L’augmentation constante du prix des intrants agricoles depuis plus d’un an pousse à repenser les pratiques agricoles. Au cœur de toutes les productions végétales et animales, le sol représente une richesse fondamentale pour toute exploitation agricole. Depuis de nombreuses années, TMCE s'engage à promouvoir des systèmes favorisant l'équilibre des trois fertilités essentielles du sol : physique, biologique et chimique. Un sol sain et équilibré, bien que chaque sol possède un potentiel qui lui est propre, maintient une structure stable et affiche une capacité supérieure de pénétration et de rétention de l’eau, de l’air et des éléments minéraux. Cette approche holistique de la fertilisation est cruciale pour une agriculture durable et rentable, en particulier dans un contexte de préoccupations environnementales et économiques croissantes.

Les Fondements de la Fertilité du Sol avec TMCE
Les résultats de 15 ans d’essais menés au CRA-W à Gembloux, en Belgique, mettent en évidence que les sols fertilisés avec les produits TMCE bénéficient d'une structure plus poreuse et meuble, que ce soit en système de labour ou en Techniques Culturales Simplifiées (TCS). Un sol de cette qualité est moins vulnérable à la compaction et au lessivage, ce qui lui permet de mieux retenir l’eau et les éléments minéraux essentiels. Les mesures des paramètres de la fertilité chimique lors de cet essai au CRA-W confirment une amélioration générale et significative de la fertilité chimique sur une période de 15 ans.
Au-delà de la chimie, l'impact positif de la fertilisation TMCE sur la fertilité biologique du sol est également souligné par les résultats des 15 années d’essai du Centre Wallon de Recherches agronomiques. Que l'on parle des vers de terre, des mycorhizes ou des réseaux microbiens, une vie du sol équilibrée est essentielle. Cette biodiversité du sol est cruciale pour une production agricole durable et rentable. Une vie du sol équilibrée assure des fonctions biologiques importantes, telles que la structuration du sol ou la mise à disposition des éléments minéraux qu’il contient. En améliorant la biodisponibilité des éléments, il devient possible de limiter l’apport d’éléments simples, dont l’excès peut perturber les équilibres biologiques et induire des carences. Une nutrition minérale équilibrée est indispensable pour cultiver des plantes plus résistantes aux stress et optimiser leur potentiel de rendement.
C’est quoi, la biodiversité ? - 1 jour, 1 question
Optimisation des Rendements et Réduction des Intrants Chimiques
Les études récentes montrent que l'approche TMCE peut également impacter l'utilisation des produits phytosanitaires. Selon les résultats de l’essai Blé tendre réalisé en 2021 sur notre plateforme en Eure-et-Loir, la fertilisation TMCE, associée à une dose réduite de fongicides, a permis d’obtenir des rendements équivalents à ceux obtenus avec une fertilisation PK en pleine dose de fongicides. Cette observation suggère qu’avec la fertilisation TMCE, une surprotection fongique n’est pas toujours justifiée, ouvrant la voie à une limitation de l’utilisation des fongicides tout en maintenant la performance.
Diminuer le recours à ces molécules est également bénéfique pour l’équilibre des sols. En effet, les résidus des traitements fongicides peuvent perturber les équilibres biologiques. L’humification des résidus, et par conséquent le cycle du carbone, de l’azote et des minéraux, peut être affectée, réduisant ainsi la biodisponibilité des éléments. Il devient donc intéressant de considérer une diminution de ces apports chimiques pour préserver la santé et la vitalité du sol.

Valorisation de la Matière Organique : Une Stratégie Essentielle
Face à la fluctuation des prix de l’azote, il est devenu impératif de valoriser la matière organique déjà présente sur l’exploitation, qu'il s'agisse des effluents d’élevage, des couverts végétaux ou des résidus de cultures. Dans les systèmes de polyculture-élevage, les éleveurs disposent d’une richesse prodigieuse qu'il convient d'exploiter pleinement. Pour maximiser cette valorisation, l’évolution des effluents d’élevage doit être orientée de manière à favoriser leur humification. Ce processus commence dès la stabulation avec le maintien de litières saines.
Jean-Luc Billaud, éleveur de charolaises dans la Creuse, témoigne de l’efficacité du TM Litière : « Avec le TM Litière, l’ambiance dans le bâtiment est plus saine et plus sèche. Les fumiers s’humifient plus rapidement. Il y a moins de dégagements d’ammoniac. » Le TM Litière joue un rôle clé en orientant les flores microbiennes dès la production et le stockage des effluents, en limitant leur fermentation. De cette manière, l’humification des effluents est optimisée, et leur apport sur les sols se révèle nettement positif pour les fertilités physique et biologique, améliorant ainsi leur qualité biologique, que ce soit en système labour ou non.
Il n’est cependant pas nécessaire d’être éleveur pour valoriser la matière organique présente sur son exploitation. Les résidus de culture et les couverts végétaux apportent de grandes quantités de matière organique dans le système. Leur valorisation, grâce à un bon recyclage, favorise des sols sains et mieux structurés, garantissant ainsi des rendements stables. Les TM Cipam de TMCE combinent des espèces complémentaires et des variétés sélectionnées en fonction de leur productivité (morphologie racinaire, tardivité, C/N, etc.), mais aussi de leur impact sur la vie et l’hygiène du sol (nématodes, Aphanomycès, mycorhizes, nodosités…).

Au-delà de la Chimie : La Fertilité Globale du Sol
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui mettent en avant la loi du facteur minimum d’un point de vue uniquement chimique afin de valoriser au maximum les intrants. Cependant, en production végétale, la fertilité n’est pas uniquement liée à la disponibilité d’un élément chimique. Pour atteindre son potentiel optimal de rendement et de qualité, une plante doit disposer d’un sol sain, bien pourvu en éléments fertilisants et exploitable par ses racines, avec une bonne porosité, favorable à la circulation de l’air et de l’eau. La biodiversité des sols est essentielle pour une production agricole durable et rentable. L’impact d’un amendement engrais, le TMS, sur la microflore du sol, testée par le laboratoire GenoBiome, est significatif sur les rendements et la structure du sol, contribuant à réduire les phénomènes d’érosion.
Une étude menée par l'Inra de Dijon a confirmé l'impact de ces amendements sur la microflore naturellement présente dans le sol, garantissant le bon état sanitaire du sol. Anne-Laure Blieux, l'une des scientifiques impliquées, commente que "le fait que le protocole amont était bien construit a donné toute sa crédibilité à l'étude." Des sites avec des contextes de matière organique distincts et des pratiques culturales variées ont été étudiés. Cette étude permet de développer des techniques précises et innovantes pour quantifier et qualifier cette biodiversité des micro-organismes du sol et des champignons, essentiels pour les phénomènes d'humification et la disponibilité des éléments assimilables par la plante.
Dosage et Types d'Engrais : Précision et Efficacité
Calculer le bon dosage d’épandage pour votre exploitation est crucial pour l’efficacité de votre fertilisation sur la culture et son optimisation en termes de coûts et de temps. Les dosages peuvent varier considérablement selon que votre fertilisation soit entièrement liquide ou qu'elle intègre une partie solide. Ils dépendront également du nombre de passages sur la culture et du reliquat d’azote dans votre sol. De plus, les potentiels de rendements visés sont également à prendre en compte dans votre calcul. D’ailleurs, selon la région où se situe votre exploitation, les rendements attendus ne sont pas les mêmes pour une culture identique. Principalement, les dosages dépendront aussi du type d’engrais utilisé.

I. Différents types d’engrais
La Solution Azotée UAN (solution de nitrate, d’ammonium et d’urée)L’utilisation la plus courante est la Solution Azotée UAN. Cette solution azotée est composée à 50 % d’azote sous forme uréique N, et à 25 % respectivement de nitrate et d’ammonium. Le nitrate et l’ammonium sont directement absorbés par les racines et les feuilles, tandis que l’Urée N n’est assimilée que plus tard, après plusieurs jours.
Le Sulfate d’ammonium liquideIl s'agit d'une solution de sulfate d’ammonium qui présente une teneur en soufre encore plus élevée. En règle générale, elle contient au moins 22 % de soufre soluble dans l’eau. Le soufre participe à la formation de la chlorophylle dans les feuilles, il est donc indispensable d'en apporter dès la sortie de l'hiver sur les cultures exigeantes.
La solution NPKUne solution NPK contient N (azote), P (phosphore) et K (potassium). Les dosages peuvent varier selon les fabricants.
Le Thiosulfate d’ammonium liquideLe thiosulfate d’ammonium est une forme assurant une libération progressive de sulfate, nécessaire aux cultures. L’incorporation de thiosulfate ralentit le processus de nitrification et limite ainsi les pertes d’azote au printemps. L'apport en soufre est également un bon moyen pour mieux valoriser l'azote disponible dans le sol. Le Thiosulfate agit sur la réaction d’hydrolyse de l’urée et limite sa transformation en ammoniac et en CO2 : cette propriété physico-chimique lui permet donc de jouer le rôle d’un inhibiteur d’uréase, limitant alors les pertes d’azote par volatilisation ammoniacale. Cette solution est dite protégée, ce qui réduit considérablement la volatilité de l’engrais. Dès son application, le thiosulfate d’ammonium réagit rapidement et se transforme par la suite en sulfate, un processus qui s’étale généralement sur une à deux semaines.
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II. Les dosages
Pour l’escourgeon, également appelé orge d’hiver, qui est une plante annuelle cultivée comme céréale à paille, les dosages spécifiques doivent être adaptés aux conditions locales. Pour la culture du colza, les dosages recommandés se situent entre 180 et 220 unités d’azote par hectare, réparties en deux apports. Ces chiffres sont des indications générales et doivent être affinés en fonction des analyses de sol et des objectifs de rendement.
III. Un ensemble de critères influençant les dosages
Votre secteur et le climatLes conditions climatiques régionales jouent un rôle majeur dans l'efficacité des apports.
Les outils d’épandageLe dosage sera également influencé par vos outils de travail. La précision de l’outil d’épandage impactera directement la justesse de votre dosage. Les épandeurs à rampe avec des coupures de tronçon multiples permettent un épandage très précis le long de vos bordures. En revanche, pour l’apport solide, les dosages sont souvent moins précis. Pour l’agriculture dite de précision, des capteurs comme les N Sensor sont disponibles pour optimiser l'application.
Tests sur cultureCertains agriculteurs réalisent des tests sur une même culture pour affiner leurs pratiques. Au Gaec de la Fresche, à Pipriac (35), le travail du sol a évolué grâce à un amendement régulier qui contribue au maintien de l’activité microbienne dans le sol. Béatrice, Caroline et Dominique de Rengervé, les trois associés du Gaec du Fresche, sont souvent complimentés par leurs voisins pour la qualité de leur terre. Pourtant, avec un sol limono-argileux sur 85 hectares, ils accordent une attention particulière à la structure du sol, car la terre n’est pas toujours facile à travailler.
Béatrice de Rengervé se remémore : « À l’automne 2013, la moitié des surfaces destinées aux céréales n’a pas été labourée. Mais au-delà du 25 octobre, après un passage pluvieux, ça collait trop. On ne pouvait plus travailler dans les mêmes conditions. » Depuis 15 ans, le labour est moins fréquent sur l’exploitation, sauf après prairie, pour implanter du maïs ou lorsque la terre devient trop mouillée. Cette pratique est rendue possible grâce à l’amendement régulier des terres. Deux fois par an, à raison de 100 kg/ha au démarrage ou 80 kg/ha en entretien, les parcelles reçoivent de l’engrais TMS de TMCE, pour un coût de 80 €/ha/an. « Avec cette façon de faire, on a remarqué que la terre se ressuyait plus vite et se préparait mieux. On pouvait entrer dans les parcelles plus rapidement. »
Une reprise de foncier il y a six ans a confirmé ces observations. « On a voulu se passer de labour la première année mais la terre lourde s’est colmatée et a bloqué la levée. Les rendements se sont avérés inférieurs. Après 5 années d’entretien, on perçoit une nette amélioration. » Les teneurs en oligo-éléments sont plus stables et homogènes au fil des années, comme le prouvent les analyses. « Le pH s’est redressé d’un demi-point », calcule Béatrice de Rengervé. Son frère Dominique préfère, quant à lui, l’observation des cultures pour analyser l’évolution de ses pratiques. En entretenant le sol, « la matière organique s’est améliorée. Les mottes se cassent vite. La terre est vivante, ne sent pas, les vers de terre et leurs galeries sont bien visibles », résume-t-il. Il poursuit : « En plus de la structure du sol, l’activité biologique de mes terres garantit le maintien des rendements. »
Dominique réfléchit à la possibilité d'amender les prairies une année sur deux. Mais sans apport azoté ni carbonate depuis 10 ans, il préfère sécuriser l’entretien de ses pâtures. Un autre avantage souligné par l’agriculteur est que « la terre étant plus souple, au moment de l’ensilage, on se fait moins secouer dans les champs. Cela nous permet de rouler plus vite. » Il veille à conserver cet acquis en limitant le nombre de passages dans les champs et en ne travaillant jamais la terre lorsqu'elle est mouillée, contribuant ainsi à une meilleure qualité biologique du sol, en carbone et en éléments assimilables par la plante.
