Géranium, Démangeaisons et Urticaire : Comprendre et Gérer les Réactions Cutanées aux Plantes

Illustration d'un géranium

Pour pouvoir profiter pleinement de son jardin et de son environnement, il est essentiel de bien choisir les plantes qui y seront présentes. Les allergies peuvent être une source d'inconfort pour une personne, allant d'une légère intolérance à des réactions très nuisibles en cas de sensibilité plus forte. Un espace extérieur, aussi joli et agréable soit-il, doit avant tout être sain. Il suffit de ne pas commettre d'impair dans la sélection des végétaux pour éviter ces désagréments. En France, la rhinite saisonnière touche chaque année près de 30 % de la population, et les réactions cutanées aux plantes sont également une préoccupation majeure.

Les Dermatites Irritantes : Quand le Contact Végétal Se Fait Picotant

On en a tous fait l'expérience : il suffit de toucher certaines plantes pour souffrir de démangeaisons ou d'autres réactions cutanées parfois plus violentes. Il s'agit de ce que l'on nomme les « dermatites irritantes mécaniques ». Des épines de roses aux orties et aux cactus, le contact physique direct avec ces végétaux peut entraîner des irritations immédiates.

Cependant, d'autres végétaux, ou parfois les mêmes, renferment des substances toxiques qui peuvent, elles aussi, irriter la peau et provoquer des « dermatites irritantes chimiques », voire être responsables de véritables réactions allergiques. Sur les quelque 500 000 espèces végétales répertoriées dans le monde, « environ 10 000 peuvent être à l’origine d’une dermatite de contact », constate François Spertini, médecin-chef au service d’immunologie et d’allergie du CHUV.

Les Mécanismes des Réactions Cutanées aux Plantes

Lorsque la peau entre en contact avec une plante irritante ou allergisante, plusieurs mécanismes peuvent se déclencher. La première fois que les symptômes apparaissent, ils se déclarent cinq à sept jours après le toucher de la plante. Lors des contacts ultérieurs, deux ou trois jours suffisent à les déclencher, indiquant une sensibilisation progressive de l'organisme. Les zones de la peau qui ont côtoyé le végétal peuvent alors se couvrir, selon les cas, de tâches colorées, de boutons ou de bulles.

Certaines plantes sont irritantes par leur sève ou leurs feuilles, ce qui provoque des réactions épidermiques comme des brûlures assez violentes chez les personnes sensibles. C'est le cas de certains arbustes munis de poils urticants, comme la plante à papier de riz ou la sauge de Jérusalem, qui deviennent très irritants pour les voies respiratoires et la peau. D'autres plantes sont également riches en substances photosensibilisantes, qui provoquent, sous l’effet du soleil, des dermites caractérisées par des taches brunes sur la peau ou une pigmentation excessive.

Tableau des plantes allergisantes courantes

Les Plantes Responsables d'Allergies Cutanées

De nombreuses plantes, qu'elles soient d'intérieur ou d'extérieur, peuvent déclencher des réactions cutanées. Parmi les plantes domestiques les plus fréquemment à l’origine des allergies de la peau, on retrouve le chrysanthème, la tulipe, le lys et la primevère. L’ail et l’oignon, quant à eux, causent aussi souvent des réactions au bout des doigts.

Ce problème affecte tout particulièrement les fleuristes, les jardiniers, les horticulteurs, mais aussi les cuisiniers, et même les professionnels travaillant les bois, notamment tropicaux, dont les poussières provoquent des allergies cutanées. Mais nul n’est épargné. Ni les personnes qui taillent régulièrement leurs baies d’if, ni les promeneurs qui, lors de leur randonnée dans les prairies des Alpes ou des Préalpes, cueillent les fleurs blanches de la berce du Caucase. Comme le souligne Kurt Hostettmann, professeur honoraire de pharmacognosie et phytochimie aux universités de Lausanne et de Genève, « La plante fraîche peut provoquer un érythème (rougeur) de la peau et même des vésicules très douloureuses après exposition au soleil ».

Il arrive également que des moisissures apparaissent à la surface du terreau des plantes d'intérieur et libèrent des mycotoxines potentiellement allergisantes.

L'Urticaire : Une Réaction Cutanée Fréquente

Le terme « Urticaire » a pour origine étymologique « urtica », un mot latin qui signifie « ortie ». Cette maladie dermatologique se traduit par l’apparition sur la peau de plaques rouges en relief, prurigineuses (qui démangent), fugaces et migratrices. Les plaques apparaissent, durent de quelques minutes à quelques heures, puis disparaissent. D’autres plaques peuvent apparaître à d’autres endroits du corps.

Schéma des différents types d'urticaire

Deux formes principales sont décrites :

  • L’urticaire aiguë : La poussée initiale dure de quelques heures à quelques jours. Le plus souvent, la crise est isolée et ne se reproduit jamais. Parfois, d’autres poussées surviennent à distance de la poussée initiale. Les localisations des plaques peuvent changer. La forme aiguë affecte environ 20% de la population totale, au moins une fois au cours de la vie. Elle est plus fréquente chez les enfants et les personnes jeunes.
  • La maladie chronique : C'est une maladie inflammatoire chronique de la peau, caractérisée par des poussées quotidiennes ou survenant tous les 2 jours, pendant une durée d’au minimum 6 semaines. D’autres symptômes sont fréquemment associés, comme des douleurs articulaires, des douleurs abdominales, parfois de la fièvre d’intensité modérée. Elle peut disparaître après plusieurs mois ou années. La forme chronique, qui dure pendant plus de 6 semaines avec des crises quotidiennes ou presque, affecte entre 0,5% et 2% de la population, en moyenne 1,4 % sur l’ensemble de la vie. Dans 40 % des cas, elle persiste après un an, dans 30% des cas après 2 ans et dans 20% des cas après 10 ans. Elle est plus fréquente en Asie qu’en Europe ou en Amérique du Nord. Les femmes sont plus affectées que les hommes, en particulier les femmes d’âge moyen. Chez les enfants de moins de 15 ans, il n'y a pas de différences entre filles et garçons. Sa prévalence augmente au fil du temps.

Les plaques rouges ou rosées à la surface de la peau sont bien délimitées, de forme arrondie et en relief. Ces plaques sont prurigineuses, provoquant des démangeaisons, parfois une sensation de brûlure. Toute la surface du corps peut être touchée, y compris le visage. Les lésions peuvent changer de place rapidement et disparaître en 2 à 3 heures sans laisser de traces. Cette guérison spontanée peut parfois prendre jusqu’à 24 heures. Les plaques d’urticaire peuvent réapparaître en d’autres endroits du corps. Elles peuvent aussi s’étendre aux muqueuses.

L’urticaire géante ou généralisée désigne une réaction inflammatoire étendue de la peau, dans laquelle plusieurs parties du corps sont touchées. Quand les patients souffrent de prurit sévère, ils ont tendance à gratter les zones symptomatiques, ce qui cause des lésions, une irritation locale avec inflammation et un changement structural de la peau et de ses fonctions de régulation. Dans certains cas, cela cause une dermatite aiguë, voire à terme du lichen simplex ou d’autres neurodermatoses.

Angioœdème et Œdème de Quincke : Quand l'Urticaire Devient Grave

Un œdème, appelé « angioœdème », peut se former au niveau du visage, des lèvres, des paupières, accompagné d’une sensation de douleur et de brûlure, plutôt qu’une démangeaison. Cet angioœdème est le plus souvent bénin, et dans ce cas, les lésions régressent spontanément en 72 heures environ.

Lorsqu'il s'agit d'une réaction allergique (rare), les symptômes surviennent très rapidement après le contact avec l’allergène. Un contact ultérieur avec l’allergène entraîne une réaction plus rapide et plus intense. L’angioœdème peut s’étendre au pharynx, au larynx, à la luette, aux cordes vocales ; on l’appelle alors « œdème de Quincke ». Il entraîne des difficultés d’élocution et des difficultés respiratoires. Des symptômes digestifs peuvent être présents (douleurs abdominales, vomissements, diarrhée), ainsi que des troubles respiratoires (toux, crise d’asthme), un malaise, une chute de tension. Un choc anaphylactique est possible. L’œdème de Quincke est une urgence médicale, en raison d’un risque d’asphyxie pour le patient.

Le Dermographisme : L'Écriture sur la Peau

Lorsque l'urticaire est déclenchée après une forte pression, un érythème et un œdème apparaissent 10 à 20 minutes après le trauma mécanique : on parle de dermographisme. Le dermographisme touche jusqu’à la moitié de la population, mais si la zone est également prurigineuse, il s’agit alors d’urticaire dermatographique, qui touche environ 4% de la population.

L'Impact Psychologique et Social de l'Urticaire

En raison des démangeaisons, de l’inconfort physique, et du préjudice esthétique, cette éruption cutanée engendre un stress émotionnel et psychologique important pour la personne atteinte et son entourage. La personne peut développer de l’anxiété et de l’insomnie. La forme chronique peut aussi favoriser l’apparition de troubles psychologiques ou psychiatriques chez des personnes prédisposées. Cette pathologie affecte fortement la qualité de vie et nécessite une prise en charge globale et personnalisée.

Diagnostic et Prise en Charge de l'Urticaire

Le diagnostic de l’urticaire aiguë est établi par un médecin traitant, qui au besoin adresse son patient à un dermatologue ou un allergologue. La forme chronique est diagnostiquée par un dermatologue qui peut dans certains cas, recourir à des services hospitaliers spécialisés.

Des tests d’allergie peuvent être pratiqués par un allergologue, parfois en milieu hospitalier. Il est aussi possible de mesurer les niveaux d’activité fonctionnelle de la DAO (Di amino-oxydase), enzyme qui métabolise l’histamine provenant des aliments dans l’intestin. L'activité réduite de cette enzyme entraîne une accumulation d’histamine, à l’origine des symptômes de cette éruption cutanée.

Les Causes Variées de l'Urticaire

Les causes de l'urticaire sont multiples et complexes, pouvant être divisées en plusieurs catégories :

  • Causes alimentaires : Consommation d’aliments riches en histamine.
  • Contact avec certains végétaux : Comme les orties.
  • Contact avec certains insectes ou animaux : Comme les chenilles processionnaires ou les méduses.
  • Contact avec le latex.
  • Contact avec des produits ménagers.
  • Prise de certains médicaments : Comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, l'aspirine, la morphine, la codéine, des antibiotiques (pénicilline), des traitements hormonaux ou enzymatiques, l’amidopyrine (antalgique). Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une réaction allergique mais les médicaments agissent sur les mastocytes.
  • Infections virales : (Otite, bronchite, angine, coronavirus).
  • Infections bactériennes : (Par exemple à Helicobacter pylori).
  • Parasitoses : Infection par des ascaris ou des oxyures (vers intestinaux), la giardiase. Certaines parasitoses sont fréquentes même dans les pays occidentaux. L’oxyurose est particulièrement fréquente chez les enfants en bas âge.
  • Allergies médiées par des anticorps de type IgE : Rares et potentiellement sévères. Les allergènes les plus courants sont des aliments (crustacés, cacahuètes, poissons, œufs, lait de vache, certains fruits, noix, noisettes, amandes), des médicaments ou des produits de contraste utilisés en techniques d’imageries médicales, des piqûres d’hyménoptères (abeille, guêpe) ou d’animaux venimeux.
  • Maladie auto-immune : Affectant la thyroïde (maladies de Basedow ou d’Hashimoto).
  • Facteurs physiques : Le contact avec le froid (air, eau, objet ou aliment glacé), l’exposition au soleil, la chaleur (bain chaud, ingestion de plats chauds), une réaction à la pression liée à des vêtements serrés ou à la manipulation d’outils, par exemple, à la friction de la peau (dermographisme), aux vibrations (marteau-piqueur, séance de VTT, etc.).
  • Réaction à l’effort : On parle d’urticaire cholinergique ou à l’effort, déclenchée par l’effort physique, la chaleur, le stress.

Dans l’urticaire aiguë de l’enfant, des stimuli ou facteurs aggravants sont présents dans 21% à 55% des cas. Des allergies alimentaires sont en cause dans 8 à 10% des cas.

L'Urticaire - 2 minutes pour comprendre

Physiologie de l'Urticaire : Le Rôle Clé des Mastocytes et de l'Histamine

Les mastocytes, une catégorie de cellules immunitaires situées dans la peau et les muqueuses, sont impliquées dans la survenue de l'urticaire. Dans l’urticaire allergique, les mastocytes sont activés par des allergènes. Le système immunitaire produit alors des anticorps appelés immunoglobulines de type E ou IgE.

Dans les formes non allergiques, les personnes atteintes présentent une fragilité des mastocytes, qui sont très sensibles à différents stimuli non allergéniques. Cette maladie n’est pas d’origine allergique. Elle apparaît chez des personnes génétiquement prédisposées et en présence de certains stimuli : aliments, infections, pression, froid ou chaud, effort, médicaments, stress.

Les mastocytes contiennent une substance contenue dans des vésicules appelée « histamine ». Lorsque les mastocytes sont activés par des substances allergéniques ou non allergéniques, ils libèrent l’histamine, qui est à l’origine des symptômes. Sous son action, une réaction inflammatoire est initiée : les vaisseaux sanguins se dilatent et leur perméabilité augmente. Du liquide et des cellules de défense immunitaire s’infiltrent dans les tissus environnants pour lutter contre ces supposés « agents pathogènes » que sont les allergènes. L’histamine provoque rougeur, œdème (ou gonflement) et démangeaison de la peau : ce sont les fameuses plaques.

L’histamine n’est pas qu’une substance néfaste. Elle est naturellement produite par notre corps, où elle exerce de multiples fonctions utiles. Elle est produite dans le cerveau (indépendamment des mastocytes et des réactions allergiques) et agit comme un neurotransmetteur qui augmente la vigilance, l’éveil et prévient le sommeil. Elle stimule des cellules de notre estomac, pour produire l’acide nécessaire à la digestion des aliments protéiques. Quand elle est produite au niveau des muqueuses, comme les fosses nasales, en réaction par exemple à des allergènes comme les pollens ou la poussière, elle provoque une réaction inflammatoire allergique. Elle se fixe sur des récepteurs spécifiques, appelés récepteurs H1, situés sur les cellules endothéliales et les nerfs sensitifs.

Normalement, l’histamine en excès est dégradée par une enzyme intestinale, la Diamine Oxydase ou DAO. Chez certaines personnes, la DAO n’est pas produite en quantité suffisante ou n’est pas fonctionnelle. L’histamine circulante et tissulaire est alors en excès. Dans le cas de l’allergie, un relargage excessif, en réaction à un allergène, mène à une réaction allergique sévère ou à un choc anaphylactique. Dans ce cas, la libération d’histamine est massive ; les systèmes cardio-vasculaire, cutané, digestif et respiratoire sont touchés. Une deuxième enzyme de détoxification, cette fois tissulaire, intervient : l’Histamine N méthyl-transférase (HNMT). Cette enzyme intervient suite à l’ingestion d’aliments qui ne contiennent pas d’histamine mais qui favorisent sa libération.

Surcharge en Histamine : Les Mécanismes en Cause

Plusieurs mécanismes peuvent mener à une surcharge en histamine dans l'organisme :

  • Un polymorphisme génétique : Entraînant une production insuffisante de l’enzyme diamine-oxydase (DAO).
  • Une diminution de l’activité de la diamine Oxydase : Pouvant être réversible.
  • La consommation d’aliments riches en histamine : Dans le cas d’une faible tolérance. Elle peut venir de l’alimentation. Des denrées alimentaires riches en cette substance (plus de 50mg/kg) mal détoxifiée provoquent les symptômes localisés. Il s'agit notamment du vin rouge, du vin blanc, du champagne, et des fromages affinés.
  • Les cofacteurs enzymatiques de la DAO : La vitamine B6 et le cuivre sont essentiels à son bon fonctionnement.
  • Des taux d’œstrogène élevés : Par exemple chez les femmes sujettes aux fibromes ou atteintes d’endométriose.
  • L’augmentation de la perméabilité digestive : Qui peut avoir de nombreuses causes (alcool, stress, infection gastro-intestinale, certains médicaments, etc.).
  • Le stress.

Le Microbiote et l'Urticaire Chronique

Plusieurs publications récentes décrivent des altérations du microbiote chez les personnes atteintes d’urticaire chronique. Une publication de 2018 a montré que des personnes concernées par cette pathologie présentaient des concentrations en Lactobacilles et Bifidobactéries plus faibles que des sujets sains. La pathogénèse de la forme chronique est liée à une dérégulation du système immunitaire et le microbiote y joue un rôle important. En effet, le microbiote intestinal exerce une stimulation importante et continue du système immunitaire et contribue à l’équilibrer ou au contraire à le déséquilibrer.

La composition et la diversité du microbiote, chez des patients atteints de cette dermatose chronique versus sujets sains a fait l’objet d’une étude approfondie en 2019. Chez 10 sujets sains et 10 sujets atteints d’urticaire chronique, des chercheurs ont séquencé les gènes des bactéries intestinales (métagénome) à l’aide de la technique du séquençage par l’ARN-16s. Les données ont été analysées par un logiciel spécifique. 392 types de bactéries étaient communes aux patients présentant ces symptômes et aux sujets sains. 159 types de bactéries étaient fortement représentées chez les sujets atteints de cette éruption cutanée. 87 types de bactéries étaient présents uniquement chez les sujets sains. Chez les sujets atteints de cette pathologie, la diversité bactérienne était réduite. Des souches pathogènes dont Escherichia coli étaient plus présentes chez certains patients atteints, alors que chez d’autres patients malades, les souches Faecalibacterium prausnitzii (bactérie bénéfique), Prevotella copri, et les espèces du type Bacteroides étaient réduites.

Certaines bactéries coliques pourraient produire de l’histamine à partir de l’acide aminé histidine, dont : Escherichia coli, Lactobacillus vaginalis, Morganella morganii. La détoxification de cette histamine d’origine bactérienne nécessite de la DAO, réduisant la DAO disponible pour détoxifier l’histamine d’origine alimentaire. Dans la dysbiose de putréfaction, la DAO doit dégrader des amines biogènes (putrescine, etc.) associées à ce type de dysbiose. Elle est donc moins disponible pour dégrader l’histamine.

Traitements et Approches pour Gérer l'Urticaire

Pour les crises aiguës, des antihistaminiques peuvent être pris pendant une dizaine de jours. Si des symptômes aigus accompagnent les manifestations cutanées, comme des vomissements, de la toux, de l’essoufflement, une chute de tension, de l’adrénaline injectable est utilisée en urgence.

Pour les cas chroniques, les médicaments fréquemment prescrits par les médecins peuvent être des antihistaminiques, des corticostéroïdes, des antagonistes des leucotriènes, parfois des anticorps monoclonaux (Omalizumab). Ces médicaments amènent un soulagement temporaire mais ne peuvent guérir de façon définitive. Les patients doivent prendre ces médicaments pendant une longue période, ce qui peut avoir dans certains cas des effets secondaires. La durée de la prise des médicaments va de 30 à 190 jours. La supplémentation en DAO peut également être envisagée.

Les aliments identifiés comme déclencheurs des crises peuvent être évités au quotidien.

Plantes pour le traitement de l'urticaire

Solutions Naturelles et Bonnes Pratiques pour l'Urticaire

Bien que l’urticaire disparaisse généralement d’elle-même, il est possible de soulager les symptômes et de prévenir les poussées en adoptant certaines habitudes et soins naturels :

  • Évitez les déclencheurs : Identifiez et évitez autant que possible les facteurs déclencheurs de l’urticaire, qu’il s’agisse d’aliments, de médicaments ou de températures extrêmes.
  • Hydratez et apaisez la peau : Appliquez des soins hydratants et apaisants pour calmer les démangeaisons et renforcer la barrière cutanée. Les produits Mira, par exemple, sont conçus pour cela, en sélectionnant des soins doux et efficaces pour soutenir la peau en cas d'urticaire.
  • Choisissez des vêtements doux : Privilégiez des vêtements en coton ou en matières naturelles qui n'irritent pas la peau et permettent à celle-ci de respirer.
  • Prenez des bains tièdes : Les bains trop chauds peuvent aggraver les démangeaisons. Optez pour des bains tièdes et ajoutez-y des huiles naturelles pour apaiser la peau.
  • Remèdes homéopathiques : Plusieurs remèdes homéopathiques comme le Pollen graminis ou le Sabadilla peuvent vous aider à soulager les démangeaisons liées aux pollens.
  • Le géranium : Idéal pour traiter les réactions cutanées étendues de type urticaire, le géranium calme l’irritation et traite les éventuelles lésions cutanées purulentes.

Aménager un Jardin Hypoallergénique

Pour profiter de son jardin sans crainte des réactions allergiques, un agencement réfléchi est primordial. Afin de restreindre les plantes les plus allergisantes dans le jardin, un espace zen avec des rochers, du sable clair, du gravier ou de l’ardoise pilée donnera un cachet à l'environnement tout en minimisant les risques. Une des solutions peut aussi être d’installer un bassin avec des plantes aquatiques comme des nénuphars et des lotus qui ne sont pas irritants. Pour augmenter le pouvoir ornemental de certaines plantes peu allergisantes, il est possible de placer des fougères, des mousses et des arums dans des zones ombragées.

Jardin hypoallergénique

En cas de forme grave d'asthme due au printemps, il est fortement recommandé de consulter un allergologue. Pour les cas les plus légers, il existe plusieurs antihistaminiques ou autres préparations contre les allergies pour soulager les symptômes et renforcer le système immunitaire.

Les premiers rayons de soleil provoquent ce que l’on appelle la lucite estivale bénigne. Cette « allergie au soleil » se caractérise par l’apparition, dès le deuxième jour d’exposition, de petits boutons rouges sur le décolleté, les bras, les épaules et les jambes.

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