La fusariose est une maladie des plantes redoutable, causée par des champignons du genre Fusarium, avec Fusarium oxysporum étant l'une des espèces les plus fréquemment incriminées. Ce pathogène est capable de causer des dommages considérables dans les vergers, les jardins et sur les plantes ornementales, entraînant des pertes de rendement importantes et une dégradation qualitative des récoltes. Comprendre la nature de cette maladie et les stratégies pour la combattre est crucial pour la santé de nos cultures et la préservation de l'environnement.

Qu'est-ce que la fusariose et comment la reconnaître ?
La fusariose est une maladie cryptogamique, c'est-à-dire causée par des champignons. Ceux-ci peuvent vivre soit dans le sol, soit sur les végétaux. Les espèces de Fusarium affectionnent particulièrement les ambiances chaudes et humides. Si, en outre, le sol est carencé ou déséquilibré, elles trouvent des conditions encore plus propices à leur développement.
Symptômes généraux de la fusariose
La maladie se manifeste par un flétrissement de la plante atteinte, comme si elle manquait d'arrosage, surtout aux heures les plus chaudes de la journée. Le champignon à l'origine de la fusariose peut rester dans le sol ou dans les débris végétaux d'une année sur l'autre, ce qui rend sa gestion d'autant plus complexe.
La fusariose sur différentes cultures
La fusariose peut se déclarer sur une large gamme d'espèces de légumes, incluant l'asperge, l'échalote, la courgette, le melon, le chou, le céleri, le basilic, le haricot, les pois, la pomme de terre et la tomate.
Sur certaines plantes, les tiges malades noircissent au-dessus du collet et se brisent facilement. Toutes les parties aériennes encore debout jaunissent à la mi-été et meurent. Le collet et les racines sont rabougris et altérés, où l'on observe des stries longitudinales rougeâtres ou noirâtres sur le collet.
Sur la pomme de terre
Due à Fusarium oxysporum ou Fusarium solani var coeruleum, cette maladie de la pomme de terre s'annonce par une tache circulaire brun livide sur le tubercule. Les tissus se dépriment à cet endroit et s'entourent de bourrelets concentriques comme si la peau se plissait. Entreposée dans un local sain, la pomme de terre se ratatine et se momifie entièrement. Le champignon ne peut pénétrer dans le tubercule que par une lésion ou blessure ayant déjà entamé la peau. Les fruits brunissent sur pied, se liquéfient et tombent.
Sur le blé dur et autres céréales
L’impact de la fusariose sur le blé dur est à la fois quantitatif et qualitatif. Si les pertes de rendement peuvent dépasser les 20 q/ha, la présence de mycotoxines dans la récolte pénalisera sa commercialisation. La fusariose est responsable du développement de mycotoxines déoxynivalénol (ou DON) dans le blé dur. Le règlement européen (CE) N°1881/2006, fixant les teneurs maximales en mycotoxines pour des céréales brutes, fait aujourd'hui l'objet d'un réexamen concernant le DON. Selon les dernières discussions, la teneur maximale actuelle autorisée pour le blé dur (1750 μg/kg) pourrait être revue à la baisse pour réduire l’exposition des consommateurs à cette toxine et passer à 1500 μg/kg pour le blé dur sur céréales brutes. Une entrée en vigueur est envisagée.
La fusariose du blé se reconnaît par l’apparition de symptômes sur les épis, souvent à la floraison. Les épis infectés présentent des épillets échaudés, décolorés et rosâtres. Les grains atteints peuvent être rétrécis, secs et présenter des taches rosées ou brunes. La fusariose ne se limite pas uniquement au blé ; elle touche également d'autres cultures céréalières telles que l'orge, l'avoine, le seigle, le triticale et certaines graminées. Les symptômes de la fusariose du blé se manifestent principalement par des épis décolorés, des grains légers et déformés, ainsi que la présence de moisissures visibles sur la base de la tige.
La fusariose froide sur le gazon
Des taches de 5 à 25 cm de diamètre auréolées de brun, parfois de gris/blanc sous la rosée, qui se rejoignent de plus en plus (1 à 25 mm/jour !) et qui finissent par envahir le gazon, sont le signe de la fusariose froide. Sur le calendrier, la fusariose froide peut s’étendre de fin septembre à avril avec une période clé entre novembre et mars. D’une zone de jeu à une autre, la dissémination du champignon s’effectue par le matériel d’entretien, la tonte, le piétinement, les éclaboussures ou les eaux de ruissellement.

Facteurs favorisant le développement de la fusariose
Le développement des Fusarium est favorisé par une forte humidité ou des pluies persistantes pendant plusieurs jours. Plus le temps sera humide, plus la période d’incubation du champignon sera courte. Des températures élevées au moment de la contamination (floraison) favorisent Fusarium graminearum (optimum 20-22°C), qui peut entraîner la production de mycotoxines (DON) ; alors que des températures basses (optimum 16-18°C) favorisent Microdochium spp. (qui ne produit pas de mycotoxines).
Les cultures mal aérées, densément semées ou celles qui succèdent à des cultures sensibles comme le maïs sont particulièrement à risque. Le Fusarium oxysporum est un pathogène du sol, omniprésent et potentiellement dévastateur. Ce champignon filamenteux engendre une variété de maladies chez les plantes appelées fusarioses. Ses spores peuvent survivre pendant plusieurs années dans le sol et sont capables d’infecter une vaste gamme de cultures agricoles.
Pour la fusariose froide sur le gazon, l’humidité prolongée, couplée à des températures fraîches comprises entre 0 et 15 °C maximum, favorisent la germination des spores. Ces derniers préfèrent aussi les sols mal aérés, avec un pH neutre voire alcalin. D'autres facteurs incluent la présence de feutre, un manque d’éclairement (gazon placé à l’ombre, au Nord), la présence d’un couvert neigeux, qui tendent à fragiliser le gazon (épiderme plus mince, activité photosynthétique plus faible, production de glucides réduite) ; il devient donc plus sensible aux attaques cryptogamiques. Une fertilisation déséquilibrée favorise également l’apparition de la fusariose froide, notamment l’excès d’azote ammoniacal à l’automne, surtout si la potasse fait défaut. Dans ce cas, les parois cellulaires les plus minces deviennent sensibles à l’écrasement et à la pénétration du champignon. Celui-ci se retrouve alors en contact avec des exsudats foliaires riches en azote et en hydrates de carbone, sources de nutrition pour le champignon.
Stratégies de désinfection et de lutte
La lutte contre la fusariose repose d'abord sur des pratiques agronomiques préventives. Lorsque la fusariose est constatée, il est souvent trop tard pour un traitement efficace. L'observation a posteriori est inutile, en effet, en présence de symptômes les traitements (trop tardifs) sont inefficaces.
Mesures prophylactiques et gestion des cultures
Pour éviter la contamination des cultures suivantes sensibles à la fusariose, il convient de pratiquer une rotation des cultures d'au minimum 4 années, mais davantage si possible. Il est très recommandé de pratiquer la rotation des cultures, d'éviter les précédents comme le maïs, et de travailler le sol pour enfouir les résidus de culture qui sont vecteurs de la maladie. L'apparition de cette maladie reste directement liée aux conditions climatiques au moment de la floraison. Bien sûr, des solutions prophylactiques existent. Mais cela ne suffit pas toujours. Parce qu’ils laissent derrière eux des résidus contaminés, les précédents sensibles comme le maïs ou le sorgho sont des vecteurs de la maladie. Dans les situations à risque fort, le labour ou a minima l’enfouissement des résidus sont à privilégier. Un simple broyage facilitera par ailleurs la décomposition des résidus. Sans être efficace à 100 %, ce procédé réduit quand même significativement la pression de la maladie.
Il est impératif d'enlever tous les résidus (feuilles, fruits) et de les emmener à la déchetterie ou de les brûler.
Pour le gazon, tout un panel de mesures prophylactiques bloquent ou limitent le développement du champignon :
- Utiliser des variétés résistantes : l’utilisation de cultivars plus résistants permet de limiter l’intensité des attaques. Le problème réside dans la présence quasi systématique du pâturin annuel sur les zones de jeu, qui lui, est une espèce très sensible au champignon. D’où l’intérêt, dans un premier temps, de multiplier les micro-regarnissages, qui ont aussi l’avantage d’augmenter le pouvoir grainier de la zone de jeu en semences sportives ‘saines’, prenant ainsi le dessus sur le pâturin annuel.
- Désinfecter les outils de coupe après chaque intervention, afin de limiter la propagation du champignon.
- Limiter l’humidité du feuillage, à l’aide d’une réglette ou d’un agent mouillant appliqué toutes les 2 à 4 semaines.
- Privilégier des formes d’azote à libération lente, et respecter un ratio N/K dans les proportions suivantes : 1/3, voire 1/4 d’octobre à décembre.
- Apporter régulièrement du fer : il permet de bien assécher le gazon en condition humide, mais également de synthétiser des enzymes, de la chlorophylle et d’améliorer la résistance au froid.
- Apporter des biostimulants homologués : par exemple, des extraits d’algues, réputés pour neutraliser les effets néfastes des radicaux libres produits en cas de stress (manque de lumière, climat défavorable, piétinement…).
- Opérations mécaniques : notamment celles visant à limiter ou à extirper le feutre, apporter de l’oxygène dans le substrat et augmenter sa perméabilité.
Surveillance et intervention phytosanitaire
Le suivi précis des conditions climatiques, via des stations connectées au cœur des parcelles comme les stations météo agricole Météus d’Isagri liées à des applications météo reste capital. En matière de protection phytosanitaire, tout se joue donc en préventif, dès la sortie des premières étamines. L'intervention phytosanitaire contre la fusariose doit être bien planifiée pour être efficace. Les traitements sont généralement appliqués à la floraison du blé, moment où les épis sont les plus vulnérables à l'infection. Les grilles spécifiques à chaque espèce permettent d’évaluer le risque en fonction des situations. Astuce : repérer les zones les plus précoces de la parcelle, les étamines apparaissent souvent dans les passages de roues un ou deux jours avant le reste de la parcelle.
Coralie JULAN, CIRAD - Fusariose du bananier : comment empêcher son introduction en Guadeloupe ?
Traitements fongicides conventionnels
Les traitements fongicides constituent un ultime recours pour limiter le développement de la fusariose mais ils sont loin d’être systématiquement rentables. Ils atteignent, dans le meilleur des cas, 60 à 70 % d’efficacité. Pour freiner leur développement et préserver le panel de spécialités encore à disposition des agriculteurs, l’objectif est d’opter pour une alternance des matières actives utilisées au sein d’une même campagne. Suivre en continu les contaminations, être alerté du risque maladie, déclencher ses traitements en préventif avant l’apparition des symptômes… Cet outil permet de protéger efficacement les blés durs contre la fusariose tout en vérifiant la conformité réglementaire des traitements appliqués. Les bénéfices sont immédiats. Non seulement l’organisation des travaux est facilitée mais cet OAD permet une économie de traitement, sur l’ensemble de la protection fongicide, pouvant aller jusqu’à 30 €/ha avec, à la clé, une réduction potentielle de l’IFT de 20 %.
Si l'infection est due à des espèces de Fusarium ou Microdochium, l'utilisation de fongicides spécifiques à base de prothioconazole est recommandée. Plusieurs substances actives de la famille des triazoles ont une action sur les fusarioses. Certaines solutions à base de triazole solo (metconazole, tébuconazole, bromuconazole) peuvent être plus économiques mais n’agissent que sur les flores Fusarium graminearum. Si l’année confirme un risque de flore mixte, il sera plutôt conseillé d’intervenir avec des solutions qui combinent les substances actives les plus efficaces : une base prothioconazole associée à du tébuconazole ou metconazole ou encore de la fluoxastrobine et viser la dose haute en situation à risque élevé fusarioses et complément/relai vis-à-vis des maladies foliaires. Si les conditions météo sont réunies au moment de la floraison, nous conseillons une protection fongicide en situations à risque (variétés sensibles, précédent maïs).
Voici des exemples de produits disponibles :
- AVASTEL® - EC - 75 g/l de Fluxapyroxade + 150 g/l de Prothioconazole - AMM N° 2240236
- MAXENTIS® - SC - 150 g/l de Prothioconazole + 200 g/l de Azoxystrobine - AMM N° 2230815
Il est essentiel de respecter les usages autorisés, doses, conditions et restrictions d’emploi mentionnés sur l’étiquette du produit et/ou de consulter les ressources des fournisseurs. Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable.

Il est inutile de traiter avec de la bouillie bordelaise : elle est inefficace contre la fusariose.
Solutions écologiques et traitements alternatifs
Dans la lutte contre ce fléau microbien, l’usage fréquent de pesticides chimiques a été la norme jusqu’à présent. L’utilisation excessive d’agents chimiques pour combattre le Fusarium oxysporum produit un effet domino destructeur. D’une part, ces produits polluent les eaux souterraines en contaminant les réserves hydriques naturelles ; cela peut avoir un impact profond sur divers écosystèmes aquatiques.
Traitement à l'ozone
Le traitement à l’ozone s’est avéré être une méthode efficace pour éliminer le Fusarium oxysporum. L’ozonisation est un processus physico-chimique où l’ozone, un gaz oxydant puissant, est utilisé pour détruire les micro-organismes nuisibles. Cette technique présente plusieurs avantages significatifs. Elle n’implique pas l’utilisation de produits chimiques potentiellement nocifs et ne laisse aucun résidu toxique sur la plante ou dans le sol après traitement. Par ailleurs, elle peut être mise en œuvre rapidement et facilement à grande échelle grâce à des systèmes d’injection d’ozone mobiles ou fixes adaptés aux besoins spécifiques du site traité. L’un des principaux avantages du traitement à l’ozone pour éliminer le Fusarium oxysporum est son efficacité de désinfection. L’ozone possède un fort potentiel d’oxydation qui détruit les structures cellulaires des micro-organismes pathogènes, laissant ainsi place à une surface propre et stérile. Le traitement ozoné n’est pas seulement efficace contre le Fusarium oxysporum mais aussi contre une large gamme de bactéries et de virus nuisibles pour les cultures. Le traitement à l’ozone contribue également à la purification importante non seulement de l’eau mais aussi de l’air environnant. Les molécules d’ozone interagissent avec divers polluants présents dans ces milieux tels que les pesticides ou encore certains métaux nocifs en formant des composés inertes facilement éliminables. Malgré sa grande capacité oxydante face aux agents pathogènes indésirables, le traitement par ozone reste sûr pour ceux qui y ont recours. Il ne laisse aucun résidu chimique dangereux post-traitement contrairement à plusieurs autres méthodes conventionnelles souvent employées en agriculture telles que certaines fongicides synthétiques toxiques pouvant entraîner des effets néfastes sur notre santé lorsqu’ils sont ingérés ou inhalés.
Après le traitement à l’ozone, les effets positifs de l’élimination du Fusarium oxysporum sont indéniables. En premier lieu, on observe une réduction significative des infections fongiques dans les cultures. Ceci se traduit par une augmentation marquée du rendement agricole et une amélioration de la qualité des produits. Outre les bénéfices agricoles directs, cette élimination permet d’atténuer l’usage excessif de pesticides chimiques souvent utilisés pour combattre ce champignon nuisible. Cela contribue donc à un environnement plus sain et moins pollué. Il convient de souligner que le traitement à l’ozone a montré son efficacité sur différentes variantes du Fusarium oxysporum présentes dans divers types de sols agricoles.
Remèdes maison et produits biologiques
Le guide pour prendre soin de vos plantes vous invite à apprendre à reconnaître les nuisibles et à les combattre. Le Fusarium est un champignon qui affecte les vergers, les jardins et les plantes ornementales, provoquant des maladies telles que la pourriture et le flétrissement. Nous vous expliquons ici comment l'éliminer grâce à des remèdes maison efficaces pour protéger vos plantes naturellement.
Certains remèdes maison efficaces pour d'autres maladies cryptogamiques ou acariens sont souvent mentionnés, mais leur efficacité directe contre la fusariose est à considérer avec prudence. Par exemple, une infusion d'ail et de piment est un remède naturel pour éliminer les acariens comme l'araignée rouge. L'ail agit comme un insecticide, tandis que le piment les irrite et les repousse. Son parfum puissant les éloigne également, ce qui en fait un répulsif.
- Préparation de l'infusion d'ail et de piment : Peler une tête d'ail (8 à 10 gousses), écraser les gousses d'ail, ajouter 1 ou 2 piments forts (frais ou séchés), écraser également les piments, porter 1 litre d'eau à ébullition, ajouter le mélange ail-piment à l'eau, faire bouillir 10 minutes, laisser refroidir, filtrer le mélange, et verser le liquide dans un vaporisateur.
- Utilisation : Pulvériser sur toute la plante, surtout sous les feuilles. Effectuer cette opération le soir pour éviter le soleil direct. Répéter l'opération tous les 3 ou 4 jours en cas de forte infestation d'acariens, et une fois par semaine en prévention. Éviter l'utilisation en plein soleil ou en cas de pluie. Faire un essai préalable sur une feuille et porter des gants si possible.
Un mélange de savon de potassium et d'huile de neem est un remède maison efficace contre les tétranyques. Le savon de potassium nettoie la surface de la plante et adoucit la couche protectrice des acariens, tandis que l'huile de neem agit comme un insecticide naturel qui interrompt leur cycle biologique et les empêche de se reproduire.
- Préparation du mélange savon de potassium et huile de neem : Remplir un récipient avec 1 litre d'eau tiède, ajouter 10 ml de savon de potassium liquide et remuer bien, ajouter 5 ml d'huile de neem et mélanger jusqu'à obtenir une consistance homogène, verser le mélange dans un vaporisateur propre, et agiter délicatement avant chaque utilisation.
- Utilisation : Pulvériser sur toute la plante, y compris le dessous des feuilles, au crépuscule ou hors soleil direct. Répéter tous les 4 à 7 jours jusqu'à disparition des acariens. Ne pas appliquer sur les fleurs ouvertes ni par temps chaud. Faire un essai sur une feuille avant de traiter toute la plante. Conserver le mélange au réfrigérateur jusqu'à 3 jours et agiter avant utilisation.
La prêle contient de la silice et des composés naturels qui renforcent les plantes et agissent comme un répulsif contre les acariens, freinant leur développement et leur reproduction. Elle contribue également à améliorer la résistance globale de la plante aux parasites.
- Préparation de l'infusion de prêle : Prendre 100 grammes de prêle fraîche ou 20 grammes de prêle séchée, la couper en petits morceaux, la verser dans 1 litre d'eau, faire bouillir 15 minutes, laisser refroidir à couvert, filtrer l'infusion pour séparer les résidus de plantes, et verser le liquide dans un vaporisateur propre.
- Utilisation : Pulvériser sur toute la plante, en particulier sur le dessous des feuilles, une fois par semaine pour prévenir les acariens, ou tous les 3 jours si les acariens sont visibles. Appliquer au crépuscule ou par temps nuageux. Ne pas utiliser par temps pluvieux. Conserver l'infusion dans un endroit frais et l'utiliser dans la semaine.
L'infusion d'ail et d'oignon agit comme un répulsif naturel contre les acariens grâce à leurs propriétés insecticides. L'ail contient des composés soufrés qui perturbent le système respiratoire des acariens, tandis que l'oignon agit comme répulsif et possède des effets antifongiques qui aident à prévenir les infections secondaires.
- Préparation de l'infusion d'ail et d'oignon : Peler et hacher finement 2 gousses d'ail et 1 oignon. Mettre les ingrédients dans une casserole avec 1 litre d'eau. Faire bouillir 15 à 20 minutes à feu doux. Laisser infuser l'infusion au moins 2 heures pour qu'elle refroidisse. Filtrer le mélange pour retirer les morceaux d'ail et d'oignon. Verser l'infusion dans un vaporisateur.
- Utilisation : Appliquer l'infusion sur les feuilles, les tiges et les zones infestées par les acariens, en veillant à bien recouvrir les deux faces des feuilles. Appliquer 2 à 3 fois par semaine jusqu'à disparition des acariens. Pour éviter d'endommager les plantes, appliquer le mélange tôt le matin ou en fin d'après-midi, en évitant la lumière directe du soleil. Tester toujours sur une petite surface de la plante pour vous assurer qu'elle n'entraîne pas d'effets indésirables.
Le vinaigre de cidre de pomme agit contre les acariens en créant un environnement acide qui les repousse et entrave leur développement sur les plantes, aidant à réduire leur présence et à protéger les feuilles.
- Préparation du vinaigre de cidre de pomme : Remplir un récipient avec 1 litre d'eau, ajouter 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre, bien mélanger pour mélanger les ingrédients, et verser la solution dans un vaporisateur propre.
- Utilisation : Appliquer le mélange par pulvérisation sur les feuilles affectées, de préférence le matin ou le soir pour éviter les dommages causés par le soleil. Répéter l'application tous les 5 à 7 jours jusqu'à élimination complète du ravageur. Tester sur une petite surface avant utilisation pour s'assurer que la plante n'est pas endommagée.

Il existe également des produits efficaces contre ces maladies tels que le savon de potassium + huile de Neem (insecticide 100% écologique), l'insecticide Bacillus thuringiensis Kurstaki (écologique et respectueux des animaux, de l'environnement et des personnes), le purin d'ortie (insecticide, fongicide, acaricide, 100 % biologique, curatif et préventif), des nématodes contre les mouches des plantes (lutte biologique contre les mouches et les thrips), des fongicides au soufre (convenant à l'agriculture biologique, curatifs et préventifs), du bicarbonate de potassium (protection naturelle contre les champignons et les maladies), et le compost mûr/moulures de vers (100 % naturel) qui peuvent renforcer la santé des plantes et leur résistance aux maladies.
Coralie JULAN, CIRAD - Fusariose du bananier : comment empêcher son introduction en Guadeloupe ?
Pour le gazon, en cas de fusariose froide :
Lorsque le climat est favorable au développement du champignon, ce n’est pas une méthode, mais un ensemble de bonnes pratiques qui permet de lutter efficacement contre la fusariose froide. C’est un travail d’anticipation.Pulvériser des fongicides conventionnels homologués, c’est l’ultime recours, quand toutes les préconisations précédentes n’ont pas été suffisantes.
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