Le Compost de Fumier : Une Ressource Précieuse pour un Jardinage Durable

Le compostage est une pratique ancestrale remise au goût du jour pour ses nombreux avantages environnementaux et agronomiques. Au cœur de cette démarche, le fumier, notamment celui des veaux, représente une matière première de choix, offrant une alternative naturelle et efficace aux engrais industriels. Cette transformation biologique permet de redonner de la matière organique au sol, essentielle pour sa fertilité et la croissance des plantes.

Qu'est-ce que le Compost et Pourquoi est-il Essentiel ?

Le compost est un composé de déchets d'origine animale et végétale. Au terme de la décomposition, ce produit devient un engrais naturel respectueux de l'environnement, qui permet de redonner toute sa matière organique au sol de votre jardin. Contrairement aux engrais industriels, le compost naturel n'est pas néfaste pour l'environnement.

Chaque saison qui passe, le sol de votre jardin perd 2 à 3% de sa matière organique. C’est pourquoi, au fil des plantations et des récoltes, vous vous rendrez vite compte que votre sol produit moins et que les graines germent moins bien. Pour faire pousser vos plantes, vos fruits ou vos légumes efficacement année après année, il est important de redonner sa matière organique à votre sol.

Pratiquer le compostage demande du temps et une certaine implication. Il faut installer un composteur individuel au fond du jardin et prendre soin de trier les déchets organiques qui vont au compost de ceux qui n'y vont pas. C’est malheureusement pour ces raisons que de nombreux propriétaires de jardin achètent de l'engrais industriel. Une technique certes plus simple, mais beaucoup moins naturelle et efficace, pour votre sol comme pour la planète.

Du Fumier de Veaux au Compost : L'Exemple de Fumivo®

Auparavant, le fumier des veaux était couramment utilisé pour l'épandage. Cependant, depuis 2002, des éleveurs comme Dominique et Sylvie Richard ont innové en transformant ce fumier en compost commercialisé. Ils élèvent au lait et en liberté des veaux de boucherie sur paille, appelée litière accumulée. Issus de races à viande telles que les Charolais, Limousins ou Blonds d'Aquitaine, ces 900 animaux produisent environ 450 tonnes de fumier par an.

Le coût de la paille a incité les éleveurs à chercher une valorisation pour le fumier. En février 2002, après avoir mis au point un procédé de ventilation forcée qui, en cinq mois, transforme le fumier en compost léger, l'activité a démarré.

Schéma du processus de compostage par ventilation forcée

Le Procédé de Compostage « FUMIVO® »

La fabrication du compost « FUMIVO® » repose sur un processus précis et contrôlé :

  1. Remplissage de la station de compostage : La station est remplie à l'aide d'un épandeur.
  2. Confection de l'andain et protection : L'andain ainsi confectionné est recouvert d'une bâche le mettant à l'abri de la pluie.
  3. Phase de montée en température : L'activité des bactéries aérobies fait monter la température jusqu'à 70 °C durant six semaines. Cette élévation de température a l'avantage de détruire toutes les graines d'adventices (les mauvaises graines).
  4. Refroidissement et maturation : Le tas de fumier, après avoir perdu le tiers de son volume, est repris pour entrer en phase de refroidissement et de maturation à l'intérieur du hangar durant cinq à six semaines.
  5. Séchage : Pour être en conformité avec le taux de matières sèches préconisées pour le broyage, le compost séjourne sur une grille de séchage ventilée par le dessous.
  6. Broyage : Finalement, le compost passe à deux reprises dans un broyeur.

Le COMPOST « FUMIVO® » est fabriqué à partir de fumier pur, sans aucun autre déchet ou additif. Ce produit naturel favorise la production de fruits, de fleurs et est idéal pour les plants de légumes et les arbustes. Il se mélange à la terre ou au terreau, est très souple et sans odeur. Il est recommandé d'en mettre peu : environ un sac de 18 kg pour 20 m². Ce produit correspond à la norme NF U 44-051 et fait l'objet d'un cahier de suivi permettant une traçabilité du produit. Il est conditionné en sacs de 18 kilos.

Heureusement pour l'environnement et pour le sol de votre jardin, Fumivo® a trouvé la solution à tous ces problèmes. Leur compost est 100% naturel et organique, issu d'un procédé biologique de compostage utilisant la ventilation du fumier par aération forcée. Le compost Fumivo® est vendu sous forme de sacs de 18 kg. Chaque sac peut redonner sa superbe et ses nutriments organiques à des parcelles de plus de 20 m².

Les Spécificités des Fumiers Animaux et leur Compostage

Le Québec, étant un pays d'élevage, dispose d'une abondance de fumiers, qui sont des matériaux de choix pour fabriquer des composts. Leur nature donne en général un compost qui se minéralise plus activement que les composts végétaux lorsqu’il est incorporé au sol. Cependant, le caractère des fumiers a beaucoup changé dans les dernières décennies avec le passage à des systèmes de gestion liquide qui produisent du lisier avec des taux de matière sèche très bas. Utiliser des lisiers avec des taux d’humidité dépassant les 90% dans la production de compost à la ferme présente des défis majeurs quand on sait qu’il faut viser entre 40 et 65 % d’humidité au départ pour le compostage.

La Gestion de l'Humidité : Un Défi Majeur

Comment faire absorber un matériau aussi liquide par des matériaux secs et poreux? Souvent ces derniers ont un certain caractère hydrophobe et les liquides y sont mal retenus. On trouve aussi des purins, des liquides séparés du fumier solide, qui sont pratiquement à 100% d’humidité. Faire l’ajout de lisier ou de purin en l’injectant au moyen d’un retourneur est une des façons qui peut fonctionner dans certaines situations. Cette option est disponible sur des appareils spécialisés et sert aussi à l’arrosage au moment du mélange ou du retournement.

Distinctions entre les Types de Fumiers

Une première distinction est à faire entre les fumiers de ruminants qui consomment une importante fraction de fourrage, et qui seront moins riches en phosphore et plus riches en potasse. Les granivores donnent des déjections riches en phosphore et plus pauvres en potasse que les consommateurs de fourrages ; leur fumier contient aussi un ratio plus élevé d’azote ammoniacal volatil, très facile à perdre en cours de compostage. Tous les fumiers sont différents et donc, comme toujours en culture biologique, il convient d’obtenir le maximum d’informations sur les matériaux qu’on veut utiliser.

Fumier de Bovins Laitiers

Les bovins laitiers ont une alimentation relativement riche et produisent un fumier dont le caractère peut varier beaucoup d’une ferme à l’autre et selon le groupe d’animaux. Il n’est généralement pas possible de faire un bon compost de fumier de bovins laitiers avec un mélange initial ayant un faible rapport C/N. En effet, ces fumiers sont souvent très humides, riches en azote, et ne donnent de bons résultats que si l’on ajoute une quantité élevée de litière (paille si possible) pour les aérer et augmenter leur rapport C/N. Cependant avec un ajout important de paille (10 kg/jour/vache) on peut obtenir un compost de qualité exceptionnelle qui est excellent en culture légumière et qui minéralise très bien son azote et augmente la fertilité des sols.

Sur la ferme laitière, on trouve parfois un groupe d’animaux élevés sur litière accumulée : de jeunes génisses, des taures (futures vaches en gestation), parfois les vaches taries (en attente de vêlage pour débuter une nouvelle lactation). Ces animaux sont souvent groupés dans une bâtisse à part. Sur les fermes biologiques, ils doivent aller au pâturage en saison mais retournent souvent sur leur aire de couchage. Le fumier s’accumule pendant plusieurs mois, même parfois pour une année complète sous les animaux. La meilleure litière pour la qualité du fumier et le compostage est la paille de céréales ou celle de panic érigé.

Il est notoire que les fermes d'élevage refusent de vendre du fumier. Cependant, une stratégie gagnant·e/gagnant·e pour aider à convaincre un·e agriculteur·rice de vous fournir ce genre de fumier à composter est de lui offrir ou de lui fournir de la paille pour les litières. Souvent il·elles ne cultivent pas assez de céréales pour fournir tous les besoins de litières et doivent en acheter. Offrir à un·e agriculteur·rice de lui fournir de la paille en échange de fumier est une bonne façon de le·a convaincre de vous en fournir. Si vous avez les surfaces nécessaires, vous pouvez cultiver des céréales, même du seigle récolté avant maturité.

Un grand nombre de fermes laitières produisent du lisier qui est pauvre en litière, de rapport C/N bas et très difficile à composter. Mélanger du lisier pauvre en matière sèche à des matériaux carbonés secs et absorbant est faisable mais très difficile. Si on met les matériaux secs en andain et qu’on ajoute le lisier très mouillé, il y a habituellement des écoulements.

Certain·es éleveur·ses ont conservé des systèmes de gestion de fumiers solides plus traditionnels. Les plus faciles à composter sont ceux qui sont entreposés dans un système à deux compartiments avec une zone pour le fumier solide et un purot où l’on récupère le purin, c’est-à-dire l’écoulement et les eaux de précipitation. Le taux d’humidité d’un tel fumier le rendra relativement plus facile à composter, mais il nécessite presque toujours l’ajout de matériaux plus secs pour atteindre l’équilibre. Quelques éleveur·ses élèvent des vaches laitières sur litière avec un système de compostage en continu. Il y en a même qui vendent du compost. Le fumier solide entreposé dans une fosse unique, baignant dans le purin, sera normalement trop humide pour le compostage et nécessitera des ajouts importants d’autres matériaux pour atteindre un taux d’humidité approprié. Certaines fermes disposent d’un équipement de compostage des fumiers, équipé d’un séparateur qui extrait les liquides. Ce compost peut être utilisé tel quel lorsque disponible.

Fumier de Bovins de Boucherie

Les bovins de boucherie ont une alimentation moins riche que celle des vaches laitières, donnent des fumiers moins riches et plus secs en général que ces dernières. Le premier type d’élevage rencontré est appelé vache-veau, c’est-à-dire que la mère donne naissance à un veau qui passe le début de sa vie à téter, habituellement au pâturage pour l’été. Après le sevrage, les animaux mangeront une alimentation riche en fourrages et, en production commerciale, ils finissent leur vie dans une phase d’engraissement avec des rations riches en grains pour influencer le caractère de la viande. Parfois dans des systèmes vache-veau, les vaches gestantes passent l’hiver à l’extérieur. Il y a moyen d’installer des litières épaisses à proximité des mangeoires afin de collecter le fumier pour le composter. L’utilisation de sous-produits du bois donne des composts au caractère différent (C/N élevé) de ce que l’on obtient avec de la paille.

Tableau comparatif des ratios C/N des différents fumiers

Fumier de Moutons et de Chèvres

Les moutons sont la plupart du temps élevés sur litière accumulée et leur fumier tend à être relativement sec. Les litières peuvent être vidées de façon périodique ou une fois par année. Souvent on les place en amas au champ et ils peuvent être compostés. On doit s’assurer de deux conditions principales : l’humidité doit être suffisante et souvent on attend que la pluie les mouille avant de les composter ; ils ne sont pas faciles à humidifier par arrosage. Ils sont faciles à composter à l’aide d’un retourneur, surtout muni d’un injecteur d’eau. Cependant, les fermes d'élevage utilisent souvent peu de paille en litière et se contentent de mettre sous les animaux les refus de foin non-mangé, plutôt fibreux. Le rapport C/N sera alors trop bas et le compostage entraînera des pertes d’azote. Le fumier de chèvres ressemble à celui des moutons et les mêmes remarques s’appliquent pour les animaux élevés sur litière accumulée.

Fumier de Chevaux

Les chevaux ne sont pas des ruminants ; leurs aliments sont beaucoup moins décomposés que ceux des ruminants. Ils mangent du foin, des céréales et leur fumier se décompose quand même facilement et chauffe abondamment. Il était utilisé traditionnellement pour fabriquer des couches chaudes. Les propriétaires de chevaux utilisent souvent des litières assez abondantes et le fumier a tendance à être un peu sec au départ et à sécher en cours de compostage. Il faudra bien l’humidifier au départ si nécessaire. Souvent les éleveur·ses de chevaux ne s’intéressent pas à la valorisation de leur fumier ; on peut donc l’obtenir facilement, parfois gratuitement. Il faut faire attention car, souvent, il est entreposé depuis longtemps, lessivé par la pluie et la neige et couvert de mauvaises herbes en surface des tas.

Fumier de Lapins

Les lapins mangent une combinaison d’aliments concentrés et de végétaux frais comme du trèfle, des légumes déclassés et divers herbages. Leur fumier est souvent à un bon taux d’humidité pour le compostage, il est plus riche en P et moins riche en K que du fumier de ruminants.

Fiente de Volailles

Les volailles produisent une fiente qui est une crotte avec l’urine combinée. La plupart du temps les poules pondeuses sont élevées sans litière, leur fumier est concentré, et peut être géré sous forme solide. Il est lourd, humide et de consistance pâteuse, très riche en ammoniaque, et perd facilement son azote au compostage ou à l’épandage. On doit lui ajouter du carbone en abondance pour équilibrer l’humidité et le rapport C/N qui est très bas. Si on composte des matériaux qui manquent d’azote, il peut constituer un ajout très utile.

Les poulets de chair sont surtout élevés sur litière de ripe (résidus de planage de bois). Le rapport C/N de leurs déjections est moins bas que celui du fumier de pondeuses, mais le bois contenu est très difficile à attaquer par les bactéries au début du compostage et fournit alors peu d’énergie, ce qui cause la perte d’ammoniaque et les mauvaises odeurs qui l’accompagnent. Souvent ces litières se décomposent plus tard lorsque les champignons s’activent dans les phases ultérieures et la décomposition se poursuit dans le sol. Si le compostage est mal géré, que les pertes d’azote sont élevées, il peut même causer des carences en N aux cultures lorsque la décomposition du bois se poursuit dans le sol. Bien que rare, certaines fermes élèvent ces volailles sur litière de paille, ce qui est optimal pour le compostage. Dindes et dindons sont élevés sur litière de ripe comme les poulets, mais puisque l’élevage est plus long, le ratio de fumier est plus élevé et le rapport C/N habituellement plus bas que celui des poulets. Sinon ce fumier ressemble au précédent.

Déjections de Porcs

Il y a trois provenances pour les déjections de porcs : les maternités, les pouponnières et les engraissements. De nos jours, presque tous les porcs sont élevés avec un système de gestion liquide des déjections. Composter du lisier est très difficile à moins de disposer d’installations spécialisées permettant de les combiner à des matériaux absorbants plus secs. Pour le compostage à la ferme en andains le seul système simple est un injecteur sur retourneur. Les retourneurs spécialisés comprennent en option un injecteur d’eau. Pour du lisier, il faudra installer un injecteur adapté. Quelques éleveur·ses de porcs gardent des animaux sur une litière compostée en continu. Ces fumiers sont gérés en fonction du compostage et sont une source privilégiée pour les horticulteur·rices.

Fabrication de compost, à l'échelle locale !

Autres Matières Organiques pour le Compostage

Outre les fumiers animaux, de nombreux autres matériaux organiques peuvent être intégrés dans le processus de compostage, enrichissant ainsi la diversité et les propriétés du compost final.

Déchets Verts Urbains et Horticoles

Il y a un certain nombre d’expositions régionales où les éleveur·ses présentent des animaux à des compétitions. Les principaux déchets de ce type sont le gazon et les feuilles. Il y a aussi les aiguilles de conifères, les déchets de jardins de fleurs, les fruits et légumes mis au rebut (pouvant être porteurs de maladies et d’insectes), les mauvaises herbes sarclées (souvent accompagnées de graines d’espèces non-présentes à la ferme) et divers déchets de taille de matériaux plus ou moins fibreux, arbres et arbustes. Il y a plus d’une décennie, l’utilisation systématique des herbicides en milieu urbain rendait ces matériaux (surtout le gazon) risqués, mais aujourd’hui l’utilisation des herbicides est plus rare et l’usage du gazon lors du compostage est permis en culture biologique. C’est un matériau azoté, plutôt humide qui peut dégager des odeurs après une période d’entreposage. Certaines plateformes de compostage combinent les feuilles d’automne et le gazon dans un compost à part. Le compost de déchets de cours intégrant tous les résidus est déjà un peu moins intéressant, surtout parce qu’il peut être source de nouvelles mauvaises herbes et maladies, ayant résisté à l’effet assainissant du compostage. Sinon, ces matériaux sont relativement équilibrés et assez faciles à composter. Sur certaines plateformes publiques de compostage, on traite les déchets verts sans enlever les sacs de plastique qui les contiennent.

Feuilles d'Arbres Caducs

Les feuilles d’arbres caducs constituent un matériau de choix pour les sols. Elles produisent un humus de type mull de grande qualité. Leur rapport carbone azote est plutôt modéré. Les praticien·nes de l'agriculture végétalienne évitent ces matières premières en raison de la présence possible de déjections d’animaux domestiques. Sinon, il est facile de produire un compost de grande qualité assez facilement avec ce matériau. Si les feuilles utilisées en litière sous les animaux rendent le fumier moins portant, elles donnent un excellent compost lorsque mélangées au fumier lors du compostage. Comme les feuilles sont pauvres en phosphore, le compost de feuilles est un amendement de choix comme alternative au fumier composté pour les sols qui ont des restrictions réglementaires de fertilisation phosphatée. La réglementation provinciale permet l’entreposage à la ferme de feuilles en vrac ou en sacs de papier, pas en sacs de plastiques. Reynolds (2022) a établi une échelle de palatabilité ou d’appétence des feuilles pour les grands lombrics (L. terrestris) qu’il met en lien avec la facilité de décomposition.

Foin

Le foin est constitué de plantes vivaces, principalement des légumineuses et des graminées, fauchées et séchées au champ pour l’alimentation des ruminants et autres herbivores. Le foin sec, ou ensilé en grosses balles enrobées, est un matériau riche en azote et en éléments nutritifs. Pour le compostage, le foin peut être difficile à humecter, mais il peut être intégré dans des matériaux humides nécessitant plus d’azote. En général, le foin de la première coupe est moins riche et celui des coupes subséquentes plus protéiné, donc avec un rapport C/N plus bas. Sur les fermes d’élevage les agriculteur·rices disposent de grosses balles de foin gâché, non-consommable par les animaux. Il·elles se feront souvent un plaisir de vous les donner si vous arrivez avec une remorque pour les transporter.

Résidus de Grandes Cultures et d'Élevage

Les résidus de grandes cultures et d’élevage, pailles, tiges, ensilage manqué sont parfois disponibles et sont des matériaux intéressants. La paille a été discutée plus haut. En culture conventionnelle, certaines fermes pulvérisent des herbicides à base de glyphosate quelques jours avant la récolte des céréales pour uniformiser la maturité. Si la paille, suffisamment abondante, assure une bonne aération et apporte assez de carbone facilement disponible dans un mélange à composter, ce n’est pas le cas des divers résidus de bois où la lignine réduit l’accès à la cellulose et à l’hémicellulose plus labiles. Si l’on composte du fumier avec des copeaux d’élagage, le rapport C/N de ceux-ci devrait être de 60 pour obtenir un compost équilibré.

Livraison et Utilisation du Compost Commercialisé

Dominique et Sylvie Richard ont choisi de distribuer ce compost par le biais des professionnels que sont les horticulteurs, pépiniéristes, paysagistes et maraîchers.

La livraison en affrètement concerne les commandes pesant plus de 600 kg par palette ou les commandes de plus de 2 palettes légères (300 kg par exemple). Pour les produits de TERRE ACTUELLE, la livraison standard des big bag ou palettes se fait en camion porteur 19 T avec hayon (déchargement avec transpalette manuel, pas ou peu de déplacement des palettes). Avant de commander, il est impératif de vérifier l’accessibilité de votre domicile ou chantier en consultant les modalités de livraison détaillées. Concernant la date de livraison, le transporteur vous appellera directement : veillez à indiquer un numéro de téléphone valide lors de votre commande. La date dépendra donc de vos disponibilités et du planning du transporteur. Le ou les big bag (ou palettes) sont livrés à l'entrée de votre domicile, sur le trottoir ou dans l'entrée de garage, selon les possibilités. Le chauffeur n'est pas habilité à rentrer la marchandise dans votre propriété.

Le compost s’utilise à l’automne ou au printemps pour les jardins potagers, massifs, plantations, pelouses.

tags: #compost #veau #homm