Le compostage est bien plus qu'une simple méthode de gestion des déchets ; c'est une reconstitution optimisée du processus naturel de la forêt. Il s'agit d'une solution naturelle et maîtrisée qui transforme et valorise les déchets organiques en présence d'oxygène et d'humidité. Cette transformation est rendue possible grâce à l'action de divers êtres vivants naturellement présents dans l'environnement, tels que les bactéries, les champignons et une multitude d'insectes. Ces organismes, des micro-organismes aux créatures plus grandes comme les vers, les collemboles, les nématodes et les larves, œuvrent de concert pour décomposer la matière organique. Les bactéries, par exemple, sont des micro-organismes qui dégradent les éléments riches en azote et sont responsables de l'élévation de la température dans le compost, tandis que les champignons s'attaquent aux éléments secs et ligneux.
Composter ses déchets est un geste simple, économique et écologique qui permet de réduire de 30 à 40% la quantité d'ordures ménagères que nous jetons dans nos poubelles bordeaux. En plus de cette réduction significative, le compostage offre un avantage considérable : la production d'un engrais 100% naturel et d'excellente qualité pour le jardin. Il allège la terre et permet des économies d'engrais, de terreau et d'eau, contribuant ainsi à une démarche plus durable et respectueuse de l'environnement.

Qu'est-ce que le Compost ?
Le terme "compost" signifie "engrais composé". C'est un fertilisant élaboré à partir de déchets d'origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des micro-organismes comme les bactéries et les champignons, puis mélangée et mise en tas, cette matière organique aboutit à un engrais de qualité totalement naturel. Cet amendement organique nourrit les plantes, les rendant plus saines et plus résistantes aux maladies. Il est considéré comme l'engrais le plus équilibré : plus la variété des éléments compostés est grande (matières vertes, déchets bruns, déchets humides et matières sèches), plus le compost obtenu sera complet et riche en nutriments.
Le processus de compostage se déroule en deux phénomènes successifs. Le premier est le processus de dégradation, qui mène les résidus à l'état de compost frais. Il s'agit d'une dégradation aérobie intense, caractérisée par la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (entre 50 et 70 °C) sous l'action de bactéries et en présence d'oxygène. Le second est le processus de maturation, caractérisé par une dégradation moins soutenue, où le compost continue de mûrir pour atteindre sa forme finale, similaire au terreau.
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Les Avantages du Compost pour votre Jardin
Le compost est une ressource précieuse pour tout jardinier. En moyenne, il faut compter environ un an pour obtenir son premier compost. Une fois prêt, on le reconnaît facilement à sa couleur et à son odeur, très similaire à celle du terreau. Les bienfaits du compost sont multiples et contribuent grandement à la santé et à la fertilité du sol :
- Enrichir le sol en matières organiques : Le compost apporte une abondance de matière organique qui est essentielle pour la vitalité du sol.
- Créer un sol bien structuré : Un sol enrichi en compost développe une structure optimale qui lui permet de mieux retenir l'eau, de maintenir une température stable et de conserver les substances nutritives.
- Alléger les sols argileux : Le compost aide à décompacter les sols lourds et argileux, améliorant ainsi leur drainage et leur aération.
- Conférer aux sols sablonneux un meilleur pouvoir de rétention de l'eau : Pour les sols sablonneux, le compost agit comme une éponge, augmentant leur capacité à retenir l'humidité et les nutriments.
- Protéger les végétaux contre les parasites et les maladies : Un sol sain et équilibré grâce au compost favorise le développement de plantes plus robustes et résistantes aux agressions extérieures.
Pour l'utiliser, il est recommandé de mélanger le compost avec la couche superficielle de terre, à la main (avec un râteau ou un croc), mais sans l'enfouir en profondeur. Pour obtenir un compost homogène, notamment pour les jardinières ou les plantes en pot, il peut être utile de le tamiser avant utilisation, en récupérant les fragments non décomposés pour le prochain tas.
Que Mettre dans son Composteur ?
Le compostage est une méthode simple qui peut être mise en œuvre avec une grande variété de déchets organiques du quotidien. Pour un compost 100% naturel et efficace, il est crucial d'utiliser des matériaux variés et broyés. Les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux. L'équilibre entre les matières sèches (bois, rameaux, feuilles mortes) et les matières humides (encore vertes) est essentiel. La diversité des déchets utilisés est ce qui fait du compost le meilleur engrais organique.
Déchets de cuisine :
- Fruits et légumes : Incluant les agrumes et les oignons.
- Marc de café et sachets de thé : Avec ou sans filtre.
- Restes de repas : En évitant les grandes quantités de viande et de poisson, et en les enterrant si possible.
- Coquilles d’œufs concassées : Idéales pour l'apport en calcium.
- Croûtes de fromage, couenne de jambon.
- Coquilles de noix, de moules broyées.
- Pommes de terre flétries broyées.
- Graisses, huiles de cuisine : En petite quantité.
Déchets du jardin :
- Tonte de gazon : Préalablement séchée ou en petite quantité.
- Feuilles mortes : Broyées pour faciliter la décomposition.
- Tailles de haies : En petits morceaux.
- Déchets de potager : Fânes de légumes, fruits et légumes abîmés.
- Mauvaises herbes : Non grainées.
- Fleurs fanées : Y compris celles du fleuriste.
- Branchages de petites tailles : Broyés.
- Plantes d'appartement.
- Sciures et copeaux de bois : Non traités.
- Aiguilles de conifères.
- Orties entières : Avant floraison.
Déchets ménagers non alimentaires :
- Paille et foin.
- Essuie-tout et mouchoirs en papier.
- Boîtes à œufs en carton.
- Papier, journaux, cartons : En morceaux et non traités.
- Tissus naturels : Tels le coton et le lin, broyés.

Les Matières à Éviter dans le Compost
Pour garantir la qualité et la sécurité de votre compost, il est important de savoir ce qu'il ne faut absolument pas y mettre. Certains matériaux peuvent nuire au processus de décomposition, introduire des maladies, attirer des nuisibles ou simplement ne pas se décomposer correctement.
Au jardin :
- Plantes malades : Rosiers et arbres fruitiers infectés, toutes parties malades d'une plante (feuilles, tiges, fruits). Cela risquerait de propager les maladies dans le jardin.
- Mauvaises herbes en fleurs ou en fruits (grainées) : Leurs graines pourraient germer dans le jardin via le compost.
- Gros bois, bois traité, bois exotique : Se décomposent très lentement ou contiennent des substances chimiques.
- Tailles de thuyas et autres conifères : Peuvent acidifier le compost et se décomposent difficilement.
- Cendres de charbon : Peuvent contenir des éléments indésirables.
- Terre et sable : Ne se décomposent pas et peuvent alourdir le compost.
- Litières non biodégradables : Litières pour animaux non végétales.
À la maison :
- Viandes, poissons, produits laitiers : Attirent les rongeurs et les insectes indésirables, et peuvent dégager de mauvaises odeurs.
- Plastiques, métaux, verres : Ne se décomposent pas et doivent être recyclés par d'autres filières.
- Papier glacé, imprimé ou coloré : Peut contenir des encres et des additifs chimiques.
- Langes jetables.
- Poussières de sac d'aspirateur et balayures : Peuvent contenir des éléments synthétiques ou des acariens.
- Tissus synthétiques : Tels le nylon et le lycra.
- Tous les produits chimiques : Pesticides, huiles de vidange, etc., car ils sont toxiques pour les organismes du compost et pour les plantes.
Concernant les fumiers, il est important de les utiliser bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes. Le compostage du fumier permet de tuer les bactéries pathogènes et de réduire la teneur en azote ammoniacal, qui peut brûler les plantes.
L'Emplacement Idéal et les Méthodes de Compostage
Choisir le bon emplacement pour son compost est crucial pour la réussite du processus. Un bon emplacement pour un tas de compost est à l'ombre, car une situation trop chaude peut le dessécher. Il est essentiel de laisser le fond du bac à compost en contact avec le sol, car c'est une source directe de micro-organismes, comme les lombrics, indispensables à la réussite du compost. L'idéal est de disposer d'au moins deux compartiments à compost afin de pouvoir le retourner aisément. Pendant qu'un bac termine sa fermentation, on peut remplir le second, et ainsi de suite.
Il existe différentes méthodes de compostage pour s'adapter à toutes les situations :
- Compostage individuel : Pour les particuliers qui souhaitent gérer leurs déchets organiques chez eux. Des composteurs en bois de 400L sont par exemple proposés à 20€ par certaines collectivités. Il est important de noter que les composteurs, en kit, peuvent être relativement grands et lourds, nécessitant un véhicule spacieux pour leur transport.
- Compostage collectif : De plus en plus d'aires de compostage partagées fleurissent, notamment dans des communautés comme Grand Orb et le Tonnerrois en Bourgogne. Ces initiatives permettent aux habitants d'immeubles ou de quartiers de mutualiser leurs efforts. Un bac à compost de mille litres, par exemple, a été rempli en un an à Tonnerre, démontrant l'efficacité de cette approche collective. Le concept est validé par les communautés de communes, et de nouveaux bacs sont prévus dans d'autres quartiers.
- Compostage en tas : La méthode la plus simple, consistant à amasser les déchets en tas au fond du jardin.
- Compostage de surface : Une technique où les déchets sont étalés sur la surface du sol, enrichissant progressivement la terre.
- Compostage en silo : L'utilisation de bacs ou de composteurs structurés, disponibles dans le commerce ou à construire soi-même avec des planches de bois ou du grillage. Pour ceux qui désirent composter une petite quantité de déchets, il est également possible de creuser un trou directement dans la terre, formant une tranchée de 20cm de profondeur et d'une largeur correspondant à la quantité de déchets souhaitée. Il faut ensuite couvrir de paille ou d'un plastique noir et maintenir humide.
- Lombricompostage : Cette méthode utilise les meilleurs recycleurs naturels : les vers de compost. En se nourrissant des déchets organiques, ils les transforment en engrais naturel riche en nutriments : le lombricompost (engrais solide) et le lombrithé (engrais liquide). Le lombricompostage se pratique à l'aide d'un lombricomposteur composé de plusieurs plateaux percés de trous pour permettre aux vers de se déplacer et de se nourrir des déchets. Il existe même des composteurs de balcons pour ceux qui ne possèdent pas de jardin.

Les Conditions Clés pour un Compost Réussi : Aération et Humidité
Le succès du compostage repose sur le maintien d'un équilibre délicat entre plusieurs facteurs, dont l'aération et l'humidité sont primordiales. Ces conditions favorisent l'activité des micro-organismes responsables de la décomposition.
Aération
L'aération est un facteur essentiel car le compostage est un processus aérobie. Cela signifie que les bactéries responsables de la dégradation du compost ont besoin d'oxygène pour respirer et travailler efficacement. Une mauvaise aération du tas de compost est la principale raison d'un compostage lent, partiel, hétérogène ou malodorant. On estime que l'air devrait occuper au moins 50% du volume du tas.
Pour assurer une bonne aération :
- Mélangez le tas le plus souvent possible : Idéalement toutes les 4 à 6 semaines, pour bien aérer le tout. Le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets.
- Utilisez des outils adaptés : Avec un aérocompost, formez des puits d'air dans le compost.
- Incorporez des activateurs naturels : L'urine, le fumier de volaille, la poudre d'algue ou la poudre d'os marine stimulent l'activité bactérienne.
- Ajoutez de la terre en guise de levain : La terre apporte des micro-organismes bénéfiques.
- Créez un lit de branchages : Au fond du composteur, un lit de branchages grossiers améliore la circulation de l'air.
Une bonne aération permet aux bactéries de produire de la chaleur, maintenant la température du tas autour de 70°C, ce qui est optimal pour la décomposition.
Humidité
Le contrôle de l'humidité est tout aussi important. Le compost doit être aussi humide qu'une éponge pressée. Pour vérifier le taux d'humidité, comprimez une poignée de compost dans votre main. Si quelques gouttes s'écoulent, l'humidité est satisfaisante.
- Compost trop sec : Si le compost est trop sec et que l'apport de déchets humides n'est pas suffisant, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler, ce qui peut faire apparaître des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas, il faut arroser le compost. Il est également important de vérifier que l'aération n'est pas trop importante (espaces entre les planches, emplacement trop venteux) et, si nécessaire, de couvrir le tas avec une bâche après l'avoir arrosé pour conserver l'humidité.
- Compost trop humide : Un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoin d'oxygène) sont alors remplacées par des bactéries anaérobies (qui n'ont pas besoin d'oxygène). Ces dernières dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables, souvent rappelant l'œuf pourri. Dans ce cas, il faut bien mélanger le compost pour éviter que certaines zones à l'intérieur ne soient trop humides. Il est également conseillé de découvrir le tas par temps sec pour augmenter l'aération. Si le taux d'humidité est vraiment trop important, étalez une partie du compost sur le sol (par temps sec) durant quelques heures afin de l'aérer, puis remettez-le dans le bac à compost.

Quand le Compost est-il Prêt et Comment l'Utiliser ?
Le temps nécessaire pour obtenir un compost mûr varie en fonction de plusieurs facteurs, comme la saison, l'isolation du composteur et la fréquence des retournements. En général, il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été, ou 6 à 9 mois en automne/hiver s'il est bien isolé et retourné régulièrement. Certains composteurs, particulièrement performants, permettent même la réalisation d'un compost de qualité en seulement 4 à 6 semaines. Pour un compost bien décomposé, il est conseillé d'alterner les couches de déchets avec un activateur de compost.
Le compost est prêt lorsqu'il dégage une odeur de terre forestière, d'humus, et qu'il s'effrite facilement. À ce stade, les "petites bêtes du compost" l'auront quitté, et le tas aura perdu environ deux tiers de son volume initial, mais il sera concentré en éléments nutritifs.
Pour l'utiliser :
- Retirez-le par la base du composteur.
- Incorporez-le au pied des plantes ou dans les trous de plantation. Il est important de ne pas l'enterrer, mais de l'incorporer de façon superficielle pour maximiser ses bienfaits.
- Épandre 30 à 70 kg de compost pour une surface de 100 m², trois fois par an, peut être une bonne pratique pour enrichir le sol régulièrement.
Si la quantité de compost produite n'est pas suffisante pour l'ensemble de votre jardin, n'hésitez pas à le compléter avec du terreau commercial prêt à l'emploi.
Le Tamisage du Compost
Lorsque votre compost est prêt, il peut rester quelques fragments non décomposés, comme des petits morceaux de bois ou des coquilles d'œufs. Vous pouvez les récupérer en tamisant votre compost. Ces fragments peuvent ensuite être réincorporés dans le prochain tas de compost que vous ferez, contribuant ainsi à l'apport de matière organique et à l'accélération du processus. Le tamisage est particulièrement recommandé pour le compost destiné aux semis, aux jardinières ou aux plantes en pot, afin d'obtenir une texture plus fine et homogène.

Le Compost comme Alternative aux Engrais Chimiques et la Législation
Le compost est une forme d'engrais organique, un type d'engrais naturel produit à partir de matériaux organiques tels que le fumier, les déchets de cuisine et les résidus de cultures. Contrairement aux engrais chimiques, les engrais organiques sont biodégradables et ne polluent pas l'environnement. Le compost est sans doute l'un des engrais organiques les plus populaires et les plus efficaces disponibles. Il est facile à fabriquer et peut être produit à partir d'une multitude de déchets, comme les feuilles mortes, les brindilles, l'herbe et la sciure de bois. Il peut être appliqué directement sur le sol ou ajouté à des mélanges de terre pour les contenants.
D'autres engrais organiques existent, tels que le fumier, le guano (fientes d'oiseaux marins et de chauves-souris) ou le sang séché. Cependant, il est important de noter que le fumier doit être composté avant d'être utilisé comme engrais. Le compostage du fumier permet de tuer les bactéries pathogènes et de réduire la teneur en azote ammoniacal, qui peut brûler les plantes.
Depuis le 1er janvier 2024, conformément au droit européen et à la loi anti-gaspillage de 2020, le tri des biodéchets est obligatoire sur l'ensemble du territoire national en France. Cela signifie que chaque foyer doit avoir une solution pour la valorisation de ses déchets organiques, et le compostage est l'une des solutions les plus accessibles et les plus bénéfiques.
Composter ses déchets chez soi est un circuit de valorisation idéal, à la fois économique et écologique. Cela permet de diminuer significativement le volume du bac noir (la poubelle d'ordures ménagères), de 40% environ. Pour les foyers qui ne bénéficient pas de jardin, le lombricompostage est une bonne alternative qui permet de réduire les déchets de cuisine de 8 à 15 kg par mois.
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Le Compost et la Biodiversité : Un Habitat pour des Alliés Précieux
Le tas de compost n'est pas seulement un lieu de décomposition ; c'est aussi un écosystème foisonnant de vie, où de nombreux organismes œuvrent à la transformation de la matière organique. Ces "petites bêtes du compost" sont des alliées précieuses pour le jardinier et jouent un rôle essentiel dans le processus.
Parmi ces habitants, on trouve notamment la larve de cétoine dorée. Souvent confondue avec la larve de hanneton, elle se distingue par sa petite tête et son gros arrière, et surtout par son régime alimentaire : elle se nourrit de bois en décomposition. L'installation d'un compost offre un habitat idéal et un menu adapté à ces larves. L'adulte, la jolie cétoine dorée, est un splendide insecte qui se raréfie, et lui offrir un environnement propice à son développement contribue à la biodiversité du jardin.
D'autres coléoptères, comme le scarabée rhinocéros (Oryctes nasicornis) et l'élégante trichie, passent également leur cycle larvaire dans le bois en décomposition. Ces insectes, autrefois très communs, bénéficient grandement de la présence d'un compost riche en écorce et en bois pourris. La diversité des déchets compostés attire une foule de petits recycleurs dont le travail accélère la maturation d'un terreau fertile, directement utilisable au potager.
Accueillir ces espèces dans votre jardin par le biais du compostage est un geste simple et efficace pour favoriser la biodiversité locale.
