Le Lierre Terrestre : Une Plante Commune aux Multiples Facettes

Le lierre terrestre, ou Glechoma hederacea, est une plante vivace rampante et discrète, mais étonnamment riche en qualités. Malgré son nom, il n'a aucune parenté botanique avec le lierre grimpant (Hedera helix), mais il partage avec lui un port tapissant, accomplissant sa reptation « à la façon du lierre » mais au ras du sol. Cette petite lamiacée, de la même famille que le thym, la lavande et la menthe, est une présence familière dans les jardins, les champs et les lisières, souvent foulée au pied sans que l'on ne soupçonne l'éventail de ses propriétés et son histoire fascinante.

Lierre terrestre en fleurs

Identification et Caractéristiques Botaniques

Le Glechoma hederacea est aisément reconnaissable grâce à plusieurs traits distinctifs. C'est une plante vivace rustique couvre-sol qui dresse ses tiges rectangulaires de cinq jusqu'à vingt centimètres de haut pour porter ses fleurs. Ses tiges sont carrées et peuvent atteindre jusqu'à 60 cm de longueur. Elles donnent des rejets ainsi que des rameaux dressés qui portent les fleurs. Les jeunes plants ont besoin d'un arrosage régulier, surtout en période de sécheresse.

Les Feuilles : Un Identifiant Clé

Les feuilles du lierre terrestre sont opposées par deux et ont une forme réniforme (en forme de rein) avec des dents arrondies, parfois cordées. D'un diamètre allant jusqu'à quatre centimètres, elles ont un bord grossièrement crénelé avec six à dix grosses dents tronquées, chacune terminée par une sorte de renflement pâle, un hydathode. La surface ridée porte des nervures disposées en éventail (palmées). Elles sont molles, entièrement herbacées, non coriaces ou cartilagineuses, et se tiennent presque toutes à l’horizontale sur les tiges rampantes, ce qui renforce l’aspect tapisserie des peuplements hors période de floraison. Un autre caractère frappant est leur persistance, au moins partielle, en hiver, permettant de les reconnaître même sous le gel. Les feuilles sont portées sur un pétiole de longueur très variable allant de 1 à 20 cm et portant des poils réfléchis.

Feuilles réniformes du lierre terrestre

Les Fleurs : De Petits Visages Mauves

Les fleurs sont petites, de 2 à 3 cm, et d’un violet clair, souvent tachetées de pourpre sur la lèvre supérieure bilobée. Elles sont qualifiées de labiées, c'est-à-dire qu'elles possèdent une lèvre inférieure qui pend et elles ressemblent à un petit visage ou à une gueule, ce qui est typique de la famille des Lamiacées. Elles sont groupées en verticilles à l'aisselle des feuilles, par deux, trois ou quatre, et leur couleur varie du violet au bleu lavande. La corolle est bilabiée, avec une lèvre supérieure plane et un peu échancrée, et une lèvre inférieure trilobée dont le lobe central prend la forme d'un cœur, si ce n'est d'un rein. Les organes sexuels saillent à l’entrée de la gorge.

Le lierre terrestre fleurit au printemps, de mars-avril à novembre, et c’est à ce moment que ses feuilles dégagent son plus bel arôme. Au printemps, à partir de mars-avril, à intervalles réguliers, les stolons en pleine lumière émettent, à l’aisselle des paires de feuilles, des tiges dressées verticales assez courtes (10 à 30 cm, exceptionnellement 60 cm) qui développent des nœuds à intervalles serrés réguliers avec à chaque fois une paire de feuilles. À leur aisselle, apparaissent des groupes de deux à cinq fleurs, réunies au même niveau (pseudo-verticille) : tournées du même côté, elles sont portées sur un court pédicelle de 1 mm à peine, sous-tendu par une mini-bractée pubescente de 1 à 1,5 mm. Cette disposition étagée se retrouve chez de nombreuses autres lamiacées.

Fleur de lierre terrestre

L'Odeur : Une Caractéristique Inimitable

Le cinquième critère pour reconnaître le lierre terrestre est son odeur aromatique atypique. L’odorat est un sens très utile en botanique. Comme de nombreuses autres lamiacées aromatiques (lavandes, népétas, romarin, sarriettes, sauges, …), la rondelette renferme une huile essentielle qui contient entre autres du pinocamphone (toxique pour de nombreux vertébrés dont l’Homme) que l’on retrouve dans l’hysope. Pour bien sentir une feuille, il faut en prélever une, la porter sous son nez tout en la froissant entre ses doigts et humer fort. Il suffit même de marcher sur un tapis pour que des effluves vous atteignent : une forte odeur de menthe, un peu moins forte que celle de sa cousine mais plus agréable et plus aromatique. Son goût et son odeur sont pourtant uniques, assez éloignés de la menthe, permettant de l’identifier les yeux fermés et les narines grande ouvertes.

Étymologie et Noms Communs

Le nom de genre Glechoma trouve ses racines dans le latin glechon et le grec glêchôn, termes qui désignaient autrefois la menthe pouliot (Mentha pulegium), une plante médicinale très estimée jusqu’à la Renaissance. Linné a choisi librement ce nom, d’après une vague ressemblance entre les verticilles espacés de fleurs bleues du Glechoma et ceux de la menthe pouliot. L'épithète hederacea signifie "relatif au lierre", soulignant l'aspect visuel de la plante, qui rappelle celui du lierre. Cela a malheureusement condamné le lierre terrestre à être perçu comme une "sous-espèce" du lierre grimpant, une idée complètement erronée.

Le lierre terrestre est connu sous une multitude de noms communs reflétant ses caractéristiques et ses usages. On le retrouve sous les appellations de : Aisse (Wallonie), Brunette de Saint-Jean, Courroie de Saint-Jean, Courroie de terre, Couronne de terre, Couvre-sol, Drienne, Esserole, Gléchoma faux lierre, Gléchome, Herbe à la glèbe, Herbe à la lune, Herbe de lune, Herbe d'Olhon, Herbe de Saint Jean, Herbe du bonhomme, Herbe rondelette (en occitan), Lâche, Laurier de terre, Lierre courant, Lierre des nagots, Lierret, Lierre traînant, Maître à tout, Poison des haies, Ronde-lette, Rondelette, Rondelotte, Rondette, Rondotte, Saint-Jean traînée, Terrète, Terrette, Terrette à feuilles réniformes. Dans le Poitou, il est également connu sous le nom d'« Herbe de la Saint Jean ».

Le lierre terrestre en toutes saisons

Habitat et Écologie

Le lierre terrestre est une plante très commune dans les régions tempérées de l'hémisphère Nord, notamment en Europe, en Asie occidentale et boréale jusqu'au Japon. Les cartes d’Infoflora et de Telabotanica le confirment. Il vit dans les sous-bois de feuillus, en lisières de prairies, dans les parcs et les jardins. Il se trouve principalement dans les haies, les bois et les prairies.

Préférences et Tolérances

Cette plante couvre-sol idéale préfère de loin les sols lourds argileux (à forte rétention d’eau) plus ou moins enrichis en calcaire car elle ne tolère pas les sols trop acides. Elle affectionne plutôt les milieux semi-ombragés tout en étant capable de vivre en pleine lumière, mais alors sur des sols conservant une certaine humidité. Par contre, elle ne s’installe pas dans les milieux franchement humides à inondés, incompatibles avec ses stolons plaqués au sol. Elle ne peut pas persister sous une haute canopée arborée dense : elle s’installe donc dans les coupes ou clairières mais décline graduellement en vigueur dès que la végétation environnante se développe, projette de l’ombrage et finit assez vite par l’exclure. Dans les systèmes de taillis où la repousse depuis les souches est très rapide, la rondelette semble disparaître dès la troisième année qui suit une coupe.

Le lierre terrestre dispose d’une certaine quantité de nutriments (azote et phosphore) qui lui permettent de développer son réseau tentaculaire de stolons gourmands en énergie. Il ne craint ni le gel ni le froid mais il est limité vers le sud par le climat trop sec.

Rôle Écologique

Outre son importance comme fournisseuse majeure de fleurs nectarifères au début du printemps, la rondelette sert en plus de ressource alimentaire pour toute une faune d’insectes végétariens dont des espèces provoquant des galles ou des mines. Il y a aussi des champignons parasites (dont des Puccinia) qui engendrent des cloques ou des pustules sous les feuilles. Les galles sont plus faciles à observer et certaines sont spectaculaires. Une mini-guêpe, Liposthenes glechomae, provoque des grosses galles rouges, très velues, sur les feuilles. Une petite mouche Cécidomyiidé, Dasineura glechomae, génère des galles plus petites déformantes autour des feuilles ; une autre espèce de la même famille, Rondaniola bursaria, se manifeste par de nombreuses petites galles vertes (puis rougissantes), velues, en forme de tétines sur les feuilles.

Usages Culinaires

Le lierre terrestre, bien que contenant du pinocamphone en faible quantité (molécule toxique), est considéré comme comestible pour l'homme. Cependant, son goût prononcé n’encourage pas à en faire un plat principal et il est plutôt utilisé comme condiment. Au printemps, on récolte tiges-feuilles-fleurs et on utilise le tout frais, car ses feuilles perdent leur odeur au séchage. Froissées, ses feuilles font un excellent condiment.

On aime le rajouter aux salades, qu'il parfume agréablement, et c’est un classique des apéros sauvages. L’infusion est également très bonne et on en prépare une rafraîchissante boisson d’été. Ses feuilles relèvent le goût des potages aux champignons ou, une fois hachées, se mêlent volontiers à un fromage frais s'étalant sur une délicieuse tartine grillée.

Plat agrémenté de lierre terrestre

Une recette originale est celle des "chips du shérif au Lierre terrestre" : récolter les plus grosses feuilles, couvrir chaque feuille de quelques gouttes d'huile d'olive et d'une pincée de sel, passer quelques minutes au four, à chaleur douce, jusqu'à ce que les feuilles durcissent. Laisser refroidir et croquer !

Propriétés Médicinales

Le lierre terrestre est une plante médicinale par excellence à travers l’histoire, connu depuis le haut Moyen Âge. Ses propriétés médicinales étaient reconnues et ses vertus ont été mieux constatées lorsqu'elle est recueillie sur un terrain sec et élevé. Elle cède ses propriétés à l'eau bouillante et contient une huile volatile, un extrait amer et du tannin.

Usages Historiques et Traditionnels

Au Moyen Âge, le Glechoma était apprécié par sainte Hildegarde, au XIIème siècle, pour deux de ses usages modernes : pectoral et vulnéraire. Au XVIème siècle, il était recherché pour soigner les plaies internes et externes et même pour combattre la folie. Cuit dans du lait, c’est encore un des remèdes les plus couramment utilisés dans les campagnes contre les affections des bronches.

Richard Ely présente le lierre terrestre comme une "Petite Lamiacée, mais Ô combien précieuse pour notre santé". Il dresse ses tiges rectangulaires de cinq jusqu'à vingt centimètres de haut pour porter ses fleurs, petites gueules roses, bleues ou violettes, tachetées de pourpre sur la lèvre supérieure bilobée, l'inférieure comportant trois lobes dont le central prend la forme d'un cœur, si ce n'est d'un rein. La plante soigne les bronches, les reins, l'estomac, les intestins. Tonique, elle donne un bon coup de fouet grâce à sa teneur en vitamine C. Elle fait recracher le mal, guérit les blessures. Elle est connue en cela depuis l'Antiquité, et fut prisée durant le Moyen Âge.

Henri Ferdinand Van Heurck et Victor Guibert, auteurs d'une Flore médicale belge (1864), nous apprennent que le lierre terrestre possède une odeur forte, particulière, aromatique, agréable ; une saveur amère, chaude, un peu aromatique et légèrement âcre. Ses propriétés toniques, amères, un peu excitantes la rendent surtout utile dans le traitement des catarrhes chroniques, des véritables bronchorrhées. Elle modère les sécrétions trop abondantes et convient aussi dans l'asthme humide, les catarrhes pulmonaires et certaines formes de phtisie. Elle est légèrement apéritive et a été prescrite dans la débilité d'estomac, les flatuosités, la dyspepsie (Baglivi). On lui a attribué une légère propriété astringente qui l'a fait prescrire dans l'hémoptysie (Morton, Murray). À l'extérieur, elle a été usitée comme vulnéraire et errhine ; on l'employait en poudre, en décoction, en cataplasme, comme résolutive, détersive ; avec de la graisse on préparait aussi un onguent contre les brûlures.

A. B., auteur de Les Vertus des plantes - 918 espèces (1906), recense les propriétés thérapeutiques d'un grand nombre de plantes : "Aucune plante n'approche de celle-ci comme pectorale, pour les rhumes, bronchites, courbatures, toux opiniâtres ; une infusion de cette plante, une bonne poignée dans un litre de lait ou d'eau, en boire deux grands verres avant de se coucher, arrête la toux en divisant les humeurs de la poitrine, et si le lendemain on en prend un verre le matin, un à midi, l'autre au soir, le rhume le plus fort est dégagé, sinon guéri, la toux est apaisée et la fièvre tombée, on peut sucrer à volonté et y ajouter même une cuillerée à café de bonne eau-de-vie par verre. Il fait la base de tous les alexitères, il est incisif des humeurs de la poitrine, est cordial, stomachique, antihystérique, emménagogue, céphalique, carminatif ; pour la grippe ou l'influenza prenez 50 grammes de lierre terrestre, mélisse, romarin, fenouil, hysope, 5 grammes chaque (fraîchement cueillis), faites une infusion pendant 20 minutes, dans un litre d'eau, ajoutez au moment de boire bien chaud une cuillerée à soupe de bon rhum par verre, à prendre trois verres par jour (sucrer ce que l'on veut). Extérieurement, il est aussi très bon comme vulnéraire discussif dans les plaies, ulcères, les douleurs de goutte, de rhumatisme, les névralgies, etc. Dans le lâron prenez cinq grosses poignées de lierre terrestre, les mettre dans un chaudron, y ajouter deux verres de vinaigre de vin, un verre d'huile d'olive, faire chauffer très chaud et appliquer de même sur le mal, continuer pendant cinq jours. Pour les douleurs des animaux, le lierre est toujours aussi bon ; il entre dans la thériaque, le sirop antihystérique et cordial de Stoechas, d'armoise, le baume vulnéraire, l'onguent martiatum."

Selon Alfred Chabert, auteur de Plantes médicinales et plantes comestibles de Savoie (1897), les lithontriptiques, végétaux auxquels les gens de la campagne ont le plus souvent recours pour dissoudre les calculs rénaux et vésicaux et la gravelle, sont ceux du lierre terrestre.

Maurice Mésségué, dans son autobiographie Des hommes et des plantes (1970), évoque le savoir ancestral de son père sur lequel il a construit ses connaissances, notamment l'utilisation du lierre terrestre pour les affections pulmonaires chroniques. Le Docteur F. J. Cazin (Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, 1876), l'un de nos meilleurs expérimentateurs modernes, a affirmé avoir guéri des affections pulmonaires chroniques uniquement à l'aide de lierre terrestre.

Stéphanie Schaal, dans sa thèse de Doctorat en pharmacie intitulée Les plantes médicinales des pelouses calcaires de la Réserve Naturelle de Montenach (57) (2010), recense les usages thérapeutiques du lierre terrestre : pectoral, vulnéraire, pour soigner les plaies internes et externes, et même pour combattre la folie. La feuille du lierre est inscrite à la Pharmacopée Française et Européenne.

Formes et Doses Recommandées (à titre indicatif et avec prudence)

Pour les affections respiratoires (toux, asthme, bronchite) : Laissez infuser 20 g de feuilles dans un litre d’eau bouillante pendant dix minutes. Filtrez et sucrez avec du miel, à votre goût. Il est conseillé de boire cette tisane, une tasse à la fois, dans un délai de 24 à 36 heures. Une autre posologie traditionnelle suggère d'infuser entre 25 et 50 grammes de sommités fleuries dans un litre d'eau bouillante et de boire trois à quatre tasses par jour, entre les repas.

Pour la diarrhée, inappétence : Préparez l’infusion suivante : 2 cuillerées à café de feuilles coupées en petits morceaux dans 250 ml d’eau bouillante pendant dix minutes. Il est conseillé de boire deux tasses par jour de cette tisane.

Rééquilibrant du tonus musculaire de l’estomac : Laissez infuser 25 g de cette plante dans 500 ml d’eau bouillante pendant dix minutes. Il est conseillé de boire cette tisane tiède, à raison de deux tasses par jour loin des repas. Les sommités fleuries ont des propriétés expectorantes utilisées dans la bronchite chronique.

Il est crucial de se rappeler que les informations données ici peuvent ne pas être suffisantes pour déterminer ou utiliser une plante avec sécurité. Au moindre doute, abstenez-vous ! Faites-vous conseiller par un guide professionnel, achetez de bons ouvrages de référence et utilisez les applications de reconnaissance par photographie avec discernement.

Le lierre terrestre en toutes saisons

Croyances Populaires et Symbolisme

Le lierre terrestre est également imprégné de nombreuses croyances populaires et d'une riche symbolique, notamment au Moyen Âge où il était considéré comme une plante aux pouvoirs magiques, associée à la magie blanche.

Plante Magique et Protectrice

Dans Le Folk-Lore de la France, tome troisième, la Faune et la Flore, Eugène Rolland mentionne les pouvoirs du lierre terrestre pour le contre-envoûtement. L'« herbe de lune » est la toute première parade en cas d'attaque par les œuvres de magie noire. Pour savoir d'où arrivent ces maléfices, on entoure d'une couronne de Lierre terrestre une chandelle jaune, allumée un jeudi, à la lune descendante, et l'image de l'ennemi apparaît.

Richard Ely, dans Petit Grimoire : Plantes sorcières, Les Sortilèges (2019), précise que le lierre terrestre est surtout considéré en magie comme une plante attachée au pouvoir de la vue, ou de double-vue. Quelques feuilles trempées dans de l'eau claire attribueront à cette eau, une fois filtrée, la vertu d'apaiser des yeux fatigués, irrités, touchés par l'impureté. Le lierre terrestre confère aux hommes la capacité de voir les sorcières, de les révéler tout comme nombre d'autres esprits et créatures qui voisinent dans leur entourage habituellement de manière fort discrète, voire secrète. Ainsi, en Allemagne, si une jeune fille vierge porte une branche de la jolie plante contre sa poitrine ou en couronne dans ses cheveux le jour de Walpurgis, elle aura cette faculté de percevoir la sorcière parmi ses congénères. Une pommade de feuilles de lierre terrestre écrasées appliquée sur les paupières agira de même en Angleterre. Oint de cette plante, les yeux levés au ciel, vous verrez y passer les sorcières sur leurs balais, se rendant au sabbat. Vous identifierez facilement parmi vos amies lesquelles pratiquent réellement l'art sorcier et vous verrez mille choses impossibles ainsi que tous ces êtres éthériques qui transformeront votre réalité à jamais.

Liens avec l'Amour et les Arts

Herbe liée à Vénus, le lierre terrestre se révèle efficace pour toutes les questions d'amour, mais aussi pour les arts : musique, théâtre, poésie, mode. Il est suggéré de laisser la plante vous guider dans vos choix, de placer un rameau au coin de votre bureau ou, mieux encore, de vous coucher là où la plante est abondante pour une sieste inspirante.

Symbolisme de la Renaissance et des Liens Durables

Stéphanie Lafranque et Vic Oh, dans Gardiennes de la lune (2019), évoquent le Lierre terrestre comme plante esprit du mois de septembre. Toujours vert, le Lierre rampant représente la renaissance, le lien entre la vie et la mort, la vie éternelle. Il était à ce titre associé à l'immortel Osiris. On le retrouve dans de nombreuses cultures en tant que porte-bonheur. Par son évocation de la persévérance et de la stabilité, il est un parfait symbole des liens affectifs durables : les jeunes gens désirant trouver l'amour glissaient une feuille sous leur oreiller, et les nouveaux mariés étaient ceints d'une couronne tressée. Couronne que l'on retrouve dans les cérémonies druidiques, le lierre figurant la déesse double, celle qui offre des dons et qui les reprend, le cycle de la vie. Ses feuilles sont sacrées et liées à la Déesse de la Lune, car il favorise la prophétie et la quête de soi.

Couronne de lierre terrestre

Cultivar Panaché : Glechoma hederacea Variegata

Le Glechoma hederacea Variegata est un cultivar panaché du lierre terrestre, appartenant à la famille des Lamiacées. Cette plante vivace rampante est prisée pour son feuillage original et son port tapissant. Ses feuilles sont arrondies, crénelées, et présentent une panachure blanc crème sur fond vert tendre. Elles sont légèrement aromatiques et dégagent un parfum lorsqu'on les froisse. Son feuillage décoratif est semi-persistant en fonction du climat.

Avantages et Conditions de Culture

Le lierre terrestre panaché possède un port traçant, avec des tiges rampantes qui s’enracinent à chaque nœud. Il forme rapidement un tapis dense, d'environ 15 cm de haut, parfait pour remplacer un gazon en sous-bois ou habiller le pied des arbres. Entre mars et juin, apparaissent de petites fleurs tubulaires bleu-violet, disposées à l'aisselle des feuilles. Elles sont mellifères et attirent les pollinisateurs.

Très rustique (jusqu'à -15 °C), le Glechoma Variegata préfère une exposition ombragée ou mi-ombragée, mais supporte le soleil si le sol reste frais. Il apprécie les sols ordinaires, humifères, frais à humides et légers. Il est très facile à cultiver et à entretenir, avec peu de fertilisation nécessaire et un arrosage régulier, surtout en été. Il est très peu sensible aux maladies et ravageurs.

Utilisation au Jardin

Le lierre terrestre panaché est idéal pour remplir les espaces ombragés, habiller les pieds de haies ou d'arbres, ou apporter de la lumière dans des compositions en jardinières. Son feuillage panaché valorise les feuillages sombres ou unis autour de lui. On peut l'associer à des Heuchera Bloody Dinosaur pour jouer sur les contrastes de feuillages, à des fougères pour une ambiance naturelle, à des Hosta Coast to Coast pour des scènes fraîches et élégantes, ou à des Lamium maculatum Pink Pewter pour prolonger l'effet couvre-sol coloré.

Le Glechoma hederacea Variegata allie beauté, rusticité et simplicité, ce qui en fait l'un des meilleurs choix pour les zones ombragées ou difficiles à aménager. Son feuillage panaché anime le jardin toute l’année, sans exiger d’entretien.

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