Les pucerons sont sans conteste parmi les parasites les plus répandus et les plus connus qui affectent nos plantes, qu'elles soient à l'intérieur ou à l'extérieur. Ces petits insectes, généralement en forme de goutte et mesurant de 1 à 4 mm, peuvent infester presque tous les types de végétaux. Dans nos régions, il existe des centaines d'espèces différentes, affichant une palette de couleurs variées : vert, jaune, gris ou noir. Ils sont un problème auquel tout jardinier ou amateur de plantes doit faire face.

Description et Caractéristiques Générales des Pucerons
Les pucerons se distinguent par leur corps mou, souvent en forme de poire, pourvu de longues antennes et d'une paire de cornicules (petits tubes) de chaque côté de l'abdomen. Ces cornicules, parfois appelées siphuncules, se présentent sous la forme d'un tube par lequel le puceron projette un fluide qui durcit très rapidement pour former une sorte de cire, servant de défense à l'insecte. La queue, ou cauda, est formée par le dixième segment abdominal et surplombe la plaque anale. Ces attributs sont généralement plus petits chez les individus aptères (sans ailes).
La plupart du temps, nous reconnaissons d'abord les peaux blanches des mues, qui sont des enveloppes rigides que les insectes laissent derrière eux en grandissant. Ces mues se trouvent sur la face supérieure des feuilles sous-jacentes et leur présence est un signe certain d'infestation. Ce n'est qu'ensuite, en regardant de près les points de croissance ou les tiges, que nous découvrons les pucerons eux-mêmes.
Le Mystère de leur Apparition
À l'extérieur, les premiers pucerons peuvent apparaître dès le mois d'avril, en fonction des conditions météorologiques. À l'intérieur, ils peuvent être présents toute l'année. Les plantes en bac sont également menacées dans leurs quartiers d'hiver. Étonnamment, cela peut même arriver en plein hiver, lorsqu'il y a de la neige dehors. L'origine de ces pucerons est parfois un mystère, même pour les experts. Les gens emportent souvent les pucerons sur leurs vêtements et les ramènent ensuite de l'extérieur, contribuant à leur propagation.
Reproduction et Cycle de Vie Remarquable
Les pucerons colonisent le plus souvent la face inférieure des feuilles ainsi que l'extrémité des pousses et se reproduisent jusqu'à l'automne. Leur capacité de reproduction est exceptionnelle, les rendant rapidement envahissants. Pendant la majeure partie de l'année (de mars à septembre), ils se reproduisent de manière vivipare, c'est-à-dire que les jeunes pucerons naissent complets et commencent immédiatement à se nourrir des jus des plantes. Les pucerons femelles donnent naissance à une progéniture femelle qui peut donner naissance à de nouveaux pucerons sans être fécondée. Il n'y a pas de mâles et donc pas de fécondation ni de ponte. Ces femelles sont l'exacte réplique de leur mère.
Au bout de 10 à 14 jours seulement, ces pucerons nouveau-nés peuvent à leur tour donner naissance à des bébés pucerons. Pour chaque puceron, cela représente jusqu'à 100 bébés en trois semaines, avec une moyenne de 3 à 10 jeunes par jour. Plusieurs générations se succèdent ainsi en quelques semaines, expliquant la rapidité des infestations. Cette reproduction asexuée permet une prolifération rapide.
En automne, lorsque les températures baissent, les pucerons femelles donnent naissance pour la première fois à des descendants mâles. Ces mâles fécondent les femelles, qui produisent ensuite des œufs qu'elles pondent sur une « plante hôte d'hiver ». Cette plante hôte est une plante ligneuse, c'est-à-dire un arbuste ou un arbre, souvent un rosier. Ici, les œufs tolèrent sans problème des températures atteignant -20 °C. Seuls les œufs passent l'hiver, même lors d'un hiver froid, et les adultes meurent. Au printemps, les premiers pucerons sortent des œufs où ils ont passé l'hiver et commencent immédiatement à se reproduire, relançant ainsi le cycle.

Apparition des Pucerons Ailés : Un Signal de Migration
Si tous les pucerons restaient sur la même plante, celle-ci périrait rapidement et les pucerons seraient à court de nourriture. C'est pourquoi un phénomène étonnant se produit : lorsqu'il y a trop de pucerons sur la même plante, des pucerons ailés font tout à coup leur apparition. Ces mêmes pucerons qui, auparavant, donnaient naissance à des pucerons aptères. Les pucerons ailés volent, ou se laissent porter par le vent, et atteignent de nouvelles plantes.
Les ailes sont développées par les pucerons lorsque cela est nécessaire, principalement lorsque les pucerons doivent changer de plante hôte (au printemps et en automne) et en été lorsqu'une plante est devenue surpeuplée. Ils peuvent alors se déplacer vers des plantes moins peuplées. Habituellement, sur une plante, il n'y a que quelques pucerons ailés, ceux qui viennent de migrer ou qui sont sur le point de le faire. Ils arrivent sur la plante pour établir de nouvelles colonies de pucerons sans ailes ou partent pour établir de nouvelles colonies ailleurs. Si vous n'avez que des pucerons volants, cela signifie qu'ils viennent d'arriver et ne sont pas encore nombreux.
Les Dégâts Causés par les Pucerons
Les pucerons sont des insectes piqueurs-suceurs. Pour pouvoir absorber la sève, ils piquent les plantes à plusieurs reprises avec leur trompe jusqu'à ce qu'ils rencontrent un faisceau conducteur (c'est-à-dire une veine contenant de la sève sucrée). Grâce au vide qui se forme dans la plante, la sève s'écoule vers le puceron sans qu'il ait besoin d'aspirer activement. Ces pucerons colonisent une même plante par centaines ou milliers d'individus d'une extrême voracité.
Affaiblissement des Plantes et Déformations
Les pucerons se trouvent généralement sur les points de croissance tels que les jeunes pétioles ou les boutons floraux, ainsi que sur la face inférieure des feuilles les plus jeunes, car c'est à ces endroits que la sève est la plus riche en nutriments. En se nourrissant en continu, les pucerons privent la plante d'une partie de ses nutriments essentiels. Cela peut entraîner un retard de croissance, un développement réduit des tiges et des nouvelles pousses, un affaiblissement général de la plante ou la mort des jeunes plants en cas d'attaque massive. Les pucerons ciblent en priorité les jeunes feuilles et les bourgeons, plus tendres et plus riches en sève.
Leur présence provoque souvent des dommages visibles sur le feuillage tels que des feuilles enroulées ou gondolées, le jaunissement des feuilles, des bourgeons floraux déformés ou une chute prématurée des feuilles. Certaines espèces de pucerons provoquent chez les plantes la formation de galles, un renflement des tissus végétaux en forme de boule ou de fuseau. Ces excroissances, qui se teintent généralement de brun, contiennent de nombreux pucerons à divers stades de développement. Ces déformations limitent la surface fonctionnelle des feuilles et nuisent à la bonne santé de la plante.

Le Miellat et la Fumagine : Conséquences Visibles
La solution sucrée absorbée en excès par les pucerons est en grande partie éliminée sans être digérée. Cet excédent de sucre est excrété par les pucerons sous forme d'un liquide visqueux, épais, très riche en sucres, appelé miellat ou miel de puceron. Comme les pucerons se trouvent sur la face inférieure des feuilles, ce miellat collant tombe directement sur les feuilles sous-jacentes, ou sur le rebord de la fenêtre, les trottoirs, les patios ou les voitures. Les fruits tels que les tomates et les poivrons peuvent également être recouverts de miellat.
En raison de son goût sucré, le miellat sécrété par les pucerons attire d'autres organismes nuisibles comme les fourmis, les mouches et les guêpes. Les fourmis, en particulier, protègent les pucerons contre leurs adversaires, à savoir les coccinelles et autres insectes utiles. Cela peut aller jusqu'à la mort des insectes utiles. Elles "traient" les pucerons pour obtenir ce liquide contre leur protection et les transportent même de tige en tige pour qu'ils puissent le fabriquer.
Sur le miellat, après un certain temps, un champignon noir, appelé moisissure de suie ou fumagine, apparaît. Cette pellicule noire est une moisissure qui témoigne de la présence d'une maladie cryptogamique. La fumagine n'est pas très grave si elle reste modérée, mais elle rend les feuilles sales et grises, réduisant la capacité de la plante à capter la lumière. On remarque une baisse de la photosynthèse, une diminution de la production d'énergie et un ralentissement global du développement. Les plantes ne meurent pas à cause du miellat excrété ou de la moisissure de suie en soi, mais la combinaison des dommages peut être fatale, surtout pour les jeunes plants.
Transmission de Maladies Virales
Le plus gros préjudice économique pour les agriculteurs et les jardiniers est causé par les pucerons qui transmettent de nombreuses maladies virales dangereuses qu'il est impossible de combattre. Toute plante peut être affectée par un ou plusieurs virus. Comme les virus ne peuvent pas vivre en dehors d'un hôte, ils ont besoin d'un porteur spécifique pour se propager dans les cultures. Cela peut se faire par l'intermédiaire d'insectes, notamment les pucerons et les aleurodes.
Les virus non persistants se transmettent par le toucher ou mécaniquement. Le puceron, après avoir passé du temps sur une plante malade, peut la transmettre à d'autres plantes saines. Lors de la courte ponction cellulaire, la salive du puceron infecté est injectée dans la cellule de la feuille, infectant ainsi de nouvelles plantes. Les virus persistants, quant à eux, ne sont transmis par les pucerons qu'après un séjour temporaire dans les organes digestifs du puceron lui-même et pénètrent ensuite dans la plante par la salive du puceron. La plupart des virus provoquent une inhibition de la croissance ou une décoloration (ombrage) dans diverses parties de la plante. Les virus les plus connus et les plus redoutés sont ceux transmis par le puceron vert du pêcher aux pommes de terre. Mais les plants de laitue, les feuilles d'épinards et les feuilles de vigne peuvent également être infectés par des virus et donner la décoloration typique des feuilles.
Les Espèces de Pucerons les Plus Courantes
Le puceron noir fait partie des plusieurs centaines de variétés de pucerons qui existent. Chaque espèce a ses terrains de jeux de prédilection. Dans votre jardin, vous risquez de rencontrer le puceron lanigère, le puceron vert, ou encore le puceron noir.
Le Puceron Noir (Aphis fabae)
Le puceron noir, aussi nommé puceron noir de la fève, est l'un des ravageurs les plus connus et les plus redoutés par les jardiniers. Il s'attaque à de nombreuses plantes du jardin, causant de sérieux ravages et étant vecteur de maladies virales. C'est essentiellement lorsqu'il fait chaud et sec que les colonies infestent les cultures.
Le puceron noir adulte sans ailes mesure entre 1,5 et 2,4 mm, parfois même près de 3 mm. Son corps est allongé, son thorax et sa tête sont noirs. Quant à son abdomen, il est vert ponctué de taches sombres. Qu'il soit ailé ou aptère, le puceron est pourvu d'une queue (cauda) et de deux cornicules sur le dos, dirigées vers l'arrière.
Ces pucerons sont polyphages, ce qui signifie qu'ils sont capables de se nourrir de la sève de très nombreuses espèces de plantes. Le puceron noir de la fève est soit ailé soit non ailé et a une couleur foncée (brun à noire). Il apparaît au début du printemps et s'invite en premier sur les arbustes comme le fusain et la boule de neige. Une fois ailé, il se tourne vers les potagers en s'attaquant aux fèves, aux betteraves, aux pommes de terre, et envahit également les fleurs telles que les capucines.
Le puceron noir du haricot (une sous-espèce) vit toujours en colonies et change de plante hôte. Les plantes hôtes hivernales sont le plus souvent les rosiers communs. En avril-mai, ils se déplacent vers les plantes hôtes d'été comme les haricots et les betteraves à sucre.

Autres Espèces Remarquables
- Puceron du cerisier (Myzus cerasi) : Il jette son dévolu sur le cerisier et le merisier, attaquant branches et fruits. Une fois ailé, il prend son envol vers des plantes comme le gaillet.
- Puceron du sureau : En automne, les pucerons s'installent sur le sureau noir et hibernent sous forme d'œufs. Au printemps, ils éclosent. Cet insecte s'attaque également à d'autres cultures du potager comme les tomates, la ciboulette, ainsi qu'aux arbres fruitiers et aux jardins d'ornement (dahlias).
- Puceron vert du pêcher (Myzus persicae) : Un grand puceron de 1,2 à 2,7 mm qui se développe principalement sur les légumes et plus particulièrement sur les morelles comme les pommes de terre, les tomates et les poivrons. La présence de ce puceron se reconnaît à l'enroulement des feuilles. Il peut apparaître sous différentes couleurs : blanc-vert, jaune clair, gris-vert, rose ou rouge. L'hivernage a lieu sous forme d'œufs sur des espèces de Prunus, avec le pêcher comme plante hôte principale. Le cerisier américain, qui doit toujours être éliminé en raison de son caractère agressif, est une importante plante hôte hivernale. Le puceron vert du pêcher est connu comme un transmetteur de virus.
- Puceron du coton (Aphis gossypii) : Présent dans les serres sur les concombres, les melons et les poivrons, mais aussi en extérieur sur un grand nombre de cultures légumières. À l'extérieur, les poux de coton ne sont généralement pas un fléau car la température est généralement trop basse pour qu'ils se développent rapidement. Dans les serres, par contre, ils peuvent augmenter de façon explosive en très peu de temps. La couleur du corps varie du jaune clair au vert clair ou au vert noirâtre. Le puceron est petit, maximum 2 mm, caractérisé par des yeux rouges et des antennes courtes.
- Puceron de la pomme (Aphis pomi) : Un puceron qui passe l'hiver sur les pommes (plantes hôtes d'hiver) et se déplace vers les graminées (plantes hôtes d'été) à partir de mai. Il cause peu de dommages aux pommes. Au printemps, après l'éclosion des œufs d'hiver, les premières générations de pucerons commencent à peupler les bourgeons des pommes. Le puceron de la pomme mesure de 2 à 3 mm, sa couleur est jaune-vert avec une bande centrale vert foncé ou des taches sombres.
- Puceron vert du pommier (Aphis spiraecola) : Ce puceron ne peut se développer que sur les jeunes pousses des plantes. Par conséquent, il ne sera gênant que pendant quelques mois (juillet-août), au moment où il y a de jeunes pousses. Le puceron vert du pommier mesure 2 mm et est de couleur verte. L'activité de succion du puceron provoque l'enroulement des feuilles, mais ne réduit pas la production des arbres à pleine croissance.
- Puceron du chou (Brevicoryne brassicae) : Un puceron qui vit sur les crucifères et que l'on trouve le plus souvent sur les choux. Sa couleur est vert grisâtre ou vert terne, mais il semble gris en raison de la poudre cireuse qui recouvre son corps. Il a une taille de 2 mm et peut former de grandes colonies sur la face inférieure des feuilles de chou. Les feuilles présentent des bosses, se recroquevillent et peuvent avoir des taches violacées. Le puceron du chou peut également s'installer sur les choux de Bruxelles, ce qui crée souvent des choux noirs et peu ragoûtant. Les pucerons hivernent sur les crucifères sous forme d'œufs et se déplacent vers les jeunes plants de choux à partir de mai.
- Puceron du hêtre (Phyllaphis fagi) : La seule plante hôte est la haie de hêtres et le hêtre. Il n'y a donc pas d'échange d'hôtes. Le puceron hiberne sous forme d'œuf sur le hêtre dans l'écorce ou à l'aisselle des feuilles et à partir d'avril, les premières larves se développent et se fixent sur les feuilles du hêtre qui n'ont pas encore bourgeonné. Le puceron ne mesure que 2 mm et est de couleur blanc-bleu, mais cela ne se remarque pas à cause des fils de cire blancs qu'il excrète. La caractéristique la plus frappante est la sécrétion de cire laineuse qui se colle aux pucerons. L'activité de succion du puceron provoque l'enroulement des feuilles, mais ne réduit pas la production des arbres à pleine croissance. Une infestation de pucerons du hêtre provoque des taches jaune-brun sur les feuilles, qui se recroquevillent ensuite et finissent par se dessécher. Une déformation des rameaux et une inhibition sévère de la croissance peuvent également se produire.
Lutte Contre les Pucerons : Prévention et Traitement
Vous ne pouvez pas empêcher l'apparition des pucerons, mais vous pouvez leur rendre la tâche particulièrement difficile en prenant soin de vos plantes. Il est important d'agir dès que les premiers pucerons apparaissent, car ils se reproduisent très rapidement.
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Stratégies de Prévention
- Emplacement Approprié et Fertilisation Équilibrée : Un rosier, par exemple, a besoin de soleil. À l'ombre, il aura du mal à pousser et tombera plus vite malade, devenant une proie facile pour les pucerons. Un sol adéquat contribue également à la bonne santé des plantes. Si les plantes reçoivent trop peu d'engrais, elles ont tendance à développer un tissu végétal fragile et mou. De même, les engrais minéraux de mauvaise qualité, avec leur teneur généralement élevée en azote, conduisent les plantes à ne développer que des tissus mous et peu stables. Les pucerons peuvent alors facilement percer la plante avec leur trompe et aspirer la sève. Préférez un paillage avec du compost mûr ou de la terre contenant des vers de terre pour une croissance lente mais régulière.
- Plantes Répulsives et Compagnes : Cultiver des plantes aromatiques dont la forte odeur déplaît aux pucerons, comme l'aneth, la lavande au pied des rosiers, la coriandre, le basilic, l'herbe à chat, la ciboulette et la rue officinale, peut aider. En parallèle, il est intéressant de cultiver, loin des plantes sensibles, des espèces qui attirent les pucerons, comme la capucine, afin de les détourner des cultures à préserver.
- Encourager les Prédateurs Naturels : Ayez un jardin naturel ! Les insectes utiles ne viendront que s'ils trouvent de la nourriture, comme les pucerons, le pollen et le nectar. Proposez des fleurs riches en nectar et en pollen, en particulier des fleurs à petites fleurs comme l'alysson maritime, l'achillée millefeuille et les herbes de la famille de la carotte. Transformez une partie de la pelouse en prairie fleurie avec des mélanges de graines adaptés aux besoins des insectes utiles. Installez des abris pour les insectes bénéfiques comme des tas de feuilles mortes ou des fagots de tiges creuses. Suspendez des boîtes à oiseaux pour les mésanges charbonnières, les mésanges bleues et les chauves-souris.
- Inspection Régulière : Inspectez souvent les plantes d'intérieur et celles cultivées au jardin pendant la saison de croissance, en particulier les bourgeons et le revers des nouvelles feuilles. Isolez et traitez les nouvelles plantes d'intérieur avant de les rentrer dans la maison. Réparez les moustiquaires et les coupe-froid autour des portes et des fenêtres.
- Utilisation d'Huile de Dormance : Au printemps, pulvérisez de l'huile pour traitement d'hiver (huile de dormance) sur les arbres fruitiers afin de détruire les œufs qui ont hiberné.
Méthodes de Lutte Curative
- Écrasement Manuel et Taille : S'il s'agit d'une plante de petite taille, écrasez les pucerons à la main ou taillez la plante afin d'éliminer la colonie. Une telle mesure est parfois suffisante pour maîtriser la situation. Il peut également être efficace de tailler et détruire les feuilles ou les parties infestées afin d'aider à prévenir la propagation de maladies et à réduire le nombre de nouvelles colonies.
- Jets d'Eau Puissants : En cas d'infestation de pucerons dans votre jardin, pulvérisez en dessous des plantes avec de puissants jets d'eau afin de réduire la densité de leurs populations. Surveillez vos plantes et répétez le traitement au besoin (à quelques jours d'intervalle).
- Pièges et Répulsifs Physiques : Comme les pucerons aiment le jaune, placez des plats remplis d'eau teintée avec du colorant alimentaire jaune près des endroits où vous avez observé leur présence afin de les attirer, puis de les noyer. Dans les jardins, posez du ruban jaune à double face le long du rebord des pots et autour des platebandes surélevées afin de piéger les pucerons. Déposez du papier d'aluminium épais sur le sol, le long des rangs de plantes, pour repousser les pucerons.
- Solutions Naturelles et Biologiques :
- Savon Noir : Le savon noir peut être une solution immédiate en cas de forte infestation de pucerons, mais il ne fournit qu'une réponse temporaire et peut parfois endommager les plantes sensibles. Pour le dosage, fiez-vous aux indications présentes sur l'emballage du produit pour une utilisation respectueuse de l'environnement. Il servira aussi bien à repousser les indésirables qu'à nettoyer les feuilles du miellat et de la fumagine.
- Purin d'Ortie et de Fougère Aigle : Le purin d'ortie peut agir comme répulsif naturel, bien qu'il puisse être moins efficace que l'introduction d'auxiliaires. Le purin de fougère aigle est efficace à titre préventif et curatif contre le puceron noir.
- Ail et Marc de Café : L'odeur de l'ail est un répulsif naturel. L'ail macère avec l'eau et est ensuite pulvérisé. Le marc de café, déposé aux pieds de vos plantes, fera fuir à la fois des pucerons et des fourmis.
- Lutte Biologique (Auxiliaires Prédateurs) : La solution naturelle la plus efficace contre les pucerons est d'avoir recours à des auxiliaires prédateurs.
- Larves de chrysopes utiles : Vous pouvez les acheter dans le commerce sous forme de kit. Elles sont connues sous le nom de « lions des pucerons » et les détruisent en grand nombre. Les femelles pondent leurs œufs sur les tiges, directement dans les colonies de pucerons, au début et plus tard dans l'été.
- Coccinelles : Une coccinelle peut détruire une cinquantaine de pucerons par jour. Les larves de coccinelles, d'apparence complètement différente, mangent également beaucoup de pucerons.
- Syrphes : Alors que les adultes se nourrissent de pollen et de nectar, leurs larves ont une prédilection pour les pucerons.
- Guêpes parasites des pucerons : Elles sont attirées par les fleurs à petites fleurs.
- Nettoyage des feuilles salies : Le Savon Noir prêt à l'emploi et le Savon Noir concentré vous permettent de nettoyer les feuilles salies par la fumagine due aux insectes.
- Insecticides Spécifiques : Si l'infestation est devenue trop importante, des produits contenant des substances actives, telles qu'on les trouve dans la nature, peuvent aider. Par exemple, les insecticides Spruzit (à base de pyrèthre végétal et d'huile de colza) sont adaptés pour une utilisation en agriculture biologique et combattent de manière fiable tous les stades de développement des pucerons. Ils sont disponibles sous forme de sprays prêts à l'emploi, d'aérosols et de concentrés. Il est crucial de choisir des produits respectueux de l'environnement et de lire attentivement les étiquettes, en vérifiant le numéro d'homologation du produit antiparasitaire pour s'assurer qu'il est approuvé.
- Attention aux inconvénients : L'insecticide à base de pyrèthre végétal peut éradiquer sans distinction tous les insectes, tant les nuisibles que les bénéfiques, y compris les abeilles. Il est aussi très nocif pour les organismes aquatiques.
Il est préférable de rechercher l'équilibre. L'équilibre entre les insectes bénéfiques et les insectes nuisibles est la clé du succès. Quelques pucerons ici et là ne seront plus un problème si les insectes bénéfiques sont aussi là et se mettent directement au travail.