Amateur du travail en plein air, vous souhaitez devenir jardinier indépendant pour évoluer dans un environnement en pleine nature ? Votre métier mérite 100% de votre énergie. Confiez-nous vos chiffres et libérez enfin votre esprit. De tous les métiers existants, le jardinage est surement celui qui vous met le plus en contact et en reconnexion avec la nature. Particulièrement gratifiant, dès qu’on voit les résultats fleurir, ce n’est pas forcément un métier facile. Simplement, un jardinier se qualifie par sa main verte et son souci du détail et de l’esthétisme. Toutefois, si vous avez ces qualités, ce n’est pas pour autant que vous pourrez facilement vous convertir en jardinier. En effet, il y a lieu de parler de devenir jardinier reconversion ; il n’est pas question de passion ou de passe-temps.

Les fondamentaux du métier de jardinier
Afin de vous éclaircir sur le sujet et pour vous aider à comprendre comment devenir jardinier, il est essentiel de définir les contours de la profession. Le jardinier a pour mission de créer et entretenir des espaces verts. Pour ce faire, il doit s’occuper, généralement, des extérieurs en les embellissant. C’est un métier qui nécessite une certaine polyvalence et une connaissance bien établie des plantes diverses.
Ce qu’il y a de plus gratifiant dans le fait de devenir jardinier, ce sont les conditions de travail. Généralement, c’est une profession qui se pratique en équipe et à l’air libre. Le mieux est surtout de voir le résultat et la beauté de la nature. Toutefois, c’est un travail qui demande un certain niveau d’implication et d’efforts physiques. De ce fait, outre la main verte, qui est essentielle, il faut de la volonté. C’est le cas notamment face aux aléas climatiques. D’autres aptitudes particulières sont aussi à prendre en compte si vous souhaitez réellement en faire votre métier. Déjà, il faut disposer d’un sens aigu de l’esprit d’équipe. En effet, un jardinier sera le plus souvent amené à travailler au sein d’une équipe ou à la diriger. Les tâches ne sont pas toujours gérables par un seul homme. Ensuite, il faut faire preuve d’une minutie particulière.
Accès à la profession et formation : est-ce indispensable ?
Aucune formation n’est requise pour exercer l’activité de jardinier. Il est possible de devenir jardinier sans diplôme. Toutefois, si vous envisagez de devenir jardinier sans diplôme, il est vivement conseillé que vous possédiez un véritable savoir-faire au préalable. En effet, le métier de jardinier englobe de nombreuses compétences spécifiques pour réaliser l’ensemble des travaux de jardinage, l’entretien et l’aménagement des espaces verts.
Il est également possible de consolider ses acquis à travers des certificats de spécialisation. Bien que l’accès soit libre, avoir suivi une formation permet de posséder toutes les compétences requises pour réaliser l’ensemble des travaux de jardinage. Il existe tout un panel de solutions pour vous former soit via une formation en alternance classique soit en intégrant une formation courte destinée aux adultes en reconversion professionnelle. Pour vous aider dans vos démarches, tournez-vous vers les organismes dédiés de France Travail. Le domaine du paysage fait partie des formations financées.
Le métier d'agent d'entretien d'espaces verts
Les cursus de formation disponibles
Le domaine de l’aménagement paysager propose plusieurs cursus de formation, allant du CAP au diplôme d’ingénieur :
- Bac Pro Aménagements Paysagers : Formation en 3 ans, qui offre des compétences sur la conception et l’entretien des espaces verts.
- BTS Aménagements Paysagers : Diplôme en 2 ans permettant de devenir chef d’équipe ou conducteur de travaux.
- DUT Génie Biologique option Aménagement Paysager : Avec une approche technique et scientifique, cette formation vous permet d’accéder au pôle recherche et développement.
Les formations en alternance combinent l’enseignement pratique et théorique. C’est donc l’idéal pour apprendre au contact d’experts, tout en prenant du recul sur le métier, au centre de formation. En intégrant un CAP ou Bac Pro Paysage, l’alternant(e) perçoit son premier salaire et bénéficie d’une formation pratique. L’employeur privilégie souvent les employés qui se sont formé(e)s à ses côtés ; ils-elles ont acquis l’autonomie nécessaire à l’exécution des tâches et une bonne connaissance du terrain.
Le jardinier paysagiste : rôles et responsabilités
Souvent appelé « architecte des espaces verts », le paysagiste conçoit des projets d’aménagement paysager selon un cahier des charges précis et en tenant compte de différents facteurs comme les contraintes climatiques, la localisation du projet, et la nature même de celui-ci. Le jardinier paysagiste travaille à partir des plans élaborés par le paysagiste et concrétise les projets d’aménagement. Au quotidien, vous réaliserez des opérations techniques pour donner vie ou entretenir des espaces verts et jardins.
En fonction du contexte, vous serez amené à effectuer des travaux de maçonnerie légère : construction de bordures, de dalles ou d’allées, etc. Par ailleurs, vous mettrez en place des aménagements spécifiques tels que bassins, systèmes d’irrigation ou d’éclairage, et vous serez un expert en travaux d’engazonnement. Seul le métier de paysagiste concepteur fait partie des professions réglementées, au même titre qu’un électricien ou un maçon indépendant.

Statuts juridiques pour le jardinier indépendant
Le jardinage et le paysagisme sont considérés comme étant une activité agricole. De ce fait, un entrepreneur exerçant ce type de métier est affilié à la mutuelle sociale agricole (MSA). En théorie, il n’est donc pas possible de devenir jardinier indépendant en tant que micro-entrepreneur. La micro-entreprise présente l’avantage d’avoir des démarches de création et de gestion simplifiées. De plus, les cotisations sociales sont indexées sur le chiffre d’affaires.
Il est tout à fait possible d’ouvrir une entreprise multiservices (anciennement connue sous le nom d’homme toutes mains). Celle-ci vous permet de réaliser des petits travaux ne nécessitant aucun diplôme spécifique. En choisissant de devenir jardinier indépendant avec une entreprise de services à la personne, il est possible de bénéficier d’un crédit d’impôt. Cependant, le jardinier paysagiste doit proposer différents types de prestations et pas uniquement des services de jardinage. Une alternative consiste à utiliser le CESU (chèque emploi service universel).
Choisir la structure adaptée
Si vous souhaitez consacrer l’entièreté de votre activité au métier de jardinier, il est vivement recommandé de vous tourner vers d’autres formes juridiques d’entreprise ou de société :
- L’entreprise individuelle : Elle vous permet d’exercer en votre nom propre. Contrairement à la micro-entreprise, cette forme juridique ne possède pas de plafond de chiffre d’affaires.
- La société (SASU, EURL) : Idéale pour une entreprise de paysagiste ou de jardinier de grande envergure. La responsabilité de l’entrepreneur est limitée. Les démarches de création et de gestion sont plus complexes que celles d’une entreprise individuelle.
Formalités administratives et gestion de l'activité
Les formalités autour de la création de votre entreprise de jardinage dépendent du statut juridique choisi et du type de prestations que vous allez réaliser. Ainsi, si vous souhaitez vous orienter vers une activité purement agricole, vous devez vous inscrire à la chambre d’agriculture. Il n’est pas obligatoire de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle pour exercer le métier de jardinier indépendant.

Pour obtenir l’agrément, vous devez déclarer votre activité auprès de la préfecture. Vous devez obligatoirement respecter les conditions réglementaires, notamment la tenue d’une comptabilité séparée pour vos prestations de jardinage et de services à la personne. Pour devenir jardinier indépendant, vous devez choisir un statut juridique adapté à vos besoins et à vos perspectives de croissance. Vous devez ensuite réaliser l’ensemble des formalités pour créer votre structure avant de pouvoir commencer vos prestations.
Conseils pour réussir dans le domaine paysager
Les recruteurs dans le domaine paysager recherchent des profils polyvalents qui font preuve d’endurance physique, de rigueur et fiabilité. Votre candidature doit donc rassurer sur votre motivation, votre disponibilité et vos perspectives professionnelles à moyen et long terme. Vous postulez pour un premier emploi ; il est donc inutile d’inventer des expériences professionnelles si vous n’en avez pas.
Dans le cadre du domaine de l’aménagement paysager, tout ce qui est en lien avec la nature et le sport est important. Recherchez parmi vos occupations sur votre temps libre, ce qui montre votre rigueur, votre sens du détail, votre endurance, votre attrait pour la biodiversité, le jardinage, les travaux en général. Si vous avez déjà travaillé dans un autre secteur, précisez les missions que vous aviez à mener. En ce qui concerne la lettre de motivation, il est essentiel de la rédiger en fonction de l’entreprise convoitée. Effectuez quelques recherches sur celle-ci, pour personnaliser votre écrit et montrer que vous vous adressez à un employeur en particulier.
L'importance du réseau et de l'expérience
Si vous cherchez un contrat d’apprentissage, commencez vos recherches le plus tôt possible - c’est-à-dire entre janvier et avril. La proximité et les moyens de locomotion à votre disposition pour vous rendre au travail sont essentiels. Pour un premier emploi en CDD ou CDI, plusieurs solutions existent. Vous pouvez envoyer une candidature spontanée à toutes les entreprises qui vous intéressent. Enfin, sachez que vous pouvez trouver un emploi saisonnier dans ce secteur. C’est idéal pour une première expérience professionnelle.
Le domaine du paysage et de la biodiversité offre une très bonne dynamique de recrutement. Trouver un premier emploi, c’est tout à fait possible. Les formations dans ce secteur privilégient l’alternance, autant sur le terrain qu’en bureau d’études. Soignez votre CV et personnalisez-le lorsque vous répondez à une offre d’emploi. N’hésitez pas à aller rencontrer directement les entreprises qui vous intéressent, pour leur faire part de votre candidature.
Devenir jardinier indépendant en micro-entreprise : les spécificités
Puisque la MSA ne reconnaît pas le statut d’auto-entrepreneur, en principe, il n’est pas possible d’être jardinier auto-entrepreneur. En effet, il est possible de devenir jardinier en auto-entrepreneur uniquement si vous réalisez des petits travaux de jardinage relevant des services à la personne. Dans ce cas, on considère que l’activité exercée est de nature commerciale. En théorie, tous les travaux de la terre sont considérés comme des activités agricoles et, par conséquent, ne peuvent pas être exercés en auto-entreprise.
Malgré tout, il est possible de devenir jardinier-paysagiste auto-entrepreneur, à condition de déclarer une activité de services à la personne et de réaliser, entre autres, des « petits travaux de jardinage ». Derrière ce terme, on retrouve tous les travaux d'entretien courant des jardins et des potagers des clients particuliers. Il n'est pas nécessaire de posséder un diplôme pour devenir jardinier-paysagiste auto-entrepreneur.
Obligations liées au statut de services à la personne
Comme nous l’avons déjà abordé, le jardinier-paysagiste doit réaliser une déclaration de services à la personne (SAP) s’il exerce en auto-entreprise. Cette démarche doit être effectuée via la télé-procédure Nova, permettant l'envoi de votre déclaration à la DIRECCTE.
- Paiement en CESU : Vos clients ont également la possibilité de vous régler via des CESU préfinancés.
- Assurances : D’un point de vue réglementaire, le jardinier auto-entrepreneur exerçant une activité de services à la personne n’a aucune obligation d’assurance, bien que la protection juridique soit fortement recommandée.
- Immatriculation : Les activités de jardinage en auto-entreprise sont considérées comme étant artisanales. Toutefois, vous n'avez plus besoin de vous enregistrer au RM (Répertoire des métiers) car ce registre a été supprimé.
- Déclaration de revenus : Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires encaissé tous les mois ou tous les trois mois à l’URSSAF. Le plafond de chiffre d’affaires d’un jardinier auto-entrepreneur est de 77 700 €.
- Charges sociales : En tant que jardinier auto-entrepreneur, les charges sociales que vous devez payer représentent 21,2 % de votre chiffre d’affaires. Si votre auto-entreprise bénéficie de l’Acre, ce taux est toutefois divisé par 2 durant votre première année d’activité.

L'avenir professionnel dans les espaces verts
Les prestations du jardinier peuvent s’effectuer auprès de particuliers, d’entreprises ou encore de collectivités locales, comme les mairies. Les professionnels du secteur de l’environnement savent s’adapter à la diversité des chantiers paysagers et au climat changeant en fonction des saisons. Vous souhaitez devenir jardinier sans passer de diplôme spécifique ? Il est également possible d’exercer le métier de jardinier et d’intégrer le marché du travail après avoir suivi une formation spécifique.
Généralement, un jardinier indépendant est payé à l’heure. Exercée dans le cadre des services à la personne, l’activité de jardinier n’est pas réglementée. Passionné par la nature et les espaces verts, vous souhaitez savoir comment devenir jardinier ? Accessible toute l’année, de chez vous et sans condition de diplôme, notre formation en ligne vous permet d’appréhender votre futur métier en toute flexibilité. Vous progressez à votre rythme à l’aide de cours complets et efficaces, conçus par des professionnels de l’aménagement paysager.
Que vous souhaitiez devenir jardinier botaniste, ou devenir jardinier paysagiste, il existe des centres de formation professionnelle spécialisés dans ces domaines. A noter qu’il est également possible de devenir jardinier sans diplôme. Cela sera cependant beaucoup plus difficile pour vous de percer dans ce métier. Pour ceux qui commencent tout juste à découvrir le métier, voici quelques formations essentielles qui vous permettront de devenir jardinier facilement. Déjà vous pouvez commencer à vous professionnaliser avant même l’obtention de votre bac. Pour ce faire, avant le bac, il est possible de devenir jardinier en 2 ans.
Christophe Pingard, actuel CEO de Keobiz services, souligne que le métier de paysagiste est une profession qui nécessite des compétences et des savoir-faire. Aujourd’hui, plus de 85 % des salariés sont diplômés. Le domaine de l’aménagement paysager propose plusieurs cursus de formation, allant du CAP au diplôme d’ingénieur. Ces formations