L'excellence des surfaces de jeu : Comprendre le Classement des Pelouses dans le football professionnel

Dans le monde exigeant du football professionnel, la qualité de l'aire de jeu constitue le socle indispensable à la performance sportive et à la qualité du spectacle télévisé. La Ligue de football professionnel (LFP) vient de rendre son verdict au championnat des pelouses, à l’issue de la saison 2025-2026 de la Ligue 1. Pour la deuxième année consécutive, le club de la capitale domine donc ce classement alternatif qui récompense la qualité des terrains de jeu, confirmant l’excellence de ses infrastructures et de son entretien.

Vue aérienne d'un stade de football moderne avec une pelouse hybride parfaitement entretenue

Les fondements et objectifs du classement

Mis en place par la Ligue de football professionnel (LFP) à l’aube de la saison 2013/14 sur le modèle de ce qui se fait depuis plusieurs années en Premier League et en Bundesliga, le classement a pour objectif « d'améliorer la qualité des pelouses en introduisant une notion de compétition » explique la LFP. En pratique, les capitaines, entraîneurs et arbitres ainsi que le réalisateur évaluent la pelouse à l’issue de chaque rencontre de Ligue 1, ce qui donne lieu à une note pour chaque match et à un classement général excluant le seul terrain synthétique du championnat, celui de Lorient.

Ce championnat des pelouses, symbolique de prime abord, à tout de mme une importance pour les équipes dans les critères pour l’obtention de la licence club. Depuis la saison dernière, elle a décidé de renforcer le poids de la qualité du terrain dans les critères d’attribution de la « licence club », sésame destiné à inciter les investissements de la part des clubs et qui permet à ses bénéficiaires de se partager une enveloppe de 20% des droits TV. Sur les 10.000 points distribués selon un barème détaillé portant sur les infrastructures, la sécurité ou encore la formation, la pelouse en représente désormais 450 (soit 4,5% du total), une part non-négligeable pour atteindre les 6.500 points requis.

Méthodologie et critères d'évaluation

Pour rappel, ce classement est établi grâce à des critères bien précis : à chaque journée de championnat, les clubs et l’arbitre central sont invités à donner une note au terrain sur lequel la rencontre a été jouée. De nombreux éléments, tels que la qualité des appuis, la souplesse du sol ou encore les rebonds et les trajectoires du ballon sont pris en compte.

Pour l’édition 2025-2026 de ce championnat des pelouses, la LFP a apporté quelques modifications au règlement. Ainsi, un 6ème critère de notation a été ajouté pour les clubs : « appréciation globale de l’aire à l’issue de l’échauffement ». L’appellation concernant le commentaire sur la feuille de match a été modifiée pour devenir « Commentaires complémentaires à la notation pour toute note inférieure à 15 ». La note attribuée par le club recevant n’est pas prise en compte s’il y a un écart de 4 points ou plus avec la notation du club visiteur ET de l’arbitre central.

À la rencontre du jardinier du DFCO

Le palmarès et la hiérarchie des gazons

À l’issue de la 34ᵉ et ultime journée de championnat, le Paris Saint-Germain s’impose pour la seconde année consécutive en tête de la Ligue 1 McDonald's, avec une excellente moyenne de 19. Le Stade de Reims décroche la deuxième place grâce à une note de 18,12, juste devant l’Olympique de Marseille, qui retrouve le podium pour la première fois depuis la saison 2021-2022, avec une solide moyenne de 18,01. Si le haut du classement affiche des notes honorables, les écarts se creusent sensiblement dans la seconde moitié du tableau. Le Toulouse FC ferme la marche avec 15,37 de moyenne, soit près de 4 points de retard sur le leader parisien.

Au terme d’une saison très disputée en Ligue 2, le FC Metz l’emporte avec une très belle moyenne de 18,68 ! Sur la deuxième marche de ce podium et après une lutte intense, nous retrouvons le Paris FC avec une moyenne de 17,48. Le FC Lorient complète le podium avec une moyenne de 17,16.

Tableau comparatif montrant les notes moyennes des pelouses entre les clubs de haut et de bas de tableau

L'avènement des pelouses hybrides et l'entretien

Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’augmentation des pelouses dites « hybrides » ou à « substrat renforcé fibré » selon le terme consacré par la LPF, ces gazons 100% naturels renforcés par un ancrage sur un substrat de fibres synthétiques utilisés par la quasi-totalité des clubs de Premier League. La saison dernière, seul Nantes était équipé de ce type de terrain ayant fait ses preuves quasiment partout où il a été implanté, malgré quelques problèmes dus à une maladie de la pelouse au Havre ou à l’entretien au Vélodrome. Cette saison, ils sont quatre de plus (Paris, Marseille, Saint-Etienne et Metz) à avoir adopté cette technologie.

À Metz, la douzième place obtenue la saison dernière dans le classement de Ligue 2 n’est pas passée en inaperçue. « On savait que notre pelouse était en bout de course, les joueurs s’en plaignaient, le drainage ne fonctionnait plus de manière efficace, explique Jean-François Girard, le directeur du stade de Saint Symphorien. Le championnat des pelouses nous a permis d’en avoir la confirmation. Le fait d’avoir été très mal classés la saison dernière, en plus des nouveaux critères de la Licence Club, a pesé dans la balance. » Résultat, les Grenats évoluent sur un billard depuis l’installation cet été d’une pelouse hybride, et occupent la troisième place du classement des herbes de Ligue 1. Une réussite qui prouve aussi que l’argent ne fait pas tout.

Les obstacles structurels : stades loués et gestion locale

Même avec la meilleure volonté du monde, les clubs se heurtent à une spécificité française qui ne favorise pas toujours les investissements et la vision à long terme. Dans l’hexagone, la grande majorité des clubs loue le stade où évolue leur équipe et dépendent donc de la collectivité locale, souvent la mairie, ou d’une entreprise extérieure pour l’entretien de la pelouse. « Dans l'esprit des constructeurs, la pelouse n'est pas

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