Composter, c’est un pas de plus vers un mode de vie plus durable. Vous souhaitez faire votre propre compost ? Bravo ! Installer un composteur dans son jardin ou en appartement est une excellente idée, écologique et citoyenne. Les déchets organiques, appelés biodéchets, constituent aujourd’hui un tiers de nos poubelles. Recycler et composter ses déchets est un véritable geste écocitoyen permettant de diminuer son empreinte écologique. Faire son compost soi-même en recyclant ses biodéchets n’est pas bien compliqué, à condition toutefois de respecter certaines techniques de base.

Les fondements du compostage : comprendre pour mieux agir
Bien comprendre l’intérêt et le principe du compostage est essentiel avant d’apprendre comment faire du compost. Alors, pourquoi composter ? La réponse est simple : pour rendre à la terre ce qu’el# Guide Complet : Maîtriser le Compostage à Domicile et en Appartement
Faire son propre compost est une excellente idée, écologique et citoyenne. Installer un composteur dans son jardin ou en appartement est un pas de plus vers un mode de vie plus durable. Composter, c’est rendre à la terre ce qu’elle nous a donné. Les déchets organiques, appelés biodéchets, constituent aujourd’hui un tiers de nos poubelles. Recycler et composter ses déchets est un véritable geste écocitoyen permettant de diminuer son empreinte écologique. Faire son compost soi-même en recyclant ses biodéchets n’est pas bien compliqué, à condition toutefois de respecter certaines techniques de base.

Les fondements du compostage
Bien comprendre l’intérêt et le principe du compostage est essentiel avant d’apprendre comment faire du compost. Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques en un terreau riche, d'excellente qualité et 100% naturel. La clé réside dans le processus de décomposition auxquels sont soumis les déchets putrescibles, qu’il s’agisse de restes alimentaires ou de déchets verts et bruns. Sous l’action de la chaleur et avec un apport en oxygène suffisant, des micro-organismes et macro-organismes se développent au sein du composteur. Deux phénomènes se succèdent : le processus de dégradation aérobie (à haute température) et le processus de maturation.
Choisir sa méthode de compostage
Il existe différentes manières de composter, adaptées à chaque configuration de logement.
Le compostage en tas
Adaptée pour les grands jardins, cette forme de compostage est simple à réaliser et ne nécessite pas beaucoup d’intervention. Il s’agit de rassembler vos déchets en tas, et de laisser la vie du sol dégrader les matières organiques. En revanche, le temps de dégradation est long et irrégulier, car le tas est exposé aux intempéries.
Le compostage en bac ou silo
Privilégiée pour les moyens et petits jardins, cette méthode s’avère plus esthétique qu’un simple tas. À l’abri des aléas climatiques, les déchets se dégradent plus rapidement. Il est recommandé de choisir un emplacement ombragé, à l’abri des vents desséchants, avec un fond en contact direct avec le sol pour permettre aux micro-organismes d’accéder à vos déchets.
Le lombricompostage en appartement
Faire du compost en appartement, c’est possible grâce au lombricomposteur. Vous pouvez installer cette boîte à étages sur votre balcon ou même à l’intérieur. Le système fonctionne grâce à des vers (type Eisenia foetida) qui se nourrissent de matières organiques. Le lombricomposteur doit être placé dans une pièce aérée avec une température entre 15 et 25 °C.
Le Jardicomposteur - Installation
L'équipement idéal
Si vous ne possédez pas de bac, vous pouvez en acheter un dans le commerce, souvent en plastique recyclé pour sa durabilité, ou le fabriquer vous-même. Pour les bricoleurs, récupérer des palettes de bois est une option économique et efficace. Privilégiez les palettes marquées EUR ou EPAL, traitées à la chaleur, plutôt que celles marquées MB (bromure de méthyle), qui sont toxiques.
Pour l’intérieur, le bokashi est une méthode anaérobie (sans oxygène) utilisant des micro-organismes actifs. Il permet de composter des déchets plus variés (viande, poisson, produits laitiers) dans un seau hermétique muni d'un robinet.
La gestion de l'équilibre : matières brunes et vertes
Bien composter, ça s’apprend. Pour réussir, il convient de varier les apports :
- Matières vertes (azotées, humides) : Épluchures, marc de café, tonte fraîche, restes de légumes.
- Matières brunes (carbonées, sèches) : Feuilles mortes, broyat de bois, carton, paille.
La règle d’or est d’alterner les couches en respectant une proportion d'environ deux tiers de matières humides pour un tiers de matières sèches. Veillez à broyer ou couper en petits morceaux vos déchets pour faciliter leur décomposition.
Surveiller le processus : humidité et aération
L'amas en décomposition est un écosystème vivant. Pour qu’il fonctionne, vous devez :
- Gérer l'humidité : Si le compost est trop sec, arrosez légèrement. S'il est trop humide, mélangez avec des matières brunes ou aérez.
- Aérer : Le compostage est aérobie. Mélanger ou retourner le tas régulièrement apporte l'oxygène indispensable aux micro-organismes et évite les mauvaises odeurs.
- Surveiller la température : Un compost actif dégage de la chaleur. Un bon brassage permet de maintenir l'activité bactérienne.

Que mettre et que ne pas mettre au compost ?
Trier ses déchets à la source diminuera les risques de compost raté.
À privilégier : Épluchures, marc de café, filtres à café, coquilles d’œufs broyées, restes de repas d'origine végétale, feuilles mortes, fleurs fanées, branches broyées.
À éviter ou bannir : La viande et le poisson (sauf en très petites quantités et bien enfouis), les produits laitiers, les bois traités ou peints, les litières non biodégradables, les produits chimiques, les couches-culottes et les végétaux malades qui pourraient contaminer vos futures plantations.
Utiliser son compost
Le compost mûr se caractérise par sa structure granuleuse, sa couleur sombre et sa délicieuse odeur de sous-bois.
- Au stade demi-mûr (3-6 mois) : Idéal en paillage au pied des arbustes pour protéger le sol.
- Au stade mûr (6-9 mois) : Véritable amendement organique, incorporez-le superficiellement (5-10 cm) dans le sol. Pour vos plantes en pot, mélangez-le à hauteur maximale d'un tiers avec de la terre.
Le compost ne fait pas que nourrir le sol, il en équilibre aussi la structure, allégeant les sols lourds et aidant les sols sableux à retenir l’eau et les nutriments. C'est l'atout maître de tout jardinier souhaitant améliorer la fertilité de son potager de manière naturelle.