Le cyprès commun (Cupressus sempervirens) est une essence emblématique des paysages méditerranéens, reconnu pour sa silhouette élancée et son feuillage persistant. En Toscane, ils dessinent le paysage comme aucune autre plante. Mais même plus au nord sous nos latitudes, ce conifère est parfaitement adapté pour créer une ambiance méditerranéenne dans le jardin familial. Cultivé dans les meilleures conditions, un Cyprès peut atteindre une belle hauteur, certaines variétés étant capables de culminer à 25 mètres. C’est un arbre très graphique qui évoque les paysages méditerranéens. Il ne pose pas de problème particulier, c’est pourquoi il convient parfaitement aux jardiniers sans expérience.

Comprendre l'identité du Cyprès
Il est fréquent de confondre les différentes espèces. Cyprès communs, faux cyprès, thuya occidental, … comment les différencier ? Les faux cyprès (Chamaecyparis), originaires d'Amérique du Nord et d'Asie orientale, présentent des cônes plus petits et des branches plus aplaties. La maturité des graines est également plus précoce. Au moment d’acheter un Cyprès (conifère de la famille des Cupressaceae), il est conseillé de bien se renseigner sur ses particularités car il en existe différentes espèces comme par exemple le Cyprès de Leyland (2 à 10 m), le Cyprès de Toscane (6 à 8 m) ou encore le Cyprès de Provence (10 m), le Cyprès de Cachemire très original avec son port pleureur (6 à 18 m) voire aussi le Cyprès de Lambert (jusqu’à 25 m).
Les fondamentaux de la plantation
La bonne plantation de votre cyprès commun est primordiale, surtout pour lui permettre de survivre à l’hiver. La meilleure période pour planter un Cyprès est le début de l’automne, entre septembre et novembre, lorsque le sol est chaud et que les premières gelées ne sont pas encore au rendez-vous. Le printemps, après les dernières gelées, est également une option viable. Les températures douces de l’automne permettent à cette plante sensible au froid de s’enraciner en toute sécurité avant l’arrivée de l’hiver.
Pour planter un Cyprès, on procède de la façon suivante :
- Faire tremper la motte pendant une bonne heure dans une grande bassine d’eau afin qu’elle se réhydrate.
- Creuser un trou 2 à 2,5 fois plus grand que la motte. Si vous utilisez un bac, il doit être au moins deux fois plus haut que la motte de racines.
- Tamiser la terre de jardin extraite puis la mélanger à de la tourbe et de la corne réduite en poudre car le Cyprès a besoin d’un engrais organique riche en azote et à lente diffusion.
- Déposer au fond du trou de plantation une couche de pierrailles afin de créer un fond drainant, une précaution d’autant plus importante si l’on installe le Cyprès dans une terre lourde et argileuse qui a tendance à retenir l’eau.
- Installer le pied de Cyprès au centre du trou, démêler le chignon racinaire puis étaler les racines sans les abîmer.
- Combler avec le reste du mélange terre/terreau/corne broyée, bien tasser la terre en maintenant l’arbre afin qu’il reste parfaitement droit, former une cuvette au pied et arroser suffisamment.
Attention : toutes les parties du thuya, cyprès et faux cyprès sont toxiques : la plus grande prudence est donc de mise pour les animaux domestiques et les jeunes enfants dans le jardin.

Gestion de l'eau et risques d'excès
L’arrosage est le facteur déterminant de la santé à long terme. Au cours des trois années qui suivent la plantation d’un Cyprès, il est nécessaire de soigner les arrosages qui doivent être réguliers mais non excessifs. Attention particulièrement en cas d’été caniculaire. Si le jeune conifère manque d’eau, il cesse de croître et l’on peut constater le jaunissement de son feuillage squamiforme. Après trois ans, hormis en cas de sécheresse sévère et persistante, il ne sera plus nécessaire d’arroser le Cyprès car ses racines seront capables de puiser l’eau en profondeur.
Toutefois, arroser des cyprès, ce n’est pas en mode automatique. Il faut adapter selon la saison, l’âge de la plante et la météo. Un arrosage excessif peut être fatal : attention à l’étouffement ! Assurez-vous d’avoir un bon drainage, surtout pour les cyprès communs ou de Leyland, plus sensibles à ce genre de souci. L’excès d’humidité peut être responsable de maladies cryptogamiques. Le champignon Phytophthora cinnamomi est particulièrement redoutable pour le cyprès, car il provoque aussi une pourriture de ses racines. Les températures estivales modérées et l’humidité stagnante favorisent la propagation de l’agent pathogène.
Fertilisation et nutrition
Comme la plupart des conifères, le cyprès commun est assez peu exigeant en matière de nutriments. Si vous voulez faire du bien à votre plante de haie, vous pouvez lui donner au printemps un peu d’engrais longue durée pour conifères ou haies, comme par exemple l’engrais longue durée pour conifères Algoflash Naturasol. Au cours des premières années qui suivent la plantation, il est recommandé de faire en mai ou juin des apports d’engrais complets afin de soutenir la croissance du Cyprès. Purin d’ortie, corne broyée, poudre d’os sont tout à fait adaptés.
Taille et entretien structurel
Un Cyprès planté en isolé n’a pas besoin d’être taillé. En revanche, la taille est nécessaire pour une haie de Cyprès ayant atteint la hauteur désirée, et doit être effectuée chaque année au mois de septembre. Attention toutefois de ne pas tailler le bois ancien mais uniquement les jeunes branches et bien sûr les branches mortes.
Si vous envisagez une haie, on doit creuser une tranchée de 45 ou 50 cm de largeur sur 60 à 70 cm de profondeur, et l’on y plante les Cyprès en veillant à les séparer d’environ 1,50 m les uns des autres. Si le cyprès est imposant et fait trop d'ombre, il accepte la taille. Certains jardiniers s'interrogent sur les éclaircies ou la taille en nuage. Bien que cela casse la forme naturelle, dégager le pied sur deux ou quatre mètres est une pratique qui peut aider à gérer l'encombrement lumineux, à condition de faire appel à un professionnel pour les sujets de grande taille.
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Prévention des maladies et parasites
Les parasites les plus fréquemment rencontrés sur les Cyprès sont le puceron, le bupreste du Thuya, la cochenille et l’araignée rouge. On peut lutter naturellement contre ces indésirables en adoptant des méthodes préventives et/ou curatives comme les larves de coccinelles et le purin d’ortie en pulvérisation, une décoction de pyrèthre ou encore un bassinage du feuillage.
Les parties sévèrement infestées doivent être supprimées puis brûlées. Si vous avez remarqué des taches brunes sur votre cyprès, cela indique souvent un manque d’eau. Il faut prendre des précautions pour les protéger des maladies comme par exemple les installer dans un sol bien drainant, recourir à des pulvérisations de prêle sur les parties aériennes et arracher les arbres malades en évitant absolument d’en replanter d’autres au même endroit. Bien évidemment, on traite ce type de maladies avec des fongicides adaptés.
Rusticité et conditions environnementales
Le cyprès méditerranéen ne résiste que partiellement au gel sous nos latitudes. Les journées d’hiver venteuses, ensoleillées et froides de la fin février ou du début mars sont particulièrement dangereuses, car le soleil a alors déjà beaucoup de force et assoiffe le cyprès. Veillez à un arrosage suffisant au printemps car l’intensification du rayonnement solaire peut dessécher le cyprès. L'emplacement doit être le plus ensoleillé et le plus protégé du vent possible.
Le choix de l'emplacement et de la variété est l'étape la plus stratégique pour éviter des travaux ultérieurs complexes. Si la hauteur à l’âge adulte compte beaucoup, l’envergure de l’arbre est également déterminante. Le choix dépend donc de la superficie du terrain mais aussi de l’utilisation de ces conifères. Ceux à grand développement sont plutôt destinés à une plantation en isolé, et l’on opte pour ceux à faible développement si l’on souhaite créer une haie de Cyprès.