Le chèvrefeuille, appartenant à la famille des Caprifoliacées et au genre Lonicera, est une plante qui attire de plus en plus les jardiniers grâce à son parfum envoûtant et ses jolies fleurs. Bien qu’il soit une plante grimpante populaire pour son parfum enivrant et ses jolies fleurs, il existe deux grandes catégories adaptées aux jardins français : les variétés grimpantes et les variétés arbustives. Le chèvrefeuille grimpant est le plus répandu, il peut être caduque ou persistant. Les variétés caduques offrent généralement une floraison plus généreuse, mais qui tombe en hiver. Ces variétés sont idéales pour habiller un mur, une pergola, une clôture ou un treillage. Elles ont besoin d’un support solide pour s’enrouler naturellement. Le chèvrefeuille arbustif peut être caduque ou persistant. Ces chèvrefeuilles supportent bien la taille régulière, mais une taille trop fréquente limite la floraison.

Les spécificités du chèvrefeuille comestible (Baie de mai)
Encore peu connu il y a quelques années, le chèvrefeuille comestible séduit de plus en plus les jardiniers en quête de petits fruits originaux, précoces et faciles à cultiver. Le camérisier, aussi appelé chèvrefeuille comestible, myrtille de Sibérie ou baie de mai, est un chèvrefeuille arbustif (non grimpant), plutôt un arbrisseau étant donné sa taille limitée. Il forme un buisson dense au port dressé, mesurant entre 1 et 2 m selon les variétés. Ses feuilles sont ovales, vert glauque, et sa floraison crème à jaune pâle apparaît très tôt, parfois dès la fin de l'hiver.
Le chèvrefeuille comestible est un petit fruitier d’entretien facile, qui est apprécié pour ses fruits allongés bleus à noirs, recouverts d'une pruine bleutée. Les baies mûrissent au printemps avec une saveur entre la myrtille, la mûre et le cassis, avec une pointe d'acidité. Rare variété de chèvrefeuille comestible, la baie de mai (Lonicera kamtschatica) est aussi un arbuste très décoratif, au joli port buissonnant.
Principes de plantation en pleine terre
Avant de planter un chèvrefeuille, il est important de vérifier que l’emplacement et les conditions sont adaptés. Le chèvrefeuille se plaît dans un sol riche, bien drainé et frais. Il préfère une exposition ensoleillée ou à mi-ombre. En plein soleil, il offrira une floraison plus abondante, mais il faut éviter le soleil brûlant, surtout dans les régions chaudes.
Pour les variétés grimpantes, installez le support avant la plantation afin d’éviter de déranger les racines par la suite. Creusez un trou légèrement plus large et plus profond que la motte, idéalement de 40 à 50 cm de diamètre. Si vous plantez contre un mur ou une clôture, laissez un espace de 30 à 60 cm afin d’éviter un sol trop sec à la base. Placez la plante dans le trou en veillant à ce que le haut de la motte soit au niveau du sol. Rebouchez avec un mélange de terre de jardin et de terreau, tassez légèrement et arrosez abondamment. Si les tiges sont déjà longues, guidez-les délicatement vers le support.
Pour le chèvrefeuille arbustif, la plantation suit les mêmes principes, mais sans ajout de support. Ameublissez le sol et incorporez du compost. Gardez 1,20 à 1,50 m entre deux arbustes en haie fruitière. La présence d'au moins deux variétés différentes, compatibles et fleurissant simultanément, améliore la pollinisation et augmente la quantité et le calibre des fruits.
Tuto - Comment planter le chèvrefeuille ?
La culture du chèvrefeuille en pot
Oui, le chèvrefeuille peut se cultiver en pot, c’est tout à fait possible, à condition de choisir une variété adaptée. Le chèvrefeuille en pot, pour rester vigoureux et florifère, a besoin d’un sol bien structuré et d’une exposition adaptée à sa variété. Le mélange de terre doit être à la fois nourrissant et aéré, car en pot les racines disposent d’un espace limité.
Utilisez un grand contenant d'au moins 40 à 60 litres, percé, garni d'une couche drainante et d'un mélange terreau/compost/terre de jardin. À la plantation, l’incorporation de compost mûr ou de corne broyée est recommandée pour enrichir durablement le sol. Prévoyez un support solide. Le chèvrefeuille en pot sera rempoté chaque année au printemps ou à l’automne dans un contenant de diamètre supérieur. Si le rempotage est compliqué, procédez à un surfaçage. Un paillage épais sur le dessus du pot améliore la fraîcheur du substrat.
Entretien et taille : maintenir la vigueur
L’entretien du chèvrefeuille commence dès le printemps. Arrosez régulièrement les jeunes plants, surtout la première année, sans détremper le sol. Apportez un engrais à libération lente au printemps, puis éventuellement une seconde fois en cours de saison.
La taille du chèvrefeuille est importante pour plusieurs raisons : contrôler la croissance, car le chèvrefeuille est une plante grimpante vigoureuse qui peut rapidement devenir envahissante, et stimuler la floraison. Pour les variétés à floraison tardive (été), la taille se fait au printemps. Ces plantes fleurissent sur les pousses de l’année en cours : une taille légère suffit. Les variétés à floraison précoce (fin d’hiver ou printemps) doivent être taillées juste après la floraison, car les fleurs apparaissent sur les pousses de l’année précédente.
Si vous vous demandez comment tailler un chèvrefeuille, commencez toujours par supprimer les branches mortes, abîmées ou mal placées. Éclaircissez le centre de la plante pour améliorer l’aération, puis raccourcissez les pousses trop longues. Pour le chèvrefeuille comestible, les trois premières années, taillez très peu, ôtez seulement le bois cassé ou mal placé. Ensuite, en fin d’hiver, supprimez le bois mort et éclaircissez les branches qui se croisent. Tous les 4 à 6 ans, retirez 1 à 3 des plus vieilles branches à la base pour stimuler de nouvelles pousses.

Multiplication par bouturage
La bouture chèvrefeuille est une méthode simple et efficace pour multiplier la plante. Si vous vous demandez comment bouturer un chèvrefeuille, prélevez au printemps ou au début de l’été une tige semi-aoûtée d’environ 10 cm. Plantez-la dans un substrat léger et maintenez-la légèrement humide. Placez le pot à l’abri du soleil direct. La bouture semi-ligneuse en été, provenant d'une tige qui a poussé au printemps et qui est en cours de durcissement en été, offre de bons résultats.
Gestion des maladies et ravageurs
Comme bon nombre de végétaux, le chèvrefeuille aussi a ses ennemis. Le ravageur le plus fréquent du chèvrefeuille est le puceron. Une infestation provoque des feuilles déformées ou enroulées, parfois accompagnées d’un dépôt noir dû au miellat. Encouragez les auxiliaires naturels comme les coccinelles et chrysopes.
L’oïdium est la maladie la plus courante. Elle apparaît surtout lorsque l’exposition du chèvrefeuille est trop ensoleillée ou lorsque l’air circule mal. Le chèvrefeuille n’aime ni l’ombre totale ni le plein soleil. L’exposition idéale du chèvrefeuille correspond à une lumière tamisée ou un soleil partiel. Les racines doivent rester fraîches et ombragées, tandis que les tiges et les fleurs bénéficient de quelques heures de soleil par jour.
Les chèvrefeuilles à feuilles jaunes sont souvent le signe d’un stress hydrique, d’un excès de soleil ou d’un sol mal drainé. Elles peuvent aussi indiquer une attaque de pucerons ou un déséquilibre nutritif. Concernant la toxicité, les baies du chèvrefeuille ornemental sont toxiques, surtout pour les enfants. Il est donc important de surveiller les jeunes enfants et les animaux domestiques pour éviter toute ingestion accidentelle. Seul le chèvrefeuille comestible (baie de mai) produit des fruits propres à la consommation.
Précautions écologiques et environnementales
Certaines espèces de chèvrefeuille, comme le chèvrefeuille du Japon (Lonicera japonica), sont connues pour leur croissance rapide et leur capacité à étouffer les plantes indigènes. Ces espèces peuvent former des fourrés denses, limitant la lumière et les ressources pour les autres plantes. Les chèvrefeuilles envahissants peuvent perturber les écosystèmes locaux en réduisant la biodiversité. Leurs fruits peuvent ne pas fournir les nutriments nécessaires aux oiseaux migrateurs, contrairement aux espèces indigènes. La taille régulière et la surveillance sont importantes pour contrôler la propagation du chèvrefeuille. Toutefois, toutes les espèces de chèvrefeuilles ne sont pas envahissantes. Les variétés de chèvrefeuille vendues en jardinerie ne sont généralement pas invasives. Les formes arbustives peuvent toutefois produire des semis spontanés.
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