Le Japon, archipel aux traditions horticoles riches et innovantes, voit s'ouvrir de nouvelles perspectives pour l'introduction et la consommation de fruits exotiques, notamment les dattes Medjool. Bien que l'archipel ne soit pas un producteur traditionnel de dattes, l'intérêt croissant des consommateurs japonais pour les aliments sains, combiné à des avancées technologiques agricoles audacieuses, laisse entrevoir un potentiel significatif pour ce fruit venu d'ailleurs.

Les dattes Medjool égyptiennes à la conquête du marché japonais
La saison 2025/2026 des dattes Medjool égyptiennes s'annonce prometteuse, marquée par une augmentation significative du volume et une amélioration notable de la qualité par rapport à la saison précédente. Cette réussite est le fruit d'une croissance régulière des zones cultivées et de conditions météorologiques clémentes. Ramadan Elsayyad, directeur des exportations de Palm Hills Dates, souligne que la pollinisation s'est très bien déroulée. Les producteurs égyptiens ont acquis, au fil du temps, une solide expérience et des connaissances approfondies dans le choix des zones de production et l'adoption d'opérations agricoles appropriées, telles que l'irrigation, la fertigation et la fertilisation. L'expansion de la superficie est généralement bien pensée et mise en œuvre.
Cependant, les représentants de l'industrie signalent que les tailles obtenues cette saison sont principalement moyennes et grandes, avec moins de dattes jumbo et super jumbo. Ramadan Elsayyad confirme que les tailles les plus courantes cette saison sont les moyennes, les grandes et les jumbo, allant de 14 à 23 grammes par fruit. L'industrie égyptienne du Medjool s'approche rapidement de la barre des 100 000 tonnes de volumes annuels, un chiffre impressionnant comparé aux 20 000 tonnes de la saison dernière, pour atteindre environ 50 000 tonnes cette saison au niveau national.
Les dattes égyptiennes profitent pleinement de la popularité croissante des dattes Medjool auprès des consommateurs du monde entier. Malgré le développement d'autres origines, la concurrence reste relativement calme en raison de leurs faibles volumes par rapport à l'Égypte, de leur saisonnalité différente (comme la Namibie) ou de problèmes géopolitiques (comme Israël).

Palm Hills Dates, par exemple, en plus de ses marchés traditionnels en Europe et en Amérique du Nord, qui maintiennent une forte demande, exporte des dattes Medjool pour la première fois cette saison vers le Japon, l'Australie et l'Argentine. Une augmentation des volumes d'exportation vers la Chine est également prévue. Pour renforcer sa position sur le marché européen, Palm Hills Dates a contracté un nouveau centre de distribution aux Pays-Bas, près de l'aéroport de Schiphol, offrant ainsi à ses dattes un avantage sur le marché européen et les rapprochant des étagères. De nouveaux exportateurs égyptiens rejoignent le secteur chaque année et frappent aux portes de plusieurs nouveaux marchés.
L'entrée sur le marché japonais : un partenariat stratégique
L'entrée sur le marché japonais cette saison a été rendue possible grâce à une société japonaise qui a visité le stand de Palm Hills Dates à Fruit Logistica. Cette collaboration a permis une meilleure compréhension des besoins spécifiques de ce marché. La tendance des consommateurs japonais à consommer des aliments sains se poursuit sans relâche, et les dattes Medjool sont perçues comme telles, en adéquation avec cette préoccupation. Il a également été compris que les consommateurs japonais ont une préférence pour les grands formats. L'importateur japonais privilégie une approche B2B basée sur l'expédition des dattes en vrac, avec les noyaux, puis leur nettoyage et leur reconditionnement au niveau local. Après avoir posé le pied en Australie et au Japon cette saison, Palm Hills Dates prévoit d'explorer davantage les marchés de l'Asie du Sud-Est et de l'Océanie, et participera pour la première fois cette année au salon SIAL Interfood à Jakarta.
Le Japon : un pays importateur avec un goût pour l'innovation
Le Japon, avec une population totale de 127,5 millions d'habitants, est deux fois plus peuplé que la France, mais son taux d'autosuffisance alimentaire est le plus bas de tous les pays développés, à 41 %, contre 120 % en France. La surface agricole utile (hors forêts) représente 12,8 % de la surface totale (4,8 millions d'hectares) au Japon, alors qu'en France, elle est d'environ 53 %, soit 29 millions d'hectares. Le Japon doit donc nourrir le double de sa population sur une surface agricole six fois plus faible. En conséquence, le pays est globalement très importateur de produits agricoles et n'est autosuffisant que pour le riz.

Historiquement, la plupart des espèces horticoles produites au Japon sont originaires d'Asie, notamment de Chine, et des pays occidentaux. Toutefois, l'horticulture japonaise a toujours été très dynamique, tant dans le perfectionnement des techniques que pour l'amélioration des plantes. Le pays a conservé de nombreuses originalités culturelles, avec des fruits et légumes tels que les châtaignes (Castanea crenata), les néfliers du Japon (Eriobotrya japonica), les nashis (Pyrus pyrifolia), la bardane (Arctium lappa), le pétasite (Petasites japonicus), les pousses de bambous, les lis, l'œillet et les gentianes.
Innovations technologiques agricoles pour des cultures résistantes
De nouvelles technologies agricoles ont été développées au Japon, permettant aux cultures de pousser même dans des environnements hostiles aux végétaux, tels que les régions froides, les régions arides et celles où le sol est contaminé.
La « méthode de réveil par gel-dégel »
M. Setsuzo Tanaka, directeur technique d'une entreprise agricole, a développé la « méthode de réveil par gel-dégel ». Animé par son amour des bananes, il a entrepris d'étudier leur culture, partant du principe qu'une plante tropicale ayant survécu à la période glaciaire devait avoir un potentiel inhérent de résistance au froid. Après de nombreux essais et erreurs, il a mis au point une technique consistant à immerger les graines et les cellules dans une solution spéciale et à les congeler dans des conditions extrêmes à -60 °C durant six mois avant de les replanter.
En soumettant les plants de bananes à un environnement équivalent à la période glaciaire, il a été découvert que le taux de division cellulaire chez les bananes augmentait, favorisant un développement plus rapide. L'analyse d'une société japonaise spécialisée a révélé un nouveau phénomène dans les données sur le gène résistant au froid et sur le gène lié au taux de croissance. Ces bananes produites au Japon ont été nommées bananes Mongee, du mot « mongee » qui signifie « génial » dans le dialecte de la préfecture d'Okayama. Elles possèdent une saveur riche et douce et sont cultivées sans utilisation de pesticides, ce qui signifie que même la peau est comestible.
La « méthode de réveil par gel-dégel » peut être appliquée à d'autres cultures. La production et la recherche sur plus de 200 variétés de plantes sont actuellement en cours, évoluant vers un développement commercial. Parmi ces variétés, on trouve la papaye, la goyave, la datte, l'açai, le litchi et le café. Cette technique est également adaptée à des lieux comme la Mongolie, qui subit des températures extrêmes, car elle produit des cultures résistantes non seulement au froid, mais également à la chaleur. La « congélation » est sans danger et n'implique pas de pesticides dans le processus de culture, attirant l'attention des pays fortement intéressés par la production biologique, tels que l'Allemagne, l'Autriche et la France en Europe, ainsi que les États-Unis et le Brésil, entre autres.
La « technique de culture par film »
La deuxième technologie révolutionnaire est la « technique de culture par film », qui permet de cultiver des plantes sans sol. Développée au Japon par Yuichi Mori, chef d'entreprise ayant participé pendant de nombreuses années au développement de membranes de dialyse et de lentilles de contact souples, cette technologie médicale visait à l'origine les êtres humains. Le film laisse passer l'eau et les nutriments, mais pas les parasites ni les bactéries pathogènes, empêchant ainsi la contamination sans utilisation de pesticides. Des feuilles imperméables sont placées entre le film et le sol pour permettre aux plantes de se développer indépendamment les unes des autres.
Cette technique de culture permet également d'obtenir des cultures au goût plus riche, avec une teneur en sucre plus élevée et une valeur nutritionnelle supérieure à celle des techniques conventionnelles. Des brevets pour cette technique de culture ont été établis non seulement au Japon, mais également dans 120 pays du monde, et la culture s'étend désormais à 160 sites dans le monde, notamment en Chine, à Dubaï, en Russie et en Europe. Cette technique présente l'avantage de pouvoir être mise en service à faible coût, car elle ne nécessite pas de grande quantité de solutions nutritives et d'équipements de stérilisation nécessaires à la culture hydroponique. Si cette technologie peut être utilisée pour convertir des terres non cultivables dans le monde entier en sites de production agricole, elle pourrait contribuer à faire face aux pénuries alimentaires futures.
Impressionnant ! La récolte agricole japonaise d’une précision extrême
Le marché mondial de la datte : un panorama en pleine évolution
La production mondiale de dattes connaît une croissance très marquée et continue. Depuis 1950, elle a doublé tous les vingt ans, atteignant près de 8 millions de tonnes en 2011, soit le double des années 90. Malgré des phases de ralentissement, comme au début des années 80 et 2000 suite à des baisses de production dans de grands pays producteurs impliqués dans des conflits régionaux, la croissance globale reste forte, à +22 % depuis 2000 et +131 % depuis 1990.
Zones de production traditionnelles et émergentes
La culture du palmier-dattier, considérée comme l'une des plus anciennes, demeure très régionale et concentrée à 96 % dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient. Elle est également répandue en Asie (Chine, Inde) et sur le continent américain (États-Unis, Mexique, Costa Rica, Pérou). Cependant, ces productions restent anecdotiques par rapport à celles des grands pays producteurs qui sont, depuis les années 80, l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, l'Égypte, le Pakistan, les Émirats arabes unis, l'Algérie et le Soudan.
Jusqu'en 2000, l'Irak dominait la production mondiale avec des volumes proches du million de tonnes. Toutefois, la guerre a fait plonger sa production de manière vertigineuse jusqu'en 2007 (430 000 tonnes). Elle est remontée depuis, mais le pays n'a pas retrouvé sa place de leader. En 2011, l'Égypte est devenue le premier producteur mondial de dattes avec 1,3 million de tonnes, suivie de l'Arabie saoudite (1,1 million), de l'Iran (1 million), des Émirats arabes unis (900 000 t), de l'Algérie (690 000 t) et de l'Irak (619 000 t). Ces six pays produisent près des trois quarts des volumes mondiaux. Il faut remarquer la part croissante de la Chine, qui a réussi à multiplier sa production par dix depuis les années 90, pour se positionner en tant que 12e dans la classification mondiale. La production des États-Unis (Californie, Arizona) continue de progresser, mais les 30 000 tonnes atteintes en 2011 restent peu significatives.
Exportations mondiales et rôle des plateformes commerciales
La datte est un produit de base surtout consommé dans les pays musulmans, en particulier pendant la période du Ramadan. De ce fait, la part de la consommation locale reste très importante. On estime que seulement 10 % de la production mondiale est exportée. Ainsi, l'Égypte autoconsomme la quasi-totalité de sa production, n'exportant que 1 % de ses volumes. De même, les exportations de l'Arabie saoudite ne représentent que 7 % de sa production. Les principaux exportateurs mondiaux sont les Émirats arabes unis, le Pakistan, l'Irak, l'Iran et la Tunisie.
Avec 227 000 tonnes importées en 2010, les Émirats arabes unis sont les principaux importateurs de dattes. Leur rôle dans le commerce mondial de la datte est devenu incontournable : 4e producteur, 1er exportateur et 1er importateur. En effet, si la consommation locale est certes soutenue, les Émirats jouent aujourd'hui le rôle de plateforme du commerce entre les différents pays du Moyen-Orient et le reste du monde. Les dattes importées par bateau, qui proviennent majoritairement des pays voisins (Irak, Iran, Arabie saoudite, Oman, Inde) sont réexportées par la suite vers le monde entier (Japon, Pays-Bas, Australie, Syrie, entre autres).

Le marché européen des dattes
Les importations européennes ne représentent aujourd'hui que 10 % du commerce mondial de la datte. Toutefois, elles ont connu une forte croissance ces dernières années, passant d'environ 50 000 t à 72 000 t en l'espace d'une décennie, soit une croissance de 44 %. Avec 28 355 t importées en 2012, la France est le principal pays importateur de dattes en Europe et joue le rôle de plaque tournante. On estime que 40 % des volumes importés en France sont réexportés vers le reste de l'Europe. Les liens historiques étroits développés entre les fournisseurs d'Afrique du Nord et les importateurs-exportateurs français expliquent cette situation. La France s'approvisionne ainsi à 90 % dans les pays méditerranéens (Tunisie, Algérie) qui profitent d'un droit de douane nul suite à des accords commerciaux avec l'UE. Le Royaume-Uni est le 2e importateur européen, en particulier pendant la période des fêtes de fin d'année, suivi de l'Italie, de l'Espagne, des Pays-Bas et de la Belgique.
Les importations françaises mensuelles montrent que la consommation de la datte reste très saisonnière. Deux pics sont observés, l'un au moment des fêtes de fin d'année et l'autre lors du Ramadan, la consommation de la datte demeurant ainsi très ethnique et festive. Les cinq principaux pays consommateurs en Europe sont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Toutefois, la consommation apparente est restée plutôt stable ou en très faible progression ces dernières années, estimée à environ 250 g/habitant en France, chiffre qui se maintient plus ou moins depuis plusieurs années. En revanche, avec des quantités encore timides (entre 1 000 et 2 000 tonnes), la Suède, le Danemark et la Finlande ont connu les taux de croissance les plus importants de ces dix dernières années en Europe. Même si ces marchés restent modestes, leur dynamisme et le fort pouvoir d'achat des consommateurs représentent un atout pour les pays producteurs et mèneraient la croissance du marché européen.
Variétés commercialisées et présentations
Parmi les centaines de variétés de dattes existantes, seul un nombre limité est importé en Europe. Les principales variétés commercialisées dans l'UE sont la Deglet Nour, essentiellement produite en Tunisie et en Algérie, et la Medjoul, provenant d'Israël et des États-Unis. D'autres variétés dites « communes » (Kenta, Alligh, Khouat Allig) sont importées par la France, mais destinées principalement à la réexportation vers d'autres pays européens où elles sont utilisées, comme en Angleterre par exemple, dans des préparations culinaires ou comme ingrédients pour l'industrie.
Les dattes dites « glucosées » sont des dattes sèches réhydratées, généralement recouvertes d'un sirop de glucose leur conférant un potentiel de conservation assez long. Elles sont disponibles presque toute l'année dans les rayons fruits secs. Il existe également des dattes surgelées aussitôt récoltées qui, une fois décongelées, sont mises en rayon réfrigéré par le distributeur et se conservent une dizaine de jours. C'est le cas de la datte Hayani. En revanche, les dattes naturelles, disponibles en saison (d'octobre à janvier), sont généralement branchées, mises en carton directement sans aucun traitement et vendues en tant que fruit frais.
La Deglet Nour naturelle branchée est surtout vendue en carton vrac de 5 kg aux grossistes. On la trouve également en cartons de 2 kg et de 1 kg ainsi qu'en bouquet de 500 g, ces deux derniers conditionnements étant plus particulièrement destinés à la grande distribution. La Deglet Nour « glucosée » présentée en carton vrac de 5 kg constitue une faible part des volumes importés et est destinée à certains grossistes, spécialistes de fruits secs. On la trouve plus souvent en raviers poly de 250 g et 500 g.
Stabilité des prix des dattes
L'analyse de la valeur globale à l'importation (valeur douanière) montre que les prix des dattes sont relativement stables au cours de l'année et oscillent entre 1 500 et 2 000 euros/tonne. Une hausse intervient à partir de septembre, moment où débute la campagne de Medjoul d'Israël. Le haut de la fourchette de prix est atteint lors des fêtes de fin d'année. Ainsi, les pics de consommation constatés en dehors de cette période seraient déconnectés du prix de vente à l'importation.
Les valeurs à l'importation sont très différentes selon les variétés et les origines. Pour la Tunisie, principal fournisseur de Deglet Nour, les prix sont très stables en cours d'année et sur la durée. On ne peut pas parler de saisonnalité des prix. En ce qui concerne l'origine Israël, il est plus difficile de conclure, car la majorité de l'offre est constituée de Medjoul, une variété plus haut de gamme et vendue à des prix beaucoup plus soutenus que la Deglet Nour.
D'autres fruits exotiques au Japon : une richesse méconnue
Bien que l'article se concentre sur les dattes Medjool, il est intéressant de noter que les consommateurs japonais, à l'instar des Français, montrent un intérêt croissant pour une variété de fruits exotiques. Certains de ces fruits, bien que moins connus en Occident, font partie intégrante de la culture japonaise ou asiatique et partagent des caractéristiques fascinantes.
Le Yuzu : le citron nippon
Le yuzu est un agrume qui gagne en popularité depuis quelques années. Bien qu'il soit originaire de Chine et qu'il pousse dans d'autres pays d'Asie, le yuzu fait partie intégrante de la culture japonaise. Le Japon est le plus gros producteur de yuzu au monde, cultivé en particulier sur l'île de Shikoku. Les Japonais intègrent le yuzu à de nombreux aliments et habitudes : la fleur de yuzu est séchée pour parfumer le thé ou le saké, le yuzu vert est utilisé sous forme de zeste pour la confection de soupes et de condiments, et le jus du fruit mûr est ajouté à des plats salés comme la soupe miso, mais aussi à des recettes de gâteaux. Les graines et l'huile essentielle sont très appréciées pour les soins de la peau et les bains. Il peut être utilisé pour assaisonner des plats ou pour faire de délicieuses confitures.

Le Durian : un fruit à l'odeur particulière
Si le durian est plus présent en Asie du Sud-Est, il est aujourd'hui également cultivé en Amérique du Sud et dans les îles du Pacifique. Ce fruit est facilement reconnaissable à sa grande taille (il peut peser plus de 5 kg), à sa peau recouverte d'épines, mais aussi et surtout par l'odeur puissante qu'il dégage quand il est mûr. C'est la raison pour laquelle il est interdit dans de nombreux hôtels et transports en commun en Asie. Heureusement, son goût est moins fort que son odeur, que certains rapprochent de celle d'un fromage très affiné. Très grasse, la chair du durian a une texture tout à fait unique, qui fond dans la bouche. Il peut être dégusté nature, mais aussi intégré à des recettes de pâtisseries comme une panna cotta ou un millefeuille.
Le Mangoustan : un fruit royal
Le mangoustan est le fruit du mangoustanier, un arbuste originaire de Malaisie et d'Indonésie. Au fil des siècles, le mangoustanier s'est propagé en Asie jusqu'à pousser de l'Inde au Vietnam. Si les populations asiatiques apprécient ce fruit depuis toujours pour son goût subtil, il est aussi beaucoup utilisé pour ses vertus thérapeutiques. Le mangoustanier sera introduit en Amérique en 1850. Aujourd'hui, il y est principalement cultivé par la Colombie et le Brésil. La chair blanche du mangoustan a une saveur délicate et florale qui rappelle la pêche ou la framboise. Il peut être dégusté naturellement ou intégré à des recettes sucrées ou salées, comme un Lassi. Il semblerait que la Reine Victoria en raffolait, ce qui lui vaut son surnom de « reine des fruits ».
Le Jujube : la datte chinoise
Originaire de Chine, le jujube est aujourd'hui répandu dans le monde entier. Les amateurs de ce fruit énergisant l'ont renommé à leur guise : les Berbères l'appellent « azeggwar », les Chinois le nomment « zǎozi » et les habitants des Antilles lui ont donné le nom de « pomme surette ». Ce fruit, qui ressemble d'abord à une pomme bien verte, devient brunâtre et ramollit à maturité, et prend alors l'aspect d'une datte. Son goût et sa consistance sont également très proches de ceux de la datte. Le jujube est très utilisé à des fins thérapeutiques ; il est notamment considéré comme un anti-stress dans la médecine chinoise. Succulent consommé tel quel, il est aussi un ingrédient privilégié pour la confection de rhum arrangé à La Réunion.
Ces exemples illustrent la diversité et la richesse des fruits exotiques qui peuvent trouver leur place sur le marché japonais, à l'instar des dattes Medjool, profitant de la curiosité et de l'appétit des consommateurs pour des saveurs nouvelles et des aliments sains.
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