablement la quantité de déchets ménagers et de jardin envoyés à la déchetterie. Ce processus, qu'il s'agisse d'un simple tas ou d'un composteur structuré, repose sur la décomposition de la matière organique par une multitude de micro-organismes, insectes et vers de terre.

Schéma du processus de compostage

Comprendre le compostage : un processus dynamique

Le compost, dont le nom signifie "Engrais composé", est un fertilisant issu de la décomposition de déchets d'origine végétale ou animale. Cette transformation est opérée par des bactéries, des champignons et d'autres micro-organismes, qui, mélangés et mis en tas, produisent un engrais naturel de qualité. Plus la diversité des éléments compostés est grande (matières vertes, déchets bruns, déchets humides et matières sèches), plus le compost sera complet et équilibré.

Le processus de compostage se déroule en deux phases principales :

  • La phase de dégradation (ou thermophile) : Il s'agit d'une dégradation aérobie intense où la matière organique fraîche se décompose à haute température (50 à 70 °C) sous l'action de bactéries et en présence d'oxygène. C'est durant cette période que la majeure partie du volume des déchets est réduite.
  • La phase de maturation : Caractérisée par une dégradation moins soutenue, cette étape permet au compost de mûrir et de devenir un terreau stable et utilisable.

Ces réactions nécessitent de l'oxygène et dégagent de la chaleur, soulignant l'importance d'une bonne aération.

Le compostage : guide complet pour réduire ses déchets

Les différentes techniques de compostage

Plusieurs méthodes de compostage s'offrent aux jardiniers, adaptées à l'espace disponible et à la quantité de déchets à traiter :

  • Le compostage en tas : C'est la méthode la plus simple, idéale pour ceux qui disposent de suffisamment d'espace et d'un endroit discret dans leur jardin.
  • Le compostage de surface : Consiste à épandre directement les déchets organiques à la surface du sol pour qu'ils se décomposent in situ.
  • Le compostage en silo (ou en bac) : Cette technique, adaptée à des quantités de matière spécifiques, offre un processus plus structuré et propre. Les silos peuvent être achetés dans le commerce ou fabriqués soi-même.

Comparaison des types de composteurs

Pour les petits jardins ou balcons, il existe des composteurs de balcons, et même des composteurs de cuisine pour composter des petites quantités de déchets directement chez soi. Une autre astuce pour composter une petite quantité de déchets est de creuser un trou de 20 cm de profondeur dans la terre, de le remplir de déchets et de le couvrir de paille ou d'un plastique noir, en maintenant l'humidité.

L'importance du silo à compost et son installation

Un bac à compost, qu'il soit du commerce ou fabriqué maison, n'est pas indispensable pour obtenir du compost, mais il permet une succession des couches bien mieux organisée et un jardin plus net qu'avec un amoncellement informe. Les couches se réchaufferont plus rapidement et resteront humides.

Choix et fabrication du silo

Les silos ou bacs disponibles sur le marché sont variés : en bois, plastique ou treillis, avec ou sans couvercles, sur support ou non, et équipés de portes ou de faces amovibles. L'accès à l'intérieur du bac par la face avant doit être aisé. Une bonne ventilation est essentielle, idéalement sur tous les côtés. Pour un silo en treillis, un ou plusieurs plastiques souples sont souvent fournis pour couvrir l'intérieur.

Il est assez simple de fabriquer des bacs en bois, par exemple en récupérant des palettes et en les assemblant avec du fil de fer. Pour une durabilité accrue, préférez des lattes en bois traité ou traitez-les vous-mêmes.

Emplacement idéal du silo

Un bon emplacement pour un tas de compost est à mi-ombre ou à l’ombre, car une situation trop chaude le dessèche. En plein soleil, le compost risquerait de se dessécher trop vite. Le bac doit être facile d'accès et permettre un retournement aisé. Il est idéal d'avoir au moins deux compartiments à compost, voire trois, pour faciliter le retournement et la maturation des différents lots : le premier pour le compost jeune, le deuxième pour le retournement, et éventuellement un troisième pour le compost mûr.

Emplacement idéal pour un composteur

Pour empêcher l'arrivée de rongeurs ou d'insectivores par le sol, on peut éventuellement disposer un treillis sur le sol ou au fond du bac si on l'ancre.

La question de la chape sous un composteur

Il n’est pas indispensable de faire une chape en béton sous un composteur. En fait, une chape en béton peut empêcher l’aération par le fond et rendre plus difficile l’arrivée d’organismes comme les vers de terre, qui sont cruciaux pour le processus de compostage. Laisser le fond du bac à compost en contact avec le sol est une source directe de micro-organismes indispensables à la réussite du compost.

Cependant, il existe des cas où des dalles en béton peuvent être envisagées comme substrat, notamment pour offrir une base plate et solide qui tolère le poids, évite les affaissements du sol et facilite le nettoyage. Elles peuvent également protéger le contenu du contact direct avec le sol humide et aider au drainage lorsqu’il y a de l’espace entre les plaques. C’est important pour un bac à compost car le contenu accumule de la chaleur et doit être éliminé de l’humidité.

Installation de dalles en béton sous un bac à compost (si nécessaire)

Une installation bien pensée évite des problèmes tels que des désalignements, des fuites et une mauvaise ventilation. Si l'on choisit d'utiliser des dalles en béton, il est recommandé de suivre ces étapes :

  1. Évaluation de l’emplacement et des dimensions : Choisissez un endroit avec suffisamment de lumière solaire, d’ombre et de drainage. Déterminez la taille souhaitée afin que le bac à compost s’adapte aux dalles de béton.
  2. Sélection des dalles de béton : Utilisez des plaques plates et solides et veillez à ce qu’il y ait un minimum de bords surélevés qui pourraient déséquilibrer le récipient.
  3. Préparation du substrat : Enlevez le gravier meuble et assurez un support plat. Si nécessaire, ajoutez une couche de tissu anti-racines pour éviter les mauvaises herbes.
  4. Position et nivellement : Placez les plaques sur une surface plane. Utilisez un niveau et ajoutez des bords inclinés si nécessaire pour améliorer le drainage de l’eau.
  5. Ventilation et drainage : Laissez de l’espace entre les plaques pour le flux d’air et le drainage de l’eau. Ajoutez un cadre ou un encadrement fin sous le plateau pour éviter que l’eau ne reste entre le plateau et les assiettes.
  6. Installation du bac à compost : Placez le plateau fermement sur les assiettes et vérifiez qu’il est bien horizontal. Si nécessaire, mettez un anti-dérapant ou des pieds pour éviter les dégâts.
  7. Finition facile à entretenir.

La combinaison de bac à compost et de dalles en béton est idéale dans les petits jardins où l’espace est limité. La durabilité de cette combinaison dépend également de facteurs locaux tels que le climat et la fréquence d’entretien.

Drainage sous les silos

Pour éliminer le surplus d’eau qui pourrait s’accumuler dans le sol, vous pouvez également aménager un système de drains enterrés sous vos silos. Mais attention à ne pas rejeter le lixiviat (le jus de compost) vers une rivière ou une nappe phréatique.

Les éléments clés d'un compostage réussi

Le succès du compostage repose sur plusieurs facteurs essentiels : l'équilibre des matières, l'aération, l'humidité et le retournement.

L'équilibre Carbone/Azote (C/N)

Il ne suffit pas de mettre nos déchets ménagers ou de jardin dans le fût pour que cela fonctionne. Un bon rapport Carbone/Azote de 20-30 doit être respecté. Or, les déchets organiques ménagers, les tontes de pelouse ou les légumes à feuilles (salade, épinard,…) ont une tendance à être riches en azote. Il est donc important d’avoir une réserve de matière riche en carbone (feuilles mortes, broyat,…) à côté de votre silo (ou prévoyez un silo rien que pour ces matières). N’oubliez pas qu’une grande partie des matières carboniques ne sont pas disponible toute l’année, alors que l’équilibre Carbone/Azote doit se faire toute l’année. Il faut donc que vous ayez de la matière carbonée disponible du début du printemps jusqu’au milieu de l’hiver, voire toute l’année.

Tableau des matières riches en carbone et en azote

L'aération

L’aération est un facteur essentiel puisque le compostage est un processus aérobie. La mauvaise aération du tas de compost est la principale raison d’un compostage lent, partiel, hétérogène ou mal odorant. On estime que l'air devrait occuper au moins 50% du volume du tas. Les bactéries responsables de la dégradation du compost doivent être dans des conditions aérobies, c'est-à-dire en présence d’oxygène pour pouvoir respirer. En dégradant, elles produisent de la chaleur. Il est important de bien aérer le tas de compost pour apporter l’oxygène aux bactéries et pour maintenir une température autour de 70°C.

Pour cela, mélangez le tas le plus souvent possible (toutes les 4 à 6 semaines) pour bien l'aérer. Le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets. Avec un outil adapté comme l'aérocompost, formez des puits d'air dans le compost. Vous pouvez aussi en profiter pour y incorporer des activateurs naturels (urine, fumier de volaille, poudre d’algue, poudre d’os marine) qui stimulent l’activité. Ajoutez de la terre en guise de levain, et un lit de branchage pour l’aération.

Dans un silo en treillis, couvrez l’intérieur du treillis avec du plastique noir ou vert foncé troué (trous de 5-10mm de diamètre) ou des cartons (blancs ou bruns non colorés) troués. Attention, arrêtez le plastique à 2-5 cm du sol pour permettre l'aération par le fond.

L'humidité

Il est important de contrôler l’humidité du compost. Pour vérifier qu’il est satisfaisant, comprimez une poignée de compost dans votre main. Si le compost est trop sec et que l'apport de déchets humides n'est pas suffisant, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler, ce qui se manifeste par des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas, arrosez votre compost et vérifiez que l’aération n’est pas trop importante (espaces entre les planches trop grands, endroit trop venteux,…). Vous pouvez couvrir votre tas de compost avec une bâche après l’avoir arrosé, elle gardera l’humidité.

Inversement, il ne faut pas trop humidifier votre compost. Un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoin d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas, mélangez bien le compost pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides. Pensez également à découvrir votre tas par temps sec pour augmenter l’aération. Si le taux d’humidité est vraiment trop important, étalez (par temps sec) sur le sol une partie du compost durant quelques heures afin de l'aérer, puis remettez-le dans le bac à compost. La gestion de l’humidité dans un silo est un peu plus difficile à gérer que dans un fût. Elle dépend beaucoup des conditions atmosphériques. Si vous montez votre tas en une fois, videz un arrosoir environ tous les 15-20cm. Le tas est généralement plus sec sur les bords, à cause de la ventilation.

Test de l'humidité du compost

Le retournement

Le retournement est très important, surtout pour les gros volumes. Il permet de ré-aérer le tas, car les matières organiques vont en effet se tasser pendant la phase thermophile. Retournez le tas dans le deuxième bac avec la technique de la “fourche légère”. Le premier retournement se fera après 1 mois. Les suivants peuvent être espacés (le deuxième à 3 mois, le troisième à 6 mois) ou se faire seulement sur les parties plus fraîches, mais attention à l’anaérobie. Si vous avez du temps à consacrer à votre compost, retournez-le tous les mois.

Quelles matières composter ?

Pour un compost 100% naturel, utilisez les déchets verts de la maison (fruits et légumes) et du jardin. Utilisez des matériaux variés et broyés (les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux) en mélange équitable secs (bois, rameaux, feuilles mortes) et humides (encore verts). La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique.

Matières à composter (exemples) :

Au jardin :

  • Feuilles mortes broyées
  • Tonte d'herbe fraîche
  • Herbes séchées
  • Fleurs fanées, même celles du fleuriste
  • Plantes d'appartement
  • Bois de taille broyé, sciures et copeaux
  • Aiguilles de conifères
  • Mauvaises herbes non grainées, dont les orties entières avant floraison

À la maison :

  • Déchets et épluchures de légumes et de fruits
  • Peaux d'agrumes broyées (peu)
  • Restes de repas (sans viande, ni graisse)
  • Feuilles de thé et sachets de thé
  • Marc de café avec le filtre
  • Croûtes de fromage, couenne de jambon
  • Coquilles d’œufs, de noix, de moules broyées
  • Pomme de terre flétrie broyées
  • Graisses, huiles de cuisine (peu)
  • Papier essuie-tout (mouillé)
  • Papier, journaux, cartons (en morceaux)
  • Tissus naturels tels le coton et le lin (broyés)

Si vous mettez des déchets de viande, des produits laitiers, des aliments cuits ou des matières déjà pourries dans le bac, enfouissez-les sous 15-20cm et couvrez-les bien. Cela évitera l’apparition de mauvaises odeurs, de mouches ou d’autres nuisibles.

Matières à ne pas composter (exemples) :

Au jardin :

  • Terre, sable et cendre de charbon
  • Gros bois, bois traité, bois exotique
  • Plantes malades (rosiers et arbres fruitiers)
  • Tailles de thuyas et autres conifères
  • Cendres de bois
  • Toutes plantes grainées (mauvaises herbes en fleurs ou en fruits)
  • Litières non biodégradables
  • Fumiers frais (utilisez-les bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes)

À la maison :

  • Viandes, poissons
  • Produits laitiers
  • Plastiques, métaux, verres (utilisez vos poubelles de tri)
  • Papier glacé, imprimé ou coloré
  • Langes jetables
  • Poussières de sac d'aspirateur et balayures
  • Tissus synthétiques tel le nylon et le lycra
  • Tous les produits chimiques
  • Huile de vidange

Les déchets de taille et les branchages ne doivent pas excéder 1 cm de diamètre. Au besoin, utilisez un broyeur ! Les plastiques, métaux et substances toxiques sont bien entendus interdits dans le compost. Variez les plaisirs : ne mettez pas plus de 25 % du même déchet dans votre compost.

Quand le compost est-il prêt et comment l'utiliser ?

Le compost est prêt lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus et s’effrite facilement. Il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été ou 6 à 9 mois en automne/hiver s’il est bien isolé et retourné régulièrement. Certains composteurs permettent même la réalisation d’un compost de qualité en 4 à 6 semaines seulement. Pour un compost bien décomposé, pensez à alterner entre deux couches avec un activateur à compost.

Compost mûr

Quand votre compost est prêt, retirez-le par la base et incorporez-le au pied des plantes ou dans les trous de plantation. Attention à ne pas l’enterrer mais à l’incorporer de façon superficielle. Épandre 30 à 70kg de compost pour une surface de 100m², trois fois par an. À la fin du compostage, le tas aura perdu 2/3 de son volume initial, mais il sera concentré en éléments nutritifs. Le compost ne convient cependant pas aux semis de fleurs et de légumes que vous réalisez à l’intérieur en début de saison. Privilégiez un terreau de semis de qualité pour cette utilisation.

Si votre système ne possède qu’un ou deux bacs, la technique la plus aisée est la suivante : placez éventuellement une bâche au sol à côté du silo. Retirez la partie du dessus (non compostée) et mettez-la de côté. Dans la partie inférieure, récupérez le compost mi-mûr ou mûr et mettez-le à sécher. Retirez enfin les brindilles du fond (s’il en reste…). Lavez éventuellement le bac. Replacez les brindilles (complétez éventuellement), ensuite le compost non fini, terminez par un peu de matières carbonées. Si vous possédez 3 bacs ou plus, transvasez le compost d’un bac à l’autre. Retournez-le “à la fourche légère” afin de casser les mottes, cela apportera de l’aération dans le compost. N’oubliez pas de toujours couvrir vos silos ! Cela permet de garder température et humidité dans votre compost, le processus de compostage se fera dans de meilleures conditions. De plus, une couverture empêche le compost d’être lessivé par la pluie. Le compost obtenu peut être assez humide et donc difficile à tamiser directement ; mettez-le donc à sécher en le couvrant d’une bâche. Si vous avez l’occasion, en journée retirez la bâche pour activer l’évaporation et retournez-le de temps en temps.

Le compost peut être gardé plusieurs années, mais il perdra évidemment ses propriétés au cours du temps, les micro-organismes quittant cet élément favorable dans lequel la nourriture va se raréfier. Il est conseillé de l’utiliser au plus vite, dans l’année après le dernier retournement.

Le tamisage

Lorsque votre compost est prêt, il reste toujours quelques fragments non décomposés. Vous pouvez les récupérer en tamisant votre compost. Réincorporez-les ainsi dans le prochain tas que vous ferez.

Matériel essentiel pour un bon compostage

Pour faciliter le processus de compostage et garantir son succès, certains outils et équipements sont utiles :

  • Une brouette : Pour transporter les déchets jusqu'au tas de compost.
  • Un récipient de petite taille : Pour récupérer les déchets de la maison.
  • Un broyeur : Pour couper les déchets en petits morceaux et faciliter le travail de fermentation des micro-organismes. Les déchets de taille et les branchages ne doivent pas excéder 1 cm de diamètre.
  • Un ou deux silos à compost ou composteurs.
  • Une fourche : Pour remuer et aérer régulièrement le tas de fumier.
  • Un thermomètre de couche : Pour observer l’évolution de la température au cœur du compost. Des thermomètres spécialisés vous indiquent la température au centre de votre tas de compost, traduisant ainsi l’activité qui y règne. Si la température est trop élevée, n’hésitez pas à aérer votre compost.

Outils de compostage

La chape dans le bâtiment : généralités et distinctions

La chape, dans le domaine du bâtiment, est une étape technique liée au gros œuvre, venant compléter les fondations. Elle est une pré-couche d'enduit ou de mortier à base de ciment (chape traditionnelle) ou de chaux.

Façonnage et fonctions d'une chape

La chape, réalisée sur une dalle de béton, a pour rôle de niveler et d'aplanir le support. Elle intègre dans sa masse les gaines électriques, les câbles et les tubes de plancher chauffant. L'opération nécessite de la rigueur, le sol étant divisé en bandes parallèles avec de longues lattes en bois pour guider le dressage. Une fois plate et homogène, la surface est prête à recevoir d'autres couches, comme le carrelage, ou un parquet flottant ou collé. On parle de chape flottante quand celle-ci n'adhère pas directement à la dalle ou au plancher sur lequel on a posé un feutre, un isolant ou tout autre matériau de façon continue.

Types de chapes en construction

En plus de la chape traditionnelle et de la chape flottante, il existe plusieurs autres types de chapes utilisées selon les exigences du projet de construction :

  • Chape sèche : Composée de panneaux ou de dalles, cette version ne nécessite pas de temps de séchage, idéale pour une installation rapide.
  • Chape liquide ou fluide : Elle offre une excellente planéité et permet un coulage aisé autour des installations comme le chauffage au sol.
  • Chape anhydrite : Composée principalement de sulfate de calcium, elle est réputée pour sa capacité à enrober parfaitement les éléments chauffants.

Avantages de la chape dans la construction moderne

L'intégration d'une chape dans la construction présente plusieurs avantages significatifs :

  • Uniformisation du support : La chape permet de corriger les irrégularités de la dalle de béton, assurant une surface totalement plane et uniforme.
  • Base pour revêtements : Elle sert de base idéale pour l'installation de divers revêtements de sol, garantissant leur durabilité et leur esthétique.
  • Incorporation de technologies modernes : La chape peut être préparée pour intégrer des installations modernes telles que le chauffage au sol ou les systèmes électriques encastrés, augmentant ainsi la fonctionnalité des espaces.

Au-delà de ces aspects pratiques, la chape joue un rôle crucial dans l'isolation acoustique et thermique d'un bâtiment, contribuant ainsi à créer un environnement intérieur plus confortable et énergétiquement efficace. La chape est un élément de construction versatile et essentiel, adapté aux exigences modernes du bâtiment.

Pose de chape par soi-même avec la Grille Staenis

Pour ceux qui souhaitent poser eux-mêmes leur chape, des systèmes innovants comme la Grille Staenis facilitent grandement la tâche, même sans expérience. Une fois que la Grille Staenis est correctement réglée, il n'est pas nécessaire de tenir compte de la hauteur lors du tirage de la chape. Le risque de fissuration, d'affaissement, de décollement, etc. du sol est éliminé en divisant la structure du sol en très petits champs de 0,25 m². Pour les grandes surfaces, vous pouvez économiser un tapis de désolidarisation (30 €/m²) avec la Grille Staenis. Lors de l'utilisation de la Grille Staenis, il n’est plus nécessaire de placer des joints de dilatation, sauf à l'ouverture d'une porte. Une isolation périphérique reste toutefois nécessaire autour de la chape. La Grille Staenis avec chape protège vos carreaux. En posant soi-même la chape avec la Grille Staenis, on obtient un résultat professionnel tout en réalisant d'importantes économies. Vous économisez particulièrement sur les petites surfaces, car aucun chapiste ne vous facturera un prix forfaitaire. Pour les grandes surfaces, vous pouvez également vous passer d’une natte de désolidarisation. De plus, avec la Grille Staenis, il n’est pas nécessaire d’utiliser un treillis métallique pour armer votre chape, et un joint de dilatation est automatiquement intégré tous les demi-mètres dans votre sol.

L'ajout d'eau au mélange sable-ciment est une étape cruciale pour obtenir une bonne chape. Il est important de ne pas ajouter trop d'eau en une seule fois, car cela peut entraîner une chape trop humide et faible. Ajoutez l'eau progressivement, tout en continuant à bien mélanger le mélange. Le temps de séchage de la chape dépend de plusieurs facteurs tels que l'épaisseur de la chape, l'humidité de l'air et la température ambiante. En général, il faut environ 1 semaine par centimètre d'épaisseur avant que la chape ne soit suffisamment sèche pour poser un revêtement de sol. Il est important de bien laisser sécher la chape avant de continuer avec la pose de carrelage ou d'autres revêtements de sol. Lors de l'installation du chauffage par le sol en combinaison avec une chape, il y a quelques points d'attention supplémentaires. Assurez-vous que les éléments du chauffage par le sol sont bien fixés et ne peuvent pas bouger lors de la pose de la chape. La réalisation et la pose de chape constituent une étape importante dans la composition du sol. En utilisant les bonnes proportions de sable, de ciment et d'eau, et en tenant compte du temps de séchage ainsi que d'un éventuel chauffage par le sol, vous pouvez vous assurer que votre chape forme une base solide et uniforme pour votre revêtement de sol.

Le composteur MonAmi® de Biohort : un exemple de design fonctionnel

Le composteur MonAmi® combine fonctionnalité et esthétique, offrant des surfaces lisses à l'intérieur comme à l'extérieur pour un compostage efficace. Deux tuyaux de ventilation centraux créent un effet de cheminée, assurant une circulation d'air fiable, tandis qu'un espace périphérique sous le couvercle permet à la chaleur de s'échapper.

Composteur MonAmi®

Ses avantages incluent :

  • Durabilité extrême : Fabriqué avec des matériaux de haute qualité (tôle d'acier galvanisée, émaillée au polyamide, vis et charnières en acier inoxydable).
  • Système de ventilation : Assure un processus de compostage optimal.
  • Vidange facile : Panneau frontal coulissant pour une vidange pratique et aisée.
  • Ouverture confortable du couvercle : Grâce à un vérin à gaz qui empêche également la fermeture accidentelle.
  • Garantie de 20 ans.
  • Design fonctionnel : Conçu pour durer des décennies.

Les produits Biohort sont livrés en pièces détachées dans des cartons robustes pour un auto-assemblage, avec des instructions détaillées fournies. Un niveau et une surface solide sont requis pour la plupart des produits, et les composteurs comme le MonAmi peuvent être placés sur n'importe quelle surface plane.

tags: #chape #pour #compost