Guide complet de la cueillette des myrtilles sauvages : traditions, règles et délices

Le mois d’août arrive, signe que la saison de la cueillette des myrtilles bat son plein. Attendez-vous avec impatience de transformer ces petites baies bleues en tartes gourmandes ou en pots de confiture savoureux ? Avant de vous lancer à l'assaut des montagnes, il est essentiel de connaître les spécificités de la myrtille sauvage et la réglementation qui encadre cette activité. En effet, selon les zones et les départements, des arrêtés préfectoraux peuvent imposer des restrictions quant aux quantités récoltables et aux outils utilisables. Cet article vous guidera à travers les particularités de la myrtille sauvage, les meilleures pratiques de cueillette, sa conservation et de délicieuses idées recettes, le tout en vous aidant à naviguer dans le paysage réglementaire, particulièrement pertinent dans des régions comme Valmorel et ses environs.

Paysage de montagne avec des myrtilliers sauvages en été

Que faut-il connaître sur la myrtille sauvage ?

La myrtille sauvage, scientifiquement connue sous le nom de Vaccinium myrtillus, appartient à la vaste famille des éricacées, aux côtés d'autres baies telles que la canneberge (cranberry) et la myrtille de culture (Vaccinium corymbosum, formusum, angustifolium et virgatum). Il est crucial de ne pas la confondre avec ses cousines cultivées, qui, bien que présentes dans les exploitations agricoles de petits fruits, n'offrent pas la même intensité de saveur que leurs homologues sauvages, souvent vendues à un prix plus élevé. Lorsque vous achetez des produits transformés, comme de la confiture, la mention « sauvage » sur l'étiquette doit être une garantie de l'origine et de la saveur authentique que vous recherchez.

Ces baies ornent à profusion les paysages du nord de l'Europe, notamment en Norvège, en Suède et en Finlande, où l'on peut également dénicher la célèbre plaquebière, une baie orangée qui demande une observation attentive pour être repérée. En France, les myrtilles sauvages prospèrent principalement au-delà de 1 000 mètres d'altitude. Elles affectionnent particulièrement les milieux frais, humides et acides, des conditions que l'on retrouve couramment dans les massifs montagneux. C'est pourquoi vous les rencontrerez en abondance dans le Massif central, le Jura, les Vosges, les Pyrénées et, bien sûr, les Alpes. Bien qu'elles puissent se faire plus rares, on en trouve aussi en plaine dans les régions du nord de la France.

Pour maximiser vos chances de succès lors de vos excursions, partez en randonnée et mémorisez les emplacements potentiels. Soyez attentif à la proximité des parkings, qui peut être un indicateur d'une fréquentation plus importante, et n'hésitez pas à explorer des sentiers moins empruntés pour une expérience plus paisible et une récolte plus abondante. Dans des régions comme la Savoie, les amateurs de myrtilles connaissent bien les zones de prédilection autour de randonnées populaires, comme celles menant au Grand Arc. Cependant, il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur les "coins secrets" de la part des locaux, à l'instar de la recherche de champignons. Si vous résidez en ville, par exemple dans la charmante cité de Chambéry, prévoyez un trajet d'au moins une heure et demie pour atteindre les zones propices à la cueillette.

Les massifs montagneux des Alpes intérieures, tels que les Écrins, Belledonne ou le massif du Beaufortain, sont des terrains de jeu idéaux pour la myrtille sauvage. En revanche, les parcs naturels régionaux à dominante calcaire, comme la Chartreuse, le Vercors ou les Aravis, présentent des sols basiques qui sont moins favorables à leur développement. La myrtille sauvage se distingue par son port en arbrisseau bas, dont les feuilles ovales poussent au ras du sol. Sur le plan botanique et sanitaire, il est important de ne pas confondre la myrtille sauvage avec l'airelle des marais (Vaccinium uliginosum), qui possède des feuilles rondes et une chair blanche, et une saveur moins prononcée. Bien que des vertus médicinales, notamment antioxydantes, soient souvent attribuées à la myrtille, les recherches scientifiques ne sont pas encore unanimes sur ces bienfaits. Quoi qu'il en soit, son goût est indéniablement délicieux et sa présence sublime de nombreux plats.

Schéma botanique comparatif : feuille de myrtille sauvage vs feuille d'airelle des marais

Quelle est la réglementation pour la cueillette sauvage ?

La réglementation concernant la cueillette des fruits sauvages est loin d'être uniforme et peut varier considérablement d'un département à l'autre. Cette disparité rend parfois complexe la compréhension des règles en vigueur. Les arrêtés préfectoraux fixent souvent des limites quant aux quantités autorisées par personne et par jour, et peuvent interdire ou autoriser l'utilisation d'outils spécifiques, comme le peigne à myrtilles. L'utilisation du peigne à myrtilles suscite un débat animé parmi les cueilleurs. Si cet outil peut augmenter l'efficacité de la récolte, une utilisation maladroite risque d'endommager les plants et de prélever des feuilles en même temps que les fruits, ce qui complique le tri ultérieur.

Prenons un exemple concret : dans le massif des Vosges, un arrêté préfectoral interdit formellement l'usage du peigne et limite la récolte à 5 litres par personne. Étonnamment, en Alsace, de l'autre côté des Vosges, l'utilisation des peignes est autorisée. De plus, dans le parc naturel des Ballons des Vosges, une zone de récolte spécifique est délimitée, soulignant la complexité et la spécificité de ces réglementations. De manière générale, l'Office National des Forêts (ONF) se réfère à l'article 547 du Code civil. Cet article stipule que la récolte de fruits sauvages est autorisée dans la limite de 5 litres par personne, et ce, uniquement sur le domaine public. Il est impératif que cette activité ne soit pas exercée dans un but commercial. La cueillette doit idéalement se faire à la main, une méthode plus lente mais plus respectueuse des plants.

En Savoie, la limite de récolte est également fixée à 5 litres par jour et par espèce pour les petits fruits sauvages et les champignons. L'utilisation du peigne est proscrite avant le 15 août, date à laquelle les fruits sont considérés comme ayant atteint leur pleine maturité. Cette date est précisée dans un arrêté préfectoral toujours en vigueur depuis 2021. Dans le département de l'Isère, la limite est plus stricte, fixée à 1 kg par personne et par jour. Comme en Savoie, le peigne est interdit d'utilisation avant le 15 août. Ces mêmes règles s'appliquent au parc national des Écrins, qui est partagé avec les Hautes-Alpes. Le non-respect de ces réglementations peut entraîner des sanctions. Un garde-chasse de l'ONF ou un agent de la police de l'environnement est habilité à verbaliser les contrevenants. Il est donc crucial de se renseigner sur les règles locales avant de partir en cueillette.

L'arrêté préfectoral du 20 juin 2024 définit les règles pour la protection de certaines espèces sauvages (myrtilles, airelles, champignons) afin de limiter les prélèvements et ainsi garantir la ressource alimentaire de la faune, tout en permettant la cueillette familiale. Les règles tiennent compte également des activités économiques par l’organisation d’un régime de conventionnement à destination des professionnels. Dans les forêts publiques (communales ou domaniales), la cueillette de myrtilles ou d’airelles est autorisée dans la limite de 5 litres par personne pour un usage uniquement familial, sauf en cas de réglementation spécifique plus limitative (réserves naturelles par exemple). Pour les myrtilles, l’utilisation du peigne est possible sous réserve que celui-ci ne dépasse pas une largeur maximale de 20 cm. Son utilisation doit être pratiquée de manière à éviter de dégrader les pieds de myrtilliers. Dans les forêts ou terrains privés, la cueillette ne peut être réalisée qu’avec l’accord du propriétaire. Ces différentes règles s’appliquent également pour les champignons. Concernant leur ramassage, l’utilisation d’outils scarificateurs tels que pioches, serfouettes, grappins, râteaux, crocs est interdite.

Comment cueillir les plantes sauvages sans risque

Quel est le meilleur moment pour ramasser les myrtilles ?

Dans les Alpes du Nord, la période idéale pour la cueillette des myrtilles sauvages se situe généralement autour du 15 août, une date qui coïncide souvent avec l'autorisation de l'utilisation du peigne dans certains départements comme la Savoie. Il est possible de commencer la récolte un peu plus tôt, notamment sur les versants sud des massifs montagneux et à des altitudes plus basses (environ 1 500 mètres), surtout si l'été a été ensoleillé et a bénéficié de précipitations régulières. Cependant, la période la plus propice à la récolte des myrtilles sauvages s'étend généralement de fin août à début septembre. Il est tout à fait possible d'en trouver jusqu'à début octobre, en particulier sur les versants nord et à des altitudes plus élevées (aux alentours de 2 000 mètres).

Cet étalement permet de profiter de la saison de cueillette sur une plus longue période. Il n'est pas rare d'en apercevoir dès la mi-juillet, mais à cette période, elles manquent souvent de sucre et de saveur. En 2022, par exemple, la sécheresse a eu un impact notable sur la qualité des myrtilles, les rendant plus fragiles et moins juteuses. Le retour des pluies à la fin de l'été a cependant marqué une période particulièrement favorable à une récolte abondante et de qualité. Pour savoir si les myrtilles sont prêtes à être cueillies, observez la couleur de leurs feuilles : lorsqu'elles sont vertes, le fruit est encore en phase de maturation. Si elles prennent une teinte légèrement rougeâtre, c'est un bon indicateur qu'il est temps de passer à la récolte. Privilégiez les journées ensoleillées, car elles contribuent à concentrer les sucres dans les baies, leur conférant ainsi une saveur plus intense.

La saison des myrtilles s’échelonne de juin à septembre selon les variétés. Pour les myrtilles sauvages c’est généralement autour de la mi-août qu'elles sont les meilleures. Il est important de savoir que la durée maximale de la récolte annuelle des myrtilles dans votre jardin peut être optimisée. En sélectionnant soigneusement différentes variétés, vous pouvez étendre la période de maturation sur 16 à 20 semaines. Cela offre aux amateurs de baies bleues une saison de dégustation prolongée. Il est assez facile de reconnaître le bon moment pour cueillir des myrtilles dans le jardin, car nous avons toujours les arbustes sous les yeux. Cependant, il n'en va pas de même pour les myrtilles sauvages ou des bois. Peu d'entre nous ont l'occasion de se rendre en forêt chaque jour pour vérifier si les myrtilles sont prêtes à être cueillies. Il arrive donc parfois que nous manquions le moment idéal pour la cueillette, car nous nous y rendons trop tard. Pour ne pas rater la récolte des myrtilles sauvages, vous devez connaître leur période de cueillette. La période de récolte en forêt est très courte chaque année. Les myrtilles apparaissent vers la fin du mois de juin : les premières baies bleues et noires font leur apparition, pour disparaître ensuite jusqu'à l'année suivante vers le début ou la mi-septembre.

Comment cueillir des myrtilles avec délicatesse ?

La manière de cueillir les myrtilles dépendra de votre approche et de votre patience. La rapidité s'accompagne souvent d'un manque de finesse. C'est pourquoi l'utilisation du peigne est déconseillée si vous souhaitez préserver l'intégrité des plants. Une utilisation non précautionneuse peut endommager les arbustes, ce qui serait dommageable pour les récoltes futures. Personnellement, le ramassage à la main est ma méthode de prédilection, par crainte d'abîmer ces précieuses baies. Cependant, si vous maîtrisez l'art d'utiliser le peigne avec délicatesse, vous pouvez gagner en efficacité. L'idée est de travailler du bas du myrtillier vers le haut, en faisant glisser doucement le peigne pour récolter les fruits dans son réceptacle. Cette technique peut vous permettre d'atteindre rapidement la limite légale de 5 litres sans y consacrer une journée entière.

Il est primordial de bien choisir son peigne : les tiges en métal doivent être souples, leurs extrémités arrondies et non pointues. Un peigne doté d'un réceptacle fermé pour les myrtilles est encore plus pratique. Les "peignes finlandais", réputés pour leur technologie avancée, sont particulièrement appréciés dans les pays où la cueillette des airelles est une tradition populaire, et où l'on trouve une grande variété de ces outils dans les magasins. Vous pourrez rapidement évaluer la finesse de votre récolte en observant la quantité de feuilles mélangées aux fruits. Un tri méticuleux à la maison peut s'avérer chronophage. L'essentiel est de manipuler les plants avec douceur et respect. Vous devez rechercher les baies mûres en repérant leur couleur bleu-violet près du pédoncule et sélectionner uniquement celles qui ne présentent pas de meurtrissures. Évitez de cueillir les baies proches du sol, car elles peuvent être contaminées par les déjections de renards et d'autres animaux.

Illustration montrant l'utilisation correcte d'un peigne à myrtilles

Comment conserver les myrtilles à la maison ?

La conservation des myrtilles sauvages est un processus relativement simple, offrant plusieurs options pour profiter de leur saveur tout au long de l'année. Consommation fraîche : Gardez quelques centaines de grammes de myrtilles pour une consommation immédiate. Elles sont parfaites en dessert, au petit-déjeuner avec votre muesli, ou même lors de vos bivouacs en nature. Congélation : Pour une conservation à plus long terme, utilisez des sacs de congélation type ziplock. Empaquetez environ 500 grammes de myrtilles par sachet. Ce poids correspond idéalement à la quantité nécessaire pour garnir une tarte ou préparer un pot de confiture classique de 500 grammes (en respectant un ratio de moitié fruits, moitié sucre). Confiture : Transformez immédiatement vos myrtilles en confiture. La méthode de préparation en deux phases permet de récupérer le jus des fruits, qui peut ensuite être utilisé pour réaliser un délicieux sirop de myrtilles. Si les myrtilles ne sont pas consommées immédiatement après la récolte, placez-les dans un récipient hermétique et conservez-les au réfrigérateur.

Quelles sont les recettes à base de myrtilles ?

Les myrtilles sauvages se prêtent à une multitude de préparations culinaires, allant des classiques réconfortants aux desserts plus élaborés. Voici quelques-unes de mes recettes préférées : Tarte aux myrtilles avec crème pâtissière : Un grand classique qui met en valeur la saveur acidulée des myrtilles. Clafoutis aux myrtilles : Un dessert simple et délicieux, parfait pour un goûter ou un dessert léger. Quatre-quarts aux myrtilles : La douceur du quatre-quarts se marie à merveille avec le croquant et l'acidité des myrtilles. Muffins aux myrtilles : Idéaux pour le petit-déjeuner ou le goûter, ces muffins sont moelleux et gourmands. Crumble aux myrtilles : La texture croustillante du crumble contraste agréablement avec la douceur des myrtilles chaudes. Panna cotta au coulis de myrtilles : Une touche d'élégance avec cette douceur italienne rehaussée par un coulis fruité. Tiramisu aux myrtilles : Une variation fruitée du célèbre dessert italien. Cake aux myrtilles et bananes : L'association de la banane et de la myrtille apporte une saveur originale et réconfortante. Cheesecake aux myrtilles : La crème onctueuse du cheesecake est sublimée par la fraîcheur des myrtilles.

La myrtille est un fruit polyvalent qui trouve sa place dans de nombreuses préparations, enrichissant chaque plat de sa saveur unique et de ses couleurs vibrantes. En raison de leur couleur et de leur goût unique, ils se démarquent partout. Et comme ils sont riches en antioxydants, fibres et minéraux, nous ne pouvons pas en consommer trop ! Vous cherchez toujours de l'inspiration ? Alors assurez-vous d'essayer cette recette, simple, savoureuse et rapide à préparer : la crème au mascarpone avec crumble de biscuits et myrtilles. Pour la crème au mascarpone : 250 grammes de mascarpone, 100 ml de crème fouettée, 2 blancs d’œufs, 2 cuillères à soupe de sucre granulé, poudre de vanille et épices en pain d’épices. Pour le crumble : biscuits feuilletés caramélisés (ou autres cookies de votre choix). Finition : une poignée de myrtilles. Prêt en un clin d’œil : mettez le mascarpone dans un saladier et mélangez le sucre. Fouetter la crème et l’incorporer dans le mascarpone. Faites pareil avec les blancs d’œufs. Assaisonnez avec une pincée d’épices vanille et pain d’épices. Dans un bol, cassez les biscuits en crumble. Rincez les myrtilles et laissez-les s’égoutter brièvement. Prenez des moules en verre et étalez les biscuits de façon à former une petite couche au fond partout. Placez quelques myrtilles sur le dessus et versez une cuillère de crème de mascarpone sur le crumble. Reposez à nouveau quelques myrtilles sur la crème et terminez avec une autre boule de mascarpone pour que les couches soient bien visibles. Décorez le dessus avec quelques myrtilles.

Photo d'une tarte aux myrtilles fraîchement sortie du four

Myrtilles et gastronomie locale en Valmorel

En Valmorel et dans les environs, la myrtille sauvage est un ingrédient incontournable de la gastronomie savoyarde. Elle est déclinée en tartes, crêpes, glaces et confitures, apportant une touche locale inimitable. Au-delà de son goût caractéristique, la myrtille est reconnue pour ses bienfaits. Elle est une source d'antioxydants, réputée pour être bénéfique pour la vue et la circulation sanguine. La pratique de la cueillette, tout comme celle du génépi, est une tradition montagnarde qui demande respect et modération. Les réglementations locales, parfois spécifiques à chaque massif ou département, visent à assurer la pérennité de ces ressources naturelles pour les générations futures, ainsi que pour la faune sauvage qui en dépend.

La cueillette des myrtilles, bien qu'elle puisse être une activité de loisir agréable et une occasion de profiter du grand air, est soumise à des règles qui varient selon les massifs et les départements. Il est parfois difficile de s'y retrouver. Dans le cœur du parc national des Écrins, par exemple, la cueillette de végétaux est généralement interdite, à l'exception des cueillettes dites traditionnelles ou familiales. Samuel Sempé, directeur adjoint du Parc national, explique la philosophie derrière ces règles : « L'idée est que chacun ait un prélèvement raisonnable afin qu'il en reste pour les autres cueilleurs et pour la faune sauvage. Ça garantit aussi l'accomplissement du cycle de vie de la plante. Les baies contiennent des graines qui se ressèment, soit directement, soit par le transport par les oiseaux et la petite faune. Au sujet de l'utilisation du peigne, l'explication est assez similaire : le peigne est un outil qui arrache aussi les feuilles des myrtilles et peut endommager la plante s'il est fait sans ménagement. »

L'importance de la cueillette raisonnée ne saurait être sous-estimée. Même si les plantes ne sont pas protégées, vous n’avez pas forcément le droit de les cueillir. Toutes les terres de France ont un propriétaire, qu’il soit public ou privé. Légalement, tout ce que vous prendrez sur un terrain sans avoir eu l’autorisation du propriétaire est considéré comme un vol. D’après un arrêté de la préfecture de la Savoie et de la Haute-Savoie, la récolte des myrtilles doit se pratiquer manuellement ou à l’aide d’un couteau (ou autre outil coupant), elle est limitée à 5 litres par personne, par jour et par espèce. L’utilisation du peigne est interdite avant le 15 août. Pour des cueillettes de 5 à 10 litres, vous risquez une contravention forfaitaire de 135€. Au-delà de 10 litres, vous commettez un délit, passible de 45 000€ d’amende et 3 ans de prison, alors n’ayez pas les yeux plus gros que le ventre !

tags: #cueillette #myrtille #bas