
La multiplication végétative est un ensemble de méthodes permettant d'obtenir de nouvelles plantes à partir d'un fragment d'une plante mère, sans passer par la reproduction sexuée (graines). Ces techniques sont précieuses pour les jardiniers amateurs et les professionnels, offrant la possibilité de cloner des végétaux aux caractéristiques souhaitées, de rajeunir des plantes ou de multiplier des espèces difficiles à propager autrement. Parmi ces méthodes, le marcottage, la division des tubercules et la greffe se distinguent par leur efficacité et leur spécificité.
Le Marcottage : Une Méthode Naturelle et Efficace
Le marcottage est une forme de multiplication végétale qui repose sur un principe simple : faire en sorte qu’une branche d’une plante développe des racines pour ensuite se détacher et devenir une nouvelle plante. Le marcottage peut intervenir spontanément dans la nature. Il suffit qu’une tige attachée au pied mère développe de nouvelles racines indépendantes, lorsqu’elle est en contact prolongé avec le sol. En horticulture, le marcottage est souvent utilisé pour cloner les plantes ligneuses, dont le bouturage est difficile, ou pour rajeunir une plante-plumeau, dégarnie de la base. L’avantage du marcottage est qu’il offre un taux de réussite assez élevé, puisque le plant bénéficie encore de l’apport de sève de la mère le temps de développer ses propres racines, contrairement au bouturage. Cette technique est idéale pour les plantes aux tiges bien souples, qu’il est facile de courber sans les casser.
Historique et Principes Fondamentaux du Marcottage
Cette technique est déjà décrite au IIe siècle av. J.-C. par Caton l'Ancien, auteur romain, dans son ouvrage intitulé "De agri cultura" (de l'agriculture). Roland Motte, expert jardin, nous explique que le marcottage fait partie des techniques les plus simples et accessibles. Le processus est une manière à la fois gratifiante et économique d'enrichir son jardin, en partant simplement d’une branche qui traînait. Roland Motte nous invite donc à explorer cette méthode pour voir notre jardin se multiplier naturellement, sans effort.
Diverses Techniques de Marcottage
Il existe plusieurs techniques de marcottage, chacune adaptée à des types de plantes et des objectifs spécifiques.
Marcottage Spontané
Le marcottage spontané survient naturellement, avec plus ou moins de facilité selon l'espèce. On parle de multiplication végétative et de reproduction asexuée. Par exemple, les plants de fraisier se multiplient ainsi très rapidement par le biais de leurs stolons qui s'enracinent d’eux-mêmes, formant de nouveaux pieds.
Marcottage par Couchage (ou en Archet)

Le marcottage « par couchage » ou « en archet » est adapté aux plantes à rameaux souples. Il consiste à effeuiller puis enterrer la partie médiane d'une branche basse dans un trou, sans incision. Un arceau permet de conserver cette partie sous terre. Un tuteur permet quant à lui de maintenir l'extrémité du rameau hors de terre. Cette technique intervient généralement au printemps, après le réveil végétatif de la plante. Il faut retirer toutes les feuilles à la main ou à l’aide d’un sécateur, en ne laissant que celles présentes à l’extrémité, qui ne seront pas enterrées. Il est important de veiller à ne pas créer de blessures au niveau de l’écorce du rameau. Une fois les racines développées au bout de quelques mois, de nouvelles feuilles apparaîtront également. Pour vous assurer que la tige s'est enracinée dans les godets, il est recommandé de tirer un peu au niveau des points de contact. Si vous sentez une petite résistance, c'est bon !
Marcottage en Serpentin
Le marcottage en serpentin est une variante du marcottage par couchage. Cette technique est utilisée pour les plantes produisant des rameaux bien longs et souples, comme les grimpantes ou les rampantes. L’idée est de créer plusieurs ponts le long de la tige, en multipliant les parties enterrées, pour obtenir davantage de nouveaux plants. Il faut choisir une tige saine et vigoureuse sur le pied mère, mesurant au moins 20 cm de longueur. Retirer toutes les feuilles à la main ou à l’aide d’un sécateur, sauf celles situées à l’extrémité. Ensuite, creuser plusieurs trous (généralement au moins 3) d’une quinzaine de centimètres de profondeur à côté du pied mère et enterrer le rameau à plusieurs endroits, en rabattant de la terre dessus.
Marcottage en Butte (ou en Cépée)

Le marcottage en butte (ou en cépée) est adapté aux plantes émettant facilement des rejets comme les fruitiers et les porte-greffe. Cette technique de marcottage s’effectue en fin d’hiver ou au tout début du printemps. Durant l'hiver, la plante mère est rabattue à une dizaine de centimètres du sol. De nouveaux rameaux se forment durant le printemps. Quand ils atteignent une hauteur de 10 cm environ, la technique consiste à former une butte autour des rameaux avec un mélange de sable et de terre. À l’hiver suivant, des racines se seront formées à la base de chaque rameau, qui pourront alors être sevrés et replantés. Il est réservé aux plantes touffues, développant des rameaux trop durs pour être redirigés vers le sol. Cette technique est aussi utilisée pour les arbustes qui ont une silhouette en cépée (produisant plusieurs troncs).
Marcottage Aérien
Le marcottage aérien est une méthode de multiplication végétative très répandue chez les amateurs de bonsaï, en vue d’obtenir un sujet enraciné à partir d’une branche d’un arbre souvent âgé. Il est privilégié pour les plantes aux rameaux plus durs (plantes ligneuses) ou encore pour certaines plantes d’intérieur (pour elles, le marcottage peut en théorie être pratiqué toute l’année). Il a lieu en milieu de printemps ou en été, lorsque les températures sont déjà bien remontées. Si le sujet est marcotté trop tard, il n’aura pas le temps de créer suffisamment de racines avant l’hiver.
Pour le réaliser, on procède à deux incisions annulaires. Il faut que la lame du couteau s’enfonce jusqu’à traverser l’écorce, puis procéder à une rotation de façon à former un anneau. Sur les branches de faible diamètre, il y a risque de casse durant la phase de marcottage, car la branche présente, suite à la suppression de l’anneau d’écorce, une fragilité mécanique. En extrayant notre anneau, nous ôtons la couche phloème (qui est une couche sur la partie externe de la branche, juste en dessous de l’écorce et qui transporte la sève élaborée), mais épargnons la couche xylème (qui est plus près du cœur de la branche et transporte la sève brute ou sève montante vers le haut de la plante). La sève brute ou sève montante est l'eau et les substances nutritives que la plante puise dans le sol à l'aide de son système racinaire.
Après avoir retiré les feuilles sur une quinzaine de centimètres, il faut gratter un anneau d’écorce de 4 cm de long. Si la plante ne possède pas d’écorce, il est possible de créer une incision de 2,5 cm de haut en format une languette vers le haut de la tige. Ensuite, on enfile un sac plastique coupé sur la zone à marcotter puis on le fixe avec du ruban adhésif. Appliquez ensuite de l’hormone de bouturage sous la languette, ou à l’endroit où l’écorce a été ôtée. Remplissez ensuite le sac de mousse, ou de terre humide pour former un manchon sur la branche.
Si l’idée d’installer un sac plastique polluant dans vos arbres ne vous convient pas, vous pouvez opter pour des boules de marcottage. Ces boules sont aussi en plastique, mais elles sont robustes et réutilisables plusieurs années de suite. Il suffit de clipser la boule de marcottage autour de la branche, d’enlever l’écorce sur 2 à 2,5 cm, puis de remplir la boule de terreau. La fente en biseau est une autre technique : inciser en biais, avec une lame de rasoir, en fendant la tige vers le haut, sur une longueur de 2 cm environ. Ensuite, saupoudrez l'entaille d'hormones d'enracinement, en la badigeonnant, par exemple, avec un pinceau. Faites tremper de la mousse (sphagnum) dans de l'eau tiède, puis essorez-la : il faut qu'elle soit bien humide, bien gonflée mais non imbibée d'eau. Si la mousse se durcit ou se décolore, c'est mauvais signe : elle manque d'eau et, dans ce cas, les racines ne se développeront pas. Pour rajouter de l'eau, ouvrez le manchon dans le haut et arrosez à la petite cuillère, lentement, pour que la mousse puisse s'imbiber correctement.
Au bout de un à trois mois, des racines sont apparues. Il ne faut pas se précipiter à sevrer la marcotte (c’est-à-dire couper en dessous de la papillote) dès les premières radicelles visibles à travers le film transparent. Il faut attendre que le système racinaire soit suffisamment développé et dense pour assurer une reprise. Il est encore trop tôt pour sevrer la plante. On sèvre en période de végétation, lorsque le système racinaire est abondant. Une fois réalisée, la marcotte représente un certain poids pour la tige. Lorsque le manchon est en place, il faut surveiller tous les 15 jours le niveau d’humidité du substrat. En principe, aucun ajustement n’est à prévoir. Si la marcotte prend, la plante fournira elle-même l’eau nécessaire. Au bout de quelques mois, vous devriez voir apparaître des extrémités racinaires blanches ou rouges en fonction de la plante. Il faudra cependant être patient et attendre qu’elles deviennent brunes avant de procéder au sevrage de la marcotte. Retirer le manchon en prenant soin de ne pas abîmer la boule de mousse et les racines. Si vous avez procédé avec un autre substrat, ce dernier pourrait avoir tendance à se désagréger et emporter avec lui les nouvelles racines.
Je m'essaye à la multiplication des arbres avec des boules de marcottage aérien
Après 6 à 8 semaines, vous devriez apercevoir les premières racines et replanter vos marcottes dans votre jardin. Il faut transplanter aussitôt la marcotte aérienne dans un pot, en recouvrant la mousse de terreau… mais pas trop : environ 3 cm. Pour cette étape, il faut choisir un pot volumineux et profond et le remplir d’un mélange de terreau et de sable. Ensuite, planter la marcotte en prenant soin des racines et en recouvrant bien la mousse, à l’abri du soleil sous un climat chaud. Il est important de ne pas jeter la plante-mère, même si ce n'est plus qu'une vilaine tige dans un pot. En dessous de l'entaille, ou à la base, elle va émettre une nouvelle pousse.
Plantes Adaptées au Marcottage
Le marcottage est possible pour les groseilliers, les mûres, les groseilliers à maquereau, les myrtilles, les kiwis et les noisetiers, mais aussi pour la plupart des arbustes d'ornement. Roland Motte nous conseille par exemple les plantes grimpantes ou certains arbustes dont les branches traînent près du sol. Les groseilliers et les cornouillers sont particulièrement faciles à multiplier de cette manière. Cependant, cette méthode n’est pas adaptée à toutes les plantes, notamment celles avec des troncs hauts et rigides où il est difficile de faire passer une branche sous terre. C'est la solution pour rajeunir une plante-plumeau, dégarnie de la base. Rien n'est plus laid, en effet, qu'un caoutchouc avec sa grande tige surmontée d'un ridicule toupet de feuilles.
La Multiplication par Tubercules et Rejets
Au-delà du marcottage, d'autres techniques de multiplication végétative sont couramment employées, notamment celles impliquant les tubercules et les rejets.
Les Tubercules
Les tubercules, comme ceux du bégonia tubéreux, sont des organes de réserve souterrains riches en nutriments. Pour les multiplier, les tubercules, placés en janvier dans une caissette de tourbe humide, dans l'obscurité, à une température de 15 °C, voient après quelques jours leurs bourgeons entrer en végétation. Ils deviennent ainsi plus facilement repérables au sommet de la masse charnue. On procède alors au sectionnement à l'aide d'outils propres et désinfectés. Comme pour les jeunes boutures enracinées, l'arrosage par capillarité est d'abord effectué avec parcimonie pendant quinze jours ou trois semaines environ, puis il a lieu normalement. Chaque section doit comporter un œil (bourgeon) pour assurer le développement d'une nouvelle plante.
Les Rejets (ou Drageons)

Autre mode de multiplication des plantes vertes : la séparation des rejets (ou des drageons), qui naissent à la base de certaines d'entre elles. Ces drageons sont en quelque sorte des siamois, puisqu'ils vont se transformer en une réplique exacte de la plante à laquelle ils sont rattachés. Si vous remarquez leur présence au pied d'une de vos plantes vertes, vous pouvez fort bien les séparer pour obtenir des végétaux supplémentaires. Il faut dégager la terre autour du rejet, pour constater s'il est enraciné ou non. Autour du drageon, retirez le maximum de terre, et dégagez-le avec les doigts, puis séparez-le avec un couteau bien affûté, ou bien avec un également très aiguisé. Saupoudrez les racines d'hormones d'enracinement, toujours pour accélérer la reprise, et plantez le rejet dans le petit pot prévu à cet effet. Arrosez bien. À signaler : si le drageon n'est pas enraciné, vous pouvez néanmoins le prélever ; vous le traiterez alors comme une bouture mais la reprise dans ce cas est évidemment plus aléatoire. La plupart des rejets se développent rapidement. Ces rejets sont aussi de petites plantes identiques à la plante mère, mais, à la différence des plantules, elles partent de la tige principale. Lorsqu'elles ont atteint une certaine taille, elles peuvent être détachées et empotées.
Division des Touffes
Cette méthode convient aux plantes qui émettent des pousses pourvues de racines et d'organes aériens. La division se fait le plus souvent à la main, mais il faut parfois utiliser un couteau. Chaque segment doit comporter un bouquet de feuilles et des racines bien développées. Cette opération culturale se pratique assez couramment avec les plantes d'appartement, notamment aspidistra, clivia et les broméliacées en général. On sort d'abord la plante de son pot. En cas de difficulté, on peut utiliser une longue spatule ou un couteau que l'on fait tourner entre le pot et la motte. Le collet de la plante étant bien dégagé (la terre du sommet de la motte est éliminée), on peut observer les bourgeons végétatifs ou les rejets ainsi que les jeunes racines. Il est alors facile de les sectionner, en prenant soin, toutefois, de toujours laisser au moins un œil par section et le plus de racines possible. S'il y a trop de résistance, utilisez un sécateur pour venir à bout des trop grosses racines. Rempotez les deux fragments de plante séparément, et arrosez bien.
La Greffe : Une Alliance Végétale pour une Meilleure Résistance
Le greffage est une méthode de reproduction asexuée qui se révèle utile lorsque les plantes à multiplier ont un système radiculaire faible ou sensible aux maladies. C'est un procédé de reproduction des plantes d'intérieur assez peu employé par les non-professionnels. Il permet d’obtenir une nouvelle plante qui reprend toutes les caractéristiques du pied mère.
Principes de la Greffe
La greffe consiste à unir deux parties de plantes différentes : le porte-greffe, qui fournit le système racinaire, et le greffon, qui donnera la partie aérienne de la nouvelle plante. L'objectif est que les tissus des deux parties se soudent pour former un seul organisme. Avez-vous déjà essayé de « greffer » des arbres fruitiers, ou des rosiers ? Chaque année, le beau-père de l'auteur de l'article greffe ses rosiers et les replante sans que cela lui coûte un centime.
Techniques Courantes de Greffage
Plusieurs techniques de greffage existent, adaptées à différents types de plantes et de greffons.
Greffe en Fente Simple
Le porte-greffe, étêté, est légèrement fendu de part en part. Le greffon, c'est-à-dire la nouvelle variété, est taillé en biseau, puis introduit dans la fente de façon que les deux écorces coïncident parfaitement. Une ligature maintient le greffon en place jusqu'à la reprise. Celle-ci se manifeste par la formation d'un bourrelet de cicatrisation, parfois assez spectaculaire. On supprime alors avec précaution la ligature, tandis que les nouvelles pousses du greffon sont taillées afin de donner une forme à la jeune plante.
Greffe en Incrustation (Latérale)
Le greffon est taillé en biseau et inséré sur le côté du porte-greffe, lequel n'est pas étêté. La forme de la fente de greffage est un L inversé.
Écussonnage

L'écussonnage est pratiqué sur les rosiers et sur les arbustes ligneux. Demandant un certain doigté à tous les stades, cette opération ne peut être menée à bien que par les amateurs très avertis. Le porte-greffe, fendu en T à la hauteur désirée - souvent au niveau du collet ou quelques centimètres au-dessous -, reçoit le greffon, fraîchement prélevé sur un sujet parfaitement sain et possédant toutes les particularités de la variété. L'écusson est délicatement glissé à l'intérieur de l'incision en T, puis doucement ligaturé en fermant les deux lèvres.
Périodes de Greffage
Les époques de greffage varient suivant les espèces, encore qu'en règle générale il s'effectue, sans grands risques d'échec, au printemps ; on parle alors de greffage « à œil poussant ». S'il a lieu en automne, il s'agit d'un greffage « à œil dormant », puisque la plupart des végétaux entrent en repos à cette saison. Les azalées sont greffées en août.
Autres Méthodes de Multiplication Végétative
En plus du marcottage, des tubercules et de la greffe, d'autres méthodes permettent de propager les plantes.
Bouturage
Le bouturage est la méthode la plus courante et la plus simple. Il consiste à prélever un fragment de plante - pousse, feuille, racine - et à le mettre en contact avec de la terre humide, pour qu'il émette des racines et devienne ainsi une nouvelle plante. Pour couper vos boutures, prenez un outil bien affûté : ciseaux, couteau, lame de rasoir, greffoir. Prélevez vos boutures sur une plante vigoureuse, ayant bénéficié d'excellentes conditions d'éclairement. Coupez une pousse d'extrémité, encore flexible mais qui doit se casser si vous la pliez fortement. Évitez les pousses trop faibles, trop tendres car elles pourrissent très vite, sans prendre le temps de s'enraciner. Recouvrez d'une feuille de plastique transparent ou d'une plaque de verre.
Boutures de Tiges
Il s'agit de prélever des segments de tiges, souvent terminaux, et de les planter. La bouture doit avoir quelques centimètres et être sectionnée sous un nœud. Chez les plantes à tiges ligneuses, on prélève des pousses latérales auxquelles on conserve un morceau d'écorce de la tige principale. C'est ce qu'on appelle une bouture à talon. Une astuce pour les faire tenir dans l'eau : prenez un petit morceau de carton, plus large que le diamètre du verre, et après l'avoir perforé de quelques trous, introduisez les boutures. Assez rapidement, vous constaterez l'apparition de petites racines blanches. Lorsqu'elles sont mises à « raciner » dans l'eau, les boutures émettent de minces radicelles blanches, dont la fonction est d'absorber l'oxygène de l'eau. En revanche, les racines qui se développent dans un mélange terreux pompent l'oxygène de l'air contenu entre les particules de terre. Lorsque l'on transplante en terre une bouture ayant des racines « d'eau », il y a un risque d'échec : la bouture doit en effet émettre dans les plus brefs délais un nouveau système radiculaire, capable de s'adapter à la terre.
Boutures de Feuilles
Chez certaines espèces, il suffit de mettre le pétiole ou la base d'une feuille dans un mélange approprié. Lorsqu'elle est enracinée, une petite pousse pointe à la base du pétiole. Vous pouvez aussi multiplier des fragments de feuilles. À ce point de contact, des racines vont naître plus ou moins rapidement. Qu'il s'agisse de feuilles, de racines, de tiges ou même de nervures, la technique reste la même.
Plantules
Certaines plantes produisent des plantules sur leurs feuilles ou sur leurs stolons. Ces plantules peuvent servir à la multiplication. Chez certaines espèces, elles émettent des petites racines qui se développent rapidement dès la plantation. La plupart, cependant, en sont dépourvues.
La Reproduction Sexuée : Le Semis
Si les méthodes de multiplication végétative offrent un clonage fidèle de la plante mère, la reproduction sexuée par semis permet d'obtenir de nouvelles variétés et d'introduire une diversité génétique.
Semer des Graines
La germination des graines se fait par semis et convient à beaucoup de plantes. C'est l'unique méthode de reproduction des annuelles. Certaines plantes d'intérieur peuvent être reproduites par semis. Parfois, l'opération est trop longue… Mais quelques espèces se multiplient rapidement ainsi. Le semis se fait en terrine, emplie d'un mélange très léger, par exemple de la vermiculite (1/4), du sable (1/4), du terreau (1/4) et de la tourbe (1/4). Semez ensuite, toujours en économisant le maximum de graines. Comme les graines sont parfois très fines (exemple du bégonia, pour lequel il y a près de 40 000 semences au gramme), mélangez-les à du sable : vous sèmerez mieux, et surtout moins dru. À l'aide d'une passoire, recouvrez les semences de terreau. Posez une vitre ou une feuille de plastique sur la terrine. Aérez chaque jour, et surveillez l'arrosage : le mélange doit rester frais. Une semaine plus tard, vous devriez voir apparaître les jeunes plantules. Quand les plantules ont environ 3 cm et de vraies feuilles, autres que les cotylédons issus de la graine, soulevez-les, soit avec une fourchette, soit avec une planchette de bois ; puis, transplantez-les dans des petits pots individuels, remplis de terreau et de tourbe. Ils s'enracinent très vite, surtout s'ils sont plantés dans un mélange léger, à base de tourbe ou de vermiculite, et régulièrement arrosé.
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