La réussite d'un verger de pommiers, qu'il soit petit jardin familial ou exploitation plus vaste, repose en grande partie sur un facteur fondamental : l'espacement adéquat entre les arbres. Cette distance, loin d'être figée, est influencée par une multitude de critères, allant de la forme de l'arbre à la variété et au porte-greffe choisis, sans oublier les conditions de culture locales. Une plantation réfléchie est la clé pour assurer la santé, la productivité et la longévité de vos pommiers.
Comprendre l'influence de la forme de l'arbre
L'espacement idéal entre deux pommiers dépend avant tout de la forme que vous utiliserez, celle-ci déterminant l'envergure adulte de l'arbre. Un arbre laissé en forme libre, non taillé pour limiter son développement, prendra forcément plus de place qu’un sujet palissé ou conduit en gobelet.

- Pommier basse-tige (ou gobelet) : C'est un arbre qui se ramifie à partir de 60 à 80 cm de haut. Idéal pour les petits jardins, son développement reste restreint, et la récolte et les tailles sont facilitées. Pour des pommiers en basse tige, vous pouvez compter entre 3 et 4 m d'espacement. Ces sujets conviennent parfaitement aux jardins familiaux, avec un entretien facile à hauteur d’homme. Les arbres sont de plus petite taille, 3 à 5 m de haut maximum.
- Pommier demi-tige : Pour des demi-tiges, prévoyez un espacement entre 5 et 6 m. Ces arbres produisent bien tout en restant accessibles pour la taille et la récolte. Les arbres atteignent 5 à 7 m de haut selon la vigueur. Les branches étant moins hautes, la cueillette sera plus facile.
- Pommier haute-tige : Pour des hautes tiges, l'espacement requis est entre 5 et 6 m, pouvant aller jusqu'à 8 à 10 mètres entre les arbres. Ce sont les formes les plus vigoureuses, idéales pour les vergers traditionnels ou les très grands jardins. Les fruits apparaissent au-delà de 2 m de hauteur, la cueillette s'effectuera à l'aide d'une échelle. Ces arbres à grand développement ont une durée de vie importante (jusqu'à 200 ans pour le poirier) et ont besoin de place pour se développer. Dans un verger traditionnel de hautes tiges, la densité moyenne de pommiers est d'environ 120 arbres par hectare.
- Pommier en espalier : C'est un arbre qui a été taillé pour ne se développer que sur un seul plan et ainsi être palissé le long d'un mur ou d'un grillage. C'est une solution qui permet de gagner de la place. Avec une taille régulière et un palissage soigné, on peut les planter tous les 1,5 à 2,5 mètres. La plantation de pommiers en espalier (on en plante au minimum trois) doit commencer par l'installation de la structure. Installez vos poteaux (l'espacement idéal est trois à quatre mètres) puis vos fils de tensions. La distance de plantation est déterminée en fonction de la forme plantée : elle peut varier de 80 cm, quand il s'agit d'un U simple, à 4 mètres pour une palmette horizontale. Ces formes sont très intéressantes dans les jardins où l'on n'a pas la place d'accueillir un arbre fruitier de taille importante. Ils ont un très faible encombrement tout en produisant énormément.

Au-delà du simple besoin d’espace, un manque d’aération entre les arbres favorise les maladies, freine la croissance, réduit la lumière et complique l’entretien. Planter trop serré revient à compromettre dès le départ la santé et la productivité du verger. Pour pousser, pour se développer et s’épanouir, les arbres fruitiers ont besoin d’espace, de lumière et d’une bonne aération. La dimension exacte entre deux arbres devra être arbitrée en fonction de l'entretien et de l'engin utilisé.
Le rôle crucial du porte-greffe
Le choix du porte-greffe est un facteur souvent sous-estimé, mais il influence directement la densité possible dans un verger. La vigueur d’un arbre dépend aussi de son porte-greffe. Voici les principaux types de porte-greffes pour les pommiers et leurs implications :
- Pommier franc : Ce porte-greffe très vigoureux est utilisé pour la création des arbres sur tige ou sur demi-tige. Il convient plus au pré-verger qu’au petit jardin. Il préfère les sols profonds et frais. Sa mise à fruit est tardive et ne commence parfois que vers la 10e année. Sur franc, les arbres atteignent 7 à 10 m de hauteur adulte et nécessitent 10 à 12 m de distance de plantation, avec un maintien par tuteurage les 5 premières années.
- MM 111 : Porte-greffe vigoureux qui s’accommode de sols légers et secs. Il permet d'obtenir un arbre dit "de moyenne-tige" avec une durée de vie de plus ou moins 50 ans. Les arbres greffés sur M111 atteignent 5 à 7 m de hauteur adulte et sont plantés à 4 à 6 m de distance, avec un tuteurage les 5 premières années.
- EM 7 : Vigueur moyenne. Il préfère les sols limoneux, profonds, bien drainés.
- EM 2 (Doucin de Fontenay) : De vigueur moyenne, il est assez peu exigeant sur la qualité du sol. Il préfère les terrains profonds, même secs. La mise à fruit s’effectue au bout de 5 à 6 ans.
- MM 106 : Vigueur moyenne, mais excellent système radiculaire. Il préfère les sols profonds et convient tout à fait aux palmettes. Bonne résistance au puceron lanigère. Les porte-greffes semi-nanifiants comme le M106 ou le MM111 donnent une hauteur de 4 à 6 m, un bon compromis entre vigueur et fructification. La distance de plantation recommandée est de 4 à 6 m.
- EM 9 (Paradis jaune de Metz) : Ce porte-greffe de vigueur faible provoque une mise à fruit très rapide (2 ou 3 ans). La variété greffée donne des fruits plus gros et de meilleure qualité. Il exige toutefois d’être planté dans un sol fertile et frais à cause de son enracinement superficiel. Pour les pommiers, c'est le porte-greffe le plus souvent utilisé. Les arbres sont de plus petite taille, 3 à 5 m de haut maximum. Ils sont bien adaptés aux petits jardins et autorisent des distances de plantation de 3 mètres entre les arbres. Cependant leur tuteurage et le désherbage seront permanents. Les porte-greffes nanifiants (M9, M27) sont idéaux pour les petits jardins, avec une hauteur de 2,5 à 3 m et une production rapide. Ils facilitent la récolte et conviennent aux cultures en espalier. Ils nécessitent cependant une attention particulière à l’arrosage en été car le système racinaire ne s’implante pas profondément dans le sol. De même, il faudra veiller à l’installer à l’abri des vents forts ou le tuteurer.
C'est une information à demander systématiquement en pépinière, surtout si vous manquez d’espace ou si vous souhaitez mélanger différentes espèces dans un même jardin.
Le porte greffe
Les périodes de plantation optimales
Beaucoup de pépiniéristes vendent les pommiers en racines nues. Il est important de les planter pendant le repos végétatif entre fin novembre et début mars, en évitant les périodes de gel. L’idéal reste la fin de l’automne jusqu’au début de l’hiver, avant les périodes de fortes gelées. Si vous, pour une raison quelconque, devez attendre un peu, mettez votre pommier en jauge afin d'éviter de laisser les racines à l'air libre, ce qui aurait pour conséquence de compromettre la reprise. Mettez-les en jauge provisoirement pour que les racines soient couvertes et arrosez-les. La plupart des spécialistes vous le diront, les arbres achetés en racines nues s'installeront plus vite qu'un arbre en pot ou en motte.
Les pommiers vendus en container peuvent quant à eux se planter tout au long de l'année en évitant les périodes de gel. L'avantage de la plantation d'un pommier en pot est que vous pouvez le planter tout au long de l'année. Bien évidemment, il faut éviter la plantation durant les périodes de gel. Si vous achetez et plantez un pommier durant l'été, veillez à ce qu'il soit arrosé régulièrement. Au printemps, entre mars et avril, il est aussi envisageable de planter un pommier, à condition d’arroser régulièrement lors des premières semaines.
De nombreux jardiniers optent pour une plantation en lune descendante.
Les étapes de la plantation
La plantation d'un pommier nécessite quelques précautions en amont pour assurer sa bonne reprise et son développement futur.
Préparation du sol et du trou
Pour offrir à votre arbre les meilleures chances de croissance, il est primordial de bien préparer le sol. Faites un trou d'un volume au moins deux fois celui du pot, faites au besoin un apport de matière organique voire de sable si votre terre est argileuse. En tout état de cause, le trou doit être 15 à 20 cm plus profond que la taille du pot. Creusez un trou large et profond, environ 40 cm de largeur, de longueur et de profondeur pour les arbres en espalier. Ajoutez une couche d’amendement, compost ou fumier bien décomposé au fond, mélangé à un peu de terre pour que les racines ne soient pas en contact direct. Mettez dans le fond du trou un peu de graviers afin d'assurer le drainage. Au besoin, faites un apport de sable et de fumure organique à votre terre en place.
Habillage et pralinage des racines
Pour les arbres en racines nues, il est important de ne pas tarder entre le moment où vous l'achetez et la plantation. « Habillez » les racines en les coupant au bout. Afin de renforcer la reprise des racines, trempez-les dans un pralin, c’est un mélange boueux de terre et d’eau de la consistance d’une pâte à crêpes, pour stimuler la reprise lors de la plantation.
Installation de l'arbre et tuteurage
Plantez votre tuteur sur le côté du trou. Il doit être enfoncé d'environ 70 cm. Remettez un peu de terre dans le fond puis installez le pot. Il doit être 5 à 10 cm au-dessus du sol (la terre va en effet se tasser). Installez l'arbre de manière que le point de greffe soit au niveau du sol (au besoin vous pouvez vous aider avec un tuteur posé de part et d'autre). Il est essentiel de prendre soin du point de greffe, en s’assurant de ne pas l’enterrer pour garantir la bonne reprise de l'arbre. Rebouchez ensuite le trou tout en tassant légèrement. Attachez votre pommier au tuteur avec des liens. Comblez et tassez régulièrement la terre avec le pied.

Arrosage et cuvette
Arrosez abondamment afin d'assurer un bon tassement de la terre. Faites enfin une petite cuvette, qui favorisera l'absorption de l'eau d'arrosage au niveau des racines. Installez votre arbre tout en pensant à faire une petite cuvette lorsque vous rebouchez le trou, ce qui vous permettra d'assurer que l'eau d'arrosage pénètre bien au niveau des racines. Une fois que l'arbre sera planté, il est important de faire une cuvette d'arrosage. Arrosez copieusement.
Pour les pommiers en espalier
Un pommier en espalier doit être planté le long d'une structure composée de poteaux et de fil qui vont permettre de le guider. Pour les grandes longueurs, nous vous conseillons d’implanter des poteaux/piquets tous les 4m. Votre structure peut être soutenue par des fils en métal ou par une structure en échalas de châtaignier ou en bambou. Attachez ensuite les branches de votre pommier sur les fils. Dans le cas de certaines formes (double U, palmette oblique etc.) les arbres sont vendus avec des structures en bois.
Entretien après la plantation
Un paillage soigné est indispensable pour maintenir l’humidité du sol en période de chaleur, tout en nourrissant les racines et en favorisant la reprise. Le paillage limitera l’évapotranspiration. Un arrosage régulier est nécessaire les premières années, et durant les périodes de forte chaleur ou de fructification.
Le porte greffe
Le coût de la plantation d'un pommier
Le coût de la plantation d'un pommier dépend de la taille du pommier au moment de l'achat. Un scion peut valoir entre 20 et 40 € en fonction de la région et de la variété, un pommier en pot entre 50 et 70 € et un espalier entre 80 et 150 €. À cela, il faut ajouter le tuteur, les attaches, l'amendement etc. Comptez en moyenne 10 % de frais complémentaires.
Pollinisation et compatibilité
La plupart des variétés de pommiers ne sont pas autofertiles et ont besoin du pollen d’un autre pommier compatible pour fructifier. La pollinisation (fécondation des fleurs par le pollen) est "croisée", c'est-à-dire qu'elle se produit d'un arbre à l'autre. Il faut donc souvent planter plusieurs fruitiers ensemble. Il est recommandé de planter au moins deux variétés différentes à proximité pour assurer une bonne pollinisation. La distance entre deux arbres compatibles doit donc rester raisonnable : moins de 25 à 30 mètres. Les abeilles et autres insectes pollinisateurs jouent un rôle clé dans la fécondation des fleurs. Pour favoriser leur présence, il est conseillé d’installer des plantes mellifères aux alentours et d’éviter les traitements insecticides pendant la floraison.
Pour que les pommiers puissent se polliniser mutuellement, leurs floraisons doivent être simultanées ou suffisamment proches dans le temps. Certaines variétés sont plus adaptées pour polliniser d'autres variétés. Par exemple :
- 'Reine des Reinettes, Granny Smith ou Golden delicious' sont d'excellents pollinisateurs pour de nombreuses variétés.
- 'Elstar' et 'Jonagold' ne sont pas de bons pollinisateurs entre elles car leurs périodes de floraison diffèrent trop l'une de l'autre.
Les pommiers triploïdes sont de mauvais pollinisateurs car, en raison de leur structure chromosomique particulière, ils ne produisent pas de pollen fertile, ce qui les rend incapables de polliniser d'autres variétés de pommiers efficacement.
Certains cultivars de pommiers sont autofertiles (Braeburn, Cox orange, Golden delicious ou Granny Smith par exemple), ce qui signifie qu'ils sont capables de produire des fruits sans nécessiter une autre variété pour la pollinisation. Cependant, leur rendement sera généralement plus élevé s'ils sont plantés à proximité d'un autre arbre pollinisateur.
Dans les petits jardins, si la place manque pour planter plusieurs arbres, on peut opter pour des pommiers autofertiles comme 'Braeburn, Cox orange, Golden Delicious' ou 'Granny Smith'.
Les formes palissées : un art séculaire
Les formes palissées sont essentiellement composées de poiriers ou de pommiers. Ces derniers sont greffés sur des porte-greffes peu vigoureux. Ils ont des formes architecturées nécessitant une technique de taille spécifique afin d'obtenir l'effet recherché. Il est possible de créer différentes formes qui trouvent leur place dans les jardins de petite superficie. De nombreuses formes ont été développées au fil des siècles comme le U, le double U, les palmettes, etc. La forme en verrier est idéale pour les poiriers et les pommiers, en s'adaptant très bien dans les petits jardins et espaces réduits.
- En palmette : En forme de palme, essentiellement verticale. Elle est utilisée pour être palissée contre les murs (en espalier). Elle est très pratique quant au mode de récolte et aux traitements des maladies. Les fruitiers en palmettes sont très utilisés dans les jardins d’ornement.
- Palmette simple U : Composée de 2 branches charpentières verticales distantes de 30 cm. Forme verticale nécessitant une hauteur de 2,5 m. Variétés utilisées : Pommiers ‘Golden Delicious’, Poiriers ‘Conférence’.
- Palmette oblique : Cette forme est spécialement faite pour les gens qui souhaitent planter un cerisier, un pommier, un poirier… L’arbre est guidé à l’horizontale. Les Poiriers ‘Williams Bon Chrétien’ et les Pommiers ‘Reine des Reinette’ conviennent bien à ce type de culture. Pour obtenir un bel effet, alignez plusieurs arbres fruitiers espacés d’au moins 1.50m.
Vous pouvez les planter en ligne pour constituer une véritable haie qui peut être utilisée pour délimiter des allées de potager (contre-espalier) ou le long d'un grillage ou d'un mur (espalier). Une originalité : les pignons et façades plantés. Autrefois, nombreux étaient les arbres fruitiers plantés et conduits sous forme palissée contre les murs d'habitation. Outre la production de fruits, ils avaient une fonction ornementale. Cette pratique était très répandue dans l'Avesnois. Ces arbres étaient souvent greffés sur porte-greffe franc issu de semis de pépins. Il en reste très peu de nos jours, car beaucoup ont disparu lors des rénovations de façades.

La taille du pommier
La taille du pommier se pratique principalement en hiver (février-mars), hors période de gel, pour former, entretenir ou rajeunir l’arbre. Les jeunes sujets (1 à 4 ans) sont taillés pour structurer une charpente équilibrée en conservant un axe et 3-4 charpentières bien réparties. À partir de 4 ans, la taille de fructification vise à stimuler la production en conservant les coursonnes (rameaux courts et fruitiers), en supprimant les gourmands, le bois mort, et en éclaircissant le centre. Une taille en vert peut aussi se faire en été pour limiter la vigueur. Les vieux arbres nécessitent une taille de rajeunissement progressive sur 2 à 3 ans. Une taille bien conduite améliore l’aération, la lumière et la qualité des fruits.
La transformation des yeux à bois en boutons à fleurs est souvent plus rapide chez le pommier que chez le poirier. Appliquez donc au pommier la taille trigemme indiquée pour le poirier. Elle paraîtra ainsi plus courte, c’est parce que les entre-nœuds sont plus rapprochés chez cette espèce. Les dards sont plus difficiles à différencier des boutons à fleurs que chez le poirier. En effet, les uns et les autres sont duveteux et souvent de même taille. Les branches verticales ont tendance à se dégarnir à la base, faites-y attention. Taillez-les plus court que chez le poirier, notamment celles de prolongement. Veillez à appliquer des pincements pour refouler la sève vers les yeux inférieurs.
Maladies et ravageurs du pommier
Un bon espacement et une taille régulière contribuent à limiter les risques de maladies et de ravageurs.
Maladies courantes
- Tavelure : Les premiers symptômes apparaissent sous forme de taches brunes ou noires, avec des bords bien définis. Ces taches peuvent s'agrandir et se propager, causant une déformation des feuilles, qui peuvent tomber prématurément. Les fruits infectés présentent des taches brunes ou noires, parfois enfoncées, qui rendent le fruit inesthétique et peu appétissant. Les fruits atteints peuvent également se fissurer ou se dessécher. La tavelure du pommier se développe surtout au printemps et en été, pendant les périodes de pluie ou d'humidité élevée. Les spores du champignon sont libérées par les feuilles infectées et se propagent par le vent et les éclaboussures d'eau. Pratiquez une taille régulière pour aérer l'arbre et réduire l'humidité autour de ses parties. Des fongicides à base de soufre, de cuivre ou de produits spécifiques contre la tavelure peuvent être appliqués au printemps.
- Moniliose : C'est une maladie fongique qui touche les fruits à pépins (pommier, poirier) comme à noyau (cerisier, prunier, etc.). Elle provoque la pourriture brune des fruits, qui se momifient sur l’arbre et servent de réservoirs pour les infections futures. Les fruits présentent des taches brunes qui s'étendent rapidement, souvent accompagnées de ronds concentriques de spores beiges (aspect en coussinet). Lutte préventive avec la Bouillie bordelaise : à pulvériser en automne (après chute des feuilles) et au printemps (avant floraison).
- Oïdium : L'oidium se manifeste par l'apparition de taches blanches ou grisâtres sur les jeunes pousses, les feuilles, les fleurs et parfois les fruits. Au début, les feuilles et les jeunes tiges peuvent sembler couvertes de poudre blanche, ce qui donne un aspect farineux. Avec le temps, les tissus touchés se déforment et jaunissent, ce qui nuit à la photosynthèse et peut réduire la production de fruits. Veillez à bien espacer les arbres et à pratiquer une taille régulière pour permettre une meilleure circulation de l'air et ainsi limiter l'humidité stagnante. Des traitements à base de fongicides, tels que ceux à base de soufre ou de produits spécifiques contre l'oidium, peuvent être appliqués en préventif.

Ravageurs
- Carpocapse : La larve est à l’origine du fameux "ver dans la pomme", car elle creuse des galeries dans les fruits, les rendant invendables ou non consommables. On observe la présence de petits trous sur les pommes avec des traces brunâtres de déjection (frass). Les fruits tombent prématurément ou pourrissent de l’intérieur. Les pièges à phéromones permettent de capturer les mâles et de surveiller les vols. Les Nématodes entomopathogènes peuvent être appliqués sur le sol pour tuer les larves hivernantes.
- Pucerons : Ces insectes piqueurs-suceurs provoquent un enroulement et déformation des jeunes feuilles et un ralentissement de la croissance des pousses. La présence de miellat attire les fourmis et favorise le développement de la fumagine. Pour lutter efficacement, il est préférable de favoriser les auxiliaires naturels : coccinelles, syrphes, chrysopes. Pulvérisé sur les colonies, le savon noir agit par contact.
Récolte des pommes
Pour voir si le fruit est mûr et bon à cueillir, tenez la branche porteuse d’une main et, de l’autre, soulevez la pomme. Le pédoncule doit se détacher naturellement de son point d’attache, tout en restant sur le fruit. Pour ne pas endommager la chair des pommes, utilisez un panier tapissé d’un tissu assez épais. La période de récolte varie selon les variétés, de juillet à novembre.
Conseils avant projet
Si le choix des arbres fruitiers doit tenir compte du terrain, du climat et de la région dans laquelle vous habitez, leur plantation nécessite quelques précautions en amont. Par exemple, il est préférable d’éviter de les planter à proximité immédiate du potager. L’ombre générée par les arbres et l’étendue des racines pourront en effet nuire à la culture de vos légumes. En outre, en tenant compte de la taille des arbres fruitiers à l’âge adulte, il est important de les planter correctement dès le premier jour. Si votre ambition est de créer un verger de taille moyenne ou de grande taille, il est judicieux d’établir un plan de verger au préalable.
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