L'Art de la Fusion et de l'Association des Arbres Fruitiers : Guide Complet

Pour profiter de fruits qualitatifs et en bonne quantité, vous devez veiller à la pollinisation de vos arbres fruitiers. Vous vous demandez comment bien choisir vos arbres fruitiers mais surtout comment bien les associer ? Pour ce faire, nous revenons sur quelques conseils pour une bonne cohabitation entre vos plantations. Entretenir ses arbres fruitiers ne fait pas tout, il faut aussi bien les associer !

Schéma illustrant la pollinisation croisée entre deux arbres fruitiers différents dans un verger

Les fondamentaux de la pollinisation au jardin

Dans tous les cas, les insectes pollinisateurs sont essentiels pour avoir une bonne récolte de fruits. Abeilles, bourdons, papillons… Ces insectes doivent être attirés par votre jardin. Nous vous recommandons d’éviter les traitements chimiques et de cultiver des plantes pour les attirer.

Il existe deux types principaux de pollinisation pour les arbres fruitiers. La majorité des arbres sont autostériles. Pour faire simple, cela signifie qu’ils ont besoin d’être pollinisé avec le pollen d’un autre arbre fruitier. Ils ont besoin d’une pollinisation croisée (aussi appelée fécondation croisée). Par exemple, la majorité des variétés de pommiers, de poiriers et de noisetiers sont autostériles.

Certains arbres se suffisent à eux-mêmes et sont autofertiles, comme les abricotiers ou les pruniers européens. Ils peuvent être fécondés par leur propre pollen. Toutefois, il est toujours mieux pour votre jardin de mélanger vos arbres fruitiers. Pour réussir la pollinisation croisée, vous devez mélanger arbre à polliniser et arbre pollinisateur. Vous devez alors vous renseigner sur le type de fécondation de vos futures plantations et des arbres déjà présents aux alentours.

Optimiser la cohabitation et la distance de plantation

Pour que la pollinisation de vos arbres fruitiers autostériles puisse se faire, vos plantations ne doivent pas être trop loin des arbres pollinisateurs. Les insectes pollinisateurs comme les abeilles, les bourdons et les papillons vont devoir passer d’un arbre à l’autre. S’ils sont trop éloignés, il y a peu de chance que les insectes fassent ce chemin. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il vaut mieux planter vos arbres à moins de 30 mètres de distance. Au-delà de 100 mètres, la pollinisation risque d’être vraiment compliquée.

La distance minimale entre vos arbres dépend de la façon dont vous avez planté vos arbres fruitiers. La place prise au sol varie selon si vous avez opté pour une plantation en haute tige, en demi-tiges, en palmettes… Par exemple, un arbre planté en haute tige va prendre plus de place qu’une plantation en palmettes. Avec une haute tige, mieux vaut prévoir une distance minimale de 5 à 8 mètres. Pour les palmettes, 1 mètre 20 suffira.

Les arbres fruitiers apprécient le soleil. Trouvez un endroit ensoleillé ou mi-ombragé pour vos plantations. Par contre, certaines n’apprécient pas le froid hivernal. Nous vous conseillons de rentrer vos agrumes à cette période. Vous pouvez les planter en pot pour faciliter leur mobilité.

Créer et aménager un verger

L'hybridation : créer des fruits inédits

Un petit goût de cerise dans le croquant d’une pomme ? C’est peut-être pour bientôt… grâce à l’hybridation. Ce croisement se produit lorsque le pollen d’une plante féconde avec succès la fleur d’une espèce différente. Un fruit hybride peut alors se former, conservant une partie des saveurs, des formes ou des couleurs de chaque parent. D’autres caractères se mélangent à la faveur de ce mix, sorte de deux en un végétal : capacités de résistance à la sécheresse ou aux maladies, période de floraison, durée de conservation…

Cette variabilité constitue un intérêt majeur pour les agriculteurs, les horticulteurs et les généticiens qui cherchent ainsi, par hybridations successives, à améliorer les arbres fruitiers. La clé du succès réside dans la sélection de variétés dites « à fleurs ouvertes », c’est-à-dire capables d’accepter la fécondation par d’autres espèces - les plantes, en général, disposent plutôt de barrières naturelles contre le processus d'hybridation. On ne peut d’ailleurs pas croiser d’espèces trop éloignées. Elles doivent être compatibles, autrement dit génétiquement proches au regard des scientifiques.

Exemples d'hybridations fruitières réussies

  • Pluot (Abricot + prune) : Le pluot est une hybridation réalisée entre un prunier du Japon et un abricotier par un Américain, Floyd Zaiger, à la fin des années 1980. Ce fruit charnu conserve les saveurs de la prune (qui représente 75 % de son patrimoine), avec la touche acidulée de l’abricot (25 %). Il est parfois surnommé « œuf de dinosaure » sur les marchés.
  • Aprikyra (Abricot + cerise) : C’est un croisement entre le cerisier des sables, originaire d’Amérique du Nord, et l’abricotier. Cet hybride rustique donne des abricots rouges au goût sucré et aigre, intéressant pour les confitures.
  • Peacotum (Abricot + pêche + prune) : Créé par la société américaine Zaiger’s Genetics, il apparaît pour la première fois sur les marchés de San Francisco en 2010. Dans sa chair fondante, juteuse et sucrée, on retrouve le goût des trois fruits !
  • Aprimira (Abricot + mirabelle) : Son noyau se détache plus facilement de la chair que celui d’une mirabelle. On retrouve ce fruit au menu de certains chefs.
  • Casseille (Cassis + groseille) : Apparu en Allemagne en 1980, le casseillier est l’union de deux plantes du genre Ribes, mais d’espèces différentes. L’hybridation de ces deux arbustes proches génétiquement offre des descendants fertiles. L’arbre résiste très bien au froid. Ses baies sont grosses, acides et savoureuses.
  • Sugar Twist (Cerise + prune) : Cette variété de cerise ne l’est qu’en apparence : son génome est aussi celui d’une prune. La Sugar Twist a le goût sucré d’une cerise mûre avec une pointe de prune et sa chair est de couleur jaune.
  • Mûroise (Mûre + framboise) : C’est en 1881 qu’un horticulteur américain, James Harvey Logan, découvre le premier plant de ce croisement naturel en Californie. Ses baies, au goût de framboise avec un rappel de mûre sauvage, sont utilisées en pâtisserie.
  • Tangelo (Pomélo + mandarine) : Les tangelos regroupent différents hybrides du mandarinier et du pomélo. Ce sont des agrumes assez sucrés, légèrement acidulés, et très faciles à peler.
  • Oroblanco (Pamplemousse + pomélo) : Nommé d’après un mot espagnol qui signifie « or blanc », c’est un hybride entre le pomélo sans graines et le pamplemousse sucré, obtenu par les chercheurs de l’Université de Californie en 1980.
  • Limequat (Citron vert + kumquat) : Le limequat a été obtenu pour la première fois en 1909 par l’Université de Floride. Cet hybride résiste bien au froid et porte des fruits qui ressemblent au citron vert.

Photo comparative de différents fruits hybrides : pluot, casseille et limequat

La technique du greffage : fusionner pour multiplier

Le greffage est une opération de multiplication végétative qui consiste à assembler deux plantes différentes - un greffon et un porte-greffe - afin qu’elles fusionnent et ne forment plus qu’un seul organisme. L’objectif principal est de reproduire fidèlement une variété fruitière sans passer par la graine. En effet, la reproduction sexuée modifie les caractéristiques d’une plante : les semis ne donnent que très rarement des fruits identiques à ceux du pied mère.

Ce dernier joue un rôle capital : il détermine la vigueur de l’arbre, son développement (haute tige, demi-tige, basse tige), sa tolérance à certaines conditions de sol, et sa résistance à des maladies ou ravageurs présents dans le sol. Le greffon, quant à lui, est un rameau prélevé sur la variété que l’on souhaite multiplier. On le sélectionne sur un arbre sain, de préférence sur du bois d’un an, d’un diamètre équivalent à un crayon gris.

La récolte s’effectue en période de repos végétatif : décembre à janvier pour les fruitiers à noyaux, janvier à février pour ceux à pépins. Il existe plusieurs méthodes de greffe, à adapter selon la période et le diamètre des sujets : greffe en fente, à l’anglaise, en couronne, en incrustation ou encore en écusson. Quelle que soit la méthode, le succès dépend de la précision du geste : les cambiums - fines couches situées juste sous l’écorce, responsables de la croissance - doivent entrer en contact le plus intimement possible.

Le cas particulier du citron sanguin

Le citron sanguin a l’apparence d’un citron teinté de rose, et sa pulpe est celle d’une orange sanguine. C’est une chimère, c’est-à-dire que deux espèces cohabitent dans le même végétal, réalisée lors d’une greffe. Parfois, dans la cicatrice autour de la greffe, les cellules des deux espèces s’entremêlent et un bourgeon apparaît. Rare et surprenant, le citron sanguin plaît à certains cuisiniers pour décorer des plats.

Adaptabilité et entretien des variétés

En 1902, à Oran, en Algérie, une hybridation naturelle rare a donné naissance à un agrume aujourd’hui très répandu : le clémentinier, né de l’union d’un mandarinier et d’un oranger doux. Les fruits récoltés sont sans pépins et leur jus acidulé. Cette acidité diminue cependant depuis une quinzaine d’années à cause de la hausse des températures en automne. Le fruit puise en effet dans ses réserves d’acide citrique pour résister. Les agronomes tentent donc de trouver des variétés de clémentines capables de s’adapter au changement climatique.

Certains plants vendus en pot regroupent plusieurs sujets. Vous pouvez les planter tels quels, en touffe, pour un effet dense, ou les diviser avec soin afin de les répartir dans le jardin. C’est le cas de l’hémérocalle, qui développe des racines charnues. La division, idéalement au printemps ou en automne, permet de multiplier facilement la plante.

Infographie montrant les étapes de la division d'une plante vivace

Tremper les graines dans l’eau tiède pendant 12 à 24 h permet de lever la dormance en ramollissant leur enveloppe. Ce geste simple accélère la levée ; celle-ci sera en outre plus homogène. Semez ensuite à 2 cm de profondeur, en les espaçant d’au moins 10 cm, car chaque glomérule contient plusieurs semences, et donnera donc normalement plusieurs plantules.

Apprécié pour ses fleurs éclatantes et son feuillage décoratif, le bégonia illumine balcons, massifs et rebords de fenêtres. Facile à cultiver, il préfère la mi-ombre et un sol bien drainé. Arrosez-le régulièrement sans détremper la terre. Vivace en climat doux ou cultivé en annuelle, il se décline en de nombreuses variétés, à fleurs simples ou doubles.

Vous vous posez d'autres questions : comment bien entretenir ses arbres fruitiers ? Ou bien encore quand et comment entretenir un arbre fruitier ? Nos prestations vous permettent de bénéficier des avantages fiscaux liés aux services à la personne ! Votre habitation fait partie de votre foyer fiscal ? Un petit goût de cerise dans le croquant d’une pomme ? C’est peut-être pour bientôt… grâce à l’hybridation.

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